Ce fut un bon débat, merci.
Merci de même, cher Konrad.
Ce qui empêche d'être Soi, c'est le moi, l'ego. Ce qui empêche d'être Conscient, c'est l'image de Soi construite par le conscient. La Conscience morale cosmique vient de l'Esprit, la Présence véritable au fond de la conscience.
La question mérite d'être posée et je n'ai pas la réponse.J'ai une hypothèse; dans laquelle il n'y a pas d'empêchement, aucun, c'est juste une question d'évolution.
Comment passe-t-on d'une classe à l'autre ? Lorsque l'on a acquis les connaissances nécessaires.
On sait faire du vélo lorsque l'on tient dessus sans les stabilisateurs.
L'enfant qui apprend à marcher et à parler le fait "naturellement".
Et les enfants "sauvages" qui se comportaient comme des loups lorsqu'ils avaient été recueillis par des loups, marchant notamment à quatre pattes et ne parlant pas?Apprendre à marcher debout est-il si naturel? Apprendre à parler est-il si naturel? Ou bien des modèles sont-ils nécessaires?
Sans efforts? Sans volonté? Sans persévérance?
Notre croissance physiologique se fait sans que nous y pensions.
Et sans manger?
Il en est de même pour l'appréhension de la conscience, elle se fait lorsque le moment est là. Lorsque les expériences, les leçons ont été acquises.
Chaque leçon apprise est une "prise de conscience", un rapprochement de la Conscience. L'être humain est-il omniscient? Pleinement conscient? Manifestement, non. La Conscience est-elle omnisciente? Pleinement consciente?
Et quel que soit le niveau où nous sommes, la conscience est là.
La Présence est là, oui. Mais le moi ne la décèle pas. L'observateur silencieux, le Soi est là. Mais l'ego ne le voit pas. La Conscience est présente, mais la conscience ne l'entend pas ou si elle l'entend, l'écoute-t-elle?
Nous sommes une espèce très jeune au regard de l'univers.
Dans ce processus d'évolution nous ne sommes encore que des enfants.
Soyons indulgents envers nous-mêmes.
L'Enfant deviendra adulte, s'il fait ce qu'il faut pour cela. L'Esprit a tout son temps, s'il est Éternel.
Ce fut un bon débat, merci.
]]>Ce qui empêche d'être Soi, c'est le moi, l'ego. Ce qui empêche d'être Conscient, c'est l'image de Soi construite par le conscient. La Conscience morale cosmique vient de l'Esprit, la Présence véritable au fond de la conscience.
La question mérite d'être posée et je n'ai pas la réponse.J'ai une hypothèse; dans laquelle il n'y a pas d'empêchement, aucun, c'est juste une question d'évolution.
Comment passe-t-on d'une classe à l'autre ? Lorsque l'on a acquis les connaissances nécessaires.
On sait faire du vélo lorsque l'on tient dessus sans les stabilisateurs.
L'enfant qui apprend à marcher et à parler le fait "naturellement".
Et les enfants "sauvages" qui se comportaient comme des loups lorsqu'ils avaient été recueillis par des loups, marchant notamment à quatre pattes et ne parlant pas?
Apprendre à marcher debout est-il si naturel? Apprendre à parler est-il si naturel? Ou bien des modèles sont-ils nécessaires?
Sans efforts? Sans volonté? Sans persévérance?
Notre croissance physiologique se fait sans que nous y pensions.
Et sans manger?
Il en est de même pour l'appréhension de la conscience, elle se fait lorsque le moment est là. Lorsque les expériences, les leçons ont été acquises.
Chaque leçon apprise est une "prise de conscience", un rapprochement de la Conscience. L'être humain est-il omniscient? Pleinement conscient? Manifestement, non. La Conscience est-elle omnisciente? Pleinement consciente?
Et quel que soit le niveau où nous sommes, la conscience est là.
La Présence est là, oui. Mais le moi ne la décèle pas. L'observateur silencieux, le Soi est là. Mais l'ego ne le voit pas. La Conscience est présente, mais la conscience ne l'entend pas ou si elle l'entend, l'écoute-t-elle?
Nous sommes une espèce très jeune au regard de l'univers.
Dans ce processus d'évolution nous ne sommes encore que des enfants.
Soyons indulgents envers nous-mêmes.
L'Enfant deviendra adulte, s'il fait ce qu'il faut pour cela. L'Esprit a tout son temps, s'il est Éternel.
]]>Ce qui empêche d'être Soi, c'est le moi, l'ego. Ce qui empêche d'être Conscient, c'est l'image de Soi construite par le conscient. La Conscience morale cosmique vient de l'Esprit, la Présence véritable au fond de la conscience.
La question mérite d'être posée et je n'ai pas la réponse.
J'ai une hypothèse; dans laquelle il n'y a pas d'empêchement, aucun, c'est juste une question d'évolution.
Comment passe-t-on d'une classe à l'autre ? Lorsque l'on a acquis les connaissances nécessaires.
On sait faire du vélo lorsque l'on tient dessus sans les stabilisateurs.
L'enfant qui apprend à marcher et à parler le fait "naturellement".
Notre croissance physiologique se fait sans que nous y pensions.
Il en est de même pour l'appréhension de la conscience, elle se fait lorsque le moment est là. Lorsque les expériences, les leçons ont été acquises.
Et quel que soit le niveau où nous sommes, la conscience est là.
Nous sommes une espèce très jeune au regard de l'univers.
Dans ce processus d'évolution nous ne sommes encore que des enfants.
Soyons indulgents envers nous-mêmes.
Ce qui empêche d'être Soi, c'est le moi, l'ego. Ce qui empêche d'être Conscient, c'est l'image de Soi construite par le conscient. La Conscience morale cosmique vient de l'Esprit, la Présence véritable au fond de la conscience.
La Présence est présente depuis l'origine, mais le moi, l'ego ne la voit pas.
]]>Un extrait de "I am That", de Nisargadatta Maharaj,
Chapitre 34,
traduction Alain Porte
"Maharaj. L’être n’a nul besoin d’être mis au repos. Il est la paix elle-même, sans besoin d’être en paix. L’esprit est agité. Tout ce qu’il connaît est l’agitation, avec nombre de variétés et de degrés . L’agréable est jugé supérieur et le désagréable est dévalué. Ce que nous nommons progrès est simplement le passage du désagréable à l’agréable. Mais les changements ne peuvent par eux-mêmes nous conduire à l’immuable, car ce qui a un commencement doit avoir une fin. Le réel ne commence pas, il se révèle seulement sans commencement et sans fin, imprégnant toute chose, tout-puissant, immuable, précurseur initial, éternellement sans changement.
Question. Alors, que faut-il que l’on fasse ?
M. Par le yoga vous avez accumulé connaissances et expérience. On ne peut le nier. Mais tout cela, à quoi vous sert-il ? Yoga signifie union, assemblage. Qu’avez-vous réuni, assemblé ?
Q. J’essaie d’assembler la personnalité et l’être réel.
M. La personnalité (vyakti) n’est qu’un produit de l’imagination. Le soi ( vyakta) est la victime de cette imagination. Vous prendre pour ce que vous n’êtes pas, c’est ce qui vous enchaîne. On ne peut pas dire que la personne existe de son propre chef ; c’est le moi qui croit qu’il existe une personne et qui a la conscience de l’être. Au-delà du soi ( vyakta ) se trouve le non-manifesté ( avyakta ), la cause sans cause de toute chose. Parler de réunir la personne et le moi n’est pas juste, parce qu’il n’y a pas de personne, uniquement une image mentale attribuée à une fausse réalité, par conviction. Rien n’a été divisé et il n’y a rien à réunir.
Q. Le yoga aide dans la recherche et dans la découverte de soi.
M. Vous pouvez trouver ce que vous avez perdu, mais pas ce que vous n’avez pas perdu.
Q. Si je n’avais rien perdu, j’aurais déjà été réalisé. Or je ne le suis pas. Je suis en recherche. Ma recherche n’est-elle pas une preuve que j’ai perdu quelque chose ?
M. Elle prouve seulement que vous croyez avoir perdu quelque chose. Mais qui le croit ? Et que croyez-vous avoir perdu ? Avez-vous perdu quelqu’un comme vous-même ? Quel est l’être que vous recherchez ? Qu’espérez-vous exactement trouver ?
Q. La véritable connaissance de moi-même.
M. La véritable connaissance de soi-même n’est pas une connaissance. Ce n’est pas quelque chose que vous pouvez découvrir par la recherche, en regardant partout. On ne peut le trouver dans l’espace ou dans le temps. La connaissance n’est que mémoire, structure de pensée, habitude mentale. Toutes ces données sont animées par le plaisir et la souffrance. C’est parce que vous êtes tenaillé par le plaisir et la souffrance que vous êtes en recherche de connaissance. Être soi-même est au-delà de toute motivation. Vous ne pouvez pas être vous—même pour une raison quelconque. Vous êtes vous-même, aucune raison n’est nécessaire.
Q . En pratiquant le yoga, je trouverai la paix.
M. Peut-il y avoir une paix en dehors de vous-même ? Parlez-vous à partir de votre propre expérience ou seulement à partir de livres ? Votre savoir livresque est utile au début, mais il doit être rapidement abandonné au profit de l’expérience directe, qui, en raison de sa nature même, est intraduisible. Les mots peuvent aussi avoir un effet destructeur, des mots dérivent des images, qui dont détruites par des mots, Vous vous êtes identifié à votre état actuel en verbalisant votre pensée. Vous devez en sortir de la même façon.
Q. J’ai atteint un degré de paix intérieure. Dois-je le détruire ?
M. Ce qui a été atteint peut être de nouveau perdu. C’est seulement quand vous accédez à la paix véritable, la paix que vous n’avez jamais perdue, que la paix restera toujours avec vous, car car elle n’a jamais été absente. Au lieu de vous mettre en quête de ce que vous n’avez pas, pourquoi ne pas trouver ce que vous n’avez jamais perdu ? C’est ce qui est là avant le commencement et après la fin de toute chose. L’état immuable, que ne peuvent affecter ni la naissance ni la mort d’un corps ou d’un esprit, c’est cet état que vous devez percevoir."
traduction Alain Porte
]]>Mais ne sautons pas trop vite aux conclusions et penser que si nous sommes la conscience nous sommes Dieu !
Quel est le principal attribut de la conscience; c'est la non-séparation.
Être totalement conscient c'est être en continuité avec la vie dans toute sa plénitude. Il n'y a plus de sentiment de séparation avec ce qui est.
Mais ce n'est pas parce qu'il n'y a plus de séparation qu'il n'y a plus de différence. La nuance est de taille. N'usurpons pas des prérogatives qui ne sont pas les nôtres.
Nous sommes des créatures dans un système espace/temps qui a des lois propres au sein desquelles nous sommes limités.
Si nous considérons que nous sommes la conscience, celle-ci n'est plus à "chercher" puisque la conscience c'est nous.
Nous sommes la conscience, mais sommes-nous pour autant la Conscience?
Nous pouvons toujours considérer que nous sommes la Conscience, mais cela revient à dire que nous sommes l'Océan et non la goutte d'eau en son sein, que nous sommes l'éventuel Créateur et non pas une création parmi d'autres.Si nous sommes le Créateur, pourquoi ne créons-nous pas ne serait-ce que des planètes au lieu de détruire la nôtre? Pourquoi sommes-nous exclusifs alors que la Conscience est inclusive? L'ego fait partie de notre nature et n'est pas extérieur à nous. Le considérer comme un bouc-émissaire ne sert à rien. Il faut juste apprendre à maîtriser cette nature, cette partie de nous, au même titre que l'on doit apprendre à marcher debout.
Considérer l'ego comme un bouc émissaire, comme un responsable alors qu'il n'est qu'une cause phénoménale, est du même ordre que considérer que la voiture ou le verglas sont responsables de l'accident routier alors que le responsable est le conducteur. C'est lui qui a choisi de texter, de rouler trop vite ou encore de boire trois verres de Vodka avant de conduire. Ce n'est pas son véhicule, ni son cellulaire, ni la Vodka.
Rien n'empêche un être humain de chercher à maîtriser son ego pour ainsi ne plus faire obstacle à la Conscience. Il peut utiliser sa volonté de choix dans un sens ou dans l'autre, à chaque instant.
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