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]]>LIBAAAARTÉ!
]]>Ce site semble une ressource intéressante.
Pour revenir aux enseignements de Beck sur la dépression:
"L'article, intitulé « Un modèle unifié de la dépression : Intégration des perspectives clinique, cognitive, biologique et évolutionniste » (1), est publié dans la revue Clinical Psychological Science.
Le modèle est fondé sur la prémisse que la dépression représente une adaptation à la perte perçue de ressources vitales qui donnent accès aux moyens de répondre aux besoins essentiels de la vie (perte d'un membre de la famille, d'un partenaire romantique, d'un groupe d'appartenance, d'un emploi, de la santé…)
Pour les personnes qui sont plus à risque de dépression sévère en raison de facteurs génétiques ou environnementaux spécifiques, cette perte est plus susceptible d'être considérée comme dévastatrice et insurmontable. (Test : quelle est la sévérité de votre dépression ?)"
In http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie/2016-04-02/depression-theorie-unifiee-aaron-beck
On peut y lire que souvent la dépression est liée à la perception d'une perte.
Cette perte pourrait être celle d'un groupe d'appartenance. J'y ajouterais la perte d'une croyance comme facteur possible de dépression.
Alors, une personne s'étant investie considérablement dans certaines théories pourraient être évidemment à risque de dépression lors d'une réévaluation de ces idées et pourrait avoir intérêt à obtenir une aide appropriée à ce moment-là.
Ce que les psys qui observent les participants de ce forum ne pourraient pas désavouer.
N'hésitez pas à demander de l'aide au besoin, elle existe.
Des lignes comme Tel-Aide: 514 935-1101 ou Suicide Action Montréal: 1 866 277-3553 s'avèrent utiles aussi.
Psychomédia
Publié le 14 mars 2013
Le terme distorsion cognitive a été introduit en 1967 par le psychiatre américain Aaron T. Beck, pionnier de la psychothérapie cognitivo-comportementale.
Selon son modèle, les distorsions cognitives sont des façons de traiter l'information qui résultent en erreurs de pensée prévisibles ayant souvent pour conséquence d'entretenir des pensées et des émotions négatives.
Elles contribuent ainsi aux troubles émotionnels tels que la dépression et l'anxiété ainsi qu'aux troubles de la personnalité.
Dans son travail avec des personnes atteintes de dépression, Beck a identifié six erreurs systématiques de pensée :
1. La pensée « tout ou rien » ou « noir ou blanc »
Penser de façon dichotomique (polarisée) sans nuance : tout ou rien, noir ou blanc, jamais ou toujours, bon ou mauvais…. Il n'y a pas de place pour le gris. Par ex., se voir comme un raté suite à une mauvaise performance. Cette distorsion est souvent présente dans le perfectionnisme.
2. L'inférence arbitraire (conclusion hâtive)
Tirer des conclusions hâtives (habituellement négatives) à partir de peu d'évidence. Par ex., la lecture de la pensée d'autrui consiste à inférer les pensées possibles ou probables d'une personne ; l'erreur de prévision consiste à prendre pour des faits des attentes sur la tournure des événements.
3. La surgénéralisation
Tirer une conclusion générale sur la base d'un seul (ou de quelques) incident(s). Par ex., si un événement négatif (tel qu'un échec) se produit, s'attendre à ce qu'il se reproduise constamment.
4. L'abstraction sélective (ou filtre)
Tendance à s'attarder sur des détails négatifs dans une situation, ce qui amène à percevoir négativement l'ensemble de cette situation.
5. La dramatisation et la minimisation
Amplifier l'importance de ses erreurs et ses lacunes. Considérer un événement désagréable mais banal comme étant intolérable ou une catastrophe. Ou, au contraire, minimiser ses points forts et ses réussites ou considérer un événement heureux comme banal.
6. La personnalisation
Penser à tort être responsable d'événements fâcheux hors de son contrôle ; penser à tort que ce que les autres font est lié à soi.
Par la suite (1980), le psychologue David Burns a identifié quatre autres distorsions :
1. Le raisonnement émotionnel
Prendre pour acquis que des états émotifs correspondent à la réalité. Par ex., considérer la peur comme une attestation du danger ; se dire « je suis stupide » plutôt que « je me sens stupide ».
2. Les croyances sur ce qui devrait être fait (fausses obligations)
Avoir des attentes sur ce que l'on devrait, ou que les autres devraient, faire sans examen du réalisme de ces attentes étant données les capacités et les ressources disponibles dans la situation. Ce qui génère de la culpabilité et des sentiments de frustration, de colère et de ressentiment.
3. L'étiquetage
Utiliser une étiquette, c'est-à-dire un qualificatif qui implique un jugement négatif, de façon qui représente une généralisation à outrance, plutôt que de décrire le comportement spécifique. Par ex., « Je suis un perdant » plutôt que de qualifier l'erreur.
4. Le blâme
Tenir à tort les autres pour responsables de ses émotions ou au contraire se blâmer pour celles des autres.
D'autres distorsions ont par la suite été identifiées telles que :
• l'attente ou l'illusion de justice ;
• l'illusion de pouvoir contrôler autrui ou l'illusion d'être contrôlé ;
• la tendance à se comparer négativement aux autres…
La restructuration cognitive, qui consiste à identifier les distorsions cognitives et à les confronter à la réalité est centrale dans la psychothérapie cognitive traditionnelle (par opposition à la thérapie cognitive contextuelle, dite de troisième vague qui intègre notamment l'exercice de la pleine conscience).
Le concept de distorsion cognitive est différent de celui de biais cognitif développé dans d'autres champs de recherche de la psychologie. (25 biais cognitifs qui nuisent à la pensée rationnelle)
• Les bénéfices pour la santé psychologique d'accepter les émotions négatives
• TEST : Inventaire de dépression de Beck
• 18 schémas cognitifs inadaptés qui contribuent aux troubles de la personnalité
Pour plus d'informations sur la pensée en lien avec les émotions, voyez les liens plus bas.
Psychomédia
Tous droits réservés.
http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie-cognitive/2013-03-14/distorsions-cognitives-li...

Psychomédia
Publié le 2 avril 2016
Le psychiatre américain Aaron T. Beck, un pionnier important de la psychologie cognitive et de la psychothérapie cognitivo-comportementale, « a révolutionné l'étude scientifique de la dépression et ses recherches ultérieures ont élucidé des mécanismes biologiques qui sous-tendent certaines caractéristiques cognitives de la maladie ».
Aujourd'hui âgé de 95 ans, il vient de publier, avec son collègue Keith Bredemeier de l'Université de Pennsylvanie, un article visant à présenter une théorie unifiée et globale de la dépression.
L'article, intitulé « Un modèle unifié de la dépression : Intégration des perspectives clinique, cognitive, biologique et évolutionniste » (1), est publié dans la revue Clinical Psychological Science.
Le modèle est fondé sur la prémisse que la dépression représente une adaptation à la perte perçue de ressources vitales qui donnent accès aux moyens de répondre aux besoins essentiels de la vie (perte d'un membre de la famille, d'un partenaire romantique, d'un groupe d'appartenance, d'un emploi, de la santé…)
Pour les personnes qui sont plus à risque de dépression sévère en raison de facteurs génétiques ou environnementaux spécifiques, cette perte est plus susceptible d'être considérée comme dévastatrice et insurmontable. (Test : quelle est la sévérité de votre dépression ?)
Une réactivité accrue au stress et/ou des distorsions cognitives enracinées amènent ces personnes à risque à épouser des croyances négatives sur soi, le monde et l'avenir - une combinaison que Beck a appelée la « triade cognitive négative » (mesurée par ce test). Ces tendances sont médiées par des altérations dans des zones ou des circuits du cerveau impliqués dans la régulation de la cognition et des émotions.
Quand ces croyances sont activées (par exemple, par des événements stressants de la vie), elles déclenchent des émotions comme la tristesse, l'anhédonie, et la culpabilité, ainsi que des réponses comportementales et physiologiques, comme le retrait, l'inactivité et la perte d'appétit.
Au fil du temps, ce « programme » renforce les croyances négatives qui mettent les gens à risque de dépression en premier lieu. Il peut être arrêté lorsque les ressources vitales sont restaurées, soit parce que de nouvelles informations « corrigent » les biais négatifs ou parce que la situation se modifie.
![[image]](http://www.psychomedia.qc.ca/media/articles/2016/depression-modele-beck-bredemeier-francais.jpg )
Des facteurs externes tels que le soutien des amis et de la famille, les conseils d'un psychothérapeute et un traitement biologique (par exemple, des médicaments) peuvent aider à arrêter le cycle de la dépression.
« Notre modèle suggère que toute intervention qui cible des facteurs clés, prédisposants, précipitants ou de résilience, peut réduire le risque ou atténuer les symptômes », expliquent Beck et Bredemeier.
La fonction primordiale de ce « programme de dépression », selon la perspective évolutionniste des chercheurs, est de promouvoir la conservation de l'énergie face à la perte perçue de ressources. Il était probablement adaptatif au cours de l'évolution, mais devient inadapté à l'époque contemporaine.
(1) « A Unified Model of Depression: Integrating Clinical, Cognitive, Biological, and Evolutionary Perspectives ».
Psychomédia avec sources : Association for Psychologial Science, Clinical Psychological Science.
Tous droits réservés
http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie/2016-04-02/depression-theorie-unifiee-aaron-beck

En attente de voir cette nouvelle mouture du cours Culture et citoyenneté québécoise, qui remplacera celui d'Éthique et culture religieuse et plus précisément l'initiation à la critique, j'ose espérer que nos jeunes auront conscience qu'ils n'ont pas à être des esclaves de leur propre inaptitude.
Avec leurs cell, ils deviendront des QAnon pour la plupart...
Et là, je suis optimiste!
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Le philosophe stoïcien Épictète vers l'an 125 enseigne dans son Manuel:
«ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les représentations qu’ils en fabriquent.»
selon lui nous devons alors identifier ce qui cause nos troubles et modifier nos représentations. De même pour la fameuse Caverne de Planton.
La thérapie cognitive, issue de la psychologie scientifique (expérimentale, sociale et du développement), forme de prise en charge psychothérapeutique, peut être considérée comme une adaptation moderne du Manuel d’Épictète. En effet, tout comme le fait Épictète dans son Manuel, cette mouvance actuelle de psychothérapie se base sur le rôle central des représentations vis-à-vis du « bien-être » et de la «santé mentale » : seules des représentations ajustées au réel (ce qu’Épictète nomme les représentations compréhensives) sont à l’origine de conduites et d’émotions aidantes et adaptées. https://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_d%27%C3%89pict%C3%A8te
Beck, peut-être sans le réaliser, a utilisé les préceptes d'Épictète et de Platon. Comment se fait-il qu'encore aujourd'hui, après des millénaires, que nous sommes encore soumis sans le réaliser au subterfuge du cerveau et en être totalement esclave sans remise en question?
En attente de voir cette nouvelle mouture du cours Culture et citoyenneté québécoise, qui remplacera celui d'Éthique et culture religieuse et plus précisément l'initiation à la critique, j'ose espérer que nos jeunes auront conscience qu'ils n'ont pas à être des esclaves de leur propre inaptitude.
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