]]>
Sur les montagnes évanescentes
Se lève la chevelure longue et rosée
D’une lumière timide et transparente
Dans l’azur d’un jour bien reposé
Le souffle expiré en longues plaintes
Étend à perte de vue son haleine gelée
Les arbres nus frissonnent sous son atteinte
Et répercutent les cris des oiseaux étonnés
Le luminaire effleure l’horizon scintillant
Et projette loin les ombres allongées,
Au clair-obscur dans la forêt jouant
Parmi les rochers tout de neige habillés
Le paysage immaculé étire sa splendeur
Prenant à témoin l’âme de la nature
Sous ce manteau duveteux, la vie demeure
Attendant le signal de la nouvelle aventure
Il n’aura fallu que quelques courtes heures
Pour que le firmament ne tamise son éclat
Et tandis que l’astre diurne doucement se meurt
Il revêt une dernière fois tous ses apparats
]]>"Un même espace unit tous les êtres : espace intérieur au monde.
En silence l’oiseau vole au travers de nous.
Ô, moi, qui veut grandir, je regarde au-dehors, et en moi grandit l’arbre."
Rainer Maria Rilke.
]]>