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Forum Orandia - France-Élaine Duranceau habite dans sa bulle http://orandia.com/forum/ Forum affilié à www.esoterisme-exp.com fr France-Élaine Duranceau habite dans sa bulle (réponse) France-Élaine Duranceau habite dans sa bulle

Vendredi, 16 juin 2023 00:00

MISE À JOUR Vendredi, 16 juin 2023 06:50

France-Élaine Duranceau, ministre responsable de l’Habitation, estime qu’elle ne faisait qu’une description juridique et économique lorsqu’elle a affirmé que les locataires voulant continuer de céder leur bail «devaient investir en immobilier et prendre les risques qui vont avec».

On pourrait y ajouter un concept politique et sociologique à l’analyse de la ministre.

Ce concept, ça s’appelle du mépris de classe. Si vous êtes locataires, ça ne tient qu’à vous, dit-elle. Si tu veux, tu peux. Prolétaires de tout le Québec, prenez le risque, investissez en immobilier!

On peut «euphémise» en parlant de «déconnexion» entre le gouvernement et la réalité des locataires.

Amende honorable, elle s’est «excusée si ça a paru insensible».

Mais s’excuser avec un «si», ça vaut quoi? Plus l’impression que la ministre s’excusait de la réaction politique causée. Pardonnez-moi si ça vous fâche, ça sonne un peu moins vrai.

L’équilibriste en déséquilibre

À la racine, c’est le dépôt du premier projet de loi de la ministre, qui a provoqué ce cafouillage.

Pourtant, le problème, ce n’est pas le projet de loi précisément.

C’est la posture de la ministre qui pose problème : celle de l’équilibriste entre les locataires et les propriétaires.

Elle en donne, donc, aux locataires pour les évictions et un peu aux propriétaires pour limiter le «magasinage» de baux.

Or, la ministre-équilibriste fait face à un marché qui, lui, est en déséquilibre.

Un exemple parmi d’autres? À Gatineau, selon la mairesse, c’est maintenant plus de 1700 $ par mois pour un logement «une chambre» et 2000 $ pour un «deux chambres». La suite, on la connaît: coupure dans d’autres dépenses, appauvrissement des gens déjà à faible revenu, banques alimentaires, itinérance...

En ne visant que des détails, elle ne fait que reconduire ce déséquilibre.

Angle mort caquiste

Tout imputer à la ministre serait injuste, évidemment.

Elle est en poste depuis 8 mois, le gouvernement caquiste est là depuis 57 mois.

Et on est encore à l’étape du «plan d’action» à venir sous peu.

La ministre, tout comme son gouvernement, est dans sa bulle en habitation.

Vendredi, 16 juin 2023 00:00

MISE À JOUR Vendredi, 16 juin 2023 06:50

France-Élaine Duranceau, ministre responsable de l’Habitation, estime qu’elle ne faisait qu’une description juridique et économique lorsqu’elle a affirmé que les locataires voulant continuer de céder leur bail «devaient investir en immobilier et prendre les risques qui vont avec».

On pourrait y ajouter un concept politique et sociologique à l’analyse de la ministre.

Ce concept, ça s’appelle du mépris de classe. Si vous êtes locataires, ça ne tient qu’à vous, dit-elle. Si tu veux, tu peux. Prolétaires de tout le Québec, prenez le risque, investissez en immobilier!

On peut «euphémise» en parlant de «déconnexion» entre le gouvernement et la réalité des locataires.

Amende honorable, elle s’est «excusée si ça a paru insensible».

Mais s’excuser avec un «si», ça vaut quoi? Plus l’impression que la ministre s’excusait de la réaction politique causée. Pardonnez-moi si ça vous fâche, ça sonne un peu moins vrai.

L’équilibriste en déséquilibre

À la racine, c’est le dépôt du premier projet de loi de la ministre, qui a provoqué ce cafouillage.

Pourtant, le problème, ce n’est pas le projet de loi précisément.

C’est la posture de la ministre qui pose problème : celle de l’équilibriste entre les locataires et les propriétaires.

Elle en donne, donc, aux locataires pour les évictions et un peu aux propriétaires pour limiter le «magasinage» de baux.

Or, la ministre-équilibriste fait face à un marché qui, lui, est en déséquilibre.

Un exemple parmi d’autres? À Gatineau, selon la mairesse, c’est maintenant plus de 1700 $ par mois pour un logement «une chambre» et 2000 $ pour un «deux chambres». La suite, on la connaît: coupure dans d’autres dépenses, appauvrissement des gens déjà à faible revenu, banques alimentaires, itinérance...

En ne visant que des détails, elle ne fait que reconduire ce déséquilibre.

Angle mort caquiste

Tout imputer à la ministre serait injuste, évidemment.

Elle est en poste depuis 8 mois, le gouvernement caquiste est là depuis 57 mois.

Et on est encore à l’étape du «plan d’action» à venir sous peu.

La ministre, tout comme son gouvernement, est dans sa bulle en habitation.

[image]

c'Est sûr que tu t'Accorde 30% D'Augmenation pour faire face à l'inflatin, les hausses des loyers d'appartements miteux, est le cadet de tes soucieux...

La CAQ C'est gênant..

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http://orandia.com/forum/index.php?id=204993 http://orandia.com/forum/index.php?id=204993 Fri, 23 Jun 2023 20:01:34 +0000 Jeromec
Alons donc à Vancouver.... (réponse) Allons donc voir à Vancouver, le Modèle de la CAQ c'Est quoi que ça fait une crise du logement....

ça serait tout intérêt des riches de s'Assurer que les moins nantis ait un toit à prix abordable pour se loger... sinon, ben c'Est chaoas et insécurité...

Chaos erupts, arrests made as homeless encampment removed from Vancouver's Downtown Eastside

https://www.youtube.com/watch?v=i_opQELgfeQ

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http://orandia.com/forum/index.php?id=204992 http://orandia.com/forum/index.php?id=204992 Fri, 23 Jun 2023 18:36:09 +0000 Jeromec
Marie-Antoinette Caq (réponse) [image]

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ça c'est parti qui a persisté et signé de n'offrir aucune exemption aux sans-abris pendant le couvre-feu...

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http://orandia.com/forum/index.php?id=204991 http://orandia.com/forum/index.php?id=204991 Fri, 23 Jun 2023 18:29:19 +0000 Jeromec
Radio-Canada Manif pour le logement. (réponse)
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1990478/ces-montrealais-qui-defendent-le-droit-a-l...

Ces Montréalais qui défendent le droit à la cession de bail

Des milliers de Montréalais se sont mobilisés jeudi contre le projet de loi 31, qui donnerait aux propriétaires le droit de refuser une cession de bail, une mesure souvent utilisée par les locataires pour éviter les hausses des loyers.

Ça suffit le mépris, touche pas à ma cession de bail, est-il écrit sur une bannière.
Des milliers de Montréalais ont manifesté contre le projet de loi 31 qui vise à actualiser certaines dispositions législatives en matière de droit du logement.


Familles, étudiants, retraités, immigrants… Ils étaient plus de 1500 manifestants, selon la police; autour de 4000, selon les organisateurs. Voici ce qu’ils avaient à dire, le temps d’une marche lancée à l'appel du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) et du Comité d'action de Parc-Extension (CAPE).

Soufia Khmarou, 50 ans
Soufia a immigré à Montréal du Maroc il y a 14 ans. Responsable d’un milieu familial à Villeray, elle est venue manifester avec sa fille, Amal, 12 ans, assise sur une chaise roulante.

Une mère se tient debout près de sa fille assise dans un fauteuil roulant.
Soufia Khamrou avec sa fille Amal, assise sur un fauteuil roulant.

J’habite dans mon logement depuis 13 ans, c’est un logement insalubre. On est allés devant un tribunal à trois reprises et on a gagné à chaque fois, mais le propriétaire abuse de notre gentillesse. Il n’a entrepris aucune des réparations exigées par le tribunal.

Le grand problème, c’est le manque de logements sociaux. Ça fait trois ans que je cherche un logement accessible pour ma fille, parce que notre logement ne l’est pas. On a installé une rampe provisoire à la sortie de secours pour qu’elle puisse sortir, car elle a beaucoup de rendez-vous médicaux à l’hôpital. C’est dangereux et je suis toujours inquiète : si jamais il y a un incendie, comment vais-je faire pour sortir ma fille de là?

« Je suis quelqu’un qui a toujours été très impliqué dans la société, mais aujourd’hui, c’est moi qui vis un problème de logement et je cherche une solution le plus rapidement possible. »

— Une citation de Soufia Khmarou
Avec l’inflation, la hausse des loyers et mon salaire de travailleuse autonome qui ne change pas, je n’arrive pas à trouver un logement à un prix raisonnable. Et, en plus, plusieurs propriétaires n’acceptent pas de louer un logement à une personne handicapée. C’est de la discrimination, ça suffit! Il faut avoir des logements sociaux le plus rapidement possible, parce qu’on vit une situation très difficile, surtout les personnes qui sont en situation de handicap.

Ce n’est pas le rêve pour lequel on est venu vivre ici.

Une foule lors d'une manifestation.
La manifestation pour le logement était la plus importante au Québec, selon les organisateurs qui estiment qu'il y avait environ 4000 participants.


Logan, 30 ans
Logan est originaire de New York, où il travaillait comme urbaniste. Il dit être arrivé à Montréal il y a 10 ans pour fuir la cherté de vie devenue intenable dans sa ville natale.

J’ai quitté New York à cause du loyer qui augmentait, augmentait, augmentait… Cela a détruit tout ce qui faisait de cette ville un lieu où il fait bon vivre, comme l’art ou la culture. Et là, on voit qu’à Montréal les loyers sont devenus trop élevés, c’est pour cela qu’il faut garder les cessions de bail. [Sans cette mesure], je ne peux pas imaginer pouvoir rester ici ou fonder une famille.

J’habite sur le Plateau-Mont-Royal, un quartier qui est déjà très embourgeoisé, mais sans une cession de bail, je n’aurais pas pu habiter là il y a dix ans. C’est comme ça que je peux me permettre de vivre dans ce quartier et profiter de tout ce que Montréal a à offrir pour quelqu’un qui est nouveau ici. La Ville doit protéger les loyers, c’est son devoir.

« Le fait que la vie ici soit moins chère qu’à New York m’a permis de poursuivre ma passion, mon art. Je suis aussi écrivain. Je peux écrire parce que j’ai le temps. À New York, on manque de temps, on doit travailler 60 heures par semaine juste pour avoir une place pour dormir et de quoi manger. »

— Une citation de Logan, résident de Montréal originaire de New York
La hausse des loyers, on la constate partout au Canada et aux États-Unis. Bientôt, il ne restera plus aucune ville qui sera épargnée.

Un jeune homme portant une pancarte.
Logan a quitté New York pour Montréal pour fuir la cherté de vie.


Eli San, 30 ans
La bibliothécaire, autrice et militante habite à Montréal depuis plus de 10 ans.

Moi, j’habite dans Rosemont–La Petite-Patrie, un quartier qui se gentrifie de plus en plus. Il y a un bloc à deux pas de chez moi qui se vend à deux millions de dollars actuellement.

On connaît tous quelqu’un qui s’est fait évincer, ou qui a des enjeux au niveau de son loyer. Je trouve ça absurde, tsé. Mes parents étaient bien heureux que le loyer de ma sœur n’ait pas augmenté alors qu’elle paie 1300 $ pour un trois et demie. On est rendu là, et c’est pour ça que je trouve que c’est important [de manifester].

« La cession de bail est un outil qui est censé aider les locataires à être solidaires entre eux. Malheureusement, c’est l’un des derniers outils qui nous reste pour éviter l’augmentation des prix. C’est tragique que le gouvernement veuille nous l’arracher. »

— Une citation de Eli San, bibliothécaire et autrice
Montréal est une ville que j’adore, je trouve ça triste que les gens qui veulent y habiter n’aient pas nécessairement les moyens de le faire. Moi, j’ai l’avantage d’habiter avec mon amoureux, donc ça divise les coûts, mais, honnêtement, déménager toute seule en 2023, je ne vois pas comment faire. Il faut être prêt à se lever debout pour faire valoir nos droits, c’est-à-dire avoir droit à un logement.

Une jeune femme tenant une pancarte avec un homme. La pancarte montre une baleine dévorer un logement.
Eli San lors de la manifestation contre le projet de loi 31 à Montréal.

Je suis ici pour soutenir les locataires, pour que le gouvernement fasse quelque chose pour diminuer la pauvreté et que les gens paient un loyer décent pour qu’ils puissent vivre correctement.

Le quartier a beaucoup changé depuis 1994. Les loyers ont augmenté, les coûts des maisons aussi, et la population a changé, ça s’est beaucoup embourgeoisé. À l’époque, c’était beaucoup plus mixte.

Je ne pense pas que ce projet de loi va vraiment aider les gens à payer leur loyer, au contraire. Si les propriétaires refusent les cessions de bail, ils vont en profiter pour augmenter les prix. Il faut plutôt s’attaquer à la pauvreté.

Un couple de manifestants pose avec une pancarte représentant Marie-Antoinette qui dit « Qu'ils investissent dans l'immobilier! »
Les manifestants montréalais ont fait preuve de créativité et étaient particulièrement critiques envers la ministre responsable de l'Habitation au Québec, France-Élaine Duranceau.

Mélanie, 24 ans
Mélanie est la fille de Corinne, elle est étudiante universitaire en relations internationales et en études de genre.


Moi, je suis locataire et mon propriétaire n’est pas forcément le meilleur être humain sur Terre. D’ailleurs, c’est pour cette raison que je ne renouvelle pas mon bail, mais j’aurais pu le quitter au milieu de l’année et céder mon bail aussi. Je ne veux pas qu’on nous enlève ce droit.

Je ne peux pas acheter tout de suite, surtout que je finis mes études. Les étudiants sont loin d’être riches. Et aussi, on veut avoir le droit de rester locataires sans se sentir coincés.

Je ne vois pas comment nous enlever le droit de céder notre bail règle la crise du logement, alors qu’il faut plutôt construire des logements abordables. Je ne comprends pas pourquoi [le gouvernement] protège les propriétaires, alors [que ces derniers] ont moins besoin de protection que les locataires.

John McDonald, 66 ans
John est sans logement depuis 11 mois. Ce retraité, et ancien résident d’Ahunstic, avait sa propre entreprise de produits naturels, mais sa situation financière a été particulièrement touchée par la pandémie.

Un homme regarde la caméra.
John McDonald s'apprêtant à prendre part à la marche dans Parc-Extension.


Je me sens vraiment délaissé. Je cherche simplement la tranquillité, la sécurité et la capacité de relancer ma vie. Avec la crise, c’est difficile.

J’ai été voir un organisme communautaire qui aide les gens en difficulté à se loger. C’était la première fois dans ma vie que je demandais de l’aide. C’était très difficile, mais la générosité des gens m’a profondément touchée. C’était toujours moi qui aidais les gens, jamais je n’ai demandé l’aide de personne.

J’ai ensuite été pris en charge par l'Office municipal d'habitation de la Ville de Montréal et, présentement, j’ai une chambre dans une résidence pour étudiants. Je suis très très heureux d’avoir ce cadeau, mais je ne me sens pas libre, je me sens toujours surveillé. Ce n’est pas chez moi, je n’ai pas le droit d’inviter un ami dans ma chambre pour un café.

Mentalement, je suis désespéré, mais j’ai toujours la foi, je ne suis pas seul. À Montréal, il y a des gens qui sont dans une situation bien pire que la mienne.

« Le fait d’avoir tout perdu, ce n’est pas la fin du monde. Il faut remonter la pente, mais je ne peux pas le faire tout seul. »

— Une citation de John McDonald, un Montréalais de 66 ans sans logement
Aujourd’hui, je ne manifeste pas juste pour moi, mais pour chaque être humain qui habite ici et qui pourrait se retrouver dans un scénario comme le mien.

Un pancarte de maison à vendre « trafiquée » mettant en vedette François Legault avec le titre « du Bord du Proprio ».
Un pancarte de maison à vendre « trafiquée » mettant en vedette François Legault avec le titre « du Bord du Proprio ».

PHOTO : RADIO-CANADA / ELYSE ALLARD

Talia, 28 ans
Talia est étudiante en enseignement de la musique. Elle habite seule dans un studio à Ahunstic. Elle est venue manifester avec son amie Laurie, une formatrice qui habite elle aussi à Ahunstic.

Moi, sans la cession de bail, j’ai peur que si je me fais mettre dehors de mon appartement, je ne vais pas avoir de place où aller. Je suis étudiante, donc j’ai seulement un certain revenu par année et quand on bénéficie des primes et bourses on n’a pas le droit d’être plus riches, dans le fond. C’est-à-dire que si je travaille, le gouvernement m’enverra moins d’argent.

Je n’ai pas vraiment de marge de manœuvre, je ne peux pas me dire que si je travaille plus ou plus fort je vais être capable de me payer un autre appartement plus cher. Ça ne marche pas comme ça.

« Je suis prise avec le revenu que j’ai jusqu’à la fin de mes études. J’ai peur de ne pas être capable de quitter mon logement, d’être prise là ou d’être prise dans la rue si je me fais sortir un jour. »

— Une citation de Talia, étudiante
Je ne suis pas ta vache à cash, peut-on lire sur une pancarte tenue par deux jeunes femmes.
Talia et Laurie lors de la manifestation.

Laurie, 33 ans
On a vu comment la crise du logement a touché toutes les autres villes du pays et rien n’a été fait pour limiter ça. Là, c’est maintenant que ça se passe.

J’habite dans mon appartement depuis 2019, donc c’est quand même encore abordable pour nous, mais j’aimerais pouvoir céder mon bail à quelqu’un d’autre plus tard, justement pour contrôler les prix. Si on quitte notre logement, le propriétaire va sûrement augmenter le prix pour que ça reflète le marché actuel et je trouve ça vraiment dommage.

Si je décide de déménager, je vais certainement payer plus cher mon nouveau logement et je n’ai pas les moyens de le faire. Je veux rester à Montréal parce que mon travail est ici, mais s’il faut que j’habite à Mascouche [pour un loyer moins cher] ça n'a pas de sens. Si je sors de Montréal, je vais payer la différence en temps et en transports.

« Et si jamais Montréal devenait aussi chère que New York? Je vais emménager chez mes parents à 40 ans, puis ça va être vraiment beau. »

— Une citation de Laurie, formatrice
Guillaume Bovet, 37 ans
Guillaume est venu manifester avec sa conjointe et ses deux enfants. Ce locataire de Saint-Henri et agent au service à la clientèle a grandi à Laval, mais habite à Montréal depuis ses 19 ans.

Je n’ai pas de permis de conduire, donc c’est sûr que, pour moi, la vie, c’est dans la ville. Il y a plusieurs raisons d’être en colère dans notre société, mais il faut choisir de s’impliquer dans les batailles qui risquent de mobiliser les gens et je pense que celle-là en est une.

« On ne va pas se le cacher, je suis moi-même un vecteur de la gentrification dans mon quartier. Ça avait commencé avant mon arrivée en 2012, mais j’ai vu le quartier évoluer sous mes yeux. C’est ma classe sociale qui a chassé les pauvres de Saint-Henri, et je ne suis pas un pauvre. »

— Une citation de Guillaume Bovet, résident de Saint-Henri
C’est sûr que ça va encore changer, c’est comme ça partout dans le monde. Montréal est au début d’un processus dans lequel New York, par exemple, est beaucoup plus avancée. Il n’y a aucune chance que ça aille autrement. C’est comme ça qu’est construite une société qui est basée sur l’argent, où les propriétés sont destinées à valoir encore plus d’argent.

Plusieurs jeunes parents marchant côte à côte.
Guillaume Bovet, marchant avec sa conjointe et ses deux jeunes enfants. Ils sont accompagnés d'Ève Deshaies avec son jeune fils en poussette.

Ève Deshaies, 43 ans
Ève est venue manifester avec son fils en poussette. Dirigeante d’un organisme à but non lucratif dans le domaine des sports, elle habite avec son conjoint et son enfant dans le Village, dans le centre-ville de Montréal.

C’est un besoin de base et vital de pouvoir se loger. Je pense que les politiques qui sont mises en place depuis de nombreuses années font en sorte que la crise s’aggrave. Il y a de moins en moins de logements sociaux et abordables et on va à l’opposé, je crois, de tout ce qu’il faut faire pour protéger l’accessibilité et le droit de pouvoir se loger convenablement pour tout le monde.

« La détresse humaine est terrible dans mon quartier, on le voit tous les jours. C’est effrayant. Mais ces gens-là se ramassent dans la rue car ils n’ont plus d’endroit où vivre. C’est très rough. Rien n’est fait pour les aider à sortir de la pauvreté, et le logement, eh bien, c’est la base. Voilà pourquoi je suis là. »

— Une citation de Ève Deshaies, résidente du centre-ville de Montréal
Depuis septembre, on a la chance d’avoir une place dans une coopérative d’habitation, donc on s’est un peu mis à l’abri, parce qu’on se serait probablement fait expulser de notre logement à moyen terme. C’était un appartement mal entretenu qui était mis en vente et qui allait probablement [faire l’objet d’un] flip.

On a quand même peur de vivre les contrecoups de la spéculation immobilière, alors que les salaires n’augmentent pas nécessairement, même si le premier ministre dit le contraire. Je ne pense pas qu’il ne comprend pas les mécanismes, je trouve qu’il est méprisant envers les moins fortunés. On est là pour dire : ça suffit, ça n’a pas de bon sens.

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http://orandia.com/forum/index.php?id=204990 http://orandia.com/forum/index.php?id=204990 Fri, 23 Jun 2023 13:59:40 +0000 Jeromec
Manifestation contre le PL31s’attaquer à la cession de bail https://journalmetro.com/actualites/national/3108170/manifestation-contre-le-pl31-satta...

Zoé Arcand
22 juin 2023 à 20h50 - Mis à jour 22 juin 2023 à 23h45 4 minutes de lecture
Environ 4000 personnes ont marché dans les rues de Montréal lors d’une manifestation contre le projet de loi 31, selon les chiffres des organisateurs. Faisant de la cession de bail le symbole de ce mouvement, les comités de logement et les regroupements de locataires demandent un gèle immédiat des loyers, un plafonnement annuel ainsi qu’un registre «provincial, public et obligatoire» de ceux-ci.

Initialement prévue par le Comité d’action de Parc-Extension dans le but de s’opposer aux hausses abusives des loyers et aux évictions se multipliant dans le quartier, la manifestation locale a muté en manifestation régionale, puis nationale à la suite du dépôt du PL31. Le Regroupement des comités de logement et d’aide aux locataires du Québec (RCLALQ), coorganisateur de la manifestation, appelait également à des regroupements, ainsi qu’à des actions à Québec et dans d’autres régions de la province.

C’est beaucoup plus large que la cession de bail. C’est vraiment une écœurantite, c’est un raz le bol, qu’on sent chez les locataires. Il y a de la colère aussi face au mépris qu’on a senti de la part du premier ministre et de la ministre responsable de l’habitation.

Cédrick Dussault, porte-parole du Regroupement des comité de logements et des association de locataire
Ce qui est reproché au projet de loi, c’est de ne donner «à peu près rien» aux locataires, tout en «faisant un gros cadeau aux propriétaires», soit la permission de refuser une cession de bail sans «motifs sérieux». «Le projet de loi ne fait absolument rien pour s’attaquer au réel problème, soit des augmentations de loyer complètement démentielles qu’on vit depuis plusieurs années», revendique le porte-parole du RCLALQ, Cédric Dussault.

Un plus grand contrôle des évictions fait également partie des demandes des militants. La cession de bail «c’est la cerise sur le sunday», explique M. Dussault. Le PL31, si adopté, accentuerait «très fortement le déséquilibre entre locataires et propriétaires, en la faveur des propriétaires».


Différents collages faisant référence au PL31 pavaient l’itinéraire de la manifestation. Les slogans «Bail bail Legault» et «STOP PL31» pouvaient notamment être aperçus. Photo: Zoé Arcand/ Journal Métro.
Le gouvernement de M. Legault et sa ministre responsable de l’Habitation se sont donc à nouveau fait reprocher leur «manque flagrant de compréhension» vis-à-vis la réalité des locataires de la province.

Les locataires subissent de manière «particulièrement dure les effets de l’inflation», croit le porte-parole du RCLALQ, surtout ceux appartenant aux communautés plus vulnérables, comme les personnes des communautés 2SLGBTQ+, les personnes racisées, mais aussi les femmes et les migrants.

Les droits de ces derniers ont d’ailleurs été mis de l’avant lors des discours annonçant le début de la manifestation. La porte-parole de l’organisme Solidarité sans frontière, Samira Jasmin, était présente lors de la manifestation pour représenter les sans-papiers «qui ne peuvent pas louer d’appartement puisqu’ils n’ont pas de pièce d’identité».

Les combats des deux groupes se retrouvent donc à une intersection et sont liés. «Si [les sans-papiers] ont accès au logement, ils ne peuvent pas dénoncer les propriétaires, ils sont victimes de différentes agressions et n’ont pas accès aux logements sociaux», souligne Mme Jasmin.

Toujours en cours au moment d’écrire ses lignes, la manifestation se déroule dans le calme et sans accrochage. Dans la dernière semaine, le Parti libéral du Québec ainsi que Québec solidaire ont tous les deux demandé à la ministre responsable de revenir sur sa décision concernant les cessions de bail.

Reportage de City news sur la manif Anti ''Marie-Antoinette Durenceau''

Montreal protest against Bill 31 as Quebec rent prices increase

I don’t think we should be striving to follow Vancouver or Toronto,” says tenants’ rights advocate Paulette Panych at a Montreal housing crisis protest against the Quebec government’s proposed Bill 31. Diona Macalinga reports.

https://www.youtube.com/watch?v=O1afWfvnmCU

https://www.journaldemontreal.com/2023/06/20/le-commissaire-a-lethique-ouvre-une-enquet...

Amie lobbyiste: le Commissaire à l'éthique ouvre une enquête au sujet de la ministre Duranceau
«Monsieur Legault a été sévère avec plusieurs ministres féminines», rappelle Karine Gagnon
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TVA NOUVELLES
Mardi, 20 juin 2023 15:32

MISE À JOUR Mardi, 20 juin 2023 15:32

La Commissaire à l'éthique et à la déontologie a ouvert une enquête sur «de possibles manquements au code d'éthique et de déontologie» par la ministre responsable de l’Habitation, France-Élaine Duranceau.

• À lire aussi: Legault ne veut pas que le Québec reste pauvre pour que le prix des maisons reste plus bas qu’en Ontario


• À lire aussi: Des ministres du gouvernement Legault pourront garder leur entreprise

«Les faits allégués concernent la participation de la Ministre, le 5 décembre 2022, à une rencontre professionnelle avec son amie et partenaire d’affaires, madame Annie Lemieux, qui agissait dans ce cadre comme lobbyiste auprès d’elle et de la ministre responsable des Aînés», a précisé la commissaire Ariane Mignolet dans un communiqué de presse.


L’ouverture de cette enquête fait suite à une demande du député libéral Monsef Derraji, qui a exprimé à Mme Mignolet qu’il a des «des motifs raisonnables de croire que la Ministre aurait commis des manquements aux articles 15 et 16 du Code en matière de conflits d’intérêts.»


STEVENS LEBLANC/JOURNAL DE QUÉBEC
Dans sa requête, M. Derraji a fait valoir le court laps de temps entre l’assermentation de Mme Duranceau comme ministre de l’Habitation, et la rencontre entre elle et Annie Lemieux, qui est actionnaire de plusieurs entreprises actives dans l’immobilier. Les deux femmes sont également partenaire d’affaires dans trois sociétés.

Écoutez l'entrevue avec Monsef Derraji, député de Nelligan pour le Parti libéral et Leader parlementaire de l’opposition officielle à l’émission de Marie Montpetit via QUB radio :

Lundi, le premier ministre François Legault avait défendu sa ministre en soulignant que l’entreprise des deux femmes «n’est plus en activité», et que la rencontre a eu lieu car Mme Lemieux évalue la possibilité de développer des résidences pour personnes âgées (RPA).

«Ça n’a rien à voir avec ce qu’elles ont fait dans le passé», a soufflé le premier ministre.

Peu après son assermentation, la ministre Duranceau avait d’ailleurs demandé un avis à la commissaire à l’éthique pour s’assurer que le fait qu’elle possède des entreprises en immobilier ne la mettrait pas en conflit d’intérêt.

Le cabinet de la ministre avait indiqué en mars dernier qu'elle avait reçu le feu vert de la part de Mme Mignolet, sans toutefois rendre public son avis.

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http://orandia.com/forum/index.php?id=204983 http://orandia.com/forum/index.php?id=204983 Fri, 23 Jun 2023 11:27:22 +0000 Jeromec