Soirée éprouvante avec vue sur l’«allée du crack» à Montréal
Vivre à côté du centre d’injection supervisée Cactus est difficile et brise le cœur
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LOUIS-PHILIPPE MESSIER
Vendredi, 6 octobre 2023 00:00
MISE À JOUR Vendredi, 6 octobre 2023 00:00
Il y a la rue East Hastings à Vancouver, puis Rideau et King Edward à Ottawa. Et maintenant la rue Berger à Montréal ? Une retraitée qui occupe un logement social devant cet endroit, tristement surnommé « allée du crack », au centre-ville, m’a invité à passer une soirée sur son balcon. Ce que j’ai vu m’a ébranlé.
Là où elle vit, Josette (nom fictif) est le témoin forcé d’une misère alarmante.
Située dans le Quartier des spectacles, la rue Berger débouche au nord devant les grilles des Foufounes électriques.
Le débat sur les sites d’injection supervisée refait la manchette récemment à cause de l’ouverture du premier centre d’inhalation supervisée de drogues à Saint-Henri, à moins de 100 mètres d’une école primaire, ce qui inquiète des parents.
Mais il existe déjà un site d’injection supervisée à Montréal, soit celui de Cactus qui a élu domicile au centre-ville il y a sept ans.
Si nécessaires que puissent être les services de l’organisme, ses environs deviennent une « terrasse » officieuse où consommer sa drogue dure.
Écoutez l'entrevue avec Vincent Marcoux, directeur général de l'Association québécoise des centres d'intervention en dépendance (AQCID) à l’émission d’Alexandre Dubé via QUB radio :
Pour éviter la défécation sur la voie publique, une toilette chimique entourée de bollards a été érigée en pleine rue.
Quand j’arrive vers 19 h 30, il y a une ambulance devant les portes de Cactus.
Des fumeurs de crack ou crystal meth sont assis presque à l’angle de Saint-Catherine.
Cinq ou six groupes différents chauffent leurs tubes de verre plus bas dans la rue.
« C’est comme ça jour et nuit, sept jours sur sept, l’année durant », s’exaspère Josette.
Vous ne verrez pas sa photo : elle redoute les représailles.
Une prostituée compte son argent sur le trottoir devant la porte d'entrée de Josette. LOUIS-PHILIPPE MESSIER
Prisonnière chez elle
Dès que le soleil se couche, Josette ne sort plus. Même le jour, elle ne peut parfois pas entrer chez elle.
Quelqu’un devant sa porte attend parfois pour s’infiltrer dans l’immeuble, habituellement pour aller dans le garage en bas pour fumer, boire ou se piquer.
« Cet après-midi, j’ai dû attendre dix minutes que la police arrive pour que je puisse rentrer sans qu’une femme très intoxiquée me suive. »
Josette habite avec 21 voisins dans un bel immeuble de logements sociaux subventionnés, avec l’organisme Un toit en ville, où chacun paie un loyer équivalent au quart de son revenu.
Avant d’aller au lit, il faut désactiver la sonnerie. Des malotrus actionnent souvent toutes les sonnettes pour inciter quelqu’un dans l’immeuble à déclencher l’ouverture de la porte.
« La semaine dernière, un voisin s’est fait battre dans le corridor par des toxicomanes et il s’est retrouvé à l’hôpital. »
« Il y a trois semaines, un autre voisin demandait à des drogués de s’enlever de devant la porte pour pouvoir entrer et une femme fâchée lui a donné un coup de barre de métal derrière la tête. »
Voilà pourquoi Josette préfère se terrer chez elle.
À partir de son salon, on entend les bruits de la rue Berger... et ils cessent rarement.
« À partir de 2 h du matin, quand Cactus ferme, c’est pire. »
Quand une ambulance active ses gyrophares dans la rue en contrebas et illumine son salon, son cerveau l’enregistre à peine.
L’ambulance ? Les cris ? Les jappements de chiens ? Les querelles hurlantes ? C’est malheureusement devenu de la « normalité » pour Josette.
« J’ai appelé la police dix fois en sept ans, ce qui n’est pas énorme. Hier, un homme torse nu se faisait tabasser à grands coups de poing. C’était bizarre parce qu’il se laissait faire même si l’autre était plus petit. »
A-t-elle appelé la police pour ça ? Non...
Un jeune homme en surdose par terre dans son vomi demeure inerte. Son ami lui administre de la naloxone. Un employé de Cactus est venu voir si c'était grave... et il va bientôt courir pour aller chercher des renforts. LOUIS-PHILIPPE MESSIER
« Je me sens mal d’inviter un journaliste parce que c’est comme dénoncer des gens malheureux que la drogue rend malades, mais je ne peux plus me taire et continuer d’endurer de vivre comme ça », se désole Josette.
Cette femme à l’appartement rempli de bibelots de chats devient une grand-maman-gâteau qui insiste pour me faire des sandwichs pendant que je squatte son balcon.
Elle a travaillé pendant 28 ans comme préposée aux bénéficiaires à l’hôpital de Verdun, puis une dépression l’a presque acculée à la rue. À un cheveu de l’itinérance, elle a passé des années au YMCA des femmes.
Elle est contente d’avoir maintenant ce toit abordable sur la tête.
« Mais cela veut dire que je suis prise ici... devant la rue Berger. Je n’ai pas les moyens d’aller ailleurs. Et j’aimerais ça, pouvoir aller sur mon balcon tranquille, pouvoir inviter ma mère à souper ou sortir pour acheter une pinte de lait le soir. »
Quelles mesures réclame-t-elle ?
« Plus d’éclairage ! Il faut que ce soit aussi éclairé la nuit que le jour sur la rue Berger. Je veux pouvoir circuler sans danger. Alors, il faut des gardiens qui empêchent les attroupements qui bloquent les entrées d’édifice. Et il faut aussi que Cactus déménage ou puisse fonctionner 24 h, pas juste 12. »
J’étais chez Josette lors d’une soirée particulièrement tranquille à l’occasion du versement de l’aide sociale. Les rues ont alors tendance à se vider, car beaucoup se louent de petites chambres d’hôtel.
« Tranquille » est un grand mot vous me direz. À un certain moment, un jeune homme explose de vomi avant de s’effondrer dans son dégât. Affolé de ne pas parvenir à le ranimer, son ami hurle : « Gaby ! Gaby ! » puis va quérir les intervenants de Cactus. Bientôt l’équipe s’active à sauver le jeune. Des usagers réguliers, frustrés de devoir patienter quelques minutes pendant l’intervention, demandent quand le centre va rouvrir ses portes.
« Ils font pitié, mais je n’en ai plus, de pitié, je suis vidée et j’en ai assez d’être prisonnière chez moi », commente Josette.
Pour moi, c’était quelques heures qui brisent le cœur, mais pour elle, qui assiste quotidiennement à ce drame « toxicogénique » depuis sept ans, c’était... quelque chose comme l’épisode #2555...
]]>Je pense qu'il y a une tentative d'opération de séparation du bon grain de l'ivraie.
Je dis bien une tentative.
Les élus qui opèrent en coulisse suivent d'étrange conseillé.
Que me conseilleriez vous me dira t'on ?
Un petit retour en arrière.
On ne change pas les bonnes recettes.
Vous trouverez bien.
Ouin mais "on a faite des pactes" !
Alors je vous répond.
Repentez vous !
Dans le sens de repliez vous.
Dans le sens de cette pente là.
https://www.orandia.com/forum/index.php?id=206088
Je dis bien une tentative.
Les élus qui opèrent en coulisse suivent d'étrange conseillé.
Que me conseilleriez vous me dira t'on ?
Un petit retour en arrière.
On ne change pas les bonnes recettes.
Vous trouverez bien.
]]>ha oui il y a aussi le 800 millions de Montréal détourné par la CAQ pour le Tramway imaginaire de Québec en échange de la ligne rose imaginaire....
https://www.lapresse.ca/affaires/2023-09-29/northvolt-dans-la-filiere-des-batteries/l-a...
Northvolt dans la filière des batteries L’aide pourrait dépasser 7 milliards… et ce n’est pas fini
2:37
Les milliards offerts par Québec et Ottawa pour financer la méga-usine de Northvolt et subventionner sa production seront insuffisants pour permettre à l’entreprise de réaliser l’ensemble de ses ambitions québécoises. Les gouvernements devront une fois de plus délier les cordons de leur bourse s’ils veulent que la deuxième phase du complexe devienne réalité.
Mis à jour le 29 septembrePartager
Julien Arsenault
JULIEN ARSENAULT
LA PRESSE
CE QU’IL FAUT SAVOIR
Northvolt bâtira une usine de cellules de batteries sur la Rive-Sud de Montréal.
Québec et Ottawa offrent près de 3 milliards pour financer la construction.
Les gouvernements subventionneront aussi la production à hauteur de 4,6 milliards.
Occulté par l’ampleur des prêts, subventions et prises de participation – qui pourraient atteindre 7,3 milliards – dont bénéficiera la jeune pousse suédoise, cet aspect du projet n’a pratiquement pas été abordé, jeudi, au cours de la conférence de presse à grand déploiement à laquelle participaient notamment les premiers ministres François Legault et Justin Trudeau, officialisant le projet.
Tout cela ne concerne que la première phase.
PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE
Cellule de Northvolt
« Absolument », a confirmé le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie Pierre Fitzgibbon, en entrevue avec La Presse, à qui on demandait s’il faudrait éventuellement se rasseoir avec Northvolt pour négocier un autre soutien financier.
Sur la Rive-Sud de Montréal, l’entreprise fabriquera des matériaux de cathodes (le pôle positif de la batterie), ainsi que des cellules, soit la dernière étape avant l’assemblage des batteries. Elle effectuera aussi du recyclage de batteries. D’une capacité de 60 gigawattheures, le projet sera capable d’alimenter l’équivalent d’un million de véhicules électriques.
Ce qui a été présenté jeudi ne constitue que la moitié de cette cible.
L’AIDE PUBLIQUE EN BREF
Pour la construction de l’usine ( 2,74 milliards d’argent public sur les 7 milliards prévus)
La part de Québec (environ 1,37 milliard)
Prêt : 376 millions
Subvention : 436 millions
Actions de l’entreprise : 567 millions
La part d’Ottawa (environ 1,37 milliard)
Prêt et actions de l’entreprise : 900 millions
Subvention : 400 millions
Subventions pour la production des cellules*
Québec : 1,5 milliard
Ottawa : 3,1 milliards
* L’argent est versé une fois que les cellules sont produites et livrées.
« Les calculs n’ont pas été faits [pour la phase 2], mais l’investissement, ça va être un peu moins que 7 milliards et plus que 5 milliards, disons », a convenu M. Fitzgibbon, en ajoutant que l’on « spécule un peu » pour le moment.
Un autre effort financier public devrait donc être nécessaire, admet le ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François-Philippe Champagne. La facture risque d’être moins salée pour les gouvernements, a expliqué le ministre, dans un entretien. Dans ce scénario, il n’y aurait vraisemblablement pas de subvention à la production.
« Avec la phase 1 en place, le contexte sera un peu différent, affirme-t-il. Il a fallu faire un pas de plus aujourd’hui, mais une fois qu’ils [Northvolt] sont là, ce n’est plus pareil. Ce qui est difficile, c’est de les attirer la première fois. »
Imiter les Américains
En s’établissant sur l’ancien site de l’usine d’explosifs de la Canadian Industries Limited (CIL), qui chevauche les municipalités de McMasterville et Saint-Basile-le-Grand, Northvolt viendra ajouter le chaînon manquant de la filière québécoise des batteries. Le terrain est d’une superficie de 170 hectares.
ILLUSTRATION NORTHVOLT, FOURNIE PAR REUTERS
La méga-usine de Northvolt prévue à McMasterville
Le complexe, un projet estimé à 7 milliards, est présenté comme le plus important investissement privé de l’histoire du Québec. Le « pas de plus » que les deux ordres de gouvernement ont dû faire pour convaincre Northvolt de ne pas s’établir en Californie ? Imiter les Américains avec l’Inflation Reduction Act (IRA), doté d’une enveloppe de 370 milliards US pour subventionner un éventail de projets, comme la fabrication de batteries.
Cela signifie que les gouvernements Legault et Trudeau vont subventionner, jusqu’à hauteur de 4,6 milliards, la production de l’usine québécoise de Northvolt, qui doit débuter vers 2027. Québec versera jusqu’à 1,5 milliard, tandis qu’Ottawa pourrait offrir 3,1 milliards.
La raison pour laquelle le gouvernement et nous avions acquiescé, c’est que si on ne l’offrait pas, le projet s’en allait aux États-Unis pour des raisons évidentes.
Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie
Les gouvernements financeront aussi la construction de la première phase de l’usine. Québec met 1,37 milliard par l’entremise d’un prêt (367 millions), une subvention (436 millions) et une prise de participation (567 millions) dans Northvolt. Pour sa part, le gouvernement Trudeau accorde 1,34 milliard. M. Champagne n’a pas fourni les détails, mais la mécanique de l’aide est semblable à celle de Québec.
M. Legault a reconnu que les sommes sur la table frappent l’imagination. Pour défendre l’approche de son gouvernement, il a dressé un parallèle avec le chantier du barrage de la Baie-James lancé par l’ex-premier ministre libéral Robert Bourassa.
« Il y en a qui trouvaient ça fou, a lancé M. Legault. Ce [dont] on s’est rendu compte, c’est que c’était un coup de génie. »
Conditionnel
Interrogés sur l’ampleur du traitement réservé à Northvolt, tous les politiciens présents à la conférence de presse ont insisté sur le caractère conditionnel de la subvention de 4,6 milliards. Il faudra attendre la livraison des premières cellules à des clients avant de commencer à verser l’argent, ont-ils plaidé. La subvention est en vigueur jusqu’en 2032. De plus, toute modification qui rendrait l’IRA moins généreux sera aussi appliquée de ce côté-ci de la frontière. Si cette stratégie américaine venait à disparaître, la subvention canadienne ferait de même.
MM. Fitzgibbon et Champagne font par ailleurs valoir qu’avec les retombées fiscales anticipées, notamment avec la création de 3000 emplois, les gouvernements devraient obtenir un rendement sur leur investissement dans les neuf années suivant le début de la production, prévue vers 2026.
La première phase du complexe de Northvolt devrait exiger près de 200 mégawatts de puissance, soit environ la moitié d’une aluminerie. Par ailleurs, Northvolt n’a pas obtenu de traitement de faveur de la part d’Hydro-Québec. L’entreprise paiera le tarif applicable aux entreprises grandes consommatrices d’énergie (tarif L).
DES RENCONTRES POUR RASSURER
PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE
Paolo Cerruti
Le cofondateur de Northvolt, Paolo Cerruti, qui déménagera au Québec pour diriger l’antenne nord-américaine de l’entreprise, qui sera à Montréal, veut rassurer rapidement les citoyens de la Rive-Sud préoccupés par la construction d’une méga-usine. Avec son équipe, M. Cerruti ira à la rencontre des résidants de McMasterville et de Saint-Basile-le-Grand les 4 et 5 octobre prochains. « Cela peut être très intimidant et on le reconnaît. Pour bien comprendre [le projet], il faut fournir un effort d’information. Il faut aller à la rencontre des communautés locales, avec les maires, sur le terrain, pour répondre aux questions et à leurs inquiétudes. » Une pétition en ligne qui s’oppose à la venue de l’entreprise a récolté quelque 770 signatures. Les signataires s’inquiètent notamment du bruit et de la proximité entre le complexe et les résidences du secteur.
L’OPPOSITION RÉAGIT
Je pense que la CAQ sent le besoin d’être généreuse envers les étrangers pour pouvoir stimuler une initiative, qui est la filière batterie. Est-ce que ça va porter des fruits ? On l’espère, quand même. Mais la réalité, c’est qu’on n’a pas de logements puis on n’a pas de bras. Ça fait que comment vont-ils réussir ? [Pour] moi, c’est les deux conditions essentielles […] avec l’énergie. On a besoin d’avoir ces trois éléments-là au rendez-vous pour que ça fonctionne. On souhaite que ça fonctionne.
Frédéric Beauchemin, porte-parole du Parti libéral en matière d’économie
Le seul qualificatif, c’est énorme. C’est gigantesque. Nous, ce qu’on veut, c’est que les Québécois en aient pour leur argent. C’est quoi, la garantie que les Québécois vont en avoir pour leur argent ? On annonce des milliards, des milliards, des milliards. C’est de l’argent public. Ce n’est pas de l’argent de Monopoly. […] C’est quoi, les garanties que cet argent-là il va être bien dépensé, qu’il va profiter aux gens du Québec, pas aux multinationales puis à leurs actionnaires ?
Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire
Pendant qu’on rêve à des entreprises qui vont construire davantage de voitures avec des batteries électriques, qu’en est-il de l’objectif de réduire nos gaz à effet de serre de 37,5 % d’ici 2030 ? Il y a un peu d’écoblanchiment aussi dans ce projet-là. On est évidemment pour la filière électrique, mais, à un moment donné, est-ce que c’est en produisant 175 térawattheures de plus d’électricité qu’on est vraiment dans la bonne direction pour atteindre nos objectifs, alors qu’on ne fait rien pour le bâtiment, on ne fait rien pour le transport lourd ?
Joël Arseneau, député du Parti québécois
Avec Fanny Lévesque, La Presse
]]>tout ça pourrait se régler assez aisément si une volonté politique y était... hélas non...
https://www.journaldemontreal.com/2023/10/05/la-rue-sainte-catherine-continue-den-arracher
Le nombre de commerces vacants explose: rien ne va plus sur la rue Sainte-Catherine
Pendant ce temps, la santé de la plupart des autres artères commerciales de la province s’améliore
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Ambiance de la rue Sainte-Catherine Ouest dans le Centre-Ville entre les rues Peel et De Bleury, à Montréal, le mercredi 4 octobre 2023. Sur cette photo, le chantier de la rue Sainte-Catherine. Photo Agence QMI, JOEL LEMAY PHOTO AGENCE QMI, JOEL LEMAY
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MARTIN JOLICOEUR
Jeudi, 5 octobre 2023 00:00
MISE À JOUR Jeudi, 5 octobre 2023 00:00
La rue Sainte-Catherine, la plus importante artère commerciale au Québec, continue de montrer des signes importants de difficulté.
• À lire aussi: Immobilier: la présence au bureau se détériore dans la région de Montréal
En dépit des investissements des dernières années, le nombre de vitrines et espaces commerciaux vacants continuent de croître de manière quasi incontrôlée.
En juillet dernier, le taux de locaux commerciaux vacants a atteint un sommet historique, à 18,2%. Concrètement, pas moins de 105 des 578 places d’affaires le long des 11 kilomètres de cette artère mythique étaient inoccupées, à louer ou carrément abandonnées.
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Ambiance de la rue Sainte-Catherine Ouest dans le Centre-Ville entre les rues Peel et De Bleury, à Montréal, le mercredi 4 octobre 2023. Sur cette photo, un commerce à louer. PHOTO AGENCE QMI, JOEL LEMAY
«C’est comme si on était en train de tuer le patient qu’on voulait sauver», déplore Christian-Pierre Côté, président de Côté Mercier Services de données, une entreprise de Québec spécialisée dans l’évaluation commerciales.
La situation s'améliore
Dans une étude exhaustive, rendue publique ce matin, l’entreprise rend compte de la santé de 63 artères commerciales principales de onze régions administratives différentes du Québec.
Ses auteurs concluent, que de manière générale, on assiste à une amélioration de la santé des artères commerciales de la province. Ces dernières auraient particulièrement bénéficié de l’aide financière distribuée aux Québécois pour les aider à faire face à l’inflation.
Résultat, explique M. Côté, alors que plusieurs commerçant ont fait des affaires d’or, les taux d’inoccupation de la majorité des artères de la province se sont améliorées pour s’établir aujourd’hui à 3,8%, en moyenne.
Deux mondes
La situation se présente toute autrement sur la rue Sainte-Catherine, artère emblématique de Montréal, empreinte à de nombreuses transformations. Les commerçants souffrent entre autres de travaux majeurs qui pourraient s’allonger, croit-on, au-delà de 2030.
«On ne peut être satisfaits, mais encouragés devant les progrès réalisés, explique Glenn Castanheira, pdg de Montréal Centre-ville. Car, malgré tout, l’achalandage et les ventes au pieds carrés continuent de croître.»
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Les enseignes «à louer» pullulent actuellement sur la rue Sainte-Catherine. PHOTO AGENCE QMI, JOEL LEMAY
Si le taux de locaux vacants se maintient à des niveaux élevés dans l’ouest (14,4%), en raison notamment d’un retour timide des travailleurs dans les tours à bureaux du centre-ville, il se détériore complètement à l’est de la rue Saint-Laurent.
Dans cette dernière portion, où s’entrechoquent de multiples réalités économiques et problématiques psychosociales, le taux de locaux vacants a cru de 73% en seulement deux ans. Il s’établissait en juillet à 21,5%, comparativement à 17,1% en 2022, et à 12,4% en 2021.
«Dans ce secteur, on fait face à plusieurs propriétaires qui, à court de recours ou solutions, ont décidé de jeter l’éponge. Ils ont cessé d’investir et ne cherche plus à louer, analyse M. Côté.
Des exemples de réussites
Heureusement, d’autres artères affichent une bien meilleure mine dans la métropole. C’est le cas entre autres de l’avenue Mont-Royal, entièrement piétonne pendant l’été, et de la rue Masson, dans Rosemont. Seulement 3,2% des vitrines y sont vacantes.
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Claude Roy tient commerce depuis 45 ans sur la rue Masson, à Montréal. Sa librairie Limasson est un pilier du quartier. PHOTO JULIEN MCEVOY
« Des familles se sont établies et leurs enfants sont devenus grands. La rue Masson est leur village, c’est ici qu’ils aiment vivre et dépenser. Ils ne vont en ville que s’ils ne trouvent pas d’abord sur la rue», se réjouit Claude Roy, propriétaire de la librairie Limasson, présent sur cette rue depuis pas moins de 45 ans.
Il en va de même de plusieurs artères de la région de Québec, où la rue Cartier et la 3e avenue affichent des taux de locaux commerciaux vacants parmi les plus bas de la province. Situation favorable qui pourrait très bien être annonciatrice d’importantes majorations des loyers pour les commerçants.
Limoilou en exemple
Dans Limoilou, l’évolution de la 3e avenue affiche un parcours quasi-sans fautes, estime M. Côté. À l’opposé, la rue St-Joseph, dans le quartier Saint-Roch, demeure problématique. Son taux de locaux vacants atteint les 11,9%.
De son côté, les artères du Saguenay Lac-St-Jean affichent une amélioration avec une réduction globale de l’inoccupation de 7,3% à 3,5% en un an. La rue St-Dominique, à Jonquière, continue toutefois de détonner, avec des taux d’inoccupation de 7,2%, et de locaux vacants de 13%.
Le Bas St-Laurent et la Côte-Nord présentent encore des taux de locaux commerciaux vacants excessifs malgré une amélioration. De toutes les régions, seules la Montérégie et de Lanaudière ont assisté à une remontée de leur inoccupation respective. Le taux d’inoccupation des grandes artères de la Montérégie s’établit à 4,2%, tandis que celui des artères de Lanaudière s’établit à 2%.
-Avec la contribution de Julien McEvoy
]]>
https://www.orandia.com/forum/index.php?mode=thread&id=150455
Valérie ''Pinocchio'' Plante: Manipulatrice ou menteuse???
De retour chez-nous, dans notre métropole, notre chère nouvelle mairesse se transforme en ce célèbre dessin animé (elle nous conte des petites menteries):
https://www.youtube.com/watch?v=rUdA54Xk8cg
Cette bonne Marie-Antoinette de la scène municipale nous a bien ''fourré'' avec ses promesses électorales. Le peuple est en émoi:
https://www.youtube.com/watch?v=ssloabqQpYc
https://www.youtube.com/watch?v=k44n1oLx9kw
http://www.tvanouvelles.ca/2018/01/11/hausse-du-compte-de-taxes-la-grogne-samplifie
http://www.tvanouvelles.ca/2018/01/13/les-commercants-de-rosemont-la-petite-patrie-inqu...
http://www.tvanouvelles.ca/2018/01/12/les-maires-des-villes-liees-demandent-a-ladminist...
http://www.tvanouvelles.ca/2018/01/11/valerie-plante-persiste-et-signe
Une femme à la tête de la ville. Une écologiste et une féministe engagée. Amie très proche de Québec Solidaire et son mari, un proche des centrales syndicales... Y aura t-il un soulèvement? Le peuple sera t-il enragé? Un scénario probable...
https://www.youtube.com/watch?v=k1-yiOI_eLg
Radio-Parano l'avait bien prédit! La main invisible la contrôle! Elle exécute le bon travail à merveille! Souvenez-vous de la Grèce et de son bon ministre des finances gauchiste... Québec Solidaire (communiste-trotskiste) en faisait son éloge! Drôle de gauche caviar!
https://www.youtube.com/watch?v=0Nbdv4zuycM
https://www.youtube.com/watch?v=-bz-Hw-ewiY
Y a t-il un complot? Une conspiration économique? (oligarchie financière). Demandez à Christian Robert Page d'y répondre! Mais j'oubliais! Il a été congédié de 98.5 FM. Le peuple ne croit plus nos médias traditionnels et ce personnage énigmatique et manipulateur...
http://insoliteexpress.com/non-classe/changement-mythes-complots-christian-page-98-5fm/
Cher public montréalais de Radio-Parano, résistez et contestez cette supercherie financière. Demandez à Québec Solidaire de prendre position. Refusez cette hausse. À suivre...
Nous avions bien raison avec Valérie ''Marie-Antoinette'' Plante! Une femme radieuse au beau sourire infantilisante et un manque de classe flagrant:
https://www.youtube.com/watch?v=j0hZl34m2Ds
https://www.youtube.com/watch?v=gvWJyVvbtdo
Quel bonheur, quelle euphorie Valérie! Va t-elle continuer à nous manipuler? Va t-elle sortir la matraque pour les dissidents? (Ceux qui osent la critiquer). A t-elle un réseau de contacts bien établi? (Mouvement féministe, syndicats enragés, multiculturalisme canadien à outrance). Mais c'est une très bonne philanthrope qui s'occupe des plus démunis:
http://www.tvanouvelles.ca/2018/01/07/traditionnel-diner-des-rois-de-laccueil-bonneau
Bientôt les futurs pauvres que Valérie aura mis sur le pavé (propriétaires de commerces, familles endettés, travailleurs autonomes endettés, exode massif vers les banlieues). Même Nosferatu songe à quitter l'île pour s'établir dans ce magnifique château:
https://www.youtube.com/watch?v=6VBhAn4Po6Q
Peut-être que le prochain ''Sloggan'' de Projet Montréal sera ''Projet, ma marde, Montréal pour vous''.
Pittoyable, l'histoire se répète. Des exécuteurs de la haute finance et une une bonne gaugauche caviar à leur service!
Ne vous en faites pas, ce bon opportuniste (ancien du PQ et ex PDG de Air Transat) fera le sale boulot pour remettre en ordre cette province endettée par nos requins de la finance et ainsi que par notre bonne gaugauche caviar.
https://www.youtube.com/watch?v=Zg8QSVrWxmI
Pittoyable! Scandaleux! Quand on connaît leurs maîtres qui tirent les ficelles:
https://www.youtube.com/watch?v=Tvd8PKmjqH8
En ce début d'année 2018, la réalité économique est indigeste, nous donne la nausée, en l’occurrence nous fait vômir! Cette belle province n'y échappe pas. Notre belle métropole en est la preuve et les bons serviteurs exécutent le plan à merveille! Délire? Paranoïa? Radio-Parano est très perplexe pour l'avenir ''Rose'' de Montréal. À suivre...
À la prochaine...
Dr. Mk Ultra
Nosferatu
https://www.journaldemontreal.com/2023/10/03/immobilier-la-presence-au-bureau-se-deteri...
MARTIN JOLICOEUR
Mercredi, 4 octobre 2023 00:00
MISE À JOUR Mercredi, 4 octobre 2023 00:00
Malgré les millions investis par le gouvernement du Québec et les efforts déployés par les gens d’affaires afin d’encourager le retour des travailleurs au centre-ville, les tours de bureaux de la région de Montréal continuent de se vider.
Selon les dernières données de l’agence immobilière CBRE, le taux d’inoccupation des tours du centre-ville affiche un record de 17,4 % au troisième trimestre. Il s’agit d’une hausse de 8 % (ou 1,3 point de pourcentage) par rapport aux 16,1 % du même trimestre de 2022.
« Nous ne sommes pas au bout de nos peines. Il reste encore beaucoup de travail à faire », reconnaît Glen Castanheira, PDG de Montréal Centre-ville. « À l’évidence, le navire est difficile à faire tourner. Nous n’y sommes pas encore parvenus, mais je sens qu’il tourne dans la bonne direction », a réagi pour sa part le PDG de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), Michel Leblanc.
À l’extérieur du centre-ville, en banlieue montréalaise, la situation n’est pas meilleure, au contraire. Au troisième trimestre, les espaces de bureau affichaient aussi un taux de vacance en hausse, pour s’établir à 18,3 % au troisième trimestre de 2023. À pareille date l’année dernière, leur taux d’inoccupation était de 17 %.
Centre-ville
Depuis 2021, le ministère de l’Économie et de l’Innovation a octroyé 14,5 M$ à la CCMM pour contribuer à la relance économique du centre-ville de Montréal. De cette enveloppe, quelque 3,5 M$ ont été accordés à 14 projets artistiques censés redonner vie au centre-ville.
Du nombre, l’érection d’un anneau d’acier de 30 mètres sur l’esplanade de la Place Ville Marie aura certainement été l’œuvre la plus remarquée du projet « J’aime travailler au centre-ville ». La Chambre y aura contribué pour 500 000 $, tandis que Québec aura ajouté 1,5 M$ à la mise.
Est-ce que la poursuite de la détérioration de la situation dans les bureaux constitue une preuve d’échec des stratégies mises en place depuis deux ans pour convaincre employeurs et employés de tourner le dos au télétravail ?
Pas du tout, soutient Michel Leblanc, pour qui le travail se poursuit. « De conclure à un échec reviendrait à présupposer que les choses auraient été identiques si nous avions décidé de ne rien faire. Au contraire, j’espère que malgré le travail qui reste pour convaincre un plus grand nombre des bénéfices du retour au présentiel, c’est un succès. »
Ivanhoé Cambridge, la Banque Nationale du Canada et Desjardins ont tous requis une présence au travail accrue de leurs employés au cours des derniers mois. Actuellement, estime la CCMM, les deux tiers des grandes entreprises de Montréal exigent actuellement une présence au bureau de « deux à trois jours par semaine », en moyenne.
Parmi les pires grandes villes
La situation n’est pas unique à la métropole. Toutes les grandes villes d’Amérique font face au même enjeu, fait valoir Glen Castanheira. Le centre-ville de Calgary, donne-t-il en exemple, affiche un taux de 30,9 %.
Toutefois, il est aussi juste de mentionner que s’il existe pire ailleurs, les taux d’inoccupation des centres-villes de Toronto (15,8 %), d’Ottawa (14,2 %) et de Vancouver (11,8 %) sont tous bien inférieurs à ceux que l’on voit à Montréal (17,4 %).
Cela dit, David Cervantes, premier vice-président de CBRE à Montréal, insiste sur l’importance de nuancer ces moyennes. Selon ce dernier, les édifices de catégorie B et C ont tendance à ternir considérablement le portrait d’ensemble. Pris isolément, les immeubles de catégorie A de Montréal affichent un taux d’inoccupation plus enviable de 14,5 %.
« On constate que si les entreprises tendent généralement à réserver des espaces maintenant plus restreints, ils en profitent aussi en général pour déménager dans des immeubles mieux tenus, de catégories supérieures comme les double A et triple A. »
C’est ainsi, donne-t-il en exemple, que la Maison Manuvie, une tour prisée, située sur de Maisonneuve Ouest, à Montréal, affiche un taux d’inoccupation de seulement 1,4 % actuellement. Une réalité à des années-lumière de la moyenne des tours du centre-ville.
TAUX D’INOCCUPATION DES BUREAUX AU CENTRE-VILLE (TROISIÈME TRIMESTRE DE 2023)
Vancouver : 11,8 %
Calgary : 30,9 %
Toronto : 15,8 %
Ottawa : 14,2 %
Montréal : 17,4 %
Source : CBRE
Montréal annonce une hausse de taxe$ extrêmement salée ce qui risque d'aggraver la situation financières de plusieurs commerces, proprios et locataire. Sans compter les faillites et exode en régions. Et la Mairesse de réjouis que l'on arro$$e$ les banlieue$ de millard$ de dollar$ pendant que l'on laisse Mortréal crèver la dale et le centre vide est de MortRéal devenir un ZombieLand, là où le SPVM préfère tourner la tête dans l'autre direction qu'intervenir lorsque des junkies se piquent en publique....
Bonne nouvelle pour le SPVM (police de Montréal) ils ne manqueront pas de manifestations et de temps supplémentaire$
https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2023-10-04/budget-des-arrondissements...
Des hausses de taxes locales salées
Les taxes foncières des Montréalais risquent d’augmenter significativement l’an prochain, du moins si l’hôtel de ville s’inspire des hausses votées ces jours-ci par les arrondissements.
Publié à 1h22 Mis à jour à 5h00Partager
Philippe Teisceira-Lessard
PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
LA PRESSE
Ces taxes locales ne représentent qu’une petite portion de la facture finale envoyée aux propriétaires de la métropole, mais donnent une idée de l’impact de l’inflation sur les finances municipales.
Les hausses locales seront en moyenne de 9,3 % dans les 11 arrondissements ayant déjà adopté leur budget (ou étant sur le point de le faire), selon les données envoyées à La Presse par l’administration.
Les taxes locales représentent moins de 10 % du total du compte de taxes foncières. L’augmentation de 10,4 % dans Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension « représente une hausse de 33 $ » pour la maison unifamiliale moyenne (compte d’impôt foncier total de 3727 $), faisait valoir mardi la mairesse d’arrondissement, Laurence Lavigne-Lalonde.
Mardi, la mairesse Valérie Plante a justifié la hausse des taxes locales qu’elle demandera aux propriétaires de l’arrondissement de Ville-Marie, qu’elle dirige directement.
« La taxe locale a été indexée de 5 % », a-t-elle dit, faisant valoir que l’environnement, la solidarité sociale et la sécurité avaient constitué des priorités budgétaires. « C’est important pour moi de mentionner qu’à Ville-Marie, on détient le taux de taxe locale le moins élevé des arrondissements de Montréal, et ce, malgré l’ensemble des responsabilités que l’on a. »
La veille, le maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve avait livré un plaidoyer semblable.
« On est très rigoureux sur ce qu’on peut faire avec les sommes qu’on a », a plaidé Pierre Lessard-Blais, en présentant un budget incluant une hausse de 7 %.
On se fait régulièrement dire qu’on taxe trop, mais qu’il n’y a pas assez [de services]. L’argent, il ne s’invente pas. Si on veut davantage de ressources sur le terrain, il faut davantage de ressources financières.
Pierre Lessard-Blais, maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve
Hausses « crève-cœur »
Le cabinet de Valérie Plante a assuré que les arrondissements faisaient de leur mieux dans « un contexte économique difficile qui affecte aussi leurs finances ».
« Les arrondissements déterminent eux-mêmes leurs taxes locales, qui représentent, en moyenne, une augmentation de moins de 1 % de la taxe générale », a indiqué l’attachée de presse Béatrice Saulnier. « Néanmoins, ces hausses témoignent de la nécessité de continuer de trouver des solutions pour diversifier les revenus et de poursuivre les échanges dans la foulée du sommet sur la fiscalité. »
L’opposition officielle plaide que les hausses de taxes locales dans ses arrondissements n’ont pas été votées de gaieté de cœur.
« La hausse de taxes locales est une décision crève-cœur pour nos arrondissements, qui doivent composer avec des transferts de la ville-centre largement insuffisants face aux besoins », a indiqué le porte-parole Alan DeSousa, dans une déclaration écrite.
« Cette décision aurait pu être évitable si l’administration Plante avait répondu aux demandes effectuées à deux reprises par les maire(sse)s d’Ensemble Montréal pour un meilleur financement des arrondissements », a-t-il ajouté, disant souhaiter que l’administration puisse « remettre les services de proximité au cœur des priorités ».
Luis Miranda, maire d’Anjou, a fait valoir en entrevue avec La Presse qu’il n’avait pas le choix de hausser significativement les taxes locales en raison du manque de financement. À 15,3 %, l’augmentation figure au sommet du palmarès.
« C’est une augmentation, c’est clair que c’est une augmentation, a-t-il dit. Ça fait longtemps qu’on est sous-financés pour la masse salariale. […] On est un des arrondissements sous-financés. On est limités dans le personnel qu’on peut avoir. »
Les taxes locales, autorisées par Gérald Tremblay comme moyen de financer des projets discrétionnaires précis, ont graduellement pris de l’importance dans les budgets des arrondissements. À Anjou, près du tiers du budget provient maintenant directement des poches des contribuables, plutôt que de transferts de la ville-centre.
« Un équilibre à trouver »
La Ville de Montréal présentera son budget le mois prochain, incluant ses propres décisions fiscales. Celles-ci constitueront la part du lion des changements qui toucheront le portefeuille des Montréalais.
En début de journée, mardi, Valérie Plante avait refusé de s’avancer.
Imaginable de plafonner la hausse à l’inflation de 3 % ou 4 % prévue pour l’ensemble de 2023 ? « Il y a encore des choses qui doivent être attachées, avait répondu la mairesse. Jusqu’à la dernière minute, notre administration, on regarde, on est toujours à soulever chaque pierre. »
On est extrêmement conscient de la pression que subissent les Montréalais et Montréalaises, l’ensemble des Québécois et Québécoises face à l’inflation.
La mairesse Valérie Plante
« Je pense que notre administration a toujours démontré beaucoup de sensibilité, a poursuivi Mme Plante. C’est un équilibre à trouver. »
Le mois dernier, son bras droit Dominique Ollivier avait souligné se retrouver devant des choix difficiles en préparant le budget 2024 de Montréal.
« Qu’est-ce qu’on va devoir couper ? Parce qu’on ne peut pas tout faire », avait-elle évoqué, précisant être justement en train de boucler le budget. Réduction des dépenses et hausse de taxes, « on regarde les deux », continuait-elle. « Toutes les options sont sur la table, comme chaque année, avec la rigueur que vous nous connaissez. »
Avec la collaboration de Pierre-André Normandin et d’Isabelle Ducas, La Presse
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