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LES SECRETS DE L'EXODE des frères Messod et Roger Sabbah 4

par panthère58, dimanche 11 février 2018, 20:16 (il y a 2350 jours) @ panthère58

:-) LES SECRETS DE L’EXODE
L’origine égyptienne des Hébreux


Critique personnelle, objective et subjective


[image]

© Seld / Jean Cyrille Godefroy, octobre 2000
Format éditions « Le Livre de Poche » : septembre 2015
567 pages

Auteurs : MESSOD ET ROGER SABBAH


AUTRES LIENS :

1. Dossier Anton Parks :
http://www.orandia.com/forum/index.php?id=128348

2. Dossier VidéOrandia :
http://www.orandia.com/forum/index.php?id=129655

3. Télésérie SMALLVILLE :
http://www.orandia.com/forum/index.php?id=147009

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. Mes commentaires subjectifs, mes spéculations factuelles, fantaisistes [en bleu]
(m’inspirant de Yann Vadnais dans le VOR161001)
. Des extraits [en or]
. Des ajouts, précisions, références, des ajouts [ ] pour contextualiser
. Mon résumé en [vert]
. Saut de texte dans l’extrait […]

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CHAPITRE 11 : AARON EST-IL HOREMHEB ?

Sous-titres :

. Le nom d’Horemheb / Demain fête pour Adonaï
. Aaron et Horemheb collecteurs d’impôts
. Retourner en Égypte… / La révolte de Qorah
. Car Aaron est Pharaon
. Le veau d’or / Naissance d’un pharaon
. Les juges

En page 421 : Les éléments de la titulature du pharaon Horemheb ont servi de base pour mettre en scène les personnages bibliques.

Lien pour « titulature » :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Titulature_royale_dans_l%27Égypte_antique

Extrait : Dans l'Égypte antique, la titulature royale est l'ensemble des noms officiels par lesquels un pharaon est désigné dans les textes légaux et les grandes inscriptions dédicatoires. La titulature du roi d'Égypte se compose de cinq « Grands Noms », chacun formé d’un titre suivi d’un nom proprement dit. Ces cinq appellations définissent la nature royale et constituent en même temps une idéologie du pouvoir. L'usage de la titulature se met en place dès l'aube de la monarchie pharaonique et perdure jusqu'à la fin de l'institution au moment de l'incorporation de l'Égypte dans l'Empire romain.

À partir du Moyen Empire égyptien, les cinq noms se suivent dans un ordre canonique et invariable. Les quatre premiers sont attribués à l'occasion du couronnement. Le nom d'Horus est le plus ancien titre attesté par les sources. Dès l'époque prédynastique, il place le détenteur de la charge royale sous la protection du dieu faucon Horus ; une très ancienne divinité céleste et solaire adorée à Nekhen. Ce nom s'inscrit invariablement dans le serekh qui est l'image stylisée du palais royal. À partir de la Ire dynastie, le nom de Nebty ou des Deux Maîtresses place le roi sous la protection de Nekhbet et Ouadjet, les déesses vautour et serpent protectrices de la Haute et Basse-Égypte. À partir de la IIIe dynastie, le nom d'Horus d'or associe le dieu Horus à l'éclat de l'or. Il s'agit d'une évocation de la brillance de l'astre diurne dans le ciel mais aussi une référence voilée au dieu Seth par ailleurs surnommé « Le doré ». Dès la Ire dynastie, le nom de Nesout-bity fait référence à la royauté en tant qu'institution divine et pérenne (nesout) mais aussi en tant que charge éphémère (bity) exercée par un mortel. Ce nom s'inscrit dans un cartouche et a la préférence des Égyptiens lorsque le pharaon n'est désigné que par un seul de ses titres.

Le nom de Sa-Rê ou Fils de Rê, en usage à partir de la IVe dynastie, est le nom de naissance du prince héritier, attribué par sa mère dès le premier jour de son existence. Comme le précédent, ce nom se trouve inscrit dans un cartouche à partir de l'intronisation. C'est aussi le nom auquel les égyptologues ajoutent un nombre romain (Amenhotep III ou Ramsès II par exemple) afin de distinguer les monarques entre eux au sein d'une même dynastie. Cette pratique, totalement ignorée des Anciens Égyptiens, est un mode de désignation commode. Aussi, se trouve-t-il invariablement utilisé dans les livres de vulgarisation à l'adresse du grand public.

Chaque titulature est élaborée par un collège de prêtres au moment de l'accession au trône. Elle est ensuite officiellement promulguée et diffusée auprès des différentes autorités subalternes du pays. Dès la mise en place de l'écriture hiéroglyphique, les scribes ont fait œuvre d'archivistes. On possède ainsi des listes nominales plus ou moins exhaustives sur papyrus et sur pierre. Certaines se trouvent gravées au sein des temples dans le cadre du culte funéraire royal. La monarchie pharaonique s'est fortement appuyée sur certaines valeurs fondamentales et les titulatures sont le reflet de ce fait idéologique. Plusieurs concepts ont sans cesse été mis en exergue comme la piété envers le dieu solaire, le principe de la dualité monarchique, l'attachement à la Maât (ordre social et cosmique), l'entretien des forces vitales ou le combat face aux forces hostiles.

Se basant sur la double cartouche royale d’Horemheb, les auteurs la décortiquent pour légitimer leur assertion qu’il est le Aaron biblique. De même, ils donnent un sens surprenant à la « Myriam » et le « Hor » bibliques qui accompagnent Aaron.

En page 426 : La véritable prononciation d’Horus serait Hor…

En page 430 : Les paroles de Dathân et Abiram, prêtres et notables, sont explicites : le pays où coulent le lait et le miel est l’Égypte.

La révolte (Aaron ?) contre Moïse dans le désert, qui ne s’expliquent point selon les miracles qui auraient été pourtant accomplis, est bien expliquée. De même les châtiments qui en découlent. Les auteurs donnent vraiment un sens à l’Exode biblique en nous dévoilant les références égyptiennes qui le sous-tendent et qui lui donnent un sens vraisemblable.

En page 435 : Les versets bibliques furent traduits par les hellénistes au début de l’ère chrétienne. La langue maîtresse était l’araméen, l’hébreu antique n’était plus parlé depuis longtemps. L’origine égyptienne de l’écriture biblique appartenait déjà à un passé révolu. La traduction grecque à partir du texte hébreu en souffrit, car plusieurs expressions et mots hébraïques avaient perdu leur sens originel. Une lecture simple, mot à mot, pouvait cependant cacher un fait historique.

Et les auteurs en donne un exemple avec le culte du « veau d’or ».

En page 437 : Pendant l’absence de Moïse, Aaron-Horemheb était devenu pharaon. À la mort de Aï, Horemheb avait devancé Ramessou en se faisant couronner pharaon.

On y explique l’ascendance que procure le « bâton sacré » pour l’accession au trône en Égypte.

L’Exode mené par deux frères généraux, Parmessou (Moïse) et Horemheb (Aaron) tourne au vinaigre lors du décès de Aï (le pharaon oublié) pour sa succession. Le culte du veau d’or symbolise le désir des exilés de revenir au culte d’Amon pour pouvoir revenir en Égypte, leur « paradis terrestre ».

En page 442, extrait pour Dr. MK Ultra et autres qui ne regardent pas dans la bonne direction pour la lignée dite « davidique » : Horemheb, frère probable de Ramsès Ier, fut nommé pharaon grâce au droit d’aînesse. Au préalable, promu gouverneur du royaume par Toutankhamon (sous l’égide de Aï), il est représenté en tenue de Grand prêtre, portant le vase d’huile d’onction. Il reçoit les colliers d’or, le châle ou vêtement sacré, ainsi qu’au autre vase d’huile sainte, destinés à confirmer sa nouvelle charge. Les prêtres l’acclament et se prosternent devant lui.

Alors si Grand Monarque il y a, la lignée dite davidique serait égyptienne remontant à Horus (Osiris/Enki/Ptah) et Isis.

En page 443 : La qualité de Grand prêtre attribuée à Aaron permet de comprendre pourquoi Moïse ne l’a jamais sanctionné dans le récit biblique. La description des vêtements sacrés d’Aaron et sa fonction sacerdotale le situent hiérarchiquement au-dessus de Moïse.

CHAPITRE 12 : MOÏSE EST-IL RAMSES Ier ?

Sous-titres :

. Ramses Ier sépare les eaux
. Sauvé des eaux / Car des eaux je l’ai retiré - Car avec Amon je l’ai enfanté
. Le buisson ardent
. Les deux signes de Aï
. Le bâton de Moïse / Le voile de Moïse
. Aï et Moïse recherchent la considération de l’Égypte
. Le commandement
. Le Tav
. Le doigt de Dieu
. L’homme à la main puissante / Les bras de Moïse
. L’autre côté du fleuve / Depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, l’Euphrate
. La tombe d’Aaron et la tombe de Moïse
. Les quarante jours
. Mont Sinaï ou tombe de Aï ? / Les tables brisées de Aï

Les auteurs nous démontrent que la tombe de Ramses Ier recèle une explication vraisemblable sur Moïse et la séparation des eaux.

En page 450 : La légende de Moïse, prince sauvé des eaux, fut empruntée comme tant d’autres à la Mésopotamie et à l’Égypte.

Les auteurs font le point sur les racines égyptiennes du nom « Moïse ». On se réfère à la cartouche de Ramses Ier pour corroborer les versets bibliques qualifiant « Moïse ».

En page 453 : Moïse est un être princier, lumineux, voguant sur une arche parmi les roseaux d’un fleuve de lumière, conformément à Pharaon selon les Textes des Pyramides.

L’Égyptien tué par « Moïse » (le général Ramessou, qui deviendra Ramses Ier), serait-il Akhénaton ? Les auteurs expliquent pourquoi ils prennent sérieusement en considération cette possibilité.

En page 459 : Les textes bibliques évoquent Moïse et Aaron utilisant la magie devant Pharaon et ses sages. Les versets se réfèrent aux anciennes croyances égyptiennes sur la puissance de Pharaon. Dans les Textes des Pyramides, le bâton est symbole de pouvoir et de vie éternelle. Celui-ci, représenté par le sceptre, incarne l’unicité, l’autorité, la justice Mâat ainsi que la connaissance Thot.

D’autres informations complémentaires viennent sur ce fameux bâton de Moïse et changent notre perception sur les versets bibliques le concernant.

En page 462 : Les prêtres yahouds transposèrent dans la Bible les souvenirs du serpent, du bâton, des cornes et des rayons de lumière (Râ), que l’on retrouve dans la tombe d’Horemheb et Ramses Ier.


Lien vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=8lQ5ZF0odX8&feature=youtu.be

Extrait VOR180203 sur le sujet des écoles de mystères à 0H55:14 :

Claude-Gérard Sarrazin : « Officiellement, lorsque l’empire romain est devenu chrétien, mais ce n’est pas le christianisme de Jésus-Christ, c’est un christianisme plus normal comme on connaît, plus règlementaire, ils ont fermé les écoles de mystères et tous les temples grecs, romains, et surtout égyptiens, puisque tout venait de l’Égypte. Les Grecs ont été initiés en Égypte. »

Sur les commandements, en page 466 : En dehors de l’interdiction d’avoir plusieurs dieux, de fabriquer des images, les écrits hiéroglyphiques démontrent que les commandements existaient dans la sagesse égyptienne. […] Les « caractères divins » sont des hiéroglyphes puisque l’hébreu écrit n’existait pas au moment de l’exode.

Les auteurs parlent du lien entre la lettre « Tav » et Hathor et des analogies entre Hathor et Thora. Hathor, qui est presque l’anagramme de la Thora. Ils mentionnent aussi, toujours en s’appuyant sur des preuves, que la symbolique égyptienne de la « main puissante » se retrouve à plusieurs occasions dans des versets bibliques. Ils expliquent de quoi il en retourne avec les « bras » de Moîse et les expressions « de l’autre côté du fleuve » et « mort sur la montagne ». De même, du point de vue de l’égyptologie, on nous démontre à quoi correspond l’absence de Moïse qui profite à Aaron. De même, on fait un lien entre les « cailles » et les tribus d’Israël, et ensuite entre les tables brisées de Moïse et les cartouches brisées dans la tombe du pharaon Aï. Finalement, on parle des prêtres artistes parmi les exilés qui obtiennent la faveur de pouvoir revenir en Égypte.

CHAPITRE 13 : JOSUÉ EST-IL SÉTHY Ier ?

Les auteurs nous expliquent la signification égyptienne de « fils de Noun » pour les pharaons en lien avec le Josué biblique. Puis ils établissent un parallèle entre la campagne [militaire] de Sethi Ier et la campagne de Josué, de même qu’entre les stèles de ceux-ci.

En page 506 : La puissance égyptienne n’aurait jamais permis les campagnes bibliques de Josué, à moins que celui-ci ne fût son allié.

Puis les auteurs évoquent le lien égyptien qui caractérise le caractère hébraïque « Zaïn », les trompettes d’argent et les guerres meurtrières de la Bible.

CHAPITRE 14 : L’ÂNESSE DE BALAAM

En page 518 : Depuis le serpent de la Genèse aucun animal n’a parlé dans la Bible.

Les racines de Balak, du prophète Balaam, de l’ânesse et de l’ange de cet épisode de l’Exode évoquent encore un lien direct avec l’Égypte, et le premier commandement.

En page 522-523 : La période biblique est à l’origine de l’immense tournant pris par la civilisation égyptienne, tentant d’échapper au monothéisme en le transférant à Canaan. Elle aurait sans doute pu réintégrer les prêtres dans l’orthodoxie amonienne, si la compassion demandée par les exilés avait touché le cœur de l’autorité.

CHAPITRE 15 : L’EXODE MASSAÏ

En page 526 : Il existe un peuple aux traditions millénaires, vivant au Kenya et en Tanzanie, ayant gravé en son passé une histoire analogue à celle de la Bible : les Massaïs. Comment les Massaïs ont-ils épousé un monothéisme biblique avec des noms divins analogues aux dieux égyptiens ?

Les auteurs soulèvent la possibilité qu’il y ait eu deux exodes : l’un vers le Nord et l’autre vers le Sud.

Leur argumentation est surprenante !

En page 534 : Peuple ignoré de l’exode biblique, les Massaïs ne font pas moins partie intégrante de l’exode historique. Présents à Akhet-Aton, ils furent, comme les Yahouds monothéistes, contraints d’accepter un compromis territorial avec le Roi-Dieu régnant, le Divin Père Aï.

En page 535 : Le nouveau roi Semenkharé, décrit comme le pharaon « qui n’avait pas connu Joseph », ne put empêcher le plus grand drame humain de l’histoire de l’Égypte : l’exode des peuples monothéistes.

CHAPITRE 16 : LE PHARAON DE LA PAIX

En page 538 : Les nombreuses similitudes entre Bible, tradition orale, commentaires des sages et l’histoire de l’Égypte, témoignent de l’existence d’une première Torah hébraïque disparue.

Semenkharé a payé de sa vie en tentant de réconcilier les cultes amonien et atonien pour empêcher « l’Exode biblique ».

En page 539 : Presque inconnu, désireux de perpétuer la tradition monothéiste, Semenkharé s’est opposé au départ des prêtres yahouds. Il rechercha ardemment un compromis avec l’Égypte amonienne ; c’est pour cela qu’il quitta sa capitale Akhet-Aton, où il vivait en sécurité. Il se rendit vulnérable en allant à Thèbes, fief du Divin Père Aï. Comme le pharaon de la Bible « qui n’avait pas connu Joseph », Semenkharé ignorait les ambitions du Divin Père et de ses « neveux », les généraux Horemheb (Aaron) et Parmessou (Moïse). En dehors d’Akhet-Aton, le pouvoir politique appartenait déjà depuis longtemps à la famille du Divin Père Aï.

Les auteurs abordent le sujet de « l’arche sainte » en lien avec la tombe de Toutankhamon. Puis, ils portent leur regard final sur ce qu’il dénomme « l’hérésie monothéiste amarnienne » d’Akhénaton.

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ENTREVUE AVEC ROGER SABBAH

LIEN SOURCE : http://jkanya.free.fr/Texte15/messagecache020215.pdf

On a découvert le message caché de la Bible

Publié le 26/11/2000

Activités et Loisirs – HISTOIRE

Les Hébreux étaient des Egyptiens adorateurs du dieu Aton. C'est ce qu'ont découvert deux chercheurs français. Une hypothèse pressentie, au siècle dernier, par Champollion.

Cette découverte fera du bruit. Elle agace, déjà, le milieu scientifique - historiens et archéologues -, et trouble le monde religieux. Le bruit court que les agents de Steven Spielberg en ont eu vent outre- Atlantique et que le grand cinéaste pourrait porter à l'écran « Les secrets de l'Exode », l'ouvrage de deux chercheurs hébraïsants (1).


Les intuitions de Sigmund Freud

Que nous disent Messod et Roger Sabbah? Ce que le Lotois Jean-François Champollion avait, bien avant eux, probablement pressenti - il est mort trop tôt pour aller au bout de ses convictions. Ce que le psychanalyste Sigmund Freud avait, il y a soixante ans, géniale intuition, soupçonné en évoquant, dans ses écrits, l'hypothèse d'une transmission aux Hébreux, par Moïse l'Egyptien, de sa propre religion, celle du dieu Aton. Messod et Roger Sabbah vont plus loin encore en soutenant que tous les Hébreux sont des descendants des anciens Egyptiens.

Ils s'appuient d'abord sur un constat: il n'y a aucune preuve archéologique de l'existence de ces Hébreux tels qu'ils sont décrits dans la Bible. Pour la plupart des savants, ils seraient vaguement assimilés, faute de mieux, aux « Apirous », peuple semi-nomade aux contours flous. Aussi s'interroge-t-on depuis des lustres: comment une population ayant vécu près d'un demi-millénaire en Egypte, forte de près de deux millions d'âmes, a-t-elle pu fuir le pays, l'armée du pharaon à ses trousses, puis s'installer en « Terre Promise », alors administrée par l'Egypte, sans qu'aucune trace ne subsiste ni de leur long séjour, ni de leur exode? Pas de trace non plus d'Abraham. Inconnu au bataillon pour les scientifiques. Pas d'inscription, pas de récit, rien dans les temples, rien sous le sable du désert.

L'obscur pharaon Aï

Nos deux chercheurs fondent ensuite leur hypothèse sur une troublante étude comparative des écritures, l'hébraïque et les hiéroglyphes. Dans le tombeau de Toutankhamon, ouvert en 1923, figuraient des inscriptions rédigées en hiéroglyphes insolites, certaines lettres ressemblant à s'y méprendre - forme, prononciation, valeur symbolique - à l'alphabet hébreu. La coïncidence, à l'époque, n'émut personne. Pas plus que celle-ci: sur un mur du tombeau, le double « cartouche (la signature gravée) d'un obscur pharaon, Aï, dont le nom, en hiéroglyphes, ressemble à celui, dans la Bible araméenne, de Dieu, prononcé Adonaï (AtonAï). Et, à l'entrée de la salle du trésor, gardant la tombe, couché sur un coffre, le chien Anubis (ou Anapi): en hébreu, « Nabi » signifie « gardien de la loi ». Chien et coffre étaient recouverts d'un tissu sacré rappelant le châle de prière des Hébreux. Le coffre à brancards, lui, pourrait s'apparenter à l' « Arche d'Alliance » telle qu'elle est décrite dans la Bible.

Arguant de ces similitudes - il y en a bien d'autres -, les frères Sabbah ont relu de fond en comble les textes. Ils en ont déduit que la langue hébraïque était issue des hiéroglyphes, stylisés. Et, dès lors, tout s'est éclairé: les énigmes de la Bible, les noms aux consonances étranges parce qu'étrangères, les personnages, l'Histoire.

Remontons 3350 ans en arrière. Akhet-Aton, capitale de l'empire d'Egypte - connue aujourd'hui sous le nom de Tell El Amarna -, est la ville du pharaon Akhénaton (« Je suis le soleil vivant ») et de la reine Nefertiti. C'est une cité d'or et de lumière, située au nord de l'actuelle Assiout, sur le Nil, c'est la cité sainte du dieu Aton, le « dieu unique », créateur du ciel et de la terre. Akhénaton a rompu, en effet, avec les divinités du panthéon égyptien, il y règne en maître absolu. Quand il meurt, Aï, qui n'est encore que grand prêtre - plus tard, il sera pharaon sous le nom du « Divin Père Aï » -, prend les rênes du pouvoir, assurant la régence en attendant que Toutankhamon (il n'a que huit ans) grandisse.

Alors, tout s'effondre: le culte ancestral d'Amon, dieu multiple, est rétabli, c'est le retour à l'orthodoxie. Aï et Toutankhamon vont faire en sorte que soit effacé tout vestige de cet Akhénaton de malheur qui laissait le reste du pays sombrer dans la misère, et de ce dieu Aton qui proclamait que les hommes étaient égaux et que seule la méchanceté les différenciait!

La ville, cet éden (s'agit-il là du biblique « paradis perdu »?) va être rapidement désertée, avant d'être, ultérieurement, totalement détruite. Tout le monde est chassé: les prêtres d'Aton, les « Yadoudaé », qui vont former le royaume de Juda, les scribes, les notables, l'élite et, avec eux, le petit peuple, « la tourbe nombreuse » dont parle la Bible, le futur Israël (en égyptien, « fils de Râ et de Dieu ») qui entrera en conflit avec Juda.

Dans leurs bagages, ils emportent leur foi monothéiste - la première de l'histoire humaine -, leurs traditions. Après des années d'errance et de querelles, ces « Egyptiens » vont adopter leur écriture « hébraïco- hiéroglyphique » et conserver le souvenir de l'âge d'or. Aï a fait d'une pierre deux coups: il s'est débarrassé de ces encombrants monothéistes et les bannis lui servent de « zone tampon » contre les Hittites, l'ennemi du nord!

Chassés du « paradis »

Episode annexe de ce grand départ, la fuite, vers le sud, de la police pharaonique composée de Nubiens, les « Medzaï » (« Fils d'Aï »). Au Kenya, note- t-on, les Masaï se réclament aujourd'hui d'un dieu unique, évoquent leur âge d'or, au nord, et portent des ornements qui ne sont pas sans rappeler les symboles sacrés de l'Egypte ancienne...

Bien des siècles après cette épopée, nous disent Messod et Roger Sabbah, les scribes, lors de l'exil à Babylone, ennemi juré de l'Egypte, vont rédiger un texte, la Bible, maintes fois remanié, où ne figure plus cette lointaine et gênante origine égyptienne, où les noms sont maquillés. Inventé donc, Abraham, inventée sa naissance en Mésopotamie!

Sarah, c'est Nefertiti

Et tout concorde, pour nos deux chercheurs: la chronologie des pharaons, leurs vies, leurs actions, la Bible et l'histoire égyptienne. Abraham (« Ab-Rah-Am », père du dieu Râ et Amon)? C'est Akhénaton lui-même: d'un côté l'Abraham biblique à qui Dieu parle, qui rejette le polythéisme et égorge le bélier en lieu et place de son fils Isaak (le pharaon Semenkharé, en égyptien Saak- Ka-Râ?); de l'autre Akhénaton, qui converse avec Aton, rompt avec les divinités, sacrifie le bélier (Amon). Sarah, c'est la belle Nefertiti, Agar, c'est Kiya, la seconde épouse. Moïse (« Mésés »)? C'est Ramsès Ier, homme de guerre, impulsif. Aaron? C'est Horemheb, général puis pharaon. Joseph? C'est Aï: l'un et l'autre ont été enterrés en « pharaons d'Egypte » et leurs momies ont disparu...

Pas de peuple réduit en esclavage, pas de « peuple élu », pas de terre promise par Dieu: si elle les a étourdis - on le serait à moins -, cette découverte n'a pas fait chanceler la foi de Messod et Roger Sabbah, issus d'une lignée de rabbins: ils assurent être toujours croyants.
* « Les secrets de l'Exode », Messod et Roger Sabbah, éditions Jean-Cyrille Godefroy, 556 pages, 185 F/28,20 euros.


Philippe BRASSART

« Abraham = Akhénaton »

Les auteurs des « Secrets de l'Exode » ne sont ni des farfelus ni des iconoclastes. Messod et Roger Sabbah sont issus d'une lignée de rabbins et de grands rabbins, ils ont effectué des études bibliques et talmudiques poussées. Leur livre est le fruit de vingt ans de recherches. « Si tout ceci était un canular, dit Roger Sabbah, nous nous cacherions... »

DDD. / LA DEPECHE DU DIMANCHE.- Pensez-vous que Champollion, s'il n'était pas mort prématurément, aurait abouti aux mêmes conclusions que vous?

R. S. / ROGER SABBAH.- Certainement. D'ailleurs, dans son dernier ouvrage, il exhorte les chercheurs à la critique de la Bible. C'est son grand message: il a voulu dire que l'Egypte devait servir à appréhender la Bible d'une façon différente. La Bible elle-même nomme 700 fois le mot Egypte, ce sont des clins d'oeil pour dire: fouillez là-bas pour approcher la vérité! Notre recherche à nous va se poursuivre car il y a bien d'autres analogies entre la Bible et l'histoire de l'Egypte ancienne. Par exemple, à propos de la sagesse, 2000 ans avant notre ère, un pharaon écrivait: « Si tu respectes ton père et ta mère, tu vivras longtemps ». Or on retrouve le même rapport dans le troisième commandement. Toutes ces concordances existent, nous ne les avons pas inventées. Maintenant, c'est au lecteur de décider de ce qu'il doit croire ou de ne pas croire. Notre livre ne fait qu'évoquer une hypothèse.

DDD.- Pour vous, le monothéisme est vraiment né en Egypte?

R. S.- C'est une certitude. Les empires assyrien et babylonien étaient tous polythéistes. Le culte d'Aton est vraiment le premier monothéisme de l'Histoire, un pur monothéisme affirmant: il n'y a pas d'autres dieux. Ce qui rejoint le commandement biblique: tu n'auras pas d'autres dieux que moi. Nous nous sommes donc demandé qui pouvait bien être ce personnage fabuleux nommé Abraham. Et, petit à petit, en étudiant isolément le cas Abraham et le cas Akhénaton, nous avons abouti à cette conclusion: l'un est probablement le mythe de l'autre. Abraham n'est pas né en Mésopotamie.

À noter qu'Enki aurait quitté comme Abraham la Mésopotamie pour l'Atlantide sous le pseudonyme de Ptah et pour l'Égypte sous le pseudonyme d'Asar (Osiris ressuscité en Horus).

DDD.- Vous parlez du pharaon Moïse, du pharaon Aaron. Mais où et quand auraient-ils régné?

R. S.- Après Akhénaton, Semenkharé, Toutankhamon et Aï, sous les noms d'Horemheb et de Ramsès Ier. Le tout sur une durée de quarante ans, ce qui - hasard? - correspond aux quarante années des Hébreux dans le désert. Tout cela s'est passé en Egypte, où certains Hébreux étaient revenus. Quand Moïse est parti - « dans la montagne » d'après la Bible - en déléguant son autorité à Aaron, ce dernier en a profité pour prendre le pouvoir. D'où l'histoire du veau d'or, symbole, pour les Egyptiens, de la mise sur le trône d'un nouveau pharaon. Il faut bien comprendre que l'histoire biblique est un transfert.

DDD.- Si on prolonge l'analyse, on en déduit que Jésus est d'origine égyptienne...

R. S.- Certains soutiennent même qu'il n'a pas existé, qu'il est un symbole de l'Egypte ancienne. D'autres disent que c'est en Egypte qu'il a découvert la véritable histoire des Hébreux et qu'à partir de là, révolté, il a justement voulu tout chambouler...

DDD.- Comment est perçue votre découverte? Elle est tout de même dérangeante pour les égyptologues, et surtout pour les juifs qui verraient, si vous dites vrai, toutes leurs valeurs s'effondrer...

R. S.-Les égyptologues font front commun contre nous. Mais ils ne remettent pas en cause les découvertes principales: il y a trop d'analogies pour qu'il n'y ait pas un fondement. Nous pensons que l'égyptologie a fait une faute de parcours, négligé l'étude des religions. Quant à la symbolique juive, elle garde sa valeur. La mystique juive fait partie d'une certaine forme de fondement de l'être humain. J'espère en tout cas que ce livre rapprochera les trois religions monothéistes qui ont un tronc commun.

DDD.- En quel dieu croyez-vous? Pas le Yahweh de la Bible mais alors lequel: l'Aton égyptien?

R. S.- Je reviendrais peut-être davantage à la religion amonienne! Dans la mesure où Dieu y a une dimension universelle et inconnue. L'Egypte ancienne avait compris l'immense problème que l'humanité d'aujourd'hui n'a toujours pas résolu: celui de la tolérance, mais à la base, aller vers le Bien, considérer le divin comme une universalité et les dieux comme des projections de cette universalité, des morceaux du divin. Le drame, c'est la cassure qu'il y a eu quand un homme a déclaré - c'était Akhénaton - qu'il était lui-même Dieu et qu'il fallait donc l'adorer...

Ph. B.
La Dépêche du Midi

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