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Radio-Canada Bloquage ferroviaire Wet’suwet’en

par Jeromec, dimanche 05 décembre 2021, 14:28 (il y a 1609 jours) @ Jeromec

Il a fallu que les manifestations s'approchent de Montréal pour qu'enfin Radio-Cadenas couvre le scandale....(!)

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1844944/blocage-chemin-fer-cn-saint-lambert-wetsuw...

Blocage temporaire des voies du CN à Saint-Lambert en appui aux Wet’suwet’en
Quelques policiers et des manifestants sont sur les voies.
Des manifestants non autochtones ont bloqué les voies du CN samedi à Saint-Lambert en solidarité avec les Wet'suwet'en de Colombie-Britannique.

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Radio-Canada
2021-12-04 | Mis à jour hier à 19 h 31
Des manifestants non autochtones ont bloqué les voies ferrées du CN samedi à Saint-Lambert pendant près de cinq heures et demie, pour marquer leur solidarité envers la communauté autochtone wet'suwet'en de Colombie-Britannique, qui s’oppose toujours à la construction du pipeline Coastal GasLink sur son territoire.

Arrivés vers 9 h 30 samedi matin, les protestataires sont repartis pacifiquement un peu avant 15 h. Ils étaient une cinquantaine au plus fort de la manifestation.

L’événement s’est somme toute bien déroulé, quoiqu’une petite altercation ait eu lieu avec les policiers sur place en après-midi, après que les agents eurent empêché une personne d’apporter à manger aux manifestants.

Le CN a refusé de commenter les répercussions qu’a eues l’incident sur le trafic ferroviaire.

Cependant, un passager d’un train VIA Rail en route pour Toronto interrogé par Radio-Canada a fait savoir qu’il avait dû attendre près de trois heures dans le wagon à Saint-Hyacinthe avant de pouvoir monter dans un autobus nolisé par VIA Rail pour amener les passagers à la gare ferroviaire de Montréal.

Cette manifestation survient un peu moins de deux ans après que des protestataires d’un peu partout au pays ont bloqué des voies ferroviaires majeures pendant près d’un mois, en février 2020, en soutien aux Wet’suwet’en. Ce blocage ferroviaire avait eu des répercussions importantes sur le transport des marchandises...''

Si Radio-Canada ne va pas à la manifestation en Colombie Britannique c'est la manifestation qui va s'inviter à Radio-Canada...;-) bâtie sur un territoire Mohawk Non Cédé faut-il le rementionner...

https://ici.radio-canada.ca/recit-numerique/1675/wetsuweten-coastal-gaslink-gazoduc-con...

Coastal GasLink : tensions encore vives en territoire wet'suwet'en
Un an après le mouvement de protestation pancanadien, l'opposition au gazoduc persiste.

UN TEXTE DE TIMOTHÉ MATTE-BERGERON

LE 5 FÉVRIER 2021

PARTAGEZOUVRIR LA FENÊTRE DE PARTAGE
Il y a un an, des barrages établis par un groupe d’opposants au gazoduc Coastal GasLink, sur un chemin forestier du nord de la Colombie-Britannique, bloquaient l’accès à un camp de travailleurs et à un chantier majeur de ce projet énergétique.

L’arrestation d'une vingtaine d’entre eux, les jours suivants, par des policiers de la Gendarmerie royale du Canada — appliquant une injonction obtenue un mois plus tôt par la compagnie gazière — déclenche un mouvement de protestation partout au pays.

Des agents de la GRC dans un campement.
Arrestations, par la Gendarmerie royale du Canada, dans un campement en soutien aux chefs héréditaires Wet’suwet’en opposés à la construction du pipeline Coastal GasLink.
PHOTO : JESSE WINTER/VICE
Voies ferroviaires majeures entravées, impasse politique, débats sur la gouvernance autochtone et concept de territoire non cédé par traité : différents aspects du conflit font alors la manchette.

Puis, au début du mois de mars, le ministre des Relations avec les Autochtones de la Colombie-Britannique, Scott Fraser, et la ministre fédérale des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, signent avec les chefs héréditaires des Wet’suwet’en un accord provisoire portant sur les droits territoriaux de leur nation, qui établit les modalités de négociations à venir (actuellement en cours) et reconnaît leur système de gouvernance traditionnel.

La nouvelle de cette entente amène les sympathisants mohawks et micmacs à démanteler les barrages ferroviaires qu’ils avaient installés en solidarité avec les chefs wet’suwet’en et leurs alliés, peu avant que la pandémie de COVID-19 ne frappe durement le Canada.

Toutefois, l’opposition au gazoduc Coastal GasLink, qui traverse le territoire traditionnel du peuple wet’suwet’en, ne s’est pas évanouie pour autant.

Début de la mosaïque de 12 items. Passer la mosaïque?
Un bandeau masque une partie du visage d'une femme.Agrandir l'image Une femme porte un bandeau sur lequel on peut lire « Land Back ». Cette femme et d’autres manifestants ont bloqué l’accès au port de Vancouver le 24 février 2020, en appui aux chefs héréditaires Wet'suwet'en.Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK
Des manifestants marchent avec des tambours traditionnels.Agrandir l'image Des manifestants en solidarité avec les chefs héréditaires et les partisans de la Wet'suwet'en à Vancouver, en février 2020.Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson
Des étudiants manifestent avec une banderolle.Agrandir l'image Des étudiants manifestent leur soutien aux chefs héréditaires Wet'suwet'en à l'UBC à Vancouver, en Colombie-Britannique, le 4 mars 2020.Photo : Radio-Canada / Ben Nelms
Des partisans de la communauté Wet'suwet'en bloquent une ligne du CN à l'ouest d'EdmontonAgrandir l'image Des partisans de la communauté Wet'suwet'en bloquent une ligne du CN à l'ouest d'Edmonton, en Alberta, en février 2020.Photo : La Presse canadienne / Jason Franson
Des manifestants devant un trainAgrandir l'image Troisième jour de la manifestation à Saskatoon, en Saskatchewan, en soutien aux Wet’suwet’en de la Colombie-Britannique.Photo : Radio-Canada / Gregory Wilson
Une dame au centre tient un panneau Wetsuweten Strong et est encerclée par des gens faisant une ronde.Agrandir l'image Des manifestants bloquent le croisement Portage et Main à Winnipeg, au Manitoba, en janvier 2020 en soutien à la Première Nation Wetsuweten en Colombie-Britannique.Photo : La Presse canadienne / Mike Sudoma
Une personne se trouve près d'une voie ferrée. Des drapeaux et des pancartes se trouvent près des rails.Agrandir l'image Des barricades ont été érigées notamment par des Mohawks de Tyendinaga, en Ontario.Photo : Reuters / Carlos Osorio
Des manifestants marchant derrière une bannière sur la rue Wellington, à Ottawa, en hiver.Agrandir l'image Les centaines de manifestants réunis le 17 février 2020 ont bloqué la rue Wellington, au centre-ville d'Ottawa.Photo : Radio-Canada / Dominique Degré
Une pancarte devant le campement.Agrandir l'image Un campement est érigé à la mi-février en face du conseil de bande de Uashat mak Mani utenam, sur la Côte-Nord, au Québec.Photo : Radio-Canada / Marie Kirouac
Deux hommes, dont un masqué, discutent autour d'un feu près d'une pancarte en soutient aux chefs héréditaires de Wet'suwet'en.Agrandir l'image En février 2020, des Micmacs avaient érigé un campement à Listuguj, au Québec, bloquant la voie ferrée pour montrer leur appui à la Première Nation Wet'suwet'en.Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose
Une pancarte sur laquelle on peut lire "No pipeline" pendant une manifestation à Moncton.Agrandir l'image Des manifestants de Moncton, au Nouveau-Brunswick, se sont dispersés après avoir reçu une ordonnance du tribunal.Photo : Radio-Canada / Tori Weldon
Les manifestants entourent quelques personnes qui jouent du tambour.Agrandir l'image Des manifestants ont occupé un moment l'intersection des rues Spring Garden et South Park, à Halifax, en Nouvelle-Écosse.Photo : CBC/Paul Poirier
Fin de la mosaïque de 12 items. Retourner au début de la mosaïque?
Les chefs héréditaires toujours opposés au projet
Huit chefs héréditaires des Wet’suwet’en, qui se disent les seuls habilités à consentir ou non au passage du pipeline sur leur territoire non cédé, sont toujours contre ce projet.

Ils craignent les effets irréversibles que le gazoduc aura sur leur territoire, dont ils se considèrent comme les gardiens pour les générations futures.

Trois chefs autochtones portant des tenues traditionnelles marchent dans une rue enneigée.
Les chefs héréditaires wet'suwet'en Rob Alfred, John Ridsdale, Antoinette Austin lors d'une marche contre le projet GasLink.
PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / JASON FRANSON
Une demande de révision judiciaire des permis environnementaux accordés à Coastal GasLink, présentée par les chefs, a d’ailleurs été entendue l’automne dernier par la Cour suprême de la Colombie-Britannique, qui devrait rendre une décision sous peu.

Selon le constructeur, TC Énergie (anciennement Transcanada), le quart du gazoduc est maintenant construit. Les tuyaux ont d’abord été enfouis près de Kitimat et de Dawson Creek, aux deux extrémités de son tracé de 670 kilomètres, et des travaux de défrichage et de forage sont en cours près de Houston, où ont été arrêtés les opposants en février dernier.

Avec toutes les forces qu’il y avait contre nous, c’était impossible de l’empêcher, affirme l’un des chefs héréditaires des Wet’suwet’en, Frank Alec, dont le nom traditionnel est Woos.

Le chef héréditaire wet'suwet'en Frank Alec (au centre), la ministre Carolyn Bennett (à gauche) et le ministre Scott Fraser (à droite) s'adressent aux médias à Smithers, en Colombie-Britannique, le 1er mars 2020.
Le chef héréditaire wet'suwet'en Woos avec la ministre fédérale des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, et le ministre provincial des Relations avec les Autochtones, Scott Fraser, lors de la signature de l'accord provisoire en mars.
PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / JONATHAN HAYWARD
Les discussions se poursuivent entre les chefs et les gouvernements après l’adoption de l’accord provisoire au printemps, dit-il en entrevue, même si les procédures ont été retardées de plusieurs mois à cause de la pandémie.

Ces discussions touchent à l’aménagement du territoire et de ses ressources, dont l’eau et les poissons, ainsi qu’aux services à l’enfance, entre autres, mais l’accord n’aborde pas le gazoduc en cours de construction.

Abandonnés par les gouvernements fédéral et provincial
Des membres des conseils élus des Wet’suwet’en déplorent pour leur part de ne pas avoir été invités à participer à ces pourparlers. L’accord de principe(Nouvelle fenêtre) ne mentionne leur existence nulle part.

Les droits ancestraux [reconnus par la Constitution canadienne] sont des droits collectifs, remarque la cheffe du conseil de bande Wet’suwet’en First Nation, situé à Burns Lake, Maureen Luggi. Ils n’appartiennent pas à une seule partie.

La cheffe autochtone affirme que les élus se sentent abandonnés par les gouvernements fédéral et provincial, alors qu’un accord éventuel pourrait avoir des répercussions importantes dans l’ensemble des communautés wet’suwet’en, notamment sur la prestation de services actuellement pris en charge par les conseils de bande.

« On ne nous demande pas notre avis et nous n’avons à peu près aucune voix au chapitre sur ce qui est négocié. »

— Une citation de Maureen Luggi, cheffe du conseil de bande Wet’suwet’en First Nation
Un porte-parole du ministère provincial des Relations avec les Autochtones dit dans un courriel qu’il revient aux Wet’suwet’en de résoudre leurs propres questions de gouvernance.

« C’est un élément central de l’autodétermination. Il est essentiel que tous les leaders wet’suwet’en convergent, pour assurer des négociations transparentes et soutenir le travail de construction d’une nation forte et unie. »

— Une citation de Porte-parole du ministère provincial des Relations avec les Autochtones
Le ministère promet de consulter tous les Wet’suwet’en durant les étapes ultérieures.

Le chef héréditaire Woos affirme que les conseillers et les chefs élus participent aux discussions, mais à titre de membres du système de gouvernance traditionnel, divisé en cinq clans.

« Ils sont tous membres. Nous les respectons, nous respectons leurs clans et les clans de leurs pères. »

— Une citation de chef héréditaire Woos
Un mouvement qui continue à grandir
Les groupes fermement opposés à Coastal GasLink n’ont pas baissé les bras malgré l’avancement des travaux de construction du gazoduc, même si l’interdiction des rassemblements et les restrictions sur les voyages à cause de la pandémie compliquent leurs actions.

Plusieurs militants antipipeline, autochtones et non autochtones, qui occupaient les campements et les barricades dans le nord de la Colombie-Britannique en 2019 et en 2020, venaient d’ailleurs dans la province ou du pays.

Molly Wickham, qui porte le nom wet’suwet’en de Sleydo’, est porte-parole du point de contrôle Gidimt’en, établi à deux reprises sur le chemin forestier Morice River et démantelé chaque fois par la Gendarmerie Royale du Canada (GRC).

La résistance continue, dit-elle. Coastal GasLink s’introduit illégalement sur notre territoire chaque jour.

Molly Wickham tient un bâton de la parole qui arbore des plumes d'aigle.
Molly Wickham, porte-parole du clan Gidimt’en, qui s’oppose au pipeline, en 2019.
PHOTO : RADIO-CANADA / BETSY TRUMPENER
L’entente entre les chefs héréditaires et les gouvernements ne change rien en ce qui a trait au pipeline, tient à préciser Molly Wickham. Il n’a jamais été question que nous arrêtions de nous opposer au projet parce qu’il y a ces nouvelles négociations.

À mesure que les restrictions liées aux règles sanitaires seront levées et qu’il sera possible de se rassembler, les actions risquent de reprendre, dit-elle.

Le mouvement de souveraineté autochtone, le mouvement Land Back, grandit et continuera à grandir, croit Molly Wickham.

Un projet de réconciliation économique
Tous les membres de la nation wet’suwet’en ne voient pas d’un bon œil une reprise du conflit sur leur territoire traditionnel.

Les cinq conseils de bande wet’suwet’en qui se trouvent le long du tracé du pipeline ont signé des accords avec Coastal GasLink leur garantissant investissements, emplois et redevances à long terme.

Selon la compagnie gazière, des contrats d’une valeur de 825 millions de dollars ont été conclus avec des entreprises autochtones et locales le long du tracé du pipeline, y compris au sein des communautés wet’suwet’en.

De gros tuyaux par terre, dans la forêt, à côté d'un bulldozer.
Des tuyaux du gazoduc Coastal GasLink sur le point d'être mis en terre près de Kitimat, en octobre 2020.
PHOTO : RADIO-CANADA / TIMOTHÉ MATTE-BERGERON
Selon la cheffe Maureen Luggi, cela contraste fortement avec un projet similaire construit dans les années 1960, le gazoduc Pacific Northern Gas, mis au point et construit sans avoir ni à consulter ni à tenir compte des populations autochtones, malgré des conséquences majeures sur le territoire.

Parce que nous n’avons pas été consultés pour les projets précédents, nous considérons qu’un projet d’une telle nature et d’une telle magnitude que celui de Coastal GasLink favorise la réconciliation économique, dit-elle. Nous avons l'occasion d’avoir une voix dans tous ses aspects, du début à la fin.

Maureen Luggi explique que les revenus tirés de l’accord avec la compagnie permettront de construire des logements et un centre communautaire dans la communauté de Burns Lake, ainsi que de financer des programmes et des activités destinés aux aînés et aux jeunes.

[Ce projet] n’est peut-être pas parfait, mais c’est bien mieux que de se fier uniquement au financement gouvernemental pour développer nos communautés, soutient-elle...

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