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Mauro Biglino "Il n'y a pas de création dans la Bible" Intro

par panthère58, mercredi 12 avril 2017, 16:35 (il y a 2655 jours) @ panthère58

:-) IL N’Y A PAS DE CRÉATION DANS LA BIBLE
La Genèse nous raconte une autre Histoire

Critique personnelle, objective et subjective : Partie 1 / Intro

Bibliographie de Mauro Biglino en français :

1. La Bible comme vous ne l’avez jamais lue
2. Le Dieu de la bible vient des étoiles
3. Il n’y a pas de création dans la Bible
4. La Bible n’est pas un livre sacré

[image]

© 2012 Uno Editori

Macro Éditions, 2016, 300 pages, en excluant les annexes, bibliographie et table des matières
Collection « Savoir Ancien »

À l’endos du livre : Mauro Biglino, traducteur sans dogme de la Bible telle qu’elle est transcrite dans le Codex de Leningrad, nous livre là, mot après mot, phrase après phrase, ce qui fut réellement décrit par les témoins des événements sur notre planète il y a des milliers d’années. Il est temps que les mots parlent.

La Bible évoque-t-elle vraiment la création du Ciel et de la Terre, ou, dès le premier verset de la Genèse, nous raconte-t-elle une autre histoire ?

La Bible parle-t-elle de génie génétique ?

Pour créer Ève, les Elohim ont-ils pratiqué une intervention chirurgicale ?

A-t-on vraiment pris une côte à Adam ?

Adam et Ève sont-ils vraiment les ancêtres de l’humanité ?

Le kevod et le ruach étaient-ils réellement la « gloire » et « l’esprit », ou s’agissait-il plutôt de moyens technologiques ?

Pourquoi l’or des juifs intéressait-il Yahvé et Moïse ?

Languettes intérieures : La Bible a-t-elle écrit « gloire du Seigneur » pour désigner ce qui se cache dans la « nuée » qui plane au-dessus du désert, visible de tout le peuple de Moïse ? Non, le texte hébreu évoque un « objet lourd volant ».

Les « chérubins » sont-ils bien ces angelots que nous décrit le texte biblique ? À aucun moment. Le texte hébraïque parle à leur propos d’une « arme » capable de brûler celui qui s’approche de « l’Arche », ou, en un autre contexte, de « machines volantes ».

Yahvé a-t-il, « au commencement », « créé » le Ciel et la Terre ? Grammaticalement, syntaxiquement, sémantiquement, non ! Le mot hébreu bara, « fabriquer », ne renvoie à aucune espèce de miracle divin ni à un univers créé à partir de « rien ». Dès lors, « créer » l’homme, au pied de la lettre hébraïque, ressemble fort à une « opération » au sens chirurgical, non pas à un acte divin.

Vous découvrirez comment ce qui est considéré et présenté comme la volonté de Dieu par excellence, la « création à partir de rien », se limite à l’une des nombreuses interventions techniques et résolument matérielles entreprises par ces individus nommés Elohim.
&
Mauro Biglino, chercheur dans le domaine de l’histoire des religions, approfondit depuis près de trente ans l’étude de ce qu’on nomme les « textes sacrés » convaincu que seules la connaissance et l’analyse directe de ce qu’ont écrit les rédacteurs antiques aident à comprendre véritablement la pensée religieuse formulée par l’humanité au cours de son histoire. Par les connaissances linguistiques et philologiques qu’il a acquises grâce à l’étude de l’hébreu massorétique, ainsi que sa maîtrise des langues grecques et latine, il est devenu le traducteur officiel des Edizioni San Paolo, qui ont publié 17 livres de l’Ancien Testament traduits par ses soins à partir de la Biblia Hebraica Stuttgartensia, version imprimée du Codex de Leningrad. Après plusieurs années de collaboration avec cette maison d’édition, il a décidé de proposer une version littérale et philologique de l’Ancien Testament, dans le but de se rapprocher le plus possible du message d’origine de ceux qui l’ont compilé.

AUTRES LIENS :

1. Dossier Anton Parks :
http://www.orandia.com/forum/index.php?id=128348

2. Dossier VidéOrandia :
http://www.orandia.com/forum/index.php?id=129655

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. Mes commentaires subjectifs, mes spéculations factuelles, fantaisistes [en bleu]
(m’inspirant de Yann Vadnais dans le VOR161001)
. Des extraits [en or]
. Des ajouts, précisions, références, des ajouts [ ] pour contextualiser
. Mon résumé en [vert]
. Saut de texte dans l’extrait […]

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INTRODUCTION

L’auteur parle de l’usage abusif des possibilités interprétatives de l’allégorie, de la métaphore ou du mythe face à l’inexplicable, et souvent utilisé pour faire contrepoids aux parties du texte qui sont en opposition avec la doctrine.

Ça reprend ce que j’ai relevé dans ma critique sur le livre « Questions controversées sur la Bible », en pages 217, 219 et 220, http://www.orandia.com/forum/index.php?id=146196 où on justifie cette approche parce que la vérité événementielle serait souvent trop « insaisissable » ou pour des faits perçus comme « invraisemblables ».

À ce titre, il donne l’intéressant exemple du terme pluriel « Elohim » traduit au singulier. Sauf dans le Psaume 82, où « Elohim » devient « juges » tout en conservant son pluriel. Il relève aussi l’emploi herméneutique du mystère, capable de faire tout accepter sans rien expliquer.

En page 16 : Les Elohim bibliques ne sont pas un « Dieu » unique, comme le soutient la théologie depuis deux mille ans, mais une pluralité d’individus en chair et en os. Une multiplicité que l’Ancien Testament met en évidence clairement et sans équivoque.

En pages 11-12 : Le terme [Elohim] contient la désinence hébraïque du pluriel mais, au fil des chapitres, il est souvent combiné à un article et/ou un verbe au singulier. C’est ainsi que procède la Bible, et j’en ai suivi le modèle, de façon à attribuer l’action à « celui », parmi les Elohim, qui a conclu le pacte d’Alliance avec Moïse et le peuple rassemblé par ses soins.

Son approche des textes consisterait à susciter une compréhension davantage linéaire, simple, littérale, concrète et cohérente. Il partage ses découvertes, et non une vérité absolue. Pour ce faire, il explique comment il présente sa démonstration dans le livre tout en gardant toujours ouverte la discussion comme le voudrait le Talmud « la Torah n’est pas dans les cieux ».

En page 8 : Précisons donc pour les chercheurs universitaires que mon texte ne prend pas en compte l’hypothèse que telle expression doive être considérée comme une « proposition relative paronomastique » ou une « proposition avec un antécédent nominal » ou encore une « proposition avec un sens corrélatif »…

Je ne suis pas non plus soucié d’établir la priorité ou non de la valeur sémantique par rapport à l’aspect grammatico-syntaxique, à laquelle s’intéresse souvent l’exégèse traditionnelle. J’ai surtout cherché à lire le texte armé de la conviction que ceux qui l’ont écrit ne se posaient pas de questions de ce genre.

En page 9 : Il s’agit bien évidemment d’un choix personnel et donc discutable, mais il est délibéré et déclaré afin de clarifier pour le lecteur une caractéristique de ce travail qui tend à privilégier la vision synoptique [qui permet de voir un ensemble d’un seul coup d’œil, qui donne une vue générale], au contraire de la « chirurgie philologique » [étude de ses différents manuscrits, de leur transmission, des variantes] qui se consacre à une analyse spécifique. Dans ce but, il est loisible de regrouper certains passages bibliques à titre d’exemple dans un même chapitre afin de mettre en lumière les correspondances de contenu et d’identifier les passages susceptibles de se confirmer mutuellement. Le tout dans un cadre qui se construit lentement au fil des recherches.

CHAPITRE 1 : De quoi parlons-nous ?

L’auteur parle des différentes clés de lecture [PaRDeS] pour interpréter la Bible : théologiques, allégoriques, métaphoriques, théosophiques, anthroposophiques, ésotérico-initiatiques, psychanalytiques.

En page 14 : Conservons donc l’hypothèse que le premier, littéral, possède une valeur jusque-là méconnue, pour ne pas dire souvent délibérément niée et omise, à cause de son caractère inacceptable pour une majorité de lecteurs fidèles à la pensée traditionnelle.

Pour légitimer son hypothèse, il cite, entre autre, le Dr. Jeffrey H. Tigay, professeur de langue et littérature hébraïques et sémitiques à l’université de Pennsylvanie, à Philadelphie, « la Torah ne se veut pas métaphorique ».

En page 15 : On comprendra donc comment la pensée théologique a agi dès le premier verset de la Genèse dans son intention de transformer un recueil de chroniques en un livre de spiritualité religieuse.

L’auteur considère que la Bible contiendrait des informations sur nos origines, sur des technologies. Il définit les Elohim selon différentes cultures, civilisations, et leurs interactions avec l’humanité, humanité qu’ils auraient manipulée génétiquement.

CHAPITRE 2 : L’El nommé Yahvé et le moyen de transport

L’accent est mis sur les moyens de transport des Elohim à partir principalement des expressions suivantes qu’il explicite : [kavod], [ruach] et [rechev, merkavah], et qu’il relie à des extraits bibliques.

1. [kavod]

Dans son livre, il procède ainsi : il met le terme qui vocalise la racine hébraÏque : par exemple, la racine consonantique כבוד se vocalise [kavod] (poids, masse, force), dont l’adjectif est [kaved]. Il y associe les différentes significations. Ce terme a été traduit par « doxa » dans la Septante grecque, qui signifie « gloire » dans les langues modernes.

En page 22 : La traduction de ce vocable a toujours été conditionnée par la vision traditionnelle de la divinité, qui ne correspond cependant pas à la représentation des Elohim présente dans l’Ancien Testament : ils étaient en effet tout sauf des êtres spirituels. L’élaboration théologique fantaisiste a dénaturé la signification du terme jusqu’à en faire la représentation de l’immanence ou d’une forme particulière de manifestation du « Dieu » : cette variation de sens provient exclusivement de la nécessité ressentie par les théologiens de trouver une manière de concilier le terme [kavod] avec l’idée de Dieu qu’ils ont artificiellement construite.

Toujours dans cet exemple de [kavod], il explique comment non seulement les théologiens chrétiens mais aussi les massorètes de la tradition hébraïque auraient eu cette tendance à tout spiritualiser.

En page 23 : Ce qui était lourd est donc devenu glorieux à travers un parcours conditionné par des formes de pensées qui ne correspondent probablement pas aux intentions réelles des auteurs bibliques.

Dans la suite des choses, l’auteur relie le terme [kavod] à son équivalent [kabod] dans le suméro-akkadien avec la référence au chercheur (Alessandro Demontis), qui provient de l’hébreu biblique [kabad]. Puis il remonte au terme akkadien « KABATU » qui mène au « DUGUD » sumérien avec son signe cunéiforme.

En page 27 : Si l’on remonte au terme originel sumérien, d’où provient l’akkadien et dont découle à son tour l’hébreu, nous voilà confrontés à trois définitions du terme qui mettent en avant une notion de poids, non de gloire et, dans l’unique cas où cette idée de poids est vue par elle-même comme une extension (dans le cas de Prince), cette extension ne provient pas d’une idée de « grandeur ou importance » mais de quelque chose qui « pèse » sur le jour.

Il termine sur [kavod] avec les racines hébraïques, les vocalisations et les significations que l’on retrouvent dans le « Dictionnaire d’hébreu et d’araméen biblique » de la Société biblique britannique. Il identifie verbe(s) et substantif(s).

Après, il enchaîne avec les vocables : [ruach] (vent, souffle, respiration), qui aurait pris le sens « d’esprit » dans la pensée théologico-spiritualiste. Et il procède de la même façon que pour [kavod]. Mais pour lui, c’est le contexte qui prime, qui confirme les différentes significations de l’expression.

Dans le cas de [ruach], il remonte au pictogramme du son « TUA » de la culture suméro-akkadienne et qui s’apparenterait à un phénomène ovni, en se référant au R.I.V. (Res Inexplicata Volans) du Lexicon recentis latinitatis, publié par la Libreria Editrice Vaticana, dans lequel le Vatican y aurait inséré des termes qui renvoient au milieu spatial. Comme les langues antiques sont difficiles à cerner, et qu’elles impliquent une certaine marge d’erreur dans l’interprétation, il préfère donc procéder par hypothèses. De même avec les écrits bibliques. Hypothèses qui dynamisent l’étude de ces textes et les font avancer, progresser vers une vérité probable, ce que je dénomme le « vraisemblable ».

Suit les expressions : [rechev, merkavah] qui se rapprochent de char comme moyen de transport et dont la racine serait [rachav] (l’acte de monter à cheval).

En page 31 : Le char de guerre traditionnel est le plus souvent identifié par la racine [rechev].

Il montre des exemples de la « gloire » [kavod] de Yahvé dans la Bible, qu’il détaille, et qui soulèvent beaucoup de questions et des incohérences si on s’en tient aux significations de la doctrine et de la théologie. Alors que le contexte, lui, est des plus explicite.

. Exode 33:7 et suiv.
. Exode 19:18 et suiv.
. Exode 24:15-17
. Exode 40:36-38
. Nombres 9:15-23
. Nombres 16:19 et suiv.
. Nombres 17:7
. Deuxième livre des Chroniques 7:1 et suiv.
. Ézéchiel

2. [ruach]

Il fait de même avec l’expression [ruach] (selon le contexte, tantôt signifiant « ovni », tantôt signifiant « souffle vital »). Il procède de la même façon avec des extraits bibliques. De même, le terme « chérubin » renverrait à un aspect mécanique.

. Livre de la Genèse
. Premier et deuxième Livre des Rois
. Deuxième Livre de Samuel

En pages 44-45, il fait une digression intéressante sur le concept du « sacré » dont le sens original a changé après avoir fait l’objet d’un traitement théologique et/ou spiritualiste. On parle de « matérialisme sacré ». Je fais le lien avec les « hyliques », la gnose, les « Archontes », du VOR170401.

3. Finalement, il répète le même exercice avec les termes : [rechev, merkavah]

. Zacharie

En page 83 : Nous ne devons pas oublier que Zacharie appartenait probablement au premier groupe de rapatriés après l’exil à Babylone : il exerça son activité de prophète de la deuxième à la quatrième année du règne de Darius 1er…

En page 77 נָבִיא (nabi) se prononce [navi] : prophète : Le prophète est donc celui qui parle dans le but de divulguer la parole et les volontés de son commanditaire.

En page 84 : Compte tenu de l’ensemble des éléments mis en évidence , je suis en mesure de déclarer aujourd’hui que les caractéristiques définies par les quatre termes propre à cet objet [kavod, ruach, rechev, merkavah], nous renvoient à un transport aéromobile, ou du moins aux véhicules spatiaux que nous connaissons bien : il s’agit d’un objet lourd qui se déplace dans les airs et crée du vent, et transporte hommes et marchandises.

Ici survient une problématique dans sa démonstration : l’archéologie moderne, récente, remet complètement en question l’histoire des patriarches, l’Exode, la Conquête de Canaan, la monarchie unifiée sous David et Salomon. Les archéologues Finkelstein et Silberman indiquent toutefois qu’il est fortement probable que ces textes écrits par les deutéronomistes sous Josias, rapportent des faits d’un lointain passé, adaptés au goût du jour pour les besoins nationalistes du royaume de Juda de la fin du VIIe siècle av. notre ère, et sans compter les modifications apportées les siècles suivants. De même le chercheur indépendant Roger Sabbah a développé sa propre théorie sur l’Exode. Alors analyser des textes qui reprennent une tradition orale, qui ont été adaptés, corrigés, ça devient délicat. Sinon, sa démonstration, sur le fond, est intéressante, intelligente, « vraisemblable ».

L’approche et les explications de Mauro Biglino nous permet de mieux comprendre les différentes façons d’appréhender les récits bibliques et les divergences qu’elles provoquent. À chaque fois qu’on s’intéresse à une lecture de la Bible basée sur des hypothèses ou des théories plus pragmatiques, on diminue le risque de se faire manipuler par des interprétations théologico-spiritualistes qui ne reposent que sur la croyance propre.

En pages 58-59 : Permettez-moi cette digression sur un texte qui fait montre souvent de différences importantes : il s’agit de la version grecque de la Bible, la Septante. […] Les auteurs alexandrins disposaient d’autres sources et, dans leur version, le verset semble plus développé…

Ça vient corroborer les dires de Roger Sabbah sur la Septante grecque. Par contre, Biglino ne peut expliquer ces « sources » mais s’en sert pour sa démonstration. Et ça semble bien s’y insérer.

Pourquoi quand je lis Biglino j’ai l’étrange sensation qu’on fait honneur à mon intelligence alors que dans les interprétations allégoriques, métaphoriques, ont fait appel à ma naïveté, ma crédulité ? Ça dit tout !

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L'ALERTE LAMBERT à Panthère
http://www.orandia.com/forum/index.php?id=206908

P(3)58

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