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Pour être une Plante Verte ou Rose... y a toujours les partis d'opposition en politique...
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C'est tellement ''mignon'' que malgré toutes les manifestations pour le climat, les politiciens ont trouvé les moyens d'Aggraver les problèmes...
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https://www.journaldemontreal.com/2022/10/08/du-transport-en-commun-impopulaire
Du transport en commun impopulaire
L’effet de la pandémie sur l’achalandage est durable alors que les routes n’ont aucune difficulté à se remplir
Mathieu Malouin
Photo Pierre-Paul Poulin Le Montréalais Mathieu Malouin, qui n’avait pris que les transports collectifs et actifs toute sa vie, a passé son permis de conduire et s’est acheté une voiture après avoir dû changer d’emploi en raison de la pandémie.
Olivier Faucher
Samedi, 8 octobre 2022 22:54 MISE À JOUR Samedi, 8 octobre 2022 22:54
La Société de transport de Montréal (STM) peine à retrouver près du tiers de l’achalandage qu’elle enregistrait avant la crise sanitaire pendant que le réseau routier a retrouvé depuis plusieurs mois sa saturation prépandémique. On doit envisager de taxer les voitures et de repenser la tarification pour remédier à la situation, selon des experts.
Merci pour les augmentations de tarif du Métro à Laval et Longueuil... ça m'a enlevé de l'idée de prendre le métro dans cette direction....
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Photo Marco Campanozzi, La Presse
Rosalie Bonenfant
Avec leur plume unique et leur sensibilité propre, des artistes nous présentent, à tour de rôle, leur vision du monde qui nous entoure. Cette semaine, nous donnons carte blanche à Rosalie Bonenfant.
2022-10-11
ROSALIE BONENFANT ACTRICE ET ANIMATRICE
Par la fenêtre, les feuilles rougissent, comme un rappel du temps qui passe, de la vie qui est mouvance continuelle.
Récemment, ça a fait exactement sept ans que je ne suis pas morte. Par souci d’exactitude, je devrais plutôt dire que cette année, ça a fait sept ans qu’une infirmière au bout du rouleau a fait son gros possible pour attendre d’avoir quitté ma chambre aux urgences avant de soupirer. Il faut la comprendre, à ce moment-là, elle s’affairait à soigner une jeune fille livide et désincarnée. À sa place, j’aurais sans doute pensé : « Vraiment ? T’as pas vu comme je suis débordée avec les dizaines d’autres accidentés ? Et toi, t’es en train de me dire que tu as abouti ici de ton plein gré ? » Pas tout à fait, madame. Justement. Ce n’était pas exactement ça le plan : me retrouver cul nu dans une jaquette d’hôpital, angoissée d’avouer à ma mère que j’avais non seulement échoué au bonheur, mais que quand j’avais tenté de lui dérober à jamais sa plus grande fierté, ça aussi, je l’avais raté.
Sept ans passés depuis « l’évènement dont on ne doit pas prononcer le nom », ce n’est pas vraiment le genre d’anniversaire que l’on célèbre avec serpentins et trompettes. Néanmoins, j’ai eu envie de rentabiliser mon euphorie de vivre fraîchement acquise pour avouer avec humilité que j’ai finalement surmonté ma peur d’être heureuse. Parce qu’il me semble que vouloir exister, ça, c’est en plein le genre de chose digne d’être fêtée.
J’ai mis du temps à comprendre l’engouement autour de la vie sur Terre. Je veux dire... Calmez-vous, tout le monde ! Ça a beau être extraordinaire, le vent, les collines et les marées, ABBA pis les cappuccinos glacés, on ne sait toujours pas à quoi ça sert, tout ça. Qui a mis en place cette immense maquette animée sur laquelle on est coincés ? Et pourquoi est-ce si déplacé de nommer franchement notre malaise à l’idée d’être prisonniers d’une super grosse roche qui flotte dans le cosmos ? Personne ne trouve étrange qu’on fasse mine de rien au quotidien, alors que l’absurdité du monde entier se pend à nos épaules comme un boulet de questions sans réponses ?
J’imagine que c’est normal d’hypothétiser un peu, au moment opportun. (Autour d’un joint au bord d’un feu, par exemple !) Là où ça devient plus problématique, c’est quand ton boulet d’interrogations finit par prendre tellement d’ampleur que tu n’arrives même plus à t’extirper de ton lit. (Pas même si on te propose une activité géniale ; un joint au bord d’un feu, par exemple !)
« Va donc prendre un peu de vitamine D dehors ! Faut que tu bouges ! Du yoga, ça te ferait du bien ! » Hum... Comment te dire ça, Chantale ? À l’époque, j’en suis à un stade de ma vie où déglutir ma propre bave en fixant le vide est un projet tellement éreintant que je dois quasiment l’inscrire d’avance à l’horaire. La dernière affaire qui me tente, à ce moment-là, c’est de m’enfermer dans une salle remplie d’inconnus dégoulinants de toxines fraîchement converties en sérotonine pour me tortiller en forme de chien tête en bas !
J’en conviens, il existe plus emballant comme projet que celui de fouiller ses recoins intérieurs pour espérer y trouver une volonté de participer au rêve collectif. Toutefois, j’ose imaginer qu’il y a dans cette quête un certain dénominateur universel.
Personne ne peut prétendre que la quête de sens avec un gros Q n’est qu’une sympathique petite énigme à résoudre ! Je ne peux forcément pas être la seule à plutôt l’avoir ressentie comme un jeu d’évasion auquel on ne peut échapper qu’au moment où le tableau affiche Game Over.
Toujours est-il qu’avec les années, à force de m’engluer dans cette mélasse nauséabonde, j’ai fait la gaffe de m’attacher à mon inclinaison vers la noirceur. À tel point que j’ai fini par être plus terrifiée à l’idée d’essayer d’être heureuse qu’à la perspective de me complaire pour toujours dans ce douloureux confort.
La vérité, c’est que je ne savais plus trop qui j’étais à la verticale. Je ne connaissais plus que la fille aux cheveux gras dont l’écran de mon ordinateur me renvoyait l’image quand je finissais pour la sixième fois dans le mois une sitcom que je n’aimais même pas.
Heureusement, tout vient à point à qui sait se tanner de gaspiller ses journées en regardant les heures se dilater. Je ne pourrais pas dire exactement ce qui s’est passé pour que je comprenne finalement qu’être triste n’était pas une personnalité. Mais je me souviens d’un matin. Tandis que j’arrosais mes plantes récemment rempotées (ma dépression avait ça de beau qu’elle ne m’avait assombri que les idées, mes pouces étant demeurés aussi verts qu’ils l’avaient toujours été), j’ai été ébahie par leur vivacité. C’est fou ce qu’elles avaient envie de participer ! En les regardant, pleines de vie, s’étirer élégamment vers le soleil, j’ai pensé qu’elles non plus n’avaient pas une traître idée de ce qu’elles faisaient là, sur mon balcon, dans l’Univers, quelque part au milieu du chaos. Mais elles avaient les racines dans le sol. Alors elles poussaient. Absorbaient. Transformaient. Elles étaient là parce qu’elles étaient là, et c’était parfait comme ça.
Puis à cet instant précis, pour l’une des premières fois de ma vie, avec mon latte dans une main et les premières notes de Super Trouper qui me parvenaient de la cuisine, je me suis dit que c’était peut-être juste ça, l’engouement autour de la vie sur Terre. Et c’était parfait comme ça.
Depuis ce matin-là, l’automne s’est installé.
Par la fenêtre, les feuilles tombent.
Moi, je m’accroche.
J’ai même commencé à prendre de l’engrais.
Une sorte de coup de pouce en cachet.
Je m’accroche.
Je n’ai pas fini de pousser.
In https://www.lapresse.ca/contexte/2022-10-09/carte-blanche-a-rosalie-bonenfant/comment-j...
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