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La grève se dessine dans les écoles de la région

par Jeromec, vendredi 06 octobre 2023, 13:26 (il y a 928 jours) @ Jeromec

qui sème le vent récolte la tempête...

Mais les chiffres d'emplois sont bons... ça sent la PANIQUE chez les CAQUISSES et en mode AUTRUCHE...

C'est tellement drôle de sentir un vent de PANIQUE chez les CAQUISSE et que leur pseudo propagande ne fonctionne pas du tout, au contraire...
https://twitter.com/francoislegault

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2015415/phares-monts-marees-manifestation-ecole

La grève se dessine dans les écoles de la région

Radio-Canada
Publié hier à 12 h 53 HAE
Mis à jour hier à 16 h 27 HAE
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Des membres du Syndicat de l’enseignement de la région de la Mitis ont manifesté devant plusieurs écoles, jeudi matin, afin de démontrer leur soutien à leurs représentants nationaux qui négocient une nouvelle entente avec le gouvernement du Québec.

Plus à l'est, en Gaspésie, les membres du Syndicat des travailleurs de l’éducation de l’Est-du-Québec, qui représente 2200 enseignants et membres du personnel de soutien pour les centres de services scolaires des Chic-Chocs, de René-Lévesque et des Îles-de-la-Madeleine ont voté, jeudi, pour un mandat de grève illimité.

Les enseignants ont voté en faveur de ce mandat avec un taux moyen de 93 %. Le personnel de soutien qui représente entre autres les secrétaires, les éducatrices spécialisées ou les techniciens ont, quant à eux, voté à 89 % en moyenne pour un mandat de grève.

Pour la présidente du Syndicat des travailleurs de l’éducation de l’Est-du-Québec, Anne Bernier, il s'agit d'un taux considérable, qui lance un message important au gouvernement du Québec.

Les 1500 enseignants des centres de services scolaires des Monts-et-Marées et des Phares devraient se prononcer jeudi soir. Le Syndicat est membre de la Fédération des enseignants du Québec, qui représente 68 000 membres dans la province.

De nombreuses autres organisations syndicales se sont dotées d’un mandat de grève dans les derniers jours.

Les sujets en litige
Parmi les points en négociation, il y a notamment le salaire.

Concernant cet aspect, le président du Syndicat de l'enseignement de la région de la Mitis, Jean-François Gaumond, juge que l'offre de Québec est inacceptable. Il rappelle que le gouvernement offre une augmentation de 9 % sur cinq ans, alors que l'inflation prévue est de 17 % sur le même nombre d'année selon lui. Le Syndicat demande plutôt 21 % sur trois ans.

Ce qu’on demande, minimalement, [c'est] de suivre l’inflation, nos membres ne veulent pas s’appauvrir.

Une citation deJean-François Gaumond, président du Syndicat de l’enseignement de la région de la Mitis
Parmi les autres préoccupations qui sont débattues, il y a la formation des groupes de jeunes en classe.

Le vice-président du Syndicat, Gerry Lavoie, soutient que trop d'élèves se retrouvent dans des groupes réguliers alors qu'ils devraient être dans une classe spéciale.

Groupe d'une dizaine de personnes qui tient une affiche. Il est écrit : on est là! Négo 2023.
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Manifestants de Lac-au-Saumon, dans la vallée de la Matapédia

PHOTO : GRACIEUSETÉ : SYNDICAT DE L’ENSEIGNEMENT DE LA RÉGION DE LA MITIS

Pour lui, il est difficile pour les enseignants de faire leur travail lorsque la moitié des enfants d'une classe ont besoin d'un plan d'intervention. Ces enfants devraient, selon M. Gaumont, avoir aussi droit à un enseignement plus adapté à leurs besoins.


https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2004939/penurie-education-csq-negociation-conditio...

Pénurie de personnel en éducation : les syndicats pressent Québec de négocier
Les dirigeants syndicaux siègent à une table, s'adressant aux journalistes.
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La présidente de la FSE-CSQ, Josée Scalabrini, le président de la CSQ, Éric Gingras, le président de la FPSS-CSQ, Éric Pronovost, et le président de la FPPE-CSQ, Jacques Landry, rencontraient les médias lundi matin pour faire le point sur la situation dans le réseau à l'occasion de la rentrée 2023-2024.


Stéphane Bordeleau (Consulter le profil)
Stéphane Bordeleau
Publié le 21 août à 12 h 28 HAE
Mis à jour le 21 août à 15 h 37 HAE
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À l'heure où des centaines de milliers d’écoliers et d’étudiants s‘apprêtent à retourner en classe, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) souligne que la pénurie de main-d’œuvre qui mine le système scolaire est étroitement liée à la piètre qualité des conditions de travail dans les écoles du Québec.

Classes surchargées, multiplication des élèves à besoins particuliers ou en difficulté, pénurie de personnel et de locaux, écoles vétustes… les défis se font de plus en plus lourds et nombreux en éducation.

C’est pourquoi la CSQ et ses fédérations affiliées demandent au gouvernement du Québec de profiter des négociations en cours dans le secteur public pour améliorer de façon significative les conditions de travail dans les écoles.

Il est urgent et indispensable, selon ces organisations, de revaloriser la profession autant pour attirer les milliers de nouveaux professionnels, enseignants et employés de soutien dont le système a besoin que pour retenir le personnel actuel dans le réseau.

Les seuls qui peuvent améliorer le réseau, c’est le gouvernement, avec des négociations et des investissements.

Une citation deÉric Gingras, président de la CSQ
Il y a quatre jours, une étude de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE) révélait qu’environ 5000 postes d’enseignants à temps plein et à temps partiel restent à pourvoir au Québec, un nombre en hausse de 72 % par rapport à l’année dernière. Et c'est sans compter la situation à Montréal, où au moins 300 postes d’enseignants seraient à pourvoir.

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Il manquerait également 1440 techniciens en éducation spécialisée (TES), 1608 éducateurs en service de garde, en plus de 912 psychoéducateurs, orthophonistes et psychologues.

Le manque de personnel qualifié est tel en ce moment, dans les écoles, que le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, admettait la semaine dernière que la priorité n’est pas tant d’assurer la présence d’un enseignant par classe que de veiller à ce qu’il y ait au moins un adulte dans la pièce. Si possible avec un bac, a-t-il précisé.

Stopper l'hémorragie
Pour la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), Josée Scalabrini, il est plus qu’urgent de stopper l’hémorragie de personnel en éducation en commençant par revoir la composition des classes.

Mme Scalabrini a cité les résultats d’une récente enquête menée auprès du corps enseignant : Près de 10 000 enseignants nous ont dit que dans nos classes 48 % de nos élèves ont de graves difficultés, 100 % des enseignants disent qu’on manque de ressources et 37 % du temps en classe n’est plus consacré à l’enseignement!

Ça fait longtemps qu’on le dit que la composition de la classe au Québec n’a plus de bon sens […] Nous, ce qu’on demande, c’est le bon élève au bon endroit.

Une citation deJosée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement
Des élèves lèvent la main en classe.
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La rétention des enseignants, qui sont nombreux à quitter la profession, est l'un des enjeux de la pénurie de personnel en éducation. (Photo d'archives)

PHOTO : GETTY IMAGES / SKYNESHER

Pour Éric Pronovost, président de la Fédération du personnel de soutien scolaire, l’attraction et la rétention de nouveaux travailleurs en éducation commencent par des emplois de qualité avec des postes à temps complet, la fin des horaires brisés, la valorisation de tous les emplois de soutien scolaire et la conciliation famille-travail.

Selon lui, la précarité des postes offerts actuellement aux employés de soutien est une aberration, surtout en pleine pénurie de main-d’œuvre.

Cesser de travailler en situation d’urgence, agir en amont et prévenir les problèmes plutôt que de les subir; c’est ce à quoi aspire le personnel, plaide le président de la FPSS-CSQ.

Le personnel de soutien scolaire, la précarité d'emploi, c'est 79 % en moyenne. En service direct à l'élève, on est à 87 % de précarité.

Une citation deÉric Pronovost, président de la Fédération du personnel de soutien scolaire
Selon le président de la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec, Jacques Landry, environ 2000 postes seraient à pourvoir au Québec dans les rangs des professionnels qui englobent les animateurs, bibliothécaires, intervenants, orthopédagogues, administrateurs, architectes, etc.

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Une situation qui prive, déplore-t-il, un grand nombre d'élèves en difficulté de services auxquels ils ont droit.

Le gouvernement doit envoyer un signal d’espoir au réseau et prouver que l’éducation est toujours une priorité au Québec, déclare-t-il dans un communiqué.

Le projet de loi 23 n'est pas une priorité
Pour les quatre dirigeants syndicaux qui représentent plus de 125 000 travailleurs de l'éducation, la réforme de la Loi sur l'instruction publique, présentée en mai dernier dans le projet de loi 23 du ministre de l'Éducation, Bernard Drainville, ne répond pas aux priorités du réseau de l’éducation et n’apporte pas de solutions aux défis auxquels fait face le réseau scolaire, déplore la CSQ.

Selon la centrale syndicale, ce projet de loi qui concentre en substance plus de pouvoirs entre les mains du ministre n'attirera pas de nouveaux enseignants dans le réseau, pas plus qu'il n'encouragera le personnel déjà en place à rester malgré l'épuisement et les défis quotidiens.

Pourquoi ce projet de loi? C’est la question que nous nous posons tous, se demande la CSQ, qui estime que le projet de loi 23 est davantage destiné à faire des gains politiques et des relations publiques.

Une grève pas exclue, mais pas souhaitée non plus
Éric Gingras s'adresse aux journalistes.
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Le président de la Centrale des syndicats du Québec, Éric Gingras.

PHOTO : IVANOH DEMERS

En ce qui a trait au déroulement des négociations en cours dans le secteur public, qui comprennent notamment le renouvellement des contrats de travail en éducation et en santé, le président de la CSQ, Éric Gingras, a expliqué que ça piétine. Ça n'avance pas au rythme où on pourrait en arriver à un règlement rapidement, a souligné M. Gingras, qui négocie aux côtés de la FTQ, de la CSN et de l'APTS dans le cadre d'un front commun.

Le but, c'est d'en arriver à un règlement le plus vite possible [...] et ce n'est pas vrai que notre but, c'est de faire la grève pour montrer qu'on est bien forts. Notre but, pour montrer qu'on est forts, c'est d'avoir une bonne convention collective, a précisé Éric Gingras aux journalistes, en ajoutant tout de même qu'une grève est toujours possible.

Sonia LeBel se dit disposée à discuter
Questionnée lundi en point de presse sur les demandes des enseignants, la présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel, – dont le ministère dirige les négociations dans le secteur public – a expliqué qu’elle désire autant que les enseignants en arriver à une entente.

Gros plan de Sonia LeBel.
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Sonia LeBel est présidente du Conseil du Trésor du gouvernement du Québec. (Photo d'archives)

PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / JACQUES BOISSINOT

Si le message est qu’ils sont prêts à aller encore plus rapidement pour régler rapidement, j’en suis, a-t-elle déclaré.

La ministre a cependant profité des micros tendus pour rappeler aux centrales syndicales que les solutions qui requièrent l’ajout de personnel ne sont pas viables à court terme, dans la mesure où il faut du temps pour former de nouveaux enseignants et professionnels en éducation.

Mais si on peut regarder sur des perspectives à long terme ou à moyen terme… Comment on peut maximiser les gens en place? Comment on peut faire pour retenir nos enseignants 0-5 ans qui quittent plus massivement le réseau? Comment on peut faire en sorte d’ajouter encore plus de soutien à nos enseignants? Soutenir les jeunes enseignants pour les garder dans le réseau… Je vais être partante pour en discuter.

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