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QUESTIONS CONTROVERSÉES SUR LA BIBLE : Partie 2

par panthère58, samedi 01 avril 2017, 00:23 (il y a 2665 jours) @ panthère58

:-) Questions controversées sur la Bible

Critique personnelle, objective et subjective : Partie 2

[image]

Éditions NOVALIS, 2016, 246 pages

L’endos du livre : Jésus était-il marié ? Est-il né d’une vierge ? La Bible est-elle misogyne, ou alors homophobe ? Est-ce que science et Écritures saintes s’opposent et se contredisent ? L’Église a-t-elle retiré des livres de la Bible ?

De jeunes biblistes qui n’ont pas froid aux yeux répondent à ces questions délicates, et à d’autres encore, avec un grand sens de la nuance. Dans une langue claire, accessible et parfois teintée d’humour, ils nous entraînent dans une aventure qui transforme notre regard sur des textes qui, souvent, veulent nous dire bien autre chose que ce que nous y entendons depuis toujours.

Serge Cazelais est chargé de cours à l’Université Saint-Paul. Historien des religions, il s’intéresse au christianisme ancien.

Francis Daoust est directeur de la SOCABI (Société catholique de la Bible). Ses recherches portent surtout sur les manuscrits de la mer Morte.

Sébastien Doane termine un doctorat à l’Université Laval. Il est l’auteur de plusieurs livres chez Novalis.

Anne Létourneau a complété un doctorat à l’UQAM. Ses recherches portent sur l’interprétation féministe de la Bible hébraïque.

Hervé Tremblay, o.p., enseigne l’Ancien Testament au Collège universitaire dominicain.

AUTRES LIENS :

1. Dossier Anton Parks :
http://www.orandia.com/forum/index.php?id=128348

2. Dossier VidéOrandia :
http://www.orandia.com/forum/index.php?id=129655

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. Mes commentaires subjectifs, mes spéculations factuelles, fantaisistes [en bleu]
(m’inspirant de Yann Vadnais dans le VOR161001)
. Des extraits [en or]
. Des ajouts, précisions, références, des ajouts [ ] pour contextualiser
. Mon résumé en [vert]
. Saut de texte dans l’extrait […]

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LES « QUESTIONS CONTROVERSÉES SUR LA BIBLE »

4. Mais d’où diable vient donc le démon ? / Francis Daoust

Francis Daoust énonce les diverses dénominations [Satan, Lucifer, Azazel, Belzébuth, Bélial] qui pourraient être reliées au diable. Malgré ses contraintes d’espace, l’auteur les survole toutes mais s’attarde davantage sur l’appellation Satan. Pour ce faire, il s’appuie particulièrement sur le livre de Job et aussi celui de Zacharie. Satan est vu comme un adversaire, individuel ou collectif. En hébreu, il est accompagné d’un article « le satan ».

En page 59 : Il s’agit d’un être céleste qui est subordonné à Dieu et qui est à son service. […] Le satan est certainement rusé et malin, mais il n’est pas fondamentalement méchant ni mauvais. Sa nature d’ange l’en empêche.

C’est quoi la nature d’un ange ? Avec tout ce qu’il fait subir à Job, j’ai tendance à croire qu’il n’est pas juste malin, mais qu’il est « le » malin. Quand le satan obtient la permission divine de mettre Job à l’épreuve – seul un dieu psychopathe peut acquiescer à une telle demande – si Dieu / YHWH prend la peine de l’avertir qu'il peut faire subir toutes sortes d'épreuves à Job sauf de prendre sa vie, on peut en déduire qu’il est loin d’être angélique, qu'il ne connait pas ses limites, qu'il possède un haut niveau de dangerosité et que ça justifie que Dieu / YHWH l'encadre de balises bien précises à respecter.

Quand il met Job à l’épreuve, il faut comprendre que c’est le genre humain qu’il met à l’épreuve. Ça dénote qu’il a une « crotte » contre l’humanité. Qu’il aimerait la prendre en défaut pour avoir la permission divine de lui en faire payer le prix. Enlil / Seth, n’est-il pas reconnu pour avoir une telle aversion envers le genre humain ?

En page 61 : Il n’en demeure pas moins que, lorsque l’on considère l’ensemble de l’Ancien Testament, on ne peut s’empêcher d’arriver à la conclusion que le satan n’est pas un mauvais diable !

C'est quoi donc l'expression : avec un tel ami, pas besoin d'ennemis.

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Voyons ce qu’une autre source nous dit. Dans le deuxième tome des Chroniques du Ǧírkù, ÁDAM GENISIŠ d’Anton Parks, en page 97, la note de bas de page # 44 :

La littérature juive et les textes du Coran expliquent que Satan cohabitait avec les "anges" parce qu’il faisait partie de la même famille céleste qu’eux et qu’il était lui-même au service de Dieu (=An). La mythologie mésopotamienne indique elle-même que, lors de l’arrivée des Anunna sur la planète bleue, la Terre fut donnée à Enlil et l’Abzu à Enki… En fait, ces textes n’indiquent pas qu’Enki et les prêtresses qui l’entourent furent habilement destitués de leurs droits et de leur droit de regard légitime sur Uraš.

[image]
Éditions Nouvelle Terre, 2006-2007

Note de bas de page # 83 sur le terme Šaknu tiré du poème babylonien Atrahasis, extraits des lignes 19 à 45 :

De l’akkadien Šaknu "gouverneur, préfet, administrateur" ou encore Šatammu "administrateur, régisseur" tiré du sumérien Šàtam "administrateur territorial" ou "chef de contrée". Il s’agit bien d’Enlil… Satan, généralement traduit en "ennemi" ou "adversaire" par les spécialistes des traditions hébraïques, est un terme très ancien utilisé par les Israélites. Dans l’Apocalypse (20,2) et la Genèse Rabba (chapitre 22), Satan est nommé "le Serpent des premiers âges". Dans l’antiquité, le terme Satan n’avait pas la connotation qu’il porte aujourd’hui, aspect négatif déformé et entretenu par la religion judéo-chrétienne. On trouve trace du mot Satan dans l’éthiopien "Shaïtan". De nombreuses personnes pensent que le terme Shaïtan a sans doute été utilisé par les Arabes pour évoquer des serpents. Le Livre de Job, ou Zacharie (3,1) nous présente Satan en tant qu’entité surhumaine, comme un "ange" au service de Yahvé. Mêlé aux personnalités "angéliques" (les Anunna), Satan est comme un "être divin" très élevé prêt à rendre compte de ses activités et à recevoir de nouvelles missions de la part de Yahvé (An chez les Sumériens).

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De retour avec l'auteur en page 69 : Nous avons fouillé la Bible afin de trouver un puissant chef des forces des ténèbres pour finalement découvrir un avocat de la couronne, une planète, un bouc émissaire, un tas d’excréments et un vaurien. C’est que l’Ancien Testament professe un message soutenu et ferme : il n’existe qu’un seul vrai Dieu vivant. Ce Dieu est tout-puissant et sans égal. Rien ni personne ne pourrait s’opposer à lui.

Il y a un énoncé qui s’applique pratiquement à tout : il y loin de la théorie à la pratique. Je perçois ce message « ferme » de la Bible hébraïque, évoqué par l’auteur, comme un énoncé tout ce qu’il y a de plus théorique, sans plus.

Maintenant, qu’en est-il de Lucifer ? Je sais que l’auteur avait des contraintes pour son texte mais tout de même, Lucifer, c’est beaucoup plus qu’une simple planète.

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Lien « Mes sources de réflexion 7 », dossier Anton Parks, où y est inclus le point de vue de Serge Cazelais sur Lucifer et celui de Kiwan (pour Richard Glenn) sur la prière du soir à la radio :
http://www.orandia.com/forum/index.php?id=134870

Extrait :

Section Archives et Décodages

p.318 La 3e partie de ce dossier établira qu’Enki et Osiris ne formaient qu’un seul et même personnage. Cette démonstration nous concèdera la possibilité d’authentifier les filiations amphibiennes d’Enki-Osiris (Sa’am) ainsi que sa consanguinité avec les planificateurs Abgal provenant de Sirius. Ces mêmes planificateurs étant considérés comme des KIR-IŠ-TI, terme en rapport avec le mot "Christ". Tous ces faits réunis, nous rapprocherons alors les Kirišti du Christ et de l’Étoile du Matin qui symbolise distinctement ce dernier dans des passages hermétiques de la Bible. Ceci nous permettra de commenter le sens des différentes croix que nous trouvons à travers le monde. Pour finir cette partie, nous explorerons la tradition des Dogons qui retrace la mort du Nommo, le "Christ" du Mali. En conséquence de ce sacrifice, l’univers entier fut bouleversé ainsi que le positionnement des étoiles. Cette étude nous donnera l’occasion d’assimiler pour la première fois le Nommo céleste sacrifié à un astre dont la destruction provoqua la naissance de la planète Vénus.

p.319 Horus le vengeur, le fils posthume d’Osiris, représente l’Étoile du Matin. Nous relèverons que les divers pharaons (images d’Horus) symbolisent tous Vénus.

p.330 Même si ces hymnes sont retirés de leur contexte, il apparaît clairement qu’Agni était un astre du ciel avant de symboliser le feu et le sacrifice. D’ailleurs les Vedas ne nous cachent pas sa double personnalité, à la fois terrestre et céleste. Certains éléments nous laissent penser qu’il pourrait s’agir d’une forme védique de Lucifer (Vénus).

p.333 Les analogies ne s’arrêtent pas là. Plusieurs passages du Rig-Veda associent clairement Agni à l’Horus égyptien. [Extraits du Rig-Veda] Nous savons qu’Agni a pour père "le maître du sacrifice" alors qu’Osiris est lui-même le grand sacrifié. Nous apprenons ici qu’Agni possède deux mères, tout comme Horus (Heru).

p.336 Le rituel de résurrection ne peut s’effectuer sans l’appui précieux de l’Étoile du Matin (Vénus). Le chapitre 13 du Livre des Morts égyptien rapproche nettement l’Étoile du Matin du phénix...

pp.336-337 En fait, les divers textes funéraires égyptiens dénomment essentiellement Vénus de deux façons : "Neter Duau" en tant qu’Étoile du Matin et "Benu" (le phénix) en tant qu’Étoile du Soir. Si on se réfère à l’extrait du chapitre 13, ceci sous-entend donc que Vénus en qualité d’Étoile du Matin est symbolisée par un faucon, et en tant qu’Étoile du Soir par un phénix. Tous les deux représentent le roi défunt, image d’Heru (Horus).

p.338 Les Purânas indiquent que le père terrestre de Vénus œuvrait pour l’humanité et qu’il était en relation avec les prêtres et les agriculteurs. N’était-ce pas les fonctions principales d’Enki en Mésopotamie et d’Osiris en Égypte ? Le Mahâbhârata indique que Jamadagni, le père terrestre de Vénus, fut assassiné par un roi et ses fils appartenant à une caste guerrière. Nous savons qu’Osiris (Enki) fut assassiné par Seth (Enlil) et ses partenaires orgueilleux (les guerriers Anunna).

p.345 Fig.4 Dans l’inscription archaïque sumérienne (à gauche), [Fig.4] on retrouve le signe de la croix, symbole des KIR-IŠ-TI, litt. "fils ardent de la vie" ou "poisson des étoiles et de la vie" qui sera repris par l’église chrétienne comme symbole de Jésus le Christ (voir plus loin la partie intitulée "Sous le signe de la croix"). Le signe de la croix est bien antérieur au christianisme et se retrouve sur bon nombre de monuments antiques, particulièrement sur ceux d’Amérique centrale, où il est identifié comme étant "la croix de Quetzalcoatl". Ce même Quetzalcoatl étant assimilé à l’Étoile du Matin et au Christ de la culture précolombienne. Nous verrons plus loin qu’il s’agit d’un double d’Heru (Horus).

p.349 Fig.9 Nous n’avons aucun mal à assimiler le poisson Abdju à un Horus symbolique ou plutôt un Osiris réincarné, alors que la contrepartie sumérienne d’Osiris est Enki qui possède lui-même le poisson comme symbole. Ce poisson qui précède la barque solaire évoque évidemment la planète Vénus qui devance aujourd’hui la course du soleil (Râ). Nous savons que le poisson figure également Sirius, l’autre astre sacré des Égyptiens, qui est le lieu où vivent les planificateurs amphibiens.

p.399 Chez les Égyptiens Neberu (Neb-Heru = le seigneur Horus), fils du maître de la royauté (Mulge = Osiris/Seker), succède à son père, il prend la royauté et porte le flambeau en se transformant en Vénus, le porteur de lumière, à savoir Lucifer chez les judéo-chrétiens. […] Les textes funéraires égyptiens sont explicites quant à l’assimilation d’Horus ou de ses suivants (les rois d’Égypte) à la planète Vénus.

p.410 Comme le souligne l’Évangile selon Philippe (Nag-Hammadi NH2, 15) : "Jésus est un nom caché, Christ est un nom révélé." Chaque Kirišti possédait manifestement un nom occulte. Avec un peu de perspicacité, nous n’aurons aucun mal à identifier le nom occulte d’Horus comme étant NEB-HERU "le Seigneur Horus", nom désignant le "Christ" égyptien qui personnifie à la fois le défunt roi et l’Étoile du Matin, c’est-à-dire le nouveau soleil…

p.436 La majorité des Gnostiques et occultistes considèrent Lucifer comme le Libérateur, celui qui a libéré l’humanité des chaînes de l’esclavage et de l’ignorance créées par le faux dieu qui gouverne ce monde malfaisant. Nous verrons dans le troisième volume des "Chroniques du Ǧírkù" que ce rôle incombera à Horus (Quetzalcoatl), le vengeur de son père, dont le but sera de récupérer le trône de son géniteur et de "sauver" l’humanité de l’oppression patriarcale des faux "dieux".

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Au final, selon l’auteur, personne n’incarnerait le diable. L’humanité se servirait de cet archétype pour se déresponsabiliser du mal qu’elle commet.

Je ne partage pas cet avis. Depuis toujours, c’est une minorité qui décide du sort de l’humanité et il n’est pas exclu que celle-ci soit aussi régentée par des forces qui la dépassent, qui chapeautent le tout, et dont les mythes et les légendes, incluant les écrits bibliques, nous en témoignent, sous des appellations diverses. C’est dans ce sens que j’apprécie le travail d’Anton Parks, autant la portion récit que celle de la recherche.

5. La Bible est-elle misogyne ? / Anne Létourneau

Comme on dit, la réponse est souvent dans la question. Sur le fond, il n’y a pas matière à discussion. Toute personne sensée va admettre la présentation faite par l’auteure.

Il est donc plus question ici de la condition féminine par rapport au texte de la Bible hébraïque et aux différentes façons de l’aborder, que de savoir si le texte est à la hauteur du statut sacré qu’on lui confère, eu égard à la gente féminine.

Pour moi, il est évident que cette misogynie biblique est un élément qui s’ajoute à d’autres, et qui contribue à « révéler » le vrai visage de cette Bible.

6. Sacrifices, meurtres, viols… Comment interpréter la violence dans les textes de la Bible hébraïque ? / Anne Létourneau

En page 90 : En effet, la Bible hébraïque ne permet pas aux images d’agressions de se clore sur elles-mêmes, mais oriente plutôt l’interprétation vers une réflexion plus vaste.

En page 91 : Il n’y a pas accoutumance, mais interpellation dans la lecture des textes bibliques. Ils donnent à penser sur la violence humaine…

Curieux comme on trouve toujours un alibi à la Bible malgré toutes ses lacunes. On l’appréhende en disant que toute cette violence, cette misogynie, que ça vient nous interpeler et permettre une réflexion plus vaste. C’est une rhétorique à laquelle je n’adhère pas.

L’auteure commence par donner l’exemple du meurtre d’Abel par son frangin Caïn.

En page 93 : L’humanité exige un travail sur soi, le travail de la parole, que Caïn a refusé de faire.

En page 95 : Pourquoi a-t-il privilégié l’offrande d’Abel ? N’avait-il pas prévu la jalousie de Caïn ? Il semble que Dieu en soit encore à découvrir sa création et à apprendre au contact des humains, y compris en ce qui concerne la violence.

L’auteure condamne Caïn mais prend la défense de YHWH ! Ce faisant, son explication met en lumière la toute-puissante inaptitude de YHWH !

Pour moi, la Bible, c’est plutôt l’histoire pathétique d’un YHWH qui refuse de faire un travail sur lui-même, soit le même reproche que l’auteure adresse à Caïn.

Imaginons un YHWH sain d’esprit qui tient sa promesse !

Pas de chicane familiale chez les patriarches, pas de mises à l’épreuve sordides, pas de famine en Canaan, pas d’exil en Égypte, pas d’esclavage, pas d’Exode, pas 40 ans dans le désert, pas de massacre à Canaan, pas de destruction du royaume du nord, ni du sud, pas d’apartheid sous Josias, ni aujourd’hui contre la Palestine. Pas d’Islam extrémiste, pas de Croisades chrétiennes, ni d’Inquisition. Pas de 9/11. Probablement pas de « bien des choses » comme les deux guerres mondiales. Pas de misogynie et ainsi de suite.

Tout père qui agirait avec ses fils comme YHWH le fait avec Caïn et Abel, créerait chez eux des perturbations qui auraient, à n’en point douter, des répercussions qui pourraient se faire sentir toute leur vie et sur leur futur entourage. De quel ordre, personne ne le sait parce qu’il y a d’autres facteurs qui interviennent. Mais le lien père-fils, mit en évidence ici, compte pour beaucoup pour la suite des choses dans la vie respective des enfants.

Voyons une autre source, pour voir s’il n’y aurait pas, par pur hasard, une explication plus cohérente et vraisemblable sur cette histoire de Caïn et Abel.

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Toujours dans le Tome 2 des Chroniques du Ǧírkù, ÁDAM GENISIŠ d’Anton Parks, en page 236, note de bas de page # 119 :

""Sophia (la Sagesse) envoya Zoé, sa fille, laquelle est appelée Ève de la Vie, comme institutrice en vue de faire se lever Adam… […] Du premier Archonte, Zoé conçut Abel"

- Manuscrit de Nag-Hammadi, "Les Origines du Monde", Codex NH2 ; 35,36 et 38

119. Abel est tiré de l’hébreu "Hèbèl" ("fumée"). Abel (l’Homme de Néanderthal) est bien la lignée qui s’évanouira dans l’histoire comme une fumée. On retrouve ce terme dans l’akkadien HBL, c’est-à-dire Hibilu ou Habalu "opprimé " ; "faire du tort". La décomposition sumérienne du Hèbèl hébreu donne HE ou HI (mêler, mélanger) BIL ou BEL (feu, éclat, brûlé, cuit), soit HE-BEL "mélanger l’éclat". Abel étant généralement considéré comme un être dont l’origine provient de l’en-haut, nous pouvons envisager que son éclat est celui du ciel et des Elohim (les planificateurs Kadištu), voir le tableau "les deux lignées Adamiques Abel et Caïn" placé au milieu du livre et réalisé avec la collaboration du scientifique Gerry Zeitlin.

[image]

En page 245, note de bas de page # 126 : Dans la Bible, Abel est bien le pasteur du petit bétail alors que son frère Caïn cultive le sol.

En page 247, note de bas de page # 129 : Le Zohar dit en Berechit II (37a) que la race de Samaël (ou Samaël lui-même) s’unit à Ève, et celle-ci enfanta Caïn. Dans notre version de l’histoire, Samaël est Sa’am-Enki et sa race est, bien entendu, celle des Nungal, les fameux anges déchus ou "Bené Elohim" "les fils des Elohim", c’est-à-dire les fils des planificateurs. De même, les traditions ésotériques francs-maçonnes prétendent que Caïn n’est pas le fils d’Adam, mais qu’il serait né des amours antérieurs d’Ève avec Eblis (l’ange déchu, forme primitive de Lucifer). Il est souvent rapporté dans les textes bibliques que Caïn (l’Homo Sapiens) serait le frère ainé d’Abel (l’Homo Neanderthalensis), ce qui n’est pas conforme à notre version. Ce fait s’explique simplement parce que Caïn est généralement considéré comme le premier né de Yahvé, c’est-à-dire le premier né du projet génétique patriarcal tiré de l’Ukubi-Ádam Dili (genre Homo Erectus). […]

Ainsi, selon cette théorie, l'histoire biblique de Caïn et Abel symboliserait l'histoire d'une lignée génétique humaine qui aurait supplanté l'autre.

Voilà pour moi un apport qui ouvre la voie à une plus vaste réflexion.

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De retour à l’auteure en page 101 : La violence de Dieu est avant tout un problème d’ordre interprétatif. Elle nous lance un défi. Comment ces textes peuvent-ils nous donner à penser aujourd’hui ?

En page 106 : L'histoire de la réception, notamment celle du livre de Josué, dont la violence se prolonge dans les conquêtes coloniales depuis des siècles, nous met en garde contre les périls au cœur de toute interprétation. L'autorité divine accordée à ces textes "inspirés" peut être à l'origine de dérives, en particulier lorsque le sens des écrits s'en trouve figé et que leur violence, le plus souvent imaginée, est transformée en agressions réelles.

Cette dérive dans l'interprétation de la Bible pour expliquer la violence humaine des conquêtes coloniales qui ont jalonné les siècles, n'en est pas une à mes yeux. Pourquoi un texte et un dieu violents engendreraient autre chose ?

Se pourrait-il que ce ne soit pas des métaphores, mais des histoires antérieures léguées par une tradition orale issue de l’Égypte et de la Mésopotamie ? Une mémoire des tribulations de dieux qu’on a écrite sur papier à partir du moment où cela a été possible avec l’alphabétisation ?

De dire que toutes ces histoires se résument à des métaphores, des messages spirituels ne tient pas la route. C’est trop imposant comme œuvre pour que ça sorte de l’imaginaire et que ça serve juste pour alimenter une réflexion. Au moment où ces textes ont été écrits, en particulier l’histoire deutéronomiste, ils ont servi d’inspiration, de propagande pour mener à bien les ambitions territoriales et nationalistes au royaume de Juda sous le roi messianique Josias. Comme la recette du royaume d’Israël au nord n’a pas fonctionné, au sud, dans le royaume de Juda, on l’a juste changée. On a jugé suffisant de ne garder qu’un seul dieu parmi la panoplie, pour rallier la population à ce projet. Pourtant, même résultat. Et aujourd’hui, les Sionistes en Israël font une troisième tentative basée sur cette recette.

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L'ALERTE LAMBERT à Panthère
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