Hier en revenant de mon cour d'aikido, j'ai écouté cette émission de radio, à un moment de sa vie il avait peur de la mort, il raconte dans cette émission qu'il a étudié avec on s'ait pas qui. Mais suite à cette période d'étude, il n'avait plus peur de la mort. Pas d'information sur quelle organisation il a étudié.
]]>![[image]](https://gal.img.pmdstatic.net/fit/http.3A.2F.2Fprd2-bone-image.2Es3-website-eu-west-1.2Eamazonaws.2Ecom.2Fgal.2F2019.2F01.2F26.2F0e14f3e0-2ead-45ad-b447-8bdac482adc2.2Ejpeg/448x252/quality/80/michel-legrand-est-decede-retour-sur-son-histoire-avec-macha-meril-et-leur-mariage-50-ans-apres-leur-rencontre.jpg)
À nos âges, comment ne pas y songer?
Nous cultivons chacun une vision différente de la mort. J’y ai pensé toute ma vie, tour à tour avec indignation, dégoût, stupeur. Je ne me remets pas du départ de ceux que j’ai aimés. La mort est un scandale.
Aujourd’hui, je l’appréhende d’une autre manière. Grâce à lui. Grâce à notre amour.
Au milieu de sa vie, l’idée de la mort a violemment tourmenté Michel. À quarante ans, une dépression profonde s’est abattue sur lui – fatigue professionnelle après des années de travail continu, jour et nuit, et fatigue existentielle aussi, provoquée par une obsession : la vanité de tout ce qu’on accomplit ici-bas, puisque, à la fin, une même sanction nous attend : la mort.
Prostré et muet, il reste alité de longs mois. De grands spécialistes lui ont permis de remonter la pente grâce à une thérapie d’avant-garde, mais la véritable guérison, la fin de son angoisse, c’est par lui-même qu’il l’a trouvée : en lisant et en écoutant tout ce qui a été écrit et dit sur le sujet (...)
Au travers de ce bric-à-brac, il s’est forgé la conviction que la vie continue après la mort. (...)
Je simplifie, bien sûr, mais voilà l’essentiel de ce que pense Michel. Il n’y a pas à s’inquiéter et dépérir de chagrin : nos morts sont autour de nous, ils nous observent et nous envoient des messages qui nous captons plus ou moins en fonction de notre disponibilité et de notre foi.
Ils sont là, assis dans le fauteuil en face de nous, ils nous regardent, nous assistent, ne nous quittent pas. La mort est une illusion, rien d’autre qu’un changement de densité, comme l’eau qui bout se transforme en vapeur.
Aujourd’hui, Michel s’est apaisé, il n’a plus peur.
Il me dit : - Tu as confiance en moi, n’est-ce pas? Donc, tu peux me croire. Je t’assure que j’ai les preuves, ça ne finit pas, on continue après.
J’ai envie de le croire. (...)
Par amour, par mimétisme de l’amour, je me range à l’espérance de Michel. Peu importe qu’elle soit scientifique ou pas, personne ne peut prouver le contraire. Je me fie aux intuitions d’un homme – mon mari – qui a triomphé de la peur et de la mort.
Nous en parlons, de temps en temps.
Je sais qu’il aimerait reposer au Père-Lachaise, aux côtés des autres musiciens. Ou bien au cimetière Montmartre, où il a beaucoup de copains.
Mais c’est un détail. Nous souhaitons être enterrés ensemble, dans la même tombe. Idéalement, nous aimerions mourir ensemble, que l’un ne survive pas à l’autre.
Mais nous accepterons ce que le destin nous imposera. (...)
Ce que je sais : tout ce qui arrivera renforcera notre amour, qui n’a pas été décidé par nous. Nous traverserons ces étapes intenses, nous tâcherons d’honorer l’invitation qui se profile : vivre dans notre amour jusqu’au bout.
Comme dit Michel, nous avons attendu tellement longtemps avant d’être réunis, nous nous rattraperons après la mort, dans nos tombeaux. (...)
Je veux être cueillie par la mort, et Michel aussi.
Elle ne nous intéresse pas. Ce n’est pas notre problème. Certes, nous sommes tristes lorsque les amis partent autour de nous, mais que faire sinon accepter?
Et nous, nous sommes là. Nous avons encore tant de choses à faire. Nous sommes vivants et sommés de continuer.»
***
https://www.journaldemontreal.com/2019/01/27/ce-que-michel-legrand-pensait-de-la-mort
Du film "les uns et les autres" entre autres succès...il portait bien son nom
https://www.youtube.com/watch?v=Cu1BeFkyjak
T'sé veux dire