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Vague de démissions au SPVM

par Jeromec, jeudi 17 mars 2022, 14:19 (il y a 1503 jours) @ Jeromec

Je me répète, mais à Montréal les lois c'Est juste des 'suggestions'' et les gouvernements AGGRAVENT les pénuries de forces policières... en demandant d'appliquer des amendes dont le montant n'a aucun sens... 1550$ d'amendes pour prendre une marche pendant un couvre feu...1550$ pour les sans abris dehors la nuit pendant le couvre feu,
1550$ pour manifester pas de cache cou.. mais menace de mort sur internet envers un élu... seulement 500$(!)

https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2022-03-17/vague-de-demissions-au-spv...

Vague de démissions au SPVM


De crises en crises à la police de Mourrrial.
Les jeunes policiers font un petit tour et s'en vont.
Qui sera étonné.

"Montréal. Vieux mot amérindien qui signifie "Là où rien ne fonctionne"".

« À Montréal, j’avais l’impression de faire partie des meubles. Comme si on était un mal nécessaire et que les gens n’étaient pas plus heureux que ça de nous voir », dit Alex (nom fictif).

Publié à 5h00Partager
Daniel Renaud
DANIEL RENAUD
LA PRESSE
Le jeune policier, qui a requis l’anonymat et qui travaille maintenant à la Sûreté du Québec (SQ) en Estrie, a démissionné du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) il y a plus d’un an, après y avoir passé quatre années.

Il n’est pas le seul. Selon des chiffres fournis par la Fraternité des policiers et policières de Montréal, 45 policiers ont démissionné du SPVM en 2020, ainsi que 40 en 2021. Et l’année 2022 commence durement avec 21 démissions lors des deux premiers mois de l’année.

« J’ai avisé la direction il y a trois semaines que j’étais très préoccupé par le nombre de démissions, parce que selon nos renseignements, les fusillades vont reprendre aussitôt qu’il va commencer à faire beau. Et cet été, il y aura les vacances. Si les démissions se poursuivent au même rythme que depuis le début de l’année, c’est clair qu’on va être dans le trouble », s’inquiète le président de la Fraternité, Yves Francœur.


PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

Yves Francœur, président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal

« On est préoccupés, oui, mais on s’en préoccupe », affirme de son côté le directeur du SPVM, Sylvain Caron.

« On regarde avec les ressources humaines quelles sont les raisons qui expliquent ce phénomène», ajoute le chef du SPVM. « Les causes peuvent être multiples : les conditions dans lesquelles on évolue ici, à Montréal, des conditions personnelles, une réorientation de carrière, la pandémie, le propre d’une nouvelle génération, etc. C’est un phénomène nouveau, apparu au cours des deux ou trois dernières années. »

Nombreux facteurs
Plus de la moitié des 21 policiers qui ont démissionné depuis le début de l’année avaient entre trois et sept ans d’expérience. La plupart d’entre eux auraient trouvé un poste à la Sûreté du Québec ou dans d’autres corps de police municipaux.

Selon Yves Francœur, le salaire, plus bas que dans les autres corps de police (surtout aux premiers échelons), la pression plus forte à Montréal « qui fait que les policiers se retrouvent au cœur d’un procès public dans les médias pour le moindre évènement », le débat sur le profilage racial, la politique d’interpellation, le désengagement, les procédures plus nombreuses et « le manque de support du politique » sont parmi les facteurs qui expliqueraient les nombreuses démissions récentes.

« Ce qui revient le plus, c’est la complexité et l’intensité du travail à Montréal, le procès public pour le moindre évènement et le manque de support au niveau politique », résume M. Francœur.


PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Sylvain Caron, directeur du SPVM

Oui, ce que nos policiers vivent au quotidien, ce n’est pas facile.

Sylvain Caron, directeur du SPVM

« Depuis deux, trois ans, ils sont critiqués, filmés, peu importe la nature de leur intervention, et sont confrontés aux tribunaux populaires que sont les réseaux sociaux. Ce n’est pas facile de supporter une pression quotidienne quand tu fais ton travail », ajoute M. Caron, qui a déclaré à La Presse cette semaine que la situation avait atteint « un point de bascule ».

« Les citoyens doivent reconnaître le travail des policiers et leur faire confiance. Si les policiers sont affectés dans leur travail, ce sont les criminels qui en profitent », déplore M. Caron.

Comme un chien dans un jeu de quilles
« J’ai passé de très belles années à Montréal, mais aujourd’hui, je suis plus heureux », affirme Alex, qui travaille désormais dans sa région natale. Il fait siens les facteurs énumérés par le président de son ancien syndicat.

« Avant, à Montréal, lorsque les patrouilleurs ne répondaient pas aux appels, ils étaient proactifs, faisaient de petites enquêtes, grattaient et faisaient de la prévention. Maintenant, tout ce qu’on attend d’eux, c’est qu’ils répondent aux appels, qu’ils soient au service du citoyen quand celui-ci les appelle et qu’il veut que les policiers soient là. Les citoyens ne veulent pas voir les policiers dans leur quartier s’ils ne les appellent pas. Les gens sont rarement contents de voir les policiers en prévention. Il y avait plein de problématiques de secteurs et on n’était pas capables de fournir », témoigne le jeune patrouilleur.

« Je trouvais que ça devenait très politique, à Montréal. Je sentais que je travaillais pour la Ville et non pour mes patrons, et que c’est aux dirigeants de la Ville que je devais rendre des comptes », dit Alex, qui affirme aussi avoir ressenti beaucoup de frustration en raison des considérations budgétaires au SPVM et du fait que le salaire à Montréal est la « risée » du milieu policier.

Manque d’effectifs
Le SPVM se veut rassurant : si 21 policiers ont démissionné lors des deux premiers mois de l’année, on souligne que 10 sont arrivés d’autres corps de police. Depuis 2016, une cinquantaine de policiers, qui avaient commencé leur processus d’embauche avec le SPVM, sont partis, mais sont revenus par la suite.

Près de 220 nouveaux policiers doivent être embauchés au SPVM cette année.

Une partie des embauches prévues à l’automne auraient été devancées au printemps, pour compenser, à l’approche de l’été, une partie des démissions de janvier et de février.

Mais selon la direction et la Fraternité, il manquerait 270 policiers dans les effectifs réguliers du SPVM pour respecter le niveau de service prévu dans la Loi sur la police.

C’est sans compter que chaque année, environ 250 policiers ne travaillent pas au SPVM en raison de congés parentaux, d’absences pour maladie ou de prêts de service à d’autres corps de police.

De plus, environ 160 autres partent à la retraite chaque année, par les temps qui courent.

La cohorte de l’École nationale de police du Québec prévue en janvier a été annulée, et ce sont 612 aspirants policiers diplômés qui en sortiront pour l’année 2021-2022.

La concurrence entre corps de police est forte et ceux-ci vont rivaliser pour attirer les candidats dans leurs rangs.

Yves Francœur croit que les démissions devraient être l’une des priorités du prochain chef du SPVM.

Arrêter l’hémorragie
Il espère que l’hémorragie cessera et que les postes vacants à la suite des démissions seront rapidement pourvus, pour éviter que l’employeur abuse des heures supplémentaires obligatoires ou que des policiers soient victimes d’un épuisement professionnel et se retrouvent en absence pour maladie.

« Nous sommes en préparation de négos pour le renouvellement de la convention collective et l’une des demandes des membres, c’est d’interdire les heures supplémentaires obligatoires, je n’ai jamais vu ça », dit Yves Francœur, président de la Fraternité depuis 16 ans.

Mais Alex affirme que d’anciens collègues toujours à Montréal le questionnent sur sa nouvelle vie. Il raconte que des policiers du SPVM ayant 20 ans d’ancienneté lui ont dit qu’ils iraient à la SQ s’ils n’avaient pas à recommencer au bas de l’échelle.

Depuis deux ans, c’est une porte tournante, le SPVM. C’est pourtant une super belle organisation. Je suis fier d’y avoir travaillé et j’aurai toujours une partie de mon cœur à Montréal, mais à long terme, ça devenait éreintant. Je n’avais pas de petits papillons à servir la population, car je sentais qu’on se foutait un peu de nous.

Alex, ex-policier du SPVM maintenant à la SQ

Même si le directeur du SPVM reconnaît que la situation actuelle n’est pas facile, il invite avec enthousiasme les nouvelles recrues à rejoindre les rangs de son organisation.

« Le SPVM est une belle organisation. Montréal est rempli de beaux quartiers où il est plaisant de travailler. C’est un service rempli de gens engagés et où il y a une multitude de possibilités », conclut Sylvain Caron...

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1868947/police-montreal-sylvain-caron-depart

Départ surprise du directeur de la police de Montréal
À la tête du SPVM depuis 2018, Sylvain Caron n'ira pas jusqu'au terme de son mandat.

Le chef de police Sylvain Caron à une conférence de presse.

Le chef de police de Montréal, Sylvain Caron, va annoncer son départ.


Pascal Robidas (accéder à la page de l'auteur)
Pascal Robidas
le 14 mars 2022
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) va perdre son chef dans les prochaines heures, a appris Radio-Canada. Son départ sera officiellement annoncé mardi matin, lors d'une conférence de presse en compagnie de la mairesse de la métropole, Valérie Plante.

Plusieurs sources nous ont confirmé cette information, qui a été communiquée aux hauts gradés du Service de police de la Ville de MontréalSPVM lundi après-midi.

Nommé directeur de la police de Montréal en décembre 2018, Sylvain Caron quitterait son poste pour des motifs personnels, dès le mois d'avril. Son contrat, d'une durée de 5 ans, n'arrivait pourtant à échéance qu'à la fin de l'année 2023.

Au cours des derniers mois, des divergences d'opinions entre le Service de police de la Ville de MontréalSPVM et le cabinet de la mairesse Valérie Plante sont apparues au sujet de certains dossiers.


Le chef Caron avait fait part, l'an passé, de ses préoccupations concernant un éventuel désengagement policier, qui avait été évoqué par des membres de Projet Montréal. Il avait aussi avancé l'idée d'une réorganisation des postes de quartier, qui a rapidement été exclue par Valérie Plante.

Raisons familiales
Cependant, Sylvain Caron ne partirait pas en raison de mauvaises relations avec la mairie, mais pour des raisons familiales. Il était en réflexion depuis le mois de décembre, selon nos informations.

Valérie Plante et lui étaient sur la même longueur concernant les gros enjeux touchant Montréal. Il n'y avait pas de problèmes entre eux, explique un proche de la mairesse Plante.

Âgé de 60 ans, Sylvain Caron compte une quarantaine d'années d'expérience au sein de différents corps de police, dont celui de Sorel-Tracy.

Ancien directeur adjoint de la Sûreté du Québec, Sylvain Caron était arrivé à la tête du Service de police de la Ville de MontréalSPVM en 2018 dans un contexte particulier.

Un an plus tôt, le ministère de la Sécurité publique avait nommé, en urgence, Martin Prud'homme pour reprendre les rênes du plus grand corps policier de la province, après une crise qui avait ébranlé le Service de police de la Ville de MontréalSPVM.

L'ancien chef, Philippe Pichet, avait alors été suspendu et n'avait pas, lui non plus, terminé son mandat à la barre de la police de Montréal.

Mme Plante et M. Caron en point de presse, à l'extérieur.
La mairesse de Montréal, Valérie Plante, et le chef du SPVM, Sylvain Caron

PHOTO : RADIO-CANADA / IVANOH DEMERS

L'intérim du SPVM
Selon nos informations, l'intérim à la suite du départ de Sylvain Caron proviendrait de sa haute direction. Les directeurs adjoints Marc Charbonneau, Vincent Richer et Sophie Roy seraient sur les rangs. Le 4e, Jean-Michel Sylvestre, est quant à lui en réflexion au sujet de sa propre retraite.


Anne Chamandy serait également pressentie. Actuellement à la tête des affaires corporatives et des relations avec le cabinet de la mairesse Plante, Mme Chamandy est la plus haute cadre civile dans l'organisation du Service de police de la Ville de MontréalSPVM.

Plusieurs hauts gradés la voient comme la numéro deux actuellement au sein de la police de Montréal, en raison de ses responsabilités névralgiques dans le fonctionnement de l'organisation policière.

L'administration Plante a perdu le contrôle, selon l'opposition
Ce départ prématuré à la retraite de Sylvain Caron démontre à quel point l’administration Plante a perdu le contrôle de ce qu’il se passe au Service de police de la Ville de MontréalSPVM et qu’elle est déconnectée des besoins des Montréalais, estime Aref Salem, le chef de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville de Montréal.

« Le fait que M. Caron quitte le navire alors que la métropole vit une crise majeure au niveau de la violence est préoccupant pour les Montréalais. »

— Une citation de Aref Salem, chef d'Ensemble Montréal
Refus d’embaucher les 250 nouveaux policiers promis, élimination surprise des postes de quartier, positions changeantes sur le projet des caméras corporelles, définancement du Service de police de la Ville de MontréalSPVM, policiers au bord du gouffre : il suffit de faire le bilan de la dernière année pour constater à quel point l’administration n’a pas su maintenir de bonnes communications et de bonnes relations avec son service de police et son chef, énumère, par voie de communiqué, le chef d'Ensemble Montréal.
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Les effectifs se réduisent comme ''peau de chagrin'' au SPVM...

Bonjour les manifs de ce printemps....

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