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L'ÉNIGME SACRÉE, CORPUS DEAE, PRIEURÉ DE SION / GRAAL 22

par panthère58, lundi 15 novembre 2021, 17:36 (il y a 266 jours) @ panthère58

:-) L'ÉNIGME SACRÉE, CORPUS DEAE, PRIEURÉ DE SION, GRAAL 22

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Lien : http://www.prieure-de-sion.com/16/un_ordre_de_chevalerie_noble_941619.html

Extrait : Un Ordre de Chevalerie noble

Le Prieuré de Sion, bien qu'ayant des racines beaucoup plus anciennes, a été fondé par Godefroy de Bouillon en 1099 et est historiquement lié à la dynastie mérovingienne, comme vous le savez tous. L'ancienneté du dépôt ressort également des éléments symboliques en relation collatérale ou directe avec l'Ordre, comme le titre de " Roi Pêcheur " donné aux rois mérovingiens. Ce titre se rattache symboliquement à Babylone, en référence à Nimrod, divinité babylonienne représentée par un homme à tête de poisson ou avec un couvre-chef en forme de poisson, élément qui a été repris plus tard par le Vatican comme couvre-chef papal, la Mitre. Ce lien du Prieuré de Sion avec la dynastie mérovingienne a de nouveau été célébré et officialisé en novembre 2016, avec la reconnaissance par la Maison royale Mérovingienne de Gévaudan, de S.A.R.S Dominus Esteve IV Rubén Alberto I de Gévaudan, dernier héritier de la dynastie de Gévaudan, Maison Royale de lignée mérovingienne. Cette lignée descend précisément des comtes d'Autun, lesquels par l'intermédiaire d'Ermengarde ont donné naissance aux comtes de Toulouse. A ce jour, le Prieuré de Sion est l'un des très rares ordres de chevalerie au monde à avoir le privilège et le prestige d'être reconnu par une Maison Royale.


Qui serait Nimrod ?
Liens :

1. http://www.orandia.com/forum/index.php?id=167090
2. http://www.orandia.com/forum/index.php?id=167370

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Lien : https://www.jeannedomremy.fr/S_Questions/sion.htm

Extraits sélectionnés : Le « Prieuré de Sion » est une création contemporaine ayant fait l’objet d’une déclaration associative en sous-préfecture le 25 juin 1956 par Monsieur Pierre Plantard (Journal Officiel du 20 juillet 1956 – page 6731 – colonne 2).

Il ne doit pas être confondu avec :

1. L’abbaye de Jérusalem contemporaine de la première croisade appelée l’Abbaye Notre-Dame de Sion. Godefroy de Bouillon, devenu roi de Jérusalem quand il mena la première de ses expéditions, fonda en 1099 dans sa capitale Jérusalem, une Abbaye d’Augustins (chanoines réguliers) dits de Notre-Dame de Sion.

2. L'Abbaye Cistercienne Notre-Dame du Mont-Sion fondée en 1242 par l’abbesse et les moniales de Saint-Pons auprès d’une église et d’un hôpital dans un faubourg de Marseille ; Jean Petit, Abbé de Cîteaux, introduisit dans cette maison les observances réformées de son ordre.

3. La Confrérie de l’Assomption de Notre-Dame dont les membres portaient le titre de Chevaliers de Notre-Dame de Sion créée en 1396 par Ferri 1er de Vaudémont dans le but de mettre fin aux luttes fratricides des seigneurs entre eux.

4. La Congrégation de Notre-Dame de Sion créée par Théodore Ratisbonne en 1843.

5. La Confrérie de Notre-Dame de Sion créée en 1856 par Monseigneur Menjaud pour aider à la construction du monument en l’honneur de l’Immaculée Conception sur la colline de Sion.

Le lien entre les institutions précitées et le « Prieuré de Sion » ne peut être établi sur le plan historique car le Prieuré de Sion est créé postérieurement, en 1956.

Il y a donc le faussaire qui donne les idées (Pierre Plantard), il y a la petite main (Philippe de Chérisey) qui crée matériellement des faux documents, il y a la Bibliothèque Nationale qui conserve ces mêmes documents (on ne lui reproche rien car c’est le principe de son activité), et il y a l’organisme qui est créé dans les faux documents (le Prieuré de Sion). Le bénéficiaire de toute l’opération est le maître d’œuvre Pierre Plantard, encore lui, comme nous allons le voir.

Pierre Athanase Marie Plantard, né à Paris le 18 mars 1920 et mort à Colombes (Hauts-de-Seine) le 3 février 2000, dessinateur de métier, est surtout connu pour avoir longtemps prétendu être un des descendants de la lignée des Mérovingiens. Fils unique, issu d'une famille modeste (son père est maître d'hôtel, sa mère femme de ménage), Plantard quitte l'école à 17 ans. Devenu sacristain à l'église Saint-Louis-d'Antin, dans le 9e arrondissement de Paris, il milite dans diverses associations d'extrême droite ce qui le mène à la fondation de divers groupes antisémites tels que Rénovation nationale française ou Alpha Galates. Mais il est surtout connu pour être le co-auteur en 1967 des dossiers secrets d'Henri Lobineau déposés à la Bibliothèque Nationale. Pierre Plantard s'est imaginé une ascendance noble à travers une généalogie mérovingienne fabriquée sur mesure et toute une série de noms d'emprunt au fil de sa vie : « Varan de Verestra », « Pierre De France », « Chyren » et après 1975 « Pierre Plantard de Saint-Clair ».

Pierre Plantard fonde Alpha-Galates en 1942 (association déclarée à la Préfecture de Police de Paris), mouvement d'extrême droite qui soutiendra le régime de Vichy. Son bulletin mensuel de quatre pages, "Vaincre - Pour une jeune chevalerie", n'est publié et distribué gratuitement qu'à six reprises entre septembre 1942 et février 1943. Il y signe des articles sous le nom de Pierre De France ou Pierre De France-Plantard. Il réussira à faire passer l’organe de presse Vaincre pour un organe de la Résistance auprès des auteurs de l’Énigme sacrée ! On mesure le niveau de méfiance de ces derniers !

On dénigre et discrédite « L’Énigme Sacrée » avec une complaisance sciemment calculée. Car :

Dans le vidéo d’Arcana du billet précédent, il est fait mention de l’emprisonnement de Plantard par les Allemands pour une période de quatre mois.

« L’Énigme Sacrée », en page 220 : Certes Anne Hisler a sans doute voulu tracer de son mari un portrait chaleureux. Elle n’en évoque pas moins là un homme hors du commun, même si ses relations peuvent sembler parfois étranges. Ses ennuis avec la Gestapo témoignent en tout cas hautement en sa faveur, ayant effectivement été emprisonné d’octobre 1943 à fin 1944, pour avoir fait paraître, dès 1941, à Paris, un journal de la Résistance appelé « Vaincre ».

Notes et références no 27, en page 447 : Nous avons en effet reçu de P. Plantard photocopie d’une déposition légalisée émanant d’un membre de la Légion d’honneur, officier de la Résistance française. Il affirme que P. Plantard publia clandestinement le journal résistant « Vaincre » à partir de 1941, et qu’il fut emprisonné par la Gestapo à Fresnes d’octobre 1943 à février 1944. Cette déposition était timbrée et datée du 11 mai 1953. Ce document est-il vraiment convaincant ? De nombreux journaux, publiés pendant la guerre par des groupes de résistants, portaient ce même nom de « Vaincre »…

Et dans le contexte de la Deuxième Guerre Mondiale et de l’occupation allemande, si on fait partie de la Résistance, il est concevable d’adopter une position antisémite en surface pour éloigner de nous les soupçons de notre allégeance à la Résistance. Ça ne veut pas dire que c’est ce qu’a fait Plantard. Je ne fais que nuancer le propos du contenu de ce lien qui en affiche la déficience, étant bien campé dans un angle éditorial défavorable à Plantard, comme bien d'autres.

Les pièces essentielles des mystifications ésotériques sont issues du contact que Plantard aurait eu, avant et pendant la guerre, avec le milieu synarchiste de Saint-Yves d'Alveydre, notamment par l'entremise d'Israël Monti (Marcus Vella), alias Georges, Monti (1885-1936).

Le 8 juillet 1951, il est initié au Grand Orient de France par la loge " l’Avenir du Chablais " à Ambilly. En décembre 1953, à sa sortie de six mois de prison pour abus de confiance, Plantard déclare être le dirigeant d’une organisation cachée, le « Prieuré de Sion ». Le 7 mai 1956, il en dépose les statuts à la sous-préfecture de Saint-Julien-en-Genevois. L’objectif en version officielle du projet de cette confrérie serait de rénover moralement l’Europe en réalisant l’unification du continent. Le projet est pour le moins ambitieux, mais quelquefois plus c’est gros et mieux cela passe dans l’opinion.

La France aurait adhéré à l’Union Européenne le 01/01/1958. N’était-ce pas là un objectif de l’Ordre du Temple ?

Wikipédia : L'Union européenne (UE)Note 3 est une union politico-économique sui generis de vingt-sept États européens qui délèguent ou transmettent par traité l’exercice de certaines compétences à des organes communautaires5,6. Elle s'étend sur un territoire de 4,2 millions de kilomètres carrés7, est peuplée de plus de 446 millions d'habitants2 et est la deuxième puissance économique mondiale en termes de PIB nominal derrière les États-Unis et devant la Chine8,9,10,11. L’Union européenne est régie par le traité de Maastricht (TUE) et le traité de Rome (TFUE), dans leur version actuelle, depuis le 1er décembre 2009 et l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Sa structure institutionnelle est en partie supranationale et en partie intergouvernementale : le Parlement européen est élu au suffrage universel direct, tandis que le Conseil européen et le Conseil de l'Union européenne (informellement le « Conseil des ministres ») sont composés de représentants des États membres. Le président de la Commission européenne est pour sa part élu par le Parlement sur proposition du Conseil européen. La Cour de justice de l'Union européenne est chargée de veiller à l'application du droit de l'Union européenne.

Pour donner une crédibilité à ses propos, Plantard n'hésite pas à fabriquer et introduire anonymement, entre 1964 et 1967, à la Bibliothèque Nationale de Paris, une série de faux documents sous le nom des Dossiers secrets d'Henri Lobineau avec parmi ceux-ci un document relatif au Prieuré de Sion.

Il y a une marge entre créer des documents et des faux. On peut en créer avec de vraies informations.

En 1960, Plantard s’associa à Gérard de Sède qui avait popularisé la croyance en l’existence d’un trésor templier sous le château de Gisors. Le Prieuré de Sion sortira de son quasi-anonymat à la fin des années 1970 [1950], lorsque Plantard contacte Gérard de Sède, l'auteur d'un livre sur l'histoire de Gisors : Les Templiers sont parmi nous (1976) [1962]. Cette rencontre aboutira au deuxième livre de de Sède, écrit par Plantard, l'Or de Rennes [1967], qui lui-même servira de base avec l’Énigme Sacrée au best-seller de Dan Brown, le Da Vinci Code.

Des erreurs de dates aussi grossières viennent miner les informations et les allégations de ce lien et jeter un doute aussi manifeste que ceux créés par Plantard.

• En 1982, trois auteurs anglais : Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh ont écrit " l'Énigme Sacrée " puis " le Message " où ils ont plusieurs entrevues et de nombreux contacts avec Pierre Plantard.

Je n’ai pas « Le Message », mais dans « L’Énigme Sacrée », les contacts avec Plantard sont minimes et peu fructueux. En pages 223-224 : Nous connaissions assurément les thèmes principaux de ces déclarations parmi lesquelles apparaissaient pourtant çà et là des contradictions.

Ainsi n’étions-nous pas beaucoup plus avancés après ces trois entretiens et, hormis les Comités de salut public et les lettres du général de Gaulle, nous ne savions rien de la puissance politique de Sion ni de l’éventuelle compétence ou légitimité de ses membres à vouloir transformer le gouvernement et les institutions de la France.

Nous n’étions notamment pas davantage en mesure d’évaluer les raisons pour lesquelles la race mérovingienne devrait, plus qu’une autre dynastie royale, être universellement reconnue.

• En 2005, Sharan Newman produit son ouvrage La Vérité Historique derrière le Code Da Vinci. Cette historienne reconnue qui est docteur en histoire médiévale et a eu le privilège de consulter certaines archives vaticanes (ils sont un certain nombre quand même à pouvoir s’honorer de ce privilège !) considère qu’« il n’y a pas le soupçon d’une preuve, avant 1964, quand les dossiers secrets furent connus, que cette organisation ( le Prieuré de Sion ) ait jamais existé ».

Il y avait peut-être une organisation qui existait, mais sous un autre nom. Il ne faut pas oublier que l’Inquisition forçait à l’anonymat. Que l’Inquisition a détruit bien des livres, des preuves aussi. Et on pourrait paraphraser Sharan Newman concernant les preuves de l’historicité de Jésus, des récits bibliques. Mais c’est toujours plus aisé de s’attaquer aux petits poissons sans risquer de perdre sa réputation universitaire. Pour obtenir des diplômes universitaires aujourd’hui, et avoir des subventions ou un travail, il faut se « prostituer »… Et pour mieux comprendre les Templiers, Philippe Liénard cite deux chercheuses italiennes, Frale et Cerrini, qui elles aussi ont eu accès aux archives du Vatican, plutôt que Newman.

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Nous donnons à la suite la relation d’un entretien entre Jean-Luc Chaumeil et Jean-Patrick Pourtal au cours de l’été 2001, transcrit à partir de la page 143 du livre, dans lequel Jean-Luc Chaumeil indique : « Dans ce dossier il y avait un rapport des Renseignements Généraux extrêmement clair qui disait que Plantard n’était qu’un illuminé, qu’il voulait sauver la France. Qu’il annonçait près de six mille adhérents, mais, en fait, il n’y avait qu’une dizaine de personnes, à savoir les membres du bureau. Les gens qui fréquentaient Plantard le quittaient les uns après les autres. Par conséquent, que ce soit de 1940 à 1953 pour Rénovation Française et après 1956, on a eu affaire qu’à de petits organismes très localisés sans aucune envergure. La seule prétention était dans la tête de Plantard ».

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« J’ai rencontré un troisième personnage : Le marquis de Chérisey, que j’ai interviewé pour le Charivari. A partir de choses vraies, il avait retrouvé, comme Gérard de Sède d’ailleurs, à Saint-Jean-le-Blanc, près d’Orléans, une abbaye où il y avait eu des moines qui, revenus de Jérusalem, avaient fondé tout un chapitre dédié à Notre-Dame-de-Sion. S’il est vrai que dans l’histoire il y avait eu une organisation ayant à peu près le même libellé, elle n’a jamais eu l’importance d’une société occulte comme celle du « Hiéron du val d’Or ». On a essayé de coller des morceaux parce qu’on voulait créer un mythe moderne par rapport à un ouvrage. Les livres de Gérard de Sède, d’une manière générale, ne sont que le texte de l’outil de base de Pierre Plantard. Si on reprend les contrats chez Julliard, que ce soit pour « Les Templiers sont parmi nous » ou que ce soit pour l’Or de Rennes, Gérard de Sède n’a que des droits d’auteur limités en tant qu’écrivain, tandis que Chérisey est plutôt le concepteur du document comme les fameux parchemins de l’abbé Saunière, et que Pierre Plantard aurait été le Merlin de l’histoire, celui qui a apporté les idées. Comme il faut que ces idées soient crédibles donc il faut un spécialiste et en l’occurrence ce fut Gérard de Sède ».

Autrement Jean-Luc Chaumeil nous apprend que « les deux parchemins grand et petit soi-disant découverts par l’Abbé Saunière sont l’œuvre exclusive du marquis Philipe de Chérisey. Plantard était le documentaliste de Gérard de Sède dans « Les Templiers sont parmi nous ».

Dans le billet « Rennes-le-Château 1 », Rudy Jacquier s’étonne de retrouver une dizaine de fois le mot « Razès » dans les prophéties de Nostradamus dont un quatrain qui parle du lac Leman d’où il est originaire. Alors, quand on associe Nostradamus au « Prieuré de Sion » (ou quelque soit le nom de cette société secrète), il y a une certaine crédibilité.

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Pour Jacquier, derrière Gérard de Sède, il y a Pierre Plantard qu’il qualifie d’opportuniste puisque selon lui il se serait servi de Gisors et de Rennes-le-Château à ses propres fins.

Étant lui-même franc-maçon, il reconnaît l’œuvre maçonnique derrière Rennes-le-Château.

Dans le billet « Rennes-le-Château 2 », Rudy Jacquier dénigre encore Pierre Plantard et le Prieuré de Sion. Pourtant, grâce à celui-ci et Gérard de Sède, il concentre son deuxième ouvrage sur « Les Bergers d’Arcadie » de Nicolas Poussin et ce, après l’avoir écarté sur la simple base de ses préjugés envers de Sède et Plantard. Il fait son mea culpa.

À 1H06’39" du vidéo : Un mea culpa qui n’en est pas un…

Rudy Jacquier : Et rappelez-vous ce que j’ai dit en début d’émission, par rapport à la belle histoire de Bérenger Saunière qui aurait ramené de Paris la copie du « Bergers d’Arcadie », la copie d’un Teniers, et un portrait du pape Clément V. Et ce qui est hyper étonnant, c’est que Gérard de Sède quand il écrit son bouquin, comment peut-il savoir à ce moment-là qu’il y a un lien entre l’Ida et Clément V, par rapport à l’abbé Saunière. Et c’est là où il y a eu aussi un énorme travail de Christian Doumergue [qui] a écrit deux livres, hyper étayés, hyper documentés, un travail d’historien, sur l’œuvre de Pierre Plantard. Et on se rend compte que Pierre Plantard n’a peut-être pas dit n’importe quoi.

Voilà mon point : on peut avoir des doutes légitimes sur Pierre Plantard et ses deux acolytes. Mais il semble que le message, lui, soit crédible. Si on se reporte dans ces années-là, il n’y avait pas d’internet. Et c’est Plantard et ses compères qui ont mis sur la mappe Rennes-le-Château et toute la toile qui se tisse autour depuis plusieurs siècles. Sans eux, en parlerait-on aujourd’hui ?

Dans le billet « Rennes-le-Château 3 », Rudy Jacquier affirme à 0H12’08" du vidéo : Les documents du livre « L’Or de Rennes » publié en 1967, de Gérard de Sède, eux sont authentiques. Le bouquin en lui-même est un mystère mais déclenche l’intérêt pour RLC. Des gens ont rejeté en bloc RLC à cause du livre de Gérard de Sède ; mais il y a quand même un fond de vérité.

À 1H09’16" du vidéo : Rudy Jacquier nous garantit que les documents dans « L’Or de Rennes » de Gérard de Sède (avec la collaboration de Plantard et Chérisey) seraient authentiques. Après avoir vilipendé Plantard, de Sède, Chérisey, il les réhabilite d’une certaine façon parce que son enquête de décodage le force à le faire, mais à contre-cœur. Et, toujours dans ce billet « Rennes-le-Château 3 », Michel Deseille se dit surpris par les informations inédites obtenues par Gérard de Sède.

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Lien : https://guyboulianne.com/2018/12/05/lordre-de-sion-de-pauciuri-a-la-cathedrale-saint-lo...

Extrait : L’Ordre de Sion, de Pauciuri à la Cathédrale Saint-Louis de La Nouvelle-Orléans

Certaines personnes mettent encore en doute l’existence de l’Ordre de Sion dont la mission première est de préserver, à travers le temps, le trésor le plus précieux de l’humanité. Pourtant, l’histoire raconte qu’en l’an 1070, des moines bénédictins en provenance de la Calabre et menés par l’un d’eux, Ursus, arrivèrent près de la forêt des Ardennes, non loin de Stenay. Ils furent immédiatement protégés par Mathilde de Toscane, duchesse de Lorraine, épouse de Godefroy le bossu, tante et mère adoptive de Godefroy de Bouillon.

En effet, le célèbre Godefroy est issu de cette région de Stenay, rendue fameuse par la lignée mérovingienne et par Dagobert II assassiné en l’an 679. Les moines construisirent alors une église dans le Comté de Chiny à Orval, sur une terre donnée par Mathilde de Toscane. Cette église deviendra plus tard l’abbaye d’Orval.

Le professeur italien Giovanni Cristofalo écrit dans son livre : « En 1989 à Pauciuri dans la commune de Malvito (province de Cosenza, Calabre), lors d’une campagne de fouilles dans le périmètre de la ville romaine ensevelie, il fut retrouvé un bâtiment de culte au plan semi-circulaire datant du premier siècle av. J.-C. appelé Esedra. Il s’agit des vestiges d’un imposant monument sépulcral avec à l’intérieur le squelette très bien conservé d’un personnage qui devait sûrement être enterré à cet endroit à l’époque médiévale. »

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La croix de Pauciuri ayant appartenu à l’abbé Ursus, dans la commune de Malvito (Cosenza, Calabre).

Selon certains documents, un groupe de moines calabrais dirigé par un certain Ursus, abbé de l’abbaye de Santa Maria della Matina, à San Marco Argentano, ont trouvé enterré à Busento dans le Val di Crati « quelque chose d’intéressant » concernant la Legio X Fretensis et le temple de Salomon; Le terme « fretensis » fait référence au détroit (en latin fretus) de Messine: c’est-à-dire la dixième légion romaine de Reggio Calabria, celle qui a crucifié Jésus-Christ et qui plus tard sous le commandement de Titus a détruit le temple de Jérusalem, emportant les trésors juifs à Rome, puis volés par Alaric qui décéda et fut enterré à Cosenza. Il y a ceux qui pensent au trésor enfoui dans le Temple, mentionné par un des Rouleaux de Qumran. Peut-être Ursus a-t-il compris l’ampleur de la découverte qui aurait pu le mener à la Vraie Croix en Terre Sainte et qui lui a donc servi de prétexte pour s’y rendre afin de faire des recherches. C’est ainsi qu’Ursus et ses frères sont ensuite partis dans les Ardennes pour fonder l’abbaye d’Orval, exploitant l’influence d’un personnage charismatique de Calabre, Pierre l’Ermite, ainsi que Godefroy de Bouillon et par conséquent de l’amitié de sa mère avec le pape Urbain II, précisément le pape qui a prêché la nécessité de la reconquête de la Terre Sainte.

Avec ces hypothèses, Ursus partit et traversa la moitié d’un monde, certain qu’il retrouverait la Vraie Croix. La tentation d’imaginer que les moines, au lieu de retourner en Calabre, se soient rendus précisément à Jérusalem pour s’installer dans l’abbaye Notre-Dame de Sion, qui vient d’être fondée, est une tentation très forte. Sous le prétexte de protéger les pèlerins, ils rechercheraient le trésor, trouvant apparemment quelque chose de vraiment intéressant et qui attirait particulièrement Ursus : la Vraie Croix sur laquelle le Christ a été crucifié. Selon cette reconstitution d’événements, aventureuse mais non dénuée de vraisemblance, l’Ordre des Templiers aurait été fondé en 1099 et Ursus figurait parmi ses architectes, avec l’évêque Arnolfo et huit autres moines-guerriers anonymes calabrais.

Le Prieuré de Sion-Ormus à Montission

Après la conquête de Jérusalem le 15 juillet 1099 par les croisés, Godefroy de Bouillon ordonna l’édification de l’abbaye de Notre-Dame (ou Sainte-Marie) du Mont-de-Sion sur les ruines d’une ancienne église byzantine située en dehors des murs de la ville, au sud de la porte de Sion. Cette abbaye abritait des chanoines augustiniens, qui servaient de conseillers à Godefroy.

En 1152, un petit contingent de 95 membres de l’abbaye de Notre-Dame du Mont-de-Sion accompagna le roi Louis VII qui rentrait en France après la deuxième croisade. Une partie représentant 62 membres fut installée à l’abbaye de Saint-Samson, au centre d’Orléans. Parmi eux, un groupuscule encore plus choisi de 26 membres fut transféré au « petit prieuré du Mont-de-Sion » (Montission), près de Saint-Jean-le-Blanc, au sud de la Loire à Orléans.

Le prieuré de Saint-Samson avait été concédé en 1067 par Philippe 1er à l’abbaye de Saint Martin des Champs à Paris. La Tour des Vergers Saint-Samson faisait partie intégrante du mur d’enceinte d’Orléans. Puis les Jésuites utilisèrent les bâtiments rue Jeanne d’Arc qui devinrent un lycée. L’église fut démolie en 1848 et le portail transporté au parc Pasteur. En 1188, le « Prieuré de Sion-Ormus » s’installa au domaine de « Montis Sion » (Mont de Sion) dit « le Petit Prieuré ». Montission se trouve sur la paroisse de Saint-Jean-le-Blanc au sud de la Loire.

Né en 1133, mort en 1220, Jean de Gisors fut seigneur de la forteresse de Gisors, lieu de rencontre traditionnel entre les rois de France et d’Angleterre, où se déroula la querelle qui devait provoquer l’abattage d’un orme. Il fut, selon les « documents du Prieuré », le premier grand maître indépendant de Sion après la « coupure de l’orme » et la séparation des Chevaliers du Temple en 1188. Mais quelle en fut la cause ?

En 1187, Jérusalem fut reprise par les Sarrasins. Cet épisode est connu sous le nom de « désastre de Hattin ». On reprocha à Gérard de Ridefort, alors grand maître des Templiers, son incompétence, voire sa « trahison ». De sa création à 1188, l’Ordre du Temple et le Prieuré de Sion eurent les mêmes Grands maîtres. Il fut destitué du Prieuré de Sion. Les chanoines de l’abbaye du Mont-Sion durent alors fuir la Terre Sainte. Après cette scission, le « Prieuré de Sion-Ormus » s’installa à Montission près d’Orléans. Ce domaine fut donné aux chanoines de Notre-Dame du Mont-Sion antérieurement à l’année 1207, par Gilbert de Mont-Sion. Ceci est établi par une pièce du cartulaire de Montission (« Montis Sion »).

L’Orléannais était à cette époque un lieu de retraite pour les ordres militaires et religieux ayant combattu en Terre Sainte. En 1154, Louis VII ramenait de Terre Sainte douze Chevaliers de Saint-Lazare qu’il installait en son château de Boigny. Ces ordres laissèrent leur empreinte dans la toponymie locale (Olivet dérive du mont des Oliviers). L’accompagnaient également des Chevaliers du Temple qui s’installèrent à Saint-Marc dès 1148. La commanderie jouxtait l’église Saint-Marc à l’est hors des murs de la ville. 7 membres du Prieuré de Sion rejoignirent les Templiers. A la fin de la Guerre de Cent Ans il ne restait plus qu’une maison de vigneron.

Une lettre du pape Alexandre III de 1178 confirme leurs possessions (domaines en Picardie, à St-Samson, en Lombardie, Sicile, Espagne, Calabre, et en terre Sainte parmi lesquelles St-Léonard d’Acre). Girard, abbé du « Petit Prieuré » d’Orléans entre 1239 et 1244 aurait cédé aux Templiers une terre à Acre (la charte existe). Son successeur Adam aurait donné une terre en 1281 aux Cisterciens, près d’Orval, installés là depuis 150 ans par St-Bernard.

Les commanderies du Prieuré de Sion étaient au nombre de vingt-sept. Les plus importantes se trouvaient à Bourges, Gisors, Jarnac, au mont Saint-Michel, à Montrevel et à Paris.

La Cathédrale Saint-Louis en Louisiane

Serons-nous étonnés de constater que l’Ordre de Sion est présent dans l’un des dix vitraux meublant la nef de la Cathédrale Saint-Louis, connue également sous le nom de « basilique Saint-Louis-Roi-de-France », en Louisianne. En effet, on y aperçoit le roi de France Saint Louis et un chevalier portant un bouclier composé d’un soleil doré. Or, « Siona » en sanskrit — सितारे — signifie justement « étoile » ou « soleil ». La croix qui se trouve sur les autres boucliers est exactement la même que la mystérieuse croix de Pauciuri, appelée Enkolpion, ayant selon toute vraisemblance appartenu à l’abbé Ursus.

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Mais certaines personnes se poseront alors la question : « Mais pourquoi donc l’Ordre de Sion se transporterait-il de la sorte dans le sud des États-Unis ? ». Il faut savoir que la Cathédrale Saint-Louis fut fondée en 1718 à l’époque de la Louisiane française quand le royaume de France possédait l’immense territoire de la Nouvelle-France.

La cathédrale est située dans le Vieux carré français à La Nouvelle-Orléans, centre historique de la ville qui fut fondée en 1718 par Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville. Fils de Charles le Moyne de Longueuil et de Châteauguay (1626-1685), il est aussi le frère de Charles II Le Moyne, Gouverneur de Montréal (1656–1729) et de Pierre Le Moyne d’Iberville, héros de la Nouvelle-France et fondateur de la Louisiane (1661–1706).

C’est Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville, fondateur de La Nouvelle-Orléans qui charge Adrien de Pauger de dessiner les plans de la ville, notamment de ce qui sera connu sous le nom de « Vieux Carré » avec ses rues à angle droit.

L’ingénieur français, arrivé dans la ville nouvellement fondée le 29 mars 1721, désigna ce site pour une église conforme au plan de Louis Pierre Leblond de Latour (1673-1723), ingénieur en chef et lieutenant général de la Compagnie des Indes en Louisiane en 1719. Celui-ci était le frère de Jacques Leblond de Latour (1671-1715), peintre, sculpteur, professeur de beaux-arts et prêtre au Québec, ainsi que l’oncle du peintre, illustrateur et critique d’art français Jean-Joseph Taillasson (1745-1809).

Lorsque nous connaissons la mission réelle de la France dans la fondation de Québec, de Montréal et des autres territoires en Amérique du Nord, nous réalisons qu’il s’agit bel et bien d’un jeu de piste nous conduisant irrémédiablement vers le Graal et le trésor de Jérusalem, jalousement gardés depuis des générations par l’Ordre de Sion, qui prit souvent d’autres dénominations pour se faire connaître du grand public.

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Le P'tit Trésor (Grand Monarque) pourrait-il être de la Louisianne ? D’autant plus, que le Nouvelle-Orléans fait référence à Orléans en France.

Revenons maintenant à la Cathédrale Saint-Louis : Trois églises catholiques se sont dressées sur le site depuis 1718, année de la fondation de la ville. La première était une structure de bois brut au début de la colonie française. Comme les Français étaient catholiques, leur église était située bien en vue sur la place de la ville. La construction d’une plus grande église en briques et en bois a été commencée en 1725 et achevée en 1727. Avec de nombreux autres bâtiments, l’église a été détruite lors du grand incendie de la Nouvelle-Orléans, le vendredi saint 21 mars 1788. La nouvelle église fut construite en 1789 et le bâtiment achevé en 1794. En 1793, l’église Saint-Louis fut érigée au rang de cathédrale du siège du diocèse de la Nouvelle-Orléans, ce qui en fit l’une des plus anciennes cathédrales des États-Unis. En 1819, une tour centrale avec l’horloge et la cloche a été ajoutée.

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L’agrandissement du bâtiment pour répondre aux besoins de la congrégation grandissante est envisagé depuis 1834, et Jacques Nicolas Bussière de Pouilly est consulté pour concevoir un projet de nouveau bâtiment. De Pouilly a également conçu l’église Saint-Augustin à Tremé, la première église dédiée à devenir une église paroissiale à l’extérieur du quartier français. Le 12 mars 1849, le diocèse confia à John Patrick Kirwan d’agrandir et de restaurer la cathédrale, en utilisant les plans de De Pouilly.

Celui-ci précisait que tout devait être démoli, à l’exception des murs latéraux et des parties inférieures des tours existantes sur la façade avant. Lors de la reconstruction, il a été décidé que les parois latérales devraient également être démolies. Lors de la construction en 1850, la tour centrale s’est effondrée. De Pouilly et Kirwan ont été remplacés. En conséquence de ces problèmes et de la reconstruction, très peu de la structure coloniale espagnole a survécu. La structure actuelle date principalement de 1850. La cloche de la tour de 1819 a été réutilisée dans le nouveau bâtiment et est toujours là aujourd’hui. Lors de la rénovation, l’église Saint-Patrick a servi de cathédrale à la ville.

Selon la légende, la Cathédrale Saint-Louis est hantée par le Père Dagobert, un moine qui a résidé dans l’église. Les soirées tranquilles, après le culte, les spectateurs ont vu le fantôme de Dagobert se promener dans la cathédrale, la tête sur le sol et marchant silencieusement dans des sandales. On dit que sa voix se fait entendre durant les jours de pluie chantant le Kyrie eleison, l’une des prières liturgiques les plus importantes dans la liturgie de l’Église romaine.

En fait, il s’agit du frère Capucin Dagobert de Longuory. Né à Québec, il arriva à La Nouvelle-Orléans en 1722. En 1745, il fut nommé prêtre de la Cathédrale Saint-Louis, et plus tard vicaire du diocèse. Il fut très actif dans la région pendant cinquante ans et mourut en 1776. Ses contributions à La Nouvelle-Orléans et à son peuple furent très significatives. Il y a plusieurs références faites de lui durant le XVIIIe siècle dans le sud de la Louisiane.

Mais n’est-ce pas là un autre symbole, un autre indice qui nous désigne le roi mérovingien Dagobert II, assassiné en 679 à Stenay, et qui fut l’ancêtre de la lignée des Rois Ours, c’est-à-dire Sigisbert IV à Rennes-le-Château, le prince Ursus à Nîmes, le pape Urbain II qui prêcha la première croisade et Godefroy de Bouillon qui devint l’avoué du Saint-Sépulcre à Jérusalem.

RÉFÉRENCES :

Christophe de Cène: Le Prieuré de Sion.
Giovanni Cristofalo: Le mystère de la croix de Pauciuri – Sur les traces de l’abbé Ursus, de l’Ordre de Sion et des Templiers de Calabre, Éditions Dédicaces, 2018.
Troy Taylor: The St. Louis Cathedral, Jackson Square. In: Haunted New Orleans, The History Press 2010.
Haunted New Orleans: St. Louis Cathedral Hauntings, And A Touch Of Ghostly History.
Archives départementales du Loiret: Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790.
Antonio de Yepes: Chroniques générales de l’Ordre de S. Benoist.
Denis Lottin: Recherches historiques sur la ville d’Orléans: depuis Aurélien, l’an 274.
Louis Moréri, Goujet: Le Grand dictionnaire historique ou le Mélange curieux de l’histoire sacrée.
Abbé Antoine Sabatier de Castres, Abbé Bassin de Préfort: Dictionnaire des origines, découvertes, inventions et établissemens.
Johann Hübner (Fils): La géographie universelle, Volume 5.
D.T. Emmanuel: Quatre jours dans Orléans. 1845.

PUBLIÉ le 5 décembre 2018 PAR GUY BOULIANNE

Copyright © Guy Boulianne, auteur, éditeur et journaliste indépendant accrédité par la « General News Service Network Association » (GNS Press). Il est le fondateur des Éditions Dédicaces LLC : http://www.dedicaces.ca Voir tous les articles par Guy Boulianne

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Lien : https://histoire-templier.blogspot.com/search?updated-max=2011-08-25T13:17:00-07:00&...

Extrait : Le Prieuré de Sion-Ormus à Orléans
(Prieuré Saint-Samson et Petit-Prieuré Montission)

Le prieuré (cloître) de Saint-Samson à ORLEANS :

Après la conquête de Jérusalem le 15 juillet 1099 par les croisés, Godefroi VI le Pieux, duc de Bouillon, ordonna l'édification de l'abbaye de Notre-Dame (ou Sainte-Marie) du Mont-de-Sion, sur les ruines d'une ancienne église byzantine située en dehors des murs de la ville, au sud de la porte de Sion. Cette abbaye abritait des chanoines augustiniens, qui servaient de conseillers à Godefroi.

En 1152, un petit contingent de l'abbaye de Notre-Dame du Mont-de-Sion accompagna le roi Louis VII qui rentrait en France après la deuxième croisade et fut installé à l'abbaye de Saint-Samson, à Orléans. Parmi eux, un groupuscule encore plus choisi fut transféré au « petit prieuré du Mont-de-Sion » (Montission), près de Saint-Jean-le-Blanc, aux environs d'Orléans.

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Lien sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=-CeYnSIQHhc
Pierre Plantard de Saint-Clair et le mystère de Rennes-le-Château
992 visionnements • 6 févr. 2021
Guy Boulianne

La médaille Sainte Madeleine, les Dossiers secrets d’Henri Lobineau, Pierre Plantard de Saint-Clair et le mystère de Rennes-le-Château : https://guyboulianne.com/2021/02/07/la-medaille-sainte-madeleine-les-dossiers-secrets-d...

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Robert Tiers et Guy Boulianne

Lien : https://novafranciablog.wordpress.com/2016/02/06/nous-sommes-tres-heureux-daccueillir-l...

Extrait : En 1997, mon ami Didier Lutz me fit rencontrer pour la première fois le chercheur et historien d’art Robert Tiers, dans sa demeure à Avignon. Celui-ci est célèbre à travers la France et l’Europe pour la minutieuse enquête qu’il a réalisée autour du tableau qu’il possède, « Le Jardin des Hespérides », qu’il attribue avec raison au grand maître du XVIIe siècle, Nicolas Poussin. Il me remit alors un précieux document réunissant plusieurs tableaux généalogiques et portant le titre suivant : Dossiers Secrets d’Henri Lobineau.

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Le document que me remit Monsieur Tiers était une photocopie de mauvaise qualité des « Dossiers secrets ». Récemment, j’ai donc décidé de commander un exemplaire de ce même dossier auprès de la Bibliothèque nationale de France, espérant recevoir une copie en couleur. Malheureusement, cette exigence fut impossible pour des raisons de droits particuliers. Je reçus donc 25 feuilles photocopiées, illustrées en noir et blanc (in-4°, 25 cm). La qualité de la reproduction n’était guère mieux, mais il est clair pour moi que la clé se trouvait dans ces « Dossiers secrets d’Henri Lobineau ».

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Lien : https://guyboulianne.com/tag/sigisbert-iv/

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Extrait : Les Dossiers secrets d’Henri Lobineau

Les Dossiers secrets d’Henri Lobineau (aussi appelés le Dossier Lobineau ou les Dossiers secrets) sont une série de documents dactylographiés, élaborés par le français Pierre Plantard et son ami Philippe de Chérisey puis déposés entre 1964 et 1967 à la Bibliothèque nationale de France sous la forme d’un don anonyme. Ces documents seraient des « preuves inventées par les auteurs dans le but de mettre en place une monarchie française dirigée par un descendant des rois Mérovingiens ». Ils sont enregistrés sous la cote 4° LM1 249 et sont datés de 1975 dans le fichier central. Ce ne sont nullement des parchemins mais des documents contemporains, aujourd’hui microfilmés et accessibles aux chercheurs. Ils se présentent comme un mince volume, chemise à couverture rigide contenant un assemblage hétéroclite de documents : coupures de presse, lettres, encarts, plusieurs arbres généalogiques et pages imprimées d’autres ouvrages, et à plusieurs reprises d’ailleurs subtilisées puis remplacées par d’autres, elles-mêmes surchargées parfois de notes et de corrections manuscrites.

Les recherches récentes montrent que derrière ces dossiers soi‑disant manipulés, une part historique se révèle être de plus en plus pertinente et rejoint un vaste ensemble d’indices, de sources diverses, et directement liés à l’énigme des deux Rennes. Férocement critiqués et exploités pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la raison pour laquelle ils ont été créés, ces dossiers contiennent d’importants indices historiques et généalogiques qui se rattachent également à l’histoire de Rennes-le-Château et Rennes-les-Bains.

Le dernier lot de documents fut déposé à la Bibliothèque Nationale de France en avril 1967 sous le nom d’Henri Lobineau et concerne « Les Dossiers secrets Lobineau » rassemblés par un certain Philippe Toscan du Plantier. Ce titre donnerait non seulement un nom à la série, mais une ultime indication sur l’identité de l’auteur. Ce dernier recueil complète ainsi le processus de dévoiler au grand public le Prieuré de Sion. Les dossiers sont aujourd’hui microfilmés et accessibles aux chercheurs.

Parmi ces dossiers, un manuscrit datant de 1956 affirme l’existence d’une société secrète, le Prieuré de Sion, et relate son histoire depuis sa fondation en 1099 par Godefroy de Bouillon. On y trouve aussi la liste des grands maîtres qui se seraient succédé à la tête de l’organisation depuis le XIIe siècle, parmi lesquels figurent Léonard de Vinci, Isaac Newton, Victor Hugo, Claude Debussy, Jean Cocteau.

Publié le 25 février 2021 par Guy Boulianne
Publié dans Histoire, Les Fils de l'ours

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Lien : https://www.jeannedomremy.fr/S_Questions/sion.htm

Malgré les aveux de P. Plantard, en 1982, les trois auteurs Michael Baigent, Richard Leigh et Henry Lincoln, grands reporters et prétendus spécialistes des sociétés secrètes, considèrent les Dossiers Secrets comme véridiques dans leur essai d'histoire alternative intitulé L'Énigme sacrée. Ils s'en servent dans leur « enquête » sur le prieuré.

Je n’ai pas trouvé traces de ces aveux, et donc en quoi ils consistaient. Sauf un lien dont la page est inactive. Et les auteurs de « L’Énigme Sacrée » procèdent à une enquête sur ces « Dossiers Secrets ». Et la sortie de leur livre se fait la même année donc possiblement avant qu’ils aient pris connaissance de ces aveux. Encore une fois, on cherche à dénigrer sans étayer ces-dits aveux.

Par contre, on a depuis des Rudy Jacquier et Christian Doumergue qui ont partagé le fruit de leurs recherches récemment.


Lien sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=qItG4rZc8KQ

Lien : http://www.christiandoumergue.com/secretdevoile.pdf

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Extrait : Depuis des décennies, le petit village de Rennes-le-Château ne cesse d’attirer les curieux. Tous viennent y voir les singulières constructions d’un ancien prêtre du village, l’abbé Bérenger Saunière, mort en 1917. Sa vie fastueuse, hors de ses moyens, laissa penser aux paysans qu’il avait trouvé un trésor. D’abord locale, la rumeur connu une large diffusion à partir des années 1960. Les faits furent alors falsifiés à travers la publication de plusieurs ouvrages à succès : L’Or de Rennes, de Gérard de Sède ; Rennes-le-Château, capitale secrète de l’Histoire de France de Jean-Pierre Deloux et Jacques Brétigny ; ou encore L’Énigme Sacrée d’Henry Lincoln… Après 20 ans d’enquête, Christian Doumergue met en avant comment tous ces premiers auteurs furent manipulés par un seul homme, longtemps resté dans l’ombre, Pierre Plantard, qui transforma la simple rumeur paysanne en un incroyable mythe moderne. Le Secret dévoilé plonge dans les fondements de cette mystification magistrale dont l’auteur démontre qu’elle trouve sa motivation dans la volonté de révéler — sous le voile d’une fable symbolique — tout un pan de l’Histoire humaine occulté des siècles durant par les autorités religieuses...

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Lien : https://guyboulianne.com/tag/sigisbert-iv/

Extrait : MISSION ACCOMPLIE — Une correspondante de la BnF m’a envoyé une photographie en couleur des « Dossiers secrets » d’Henri Lobineau

Comme je l’ai expliqué dans mon article précédent, je m’intéresse à ces « Dossiers secrets » parce qu’il y a une trentaine d’années, j’avais débuté des recherches historiques et généalogiques qui m’avaient amené à séjourner en Europe et à parcourir des axes géographiques très importants comme la région du Razès, de la Bretagne et des Ardennes. Mais je m’intéresse plus particulièrement à ce document parce qu’on y retrouve le « blason » de Bera le Jeune (né en 876) qui est similaire à celui de notre famille : “De gueules à une patte d’ours d’or”. Seule la couleur de l’écu diffère [de celle des] Bouillanne étant azur (bleu). Bera est le petit-fils Sigisbert VI, dit « Ursus » (c’est-à-dire “Ours”), lui-même descendant du roi mérovingien Dagobert II.

En ce qui concerne Bera le Jeune et Sigebert VI, la présence de la patte d’ours s’explique par le fait qu’il y eut plusieurs alliances entre les Wisigoths et les Mérovingiens, par exemple le mariage de la princesse wisigothe Brunehaut avec Sigisbert Ier, roi de Metz. Pour sa part, Dagobert II épousa en Irlande Mathilde, une princesse celte. Leurs enfants sont : Hermine, Rotilde, Adèle et Ragnetrude. Le roi d’Austrasie épousa en deuxième noce Gisèle de Rhedae, fille de Béra II, comte de Rhedae, d’origine wisigothe. Leur enfant Sigisbert IV fit souche dans le territoire de son grand-père, le Razès, après que son père fut assassiné en 679 à la fontaine d’Arphays, près de Stenay.

Or, l’ours était l’animal-totem des Wisigoths qui conservaient une croyance dans le culte de l’ours comme animal déifié. Le roi des Wisigoths Alaric Ier (395-410) était souvent représenté recouvert d’une peau d’ours, par exemple dans le tableau du peintre allemand Ludwig Thiersch (vers 1879) conservé au musée Neue Pinakothek, à Munich, ou bien encore dans la gravure conservée à la BnF, à Paris.

Ces « Dossiers secrets d’Henri Lobineau » ont toujours eu une importance pour moi puisqu’on y retrouve le « blason » de Sigisbert VI symbolisé par la patte d’ours, tout-à-fait similaire au blason de la famille de Bouillanne. Bien sûr, ceci n’est pas dû au hasard. En effet, comme je l’ai déjà mentionné dans un précédent article, le vicomte de Nîmes Sigisbert VI, surnommé le prince Ursus, est à l’origine de la famille de Bollana qui fit souche dans le sud de la France, plus précisément à partir du village de Bouillargues, au sud-est de Nîmes dans le Gard. En 916, le village se nomme Bulianicus ; peu après, ce sont les noms de Bolianicus, Bollanicae, Bollanicis, Bolhanicis, puis Bolhargues qui s’imposent. Par la suite apparaît le nom moderne de Bouillargues. Les membres de la famille de Bollana auraient donc été tout naturellement les seigneurs de Bollanicis.

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Au fil du temps et des alliances le nom des de Bouillanne s’est transformé, tout comme le meuble de la famille — la Patte d’Ours —, a évolué de différentes manières au sein des blasons successifs.

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