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TRAFIC D'ARMES À FEU VIA LA RÉSERVE AMÉRINDIENNE AKWESASNE

par corbeau, jeudi 26 août 2021, 17:58 (il y a 1715 jours) @ corbeau

Jeromec,

Toi, le porte-drapeau mohawk, qui nous abreuve de billets alarmistes sur les fusillades dans la région de Montréal, ne vas pas nous dire que ce trafic d'armes par des criminels Mohawk t'avait échappé!

Toi, le gars toujours bien informé!

[image]

Pour avoir des armes et tuer, ça prend des vendeurs d'armes.
Simple! N'est-ce pas?


PAYÉS $5000. PAR JOUR POUR IMPORTER DES ARMES À FEU

Des trafiquants qui approvisionnent Montréal passe par la réserve d'Akwesasne

Journal de Montréal
Denis Therriault et Agence QMI
Jeudi 25 mars 2021

Les trafiquants d’armes qui approvisionnent les gangs de rue de Montréal peuvent gagner plus de 5000 $ par jour en traversant la frontière américaine avec des pistolets, mitraillettes et munitions.

Une enquête de l’émission J.E, qui sera diffusée ce soir à 21 h à TVA, permet de mesurer l’ampleur du trafic d’armes au Québec.

Pour une rare fois, des sources clés du milieu criminel décrivent en détail « la route des armes », un réseau emprunté chaque semaine par les contrebandiers pour acheminer illégalement leur marchandise à partir des États-Unis jusqu’aux membres de gangs de rue.

Selon nos sources, qui ont témoigné en échange de l’anonymat, la principale porte d’entrée demeure le territoire d’Akwesasne. Cette réserve autochtone est à cheval sur la frontière canado-américaine, à l’extrémité ouest du Québec.

De là, les armes suivent un parcours bien établi vers des caches appelées back rooms, stratégiquement dispersées autour de Montréal, avant de se retrouver entre les mains de criminels associés aux gangs de rue.

500 à la fois

« Il y a des runners qui vont amener ça pour de l’argent. Il y en a qui vont faire jusqu’à 5000 $ par jour [pour passer la frontière] », affirme une source en contact avec les contrebandiers, qui témoigne dans le cadre de l’émission.

Et la demande serait actuellement à la hausse en raison notamment de la recrudescence des affrontements entre gangs dans le nord-est de Montréal.

« C’est comme un magasin. Ça roule. Ça peut entrer à coups de 100 par semaine... parfois, jusqu’à 500 la shot », précise cette même source.

C’est sans doute l’une de ces armes qui a été utilisée le 5 février, dans le quartier Saint-Léonard, quand une adolescente de 15 ans, Meriem Boundaoui, a été tuée par erreur.

Sa sœur, Safia, qui s’est confiée à J.E, dit espérer que la mort de Meriem aura un impact politique.

« J’espère que sa mort va influencer et arrêter ce massacre, ce scandale. J’espère au fond de mon cœur que monsieur [Justin] Trudeau et les responsables du gouvernement vont se réveiller pour arrêter ça », lance-t-elle.

«J.E» SE PENCHE SUR LES FUSILLADES DANS LA RÉGION DE MONTRÉAL

Les fusillades se multiplient dans la région de Montréal et peuvent même coûter la vie à des innocents, comme ce fut pour le cas pour Meriem Boundaoui, cette adolescente de 15 ans qui a été tuée par balle en février dernier dans l’arrondissement de Saint-Léonard.

Pour conclure sa saison ce jeudi, l’émission J.E revient sur la mort tragique de la jeune femme, dans le contexte où des milliers d’armes à feu illégales sont en circulation dans la région métropolitaine. L’équipe s’intéresse à la facilité avec laquelle les criminels, notamment les gangs de rue, se les procurent, ainsi qu’aux vendeurs qui opèrent en toute impunité.

Les Montréalais qui ont l’impression que les crimes liés aux armes à feu explosent ne se trompent pas. « On parle d’une hausse de 15 % en 2020 des crimes commis avec des armes à feu comparativement à l’année précédente », a rappelé l’animateur de J.E, Félix Séguin.

Les secteurs chauds comme Montréal-Nord, Rivière-des-Prairies et Saint-Léonard retiennent l’attention pour ce qui est des crimes liés aux armes à feu. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a même mis en place récemment l’Équipe dédiée à la lutte contre le trafic d’armes (ELTA).

« Lors de cette émission, on va essayer de comprendre le chemin que prennent les armes pour aboutir dans les mains des gangs », a indiqué le journaliste d’enquête, en précisant que son collègue Denis Therriault s’est entretenu notamment avec des membres de la famille de Meriem Boundaoui.

J.E s’est aussi rendu sur la réserve mohawk d’Akwesasne « pour voir combien d’armes y transitent et comment c’est facile ».

« On comprend enfin combien il y a d’armes en circulation autour et à Montréal, et de fort calibre, et on constate que c’est extrêmement accessible. En fait, c’est beaucoup plus accessible que l’on pense », a résumé M. Séguin, parlant de milliers d’armes et de nombreux caches pour les entreposer avant qu’elles n’aboutissent dans les mains des criminels.

« On présente cette émission dans l’optique qu’il y a deux coupables, celui qui tire et celui qui vend les armes. On n’a pas encore beaucoup entendu parler de ceux qui vendent les armes », a conclu M. Séguin, disant qu’il n’a jamais reçu autant d’appels touchant à des coups de feu entendu dans la métropole.

In https://www.journaldemontreal.com/2021/03/25/je-se-penche-sur-les-fusillades-dans-la-re...

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