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QUESTIONS CONTROVERSÉES SUR LA BIBLE Partie 1

par panthère58, mercredi 29 mars 2017, 21:04 (il y a 2667 jours) @ panthère58

:-) Questions controversées sur la Bible

Critique personnelle, objective et subjective : Partie 1

[image]

Éditions NOVALIS, 2016, 246 pages

L’endos du livre : Jésus était-il marié ? Est-il né d’une vierge ? La Bible est-elle misogyne, ou alors homophobe ? Est-ce que science et Écritures saintes s’opposent et se contredisent ? L’Église a-t-elle retiré des livres de la Bible ?

De jeunes biblistes qui n’ont pas froid aux yeux répondent à ces questions délicates, et à d’autres encore, avec un grand sens de la nuance. Dans une langue claire, accessible et parfois teintée d’humour, ils nous entraînent dans une aventure qui transforme notre regard sur des textes qui, souvent, veulent nous dire bien autre chose que ce que nous y entendons depuis toujours.

Serge Cazelais est chargé de cours à l’Université Saint-Paul. Historien des religions, il s’intéresse au christianisme ancien.

Francis Daoust est directeur de la SOCABI (Société catholique de la Bible). Ses recherches portent surtout sur les manuscrits de la mer Morte.

Sébastien Doane termine un doctorat à l’Université Laval. Il est l’auteur de plusieurs livres chez Novalis.

Anne Létourneau a complété un doctorat à l’UQAM. Ses recherches portent sur l’interprétation féministe de la Bible hébraïque.

Hervé Tremblay, o.p., enseigne l’Ancien Testament au Collège universitaire dominicain.

AUTRES LIENS :

1. Dossier Anton Parks :
http://www.orandia.com/forum/index.php?id=128348

2. Dossier VidéOrandia :
http://www.orandia.com/forum/index.php?id=129655

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. Mes commentaires subjectifs, mes spéculations factuelles, fantaisistes [en bleu]
(m’inspirant de Yann Vadnais dans le VOR161001)
. Des extraits [en or]
. Des ajouts, précisions, références, des ajouts [entre parenthèses] pour contextualiser
. Mon résumé en [vert]
. Saut de texte dans l’extrait […]

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LES « QUESTIONS CONTROVERSÉES SUR LA BIBLE »

P(3)58 : Quatorze questions pour quatorze stations du chemin de croix. Prévisible mais de bon aloi.

Intro : La question ouvre, la réponse clôt / Sébastien Doane

En page 5 : C’est la question qui amorce la quête intellectuelle. Elle nous met en route vers des contrées encore inconnues. D’abord bouleversé par cette approche, j’ai accepté de jouer le jeu et de me poser de « vraies » questions. Le malheur (et le bonheur), c’est qu’au lieu de mener à une réponse stable, je voyais qu’une question en suscitait trois autres… Puis, celles-ci conduisaient à plusieurs autres interrogations. Ouf !

1. Bible et science s’opposent-elles ? / Hervé Tremblay

En page 11 : La question cruciale, c'est que les sociétés anciennes étaient préscientifiques alors que la nôtre est scientifique.

P(3)58 : Est-ce que notre société scientifique peut construire une grande pyramide comme celle de Gizeh dont on dit qu’elle était préscientifique ?

En page 16 : En effet, les différents dieux n’étaient pas une multitude de dieux éternels, tout-puissants et omniscients à l’image du nôtre…

P(3)58 : Est-ce que le YWHW de l’Ancien Testament est le même dieu que celui du Nouveau Testament ? Parce qu’il n’était qu’un dieu parmi les autres dans l’Ancien Testament, notamment dans l’histoire deutéronomiste. Et sur la base de quoi on affirme qu’il aurait créé l’univers ?

En page 19 : À mesure que les idées progressaient, on ne détruisait pas les textes plus anciens, mais on ajoutait les nouveaux.

P(3)58 : Ce n’est pas la conclusion des récentes découvertes archéologiques (La Bible dévoilée / Finkelstein & Silberman) au sujet de l’histoire deutéronomiste postexilique qui aurait été changée pour expliquer la déconfiture de Josias en particulier.

Ma conclusion à cette question est que la science et la Bible ne s’opposent pas comme tel, parce qu’elles suivent chacune leur voie propre. Mais se rejoignent-elles ? Voilà la question intéressante.

2. Que dit la Bible au sujet de la création du monde ? / Hervé Tremblay

En page 24 : La vraie question n’est donc pas : « Comment l’auteur savait-il ces choses ? » puisque, à proprement parler, il ne les savait pas. Il faut plutôt demander : « Pourquoi raconte-t-il ces histoires ? »

P3)58 : J’ai relevé cet extrait parce qu’il va dans le sens du propos d’Alain Nyala au Congrès UFO601.

En page 30 : Encore une fois, le texte présente donc bien plus une vision du monde qu’un véritable récit de création.

En page 32 : Disons sans ambages ce que l’on vient de montrer : aucun texte biblique ne parle vraiment de la création de l’univers.

Ma conclusion à cette question est que les textes bibliques ne parlent pas de la création de l’univers, ni de la Terre, ni d’un Dieu universel, mais des origines de l’humanité et des dieux qui en sont les instigateurs, avec les mots de l’époque pour le décrire.

Lien : http://www.elishean.fr/histoire-secrete-de-lhumanite/

Extrait : Le point de vue de Guy Tarade

L’histoire de l’humanité se trouve sans doute résumée et masquée dans la Genèse biblique et les mythologies universelles. Celle que nous a léguée la Grèce antique méritant une attention toute particulière. Un fait est certain, tous ces récits évoquent d’incroyables secrets sur nos origines, voilés sous des allégories.

Les textes nous sont parvenus, enjolivés, tronqués mais bien réels. Tous contiennent des parcelles de vérités devenues aujourd’hui difficilement vérifiables, car l’environnement au sein duquel se jouent ces psychodrames a été bouleversé par de fantastiques cataclysmes.
La Genèse peut être interprétée de trois façons différentes. La première est exotérique, la seconde ésotérique et la troisième matérielle.

Les scribes d’Israël détenteurs des archives oubliées de l’humanité, masquèrent dans leurs écrits une fantastique réalité, qui pendant des siècles échappa aux théologiens et aux savants qui dépouillèrent leurs textes à l’apparence naïve.

Le premier chapitre du livre sacré des Hébreux, le Béreshit est un puits de science qui mérite d’être lu et relu avec attention.

Au paragraphe IX de la genèse, le rédacteur fait dire à l’Éternel :

« Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu et que le sec paraisse. Et cela fut ainsi. YAHVE appela le sec terre, et il appela l’amas des eaux mers. »

Les exégètes estiment que ces quelques lignes sont pleines de sens et qu’elles décrivent notre planète aux premiers temps de sa création. En ces temps, il n’existait qu’un seul continent et un océan primordial. Notre globe n’était pas incliné sur son écliptique de 23°27 comme aujourd’hui. Certains prétendent qu’un satellite de glace ne gravitait qu’à quelques rayons terrestres, sa formation avait eu lieu alors que notre planète n’était encore qu’à l’état d’une nébuleuse et que, sous l’action de la force centrifuge, les corps les plus légers se trouvaient éjectés dans l’espace.

Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé ©

Site : http://lesarchivesdusavoirperdu.over-blog.com/

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source et le site: http://www.elishean.fr/

Copyright les Hathor © Elishean/2009-2017/ Elishean mag

3. Où est rendu le bâton de Moïse ? / Francis Daoust

En page 38 : Mais la question demeure. Qu’en est-il de l’historicité de ces récits bibliques?

[L’Exode, la conquête de Canaan, la monarchie unifiée sous David et Salomon, du XVe au Xe siècle av. notre ère selon la chronologie biblique]

P(3)58 : Je réfère aux récentes découvertes archéologiques de Finkelstein et Silberman relatées dans leur best-seller « La Bible dévoilée », que j’ai résumé, commenté, critiqué et dont voici le lien : http://www.orandia.com/forum/index.php?id=145685

En page 41 : Nous savons de manière certaine grâce à des documents assyriens et néo-babyloniens, que le royaume du nord fut détruit en 821 et celui du sud en 587 av. J.-C.

P(3)58 : Oups, j’imagine que c’est une coquille mais le royaume du nord aurait été détruit non pas en 821 mais vers 722 av. notre ère, soit un siècle plus tard, avec la capture de Samarie sous Osée. [La Bible dévoilée, Éd. Gallimard, Folio Histoire, No 127, p.302]

En pages 42-43, l’auteur, Francis Daoust, reprend l’essence du propos des Finkelstein et Silberman dans leur « La Bible dévoilée » :

Ces chercheurs étaient de brillants érudits, parmi lesquels on compte d’illustres archéologues, épigraphistes et paléographes tels que William F. Albright, George E. Wright et Yigaël Yadin. Leur apport fut majeur. Mais leur approche était biaisée, car elle reposait sur la nécessité de corréler découverte archéologique et récit biblique dans un rapport de justification mutuelle : les découvertes archéologiques servaient à prouver la véracité du texte biblique, et le texte biblique était utilisé pour expliquer les découvertes archéologiques réalisées.

À partir des années 1970, un nouveau vent commença à souffler sur le monde de l’archéologie en Israël. De plus en plus, les fouilles s’effectuaient indépendamment du texte biblique. Cette approche, plus neutre et libérée des contraintes imposées par la nécessité de corroborer le texte biblique, s’est avérée bien plus féconde, car elle permit de comprendre beaucoup mieux le monde dans lequel les récits de la Bible ont vu le jour. Le regard qu’elle jeta sur les découvertes archéologiques révolutionna notre connaissance de l’Ancien Testament.

[Je vous réfère encore une fois au livre « La Bible dévoilée », Éd. Gallimard, Folio Histoire, No 127 et à mon lien http://www.orandia.com/forum/index.php?id=145685 ]

P(3)58 : Tiens donc ! Francis Daoust relate le leitmotiv de ceux qui défendent l’intégrité biblique en page 46 : « L’absence de preuves n’est pas la preuve de l’absence. » , et que j’avais souligné dans mon résumé du livre d’Israël Finkelstein « Un archéologue au pays de la Bible » : in absentio http://www.orandia.com/forum/index.php?id=145938

Il poursuit : Aussi important soit-il pour la foi juive et chrétienne, l’exode ne peut tout simplement pas s’être déroulé comme le rapporte la Bible.

Pour l’essentiel, Francis Daoust reprend les grandes lignes du livre « La Bible dévoilée ». Je diverge cependant sur sa conclusion. Le Dieu qu’il tient en haute estime n’est pas à la hauteur de la situation puisque quand il parle, ce sont les ventriloques deutéronomistes qui parlent. Dès lors, on comprend pourquoi que cette alliance faite à Abraham, était factice. Ce YHWH qui doute de ses propres choix au point de mettre à l’épreuve Abraham et Jacob. Le dilemme entre les bergers d’Abraham et ceux de Lot. La rivalité entre les frères jumeaux Esaü et Jacob. Tout ça va engendrer d’éternels conflits en Canaan. Les fils de Jacob qui complote contre Joseph au point de vouloir de tuer mais se résignent à le vendre. Puis la famine qui amène l’exil en Égypte. Puis les Hébreux pris en grippe par un pharaon. Les épreuves. L’exode. La conquête de Canaan qui autorise des massacres. C’est ça le Dieu bon, tout-puissant !? Il a plutôt le profil du parfait psychopathe. Mais ça ne décrit pas YHWH ; ça décrit les deutéronomistes et leurs visées.

Francis Daoust parle d'un regard théologique au lieu d'une fabulation ; les deutéronomistes, particulièrement sous Josias, parlent d’idéologie pour soutenir leurs ambitions géopolitiques nationalistes. Et ça ressemble drôlement aux Sionistes d’aujourd’hui en Israël. Si la tendance se maintient, phrase éculée que je reprends, après la destruction d’Israël (-722), de Juda (-587), l’Israël (2017) d’aujourd’hui fait tout pour arriver au même résultat en s’inspirant des deutéronomistes. Jamais deux sans trois, malheureusement. Ils ont aussi les mêmes dispositions pour le peuple « élu ». Faut pas croire que Josias, considéré comme un bon roi, à l’égal de Moïse, de David, n’a pas traité différemment la peuplade de Canaan, particulièrement en Judée et dans ce qui restait de l'ancien royaume d'Israël, du traitement fait aux Palestiniens par les Sionistes d’Israël. C'est du copié-collé.

Dans cette première partie, mes premières impressions et constatations sont que tout dépend sur quelle base on tente d’interpréter, d’appréhender la Bible. Va falloir que les savants et exégètes révisent leur a priori et changent leur approche de la même façon que l’archéologie l’a fait à partir des années 1970.

J’en tiens pour preuve et / ou exemple la partie de l’Exode et l’adoration du veau d’or. Pas besoin de la tête à Papineau pour comprendre que d’y adhérer, défie le bon sens commun, le jugement et le discernement. C’est complètement invraisemblable et incohérent qu’un peuple témoin de miracles et ainsi sauvé, se mettent soudainement à vénérer une autre déité en créant un veau d'or. Pourtant, cette évocation véhicule certainement une information encryptée. C'est là que les savants, les exégètes devraient s'inspirer de Roger Sabbah pour trouver des explications qui tiennent la route. Personnellement, j’aime l’explication de Roger Sabbah. Elle se trouve de 2H38:34 à 2H45:29 du vidéo qui nous explique pourquoi Moïse serait en fait Ramses premier.

Et d’autre part, la principale problématique c’est que les religions ne s’ajustent pas sur l’archéologie et le travail des savants, des exégètes. Elles sont dans le déni total et continue de soutenir aveuglément le contenu des textes bibliques. Et comme les croyants sont plus en communication avec les autorités religieuses qu’avec les recherches récentes archéologiques, que ces mêmes croyants ont été endoctrinés depuis leur enfance, l’ère « post-factuelle religieuse » continue sa domination même si on se dit laïc. On préfère d’emblée se raconter encore cette « histoire ».

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L'ALERTE LAMBERT à Panthère
http://www.orandia.com/forum/index.php?id=206908

P(3)58

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