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Chronologique

Grève sur la Voie maritime :

par Jeromec, lundi 23 octobre 2023, 12:22 (il y a 911 jours)

J'espère que ça mérite votre attention.... les conséquences....

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2020204/voie-maritime-fleuve-saint-laurent-greve
Grève sur la Voie maritime :

Radio-Canada
Publié hier à 1 h 47 HAE
Mis à jour hier à 15 h 42 HAE
Les travailleurs de la Corporation de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent ont officiellement déclenché une grève après que les négociations n'eurent pas permis d'en arriver à une entente satisfaisante pour les deux parties.

Dans un communiqué transmis dans la nuit de samedi à dimanche, la présidente nationale d'Unifor, Lana Payne, a indiqué être déçue que l'employeur n'ait pas réussi à faire bouger les choses au cours des deux derniers jours.

Il n'y a pas eu de progrès significatif dans les dernières heures lors des discussions entre la Corporation de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent et le syndicat Unifor, ont convenu samedi après-midi les deux parties, qui ont continué à négocier afin d'éviter in extremis le déclenchement d'une grève, en vain.

Cette impasse est extrêmement regrettable, mais nos membres restent déterminés à obtenir un accord équitable, a déclaré Mme Payne par voie de communiqué.


Selon le directeur québécois d'Unifor, Daniel Cloutier, le syndicat a négocié de bonne foi jusqu'à la dernière minute. Il a cependant fait valoir qu'il n'était pas question que les droits des travailleuses et travailleurs soient compromis.

M. Cloutier a indiqué que le syndicat restait ouvert à la discussion et qu'il espère que l'employeur va revenir sur sa position.

On est en bas de 9 %, actuellement, comme offre de l'employeur sur un contrat de trois ans, et dans le contexte de l'inflation, vous comprendrez que c'est totalement inacceptable, a-t-il déclaré en entrevue à Radio-Canada.

Les syndiqués qui travaillent à la Voie maritime ont voté à 99 % en faveur d'un mandat de grève et ont donné leur préavis de 72 heures à l'employeur plus tôt cette semaine. Le débrayage a donc été déclenché à 0 h 01 dimanche.

Nous, c'est vraiment pour soutenir nos gens qui sont à la table de négociation, qui ont des demandes semblables à ce qu'il y a sur le marché du travail, a déclaré un syndiqué rencontré à un piquet de grève.

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Dimanche, toujours, le ministre fédéral des Transports, Pablo Rodriguez, a pressé les deux parties à reprendre les discussions afin d'arriver à une entente et d'éviter la fermeture continue de la voie maritime.

La Voie maritime du Saint-Laurent et les travailleurs qui l'exploitent et l'entretiennent sont un élément essentiel de notre chaîne d'approvisionnement. C'est un aspect important du système de transport qui soutient notre économie, a-t-il rappelé sur X, anciennement Twitter.

Écueil salarial
Le salaire est le principal point en litige.

Selon la partie patronale, le syndicat exige des augmentations salariales calquées sur les négociations dans l'industrie automobile. Elle fait toutefois valoir que la situation est différente à la Voie maritime, où les salaires n'accusent pas de retard sur l'inflation, comme c'est le cas chez les constructeurs automobiles, à son avis.

Malgré les récentes augmentations de l'inflation, les travailleurs de la Voie maritime ont négocié au cours des 20 dernières années des salaires bien supérieurs à l'inflation et se retrouvent aujourd'hui avec près de 10 % d'avance sur l'inflation, a soutenu la Corporation de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent dans un communiqué publié samedi.

Lorsque cette version de l'employeur lui a été présentée, Daniel Cloutier a souhaité rectifier le tir.

Les demandes ont été déposées à l'employeur bien avant que l'on connaisse le résultat des négociations du secteur de l'automobile. Le processus est en cours depuis déjà un moment, a-t-il fait valoir.

C'est un débat futile. Est-ce qu'il faut comprendre que parce des travailleurs auraient fait des gains supérieurs à l'inflation dans les 10 ou 15 dernières années il faudrait qu'ils perdent aujourd'hui pendant qu'on vit une crise de l'inflation?

Les pourparlers se sont amorcés les 19 et 20 juin avec l'aide d'un conciliateur. Les deux parties ont tenu des rencontres supplémentaires en septembre et ont repris les négociations le 17 octobre.

Navigation interrompue
Les 361 syndiqués en grève travaillent à l'entretien, à la supervision, au service de génie et aux différentes opérations de navigation de la Voie maritime, qui s'étend du pont Jacques-Cartier à Montréal, à Niagara en Ontario, en passant par les écluses.

Les deux parties ont déjà fait savoir qu'en cas de grève, toute navigation dans cet axe serait interrompue. Environ 4000 navires circulent sur la Voie maritime chaque année, notamment avec des cargaisons de céréales, pour un total d'une valeur de 16,7 milliards $ en biens l'année dernière.

Aux dires de Nicole Trépanier, directrice des relations externes chez Fednav, une entreprise qui exploite une importante flotte de navires qui transitent par la Voie maritime, cette grève entraînera des pertes de l'ordre de 50 millions de dollars par jour. Et il serait trop coûteux de transborder les cargaisons à bord de camions, ou encore de wagons de train. Sans compter, dit-elle, les importantes conséquences environnementales.

Il nous faut de la prévisibilité, a-t-elle déclaré. Chaque jour de grève entraîne des conséquences qui iront en s'aggravant.

Maintenir les services essentiels
La CGVMSL attend maintenant une réponse à sa demande auprès du Conseil canadien des relations industrielles, qui souhaite obtenir une décision en vertu du Code canadien du travail pour que le syndicat fournisse des employés pendant la grève afin de s'assurer que les navires participant au transport des céréales continuent de transiter par le système.

Une fermeture ordonnée du réseau a eu lieu pendant la période de préavis de 72 heures, permettant aux navires de quitter le réseau de la Voie maritime en toute sécurité, a souligné l'employeur. À l'heure actuelle, aucun navire n'attend de sortir du réseau, a indiqué la Corporation, mais il y a plus de 100 navires à l'extérieur du réseau qui sont touchés par la situation.

En cette période de crise économique et géopolitique, il est important que la Voie maritime demeure une voie de transport fiable pour le transport efficace de cargaisons essentielles entre l'Amérique du Nord et le reste du monde, a affirmé Terence Bowles, président et chef de la direction de la CGVMSL.

De son côté, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) a aussi appelé au maintien des services offerts par les travailleurs de la Voie maritime. Dans une déclaration transmise par voie de communiqué, la fédération estime que les travailleurs sous réglementation fédérale qui sont indispensables à la chaîne d'approvisionnement devraient être reconnus comme des travailleurs essentiels afin d'éviter des grèves similaires à l'avenir.

Les PME ont été gravement touchées par la longue grève qui a eu lieu cet été dans les ports de la Colombie-Britannique et par les perturbations de la chaîne d'approvisionnement qu'elle a entraînées. Les PME et l'économie canadienne dans son ensemble n'ont pas besoin d'une nouvelle grève qui bloque une voie commerciale importante et entrave le commerce, affirme encore la FCEI.

En entrevue sur les ondes de RDI, François Vincent, vice-président de la fédération, a soutenu que cette grève s'ajoute à une série de mauvaises nouvelles depuis l'avènement de la pandémie. C'est défi après défi, après défi. Et là, c'est un autre point stratégique en matière d'approvisionnement qui est perturbé et qui mettra énormément de pression sur les PME dans des secteurs importants, a-t-il déclaré.

Ce n'est pas une bonne nouvelle pour l'économie.

Tout comme la FCEI, la Chambre de commerce du Canada réclame aussi une intervention de la part d'Ottawa.

Le gouvernement fédéral doit agir immédiatement pour mettre fin à cette nouvelle perturbation tout en continuant à travailler en étroite collaboration avec toutes les parties sur un accord à long terme, a indiqué l'organisation dans un communiqué.

- Avec les informations de Stella Dupuy et Jacob Côté

Fermeture de la Voie maritime du Saint-Laurent: pas d’entent

par Jeromec, lundi 23 octobre 2023, 12:25 (il y a 911 jours) @ Jeromec

si vous paralysez le transport maritime... devinez la suite...

https://www.journaldemontreal.com/2023/10/22/fermeture-de-la-voie-maritime-du-saint-lau...

Fermeture de la Voie maritime du Saint-Laurent: pas d’entente, la grève est déclenchée


AGENCE QMI
Dimanche, 22 octobre 2023 06:39

MISE À JOUR Dimanche, 22 octobre 2023 06:39

Après un avis de 72 heures qui a permis aux navires d’évacuer, les employés de la Voie maritime du Saint-Laurent ont enclenché une grève dimanche, provoquant une paralysie qui aura des conséquences néfastes pour l’économie canadienne.

• À lire aussi: Voie maritime : À «1000 milles nautiques» d’une entente pour éviter la fermeture


• À lire aussi: Vers une paralysie de la Voie maritime

Les négociations entre la Corporation de Gestion de la Voie Maritime du Saint-Laurent (CGVMSL) et le syndicat ont atteint une impasse. Ainsi à 00h01, les quelques 360 employés représentés par Unifor ont déclenché une grève empêchant tout navire commercial de passer par la Voie maritime du Saint-Laurent.


«Nous avons négocié de bonne foi jusqu’au dernier moment, mais nous ne pouvons pas permettre que les droits des travailleuses et travailleurs soient compromis. Nous restons ouverts à la discussion et espérons que l’employeur reconsidérera sa position pour le bien de tous», a souligné Daniel Cloutier, directeur québécois d’Unifor.

L’accès aux 306 km qui séparent le pont Jacques-Cartier, à Montréal, et Niagara, en Ontario, est ainsi fermé aux navires commerciaux transportant, entre autres, des produits céréaliers. Ce chemin emprunté par plus de 4000 navires chaque année constitue une voie commerciale primée. Ainsi sa fermeture aura un impact important sur l’économie canadienne.

«C’est une grève qui va coûter une fortune en termes de valeur des marchandises qui transitent et qui circulent, mais qui aura des conséquences même après la grève parce que le secteur maritime est souvent en amont ou en aval de la chaîne logistique [...] C’est une grève où chaque jour et chaque heure peut avoir des conséquences néfaste ou critique sur l’économie canadienne», a expliqué Mathieu St-Pierre, PDG de la Société de développement économique du Saint-Laurent, en entrevue avec TVA Nouvelles.

Écoutez l'entrevue avec Daniel Cloutier, directeur québécois d’Unifor à l’émission d’Alexandre Dubé via QUB radio :


Le salaire au centre du débat
Déjà quelques heures après le début de la grève, les syndiqués ont pris leurs pancartes pour manifester et revendiquer de meilleures conditions de travail, dont le salaire.

«Je pense avec notre vote de mandat de grève à 99%, c’était clair qu’on voulait se faire entendre. Puis, le fait de se montrer ici, c’est vraiment démontrer qu’on est sérieux dans nos démarches», a indiqué le préposé à l’entretien Éric Bolduc alors qu’il manifestait.

Alors que les travailleurs de la Corporation réclament une meilleure offre de salaire, l’employeur continue d’insister sur le fait qu’il n’est pas en mesure de leur offrir ce qu’ils demandent.

«Les parties sont dans l’impasse, car Unifor continue d’insister sur les augmentations de salaire inspirées des négociations du type de l’industrie automobile, tandis que la CGVMSL s’efforce de trouver un accord de travail équitable et compétitif qui concilie les revendications salariales et les réalités du marché», a fait savoir la Corporation dans un communiqué de presse.

Le président et chef de la direction de la CGVMSL, Terence Bowles, a tenu à souligner les enjeux importants d’arriver à un accord rapidement. En effet, la fermeture de la Voie maritime du Saint-Laurent aura un impact important au niveau économique si la situation ne change pas rapidement.

«Les enjeux sont élevés et nous sommes déterminés à trouver une solution qui serve les intérêts de la Corporation et de ses employés. Nous restons déterminés à poursuivre les discussions et à parvenir à un accord de travail équitable. En cette période de crise économique et géopolitique, il est important que la Voie maritime demeure une voie de transport fiable pour le transport efficace de cargaisons essentielles entre l'Amérique du Nord et le reste du monde», a-t-il déclaré.

LA VOIE MARITIME DU SAINT-LAURENT EN QUELQUES CHIFFRES
306 km, c’est la distance entre le pont Jacques-Cartier et Niagara, soit la Voie maritime du Saint-Laurent
4000 navires qui circulent chaque année
150 millions de tonnes de marchandises qui y transitent annuellement
16,7 milliards $ en transports de biens en 2022

Grève dans un centre de distribution Sobeys : la tension mon

par Jeromec, lundi 23 octobre 2023, 12:35 (il y a 911 jours) @ Jeromec

Je constate qu'il y a beaucoup beaucoup de grogne dans l'air... et l'augmentation des élus provinciaux de 30% ça vraiment très mal passé dans l'opinion publique...

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2020329/greve-centre-distribution-sobeys-camion

Grève dans un centre de distribution Sobeys : la tension monte

Radio-Canada
Publié hier à 18 h 24 HAE
La grève dans un centre de distribution Sobeys du Grand Toronto s’envenime. Une vidéo publiée sur X, anciennement Twitter, par le syndicat des grévistes, montre le chauffeur d’un semi-remorque forçant son chemin afin de franchir le piquet de grève.

Un gréviste bloque le passage au semi-remorque avec son corps, peut-on voir dans la vidéo.

Fin du widget Twitter. Retourner au début du widget ?
Jusqu'à samedi, les grévistes tentaient de retarder l'entrée des camions de livraison dans le centre de distribution pour perturber la chaîne d'approvisionnement, selon des grévistes rencontrés sur place. Or, selon ceux-ci, un juge aurait accordé une injonction à l’employeur qui empêcherait les syndiqués de bloquer l’entrée des camions de livraison dans le centre de distribution.

Les travailleurs sont en grève depuis une semaine.

Deux travailleurs sur place ont dit qu'une injonction avait été accordée, mais ni Sobeys, ni les Teamsters ont confirmé l'existence d’une telle injonction lorsque contactés par Radio-Canada.

Chophel Tseten, gréviste, affirme que Sobeys a employé une soixantaine de travailleurs non syndiqués qui franchissent le piquet de grève. Radio-Canada n’a pas été en mesure de confirmer cette information.

De son côté, Jonas Jumaquio affirme être en grève en raison de l'inflation. Nous aimons tous travailler ici. C'est juste ce que nous voulons, à cause des conditions de vie, nous voulons un salaire plus élevé.

Selon le professeur en relations industrielles de l'Université Laurentienne, Louis Durand, les grands supermarchés tiennent à maintenir leurs marges de profit. Les chaînes d'alimentation essaient par tous les moyens de garder leurs marges et on essaie même de faire de la sous-traitance.

À lire aussi :
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M. Durand rappelle qu’une grève chez Sobeys à Terrebonne, au Québec, a duré trois mois, l’an dernier.

Sobeys affirme avoir présenté une offre équitable et compétitive à ses employés. Elle se dit prête à revenir à la table des négociations.

Avec les informations d'Andréane Williams

Le sel de déglaçage pourrait manquer

par Jeromec, mardi 24 octobre 2023, 13:57 (il y a 910 jours) @ Jeromec

Les Trottoirs de Montréal n'y verront guerre de différence, mais le reste du Québec va peut-être devoir d'habituer avec la méthode Montréalaise c'est à dire ''ça va fondre au printemps)_:-)

https://www.lapresse.ca/affaires/2023-10-24/greve-a-la-voie-maritime-du-saint-laurent/l...

Le sel de déglaçage pourrait manquer

Des armateurs craignent que le débrayage entraîne une perte de stocks « irremplaçable »

Publié à 1h02 Mis à jour à 5h00Partager
Julien Arsenault
JULIEN ARSENAULT
LA PRESSE
L’hiver s’annonce glissant dans les environs de Montréal si la Voie maritime du Saint-Laurent reste paralysée. On manquera de temps pour garnir les réserves de sel de déglaçage, avertissent les propriétaires de vraquiers. Pour des marchandises comme les céréales et les produits miniers, le compte à rebours s’accélère à cause du conflit de travail.

Au-delà des répercussions économiques et des perturbations de la chaîne d’approvisionnement, des armateurs ont décidé d’offrir des exemples concrets de ce qui pourrait survenir si le débrayage, qui en était à sa deuxième journée lundi, s’étire. Le Groupe Desgagnés a servi un avertissement écrit à huit élus fédéraux, parmi lesquels on retrouve notamment les ministres québécois Pablo Rodriguez (Transports), Mélanie Joly (Affaires étrangères) et Steven Guilbeault (Environnement).


INFOGRAPHIE LA PRESSE

Le réseau Grands Lacs–Voie maritime s’étend sur 3700 kilomètres.

« Le port de Salaberry-de-Valleyfield constitue un point d’entrée essentiel pour le sel utilisé dans l’entretien des routes », écrit David Rivest, président-directeur général de Desgagnés Logistik, dans une lettre que La Presse a pu consulter.

Tout le retard dans le transport et le stockage du sel avant les mois d’hiver pourrait entraîner une perte irremplaçable. Cela menace à son tour la sécurité des usagers de la route de la grande région de Montréal pendant la saison hivernale.

David Rivest, PDG de Desgagnés Logistik, dans une lettre envoyée à des élus

Chez Groupe CSL, le directeur des affaires gouvernementales et externes, Guillaum Dubreuil, abonde dans le même sens. Celui qui est également président du conseil d’administration d’Armateurs du Saint-Laurent croit aussi que ce scénario guette également l’Ontario.


PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Une épandeuse de sel à Montréal, en février 2016

Après le conflit de travail ayant interrompu les activités au port de Vancouver l’été dernier, le gouvernement Trudeau doit intervenir dans le dossier de la Voie maritime du Saint-Laurent pour dénouer l’impasse, plaide M. Dubreuil.


« Il y a peut-être des villes qui ne recevront pas les pleines quantités de sel de route pour l’hiver, dit-il. Même des villes comme Toronto pourraient manquer de sel selon la sévérité de l’hiver qu’on va avoir. »

Mauvais moment
Le réseau de 15 écluses qui relie le bas du fleuve Saint-Laurent aux Grands Lacs cesse généralement ses activités vers la fin de décembre. Selon les informations gouvernementales, cela est attribuable à l’accumulation « importante de glaces » qui « empêche un fonctionnement sécuritaire » du système pendant l’hiver.

La grève des quelque 360 syndiqués d’Unifor perturbe les activités de navigation à un moment névralgique de la saison, qui coïncide également avec l’arrivée des récoltes céréalières de l’Ouest sur la côte Est avant d’être exportées à l’international. Le conflit de travail a également entraîné la fermeture de deux écluses (Eisenhower et Snell) en territoire américain.

Des travailleurs de la Voie maritime en grève manifestent à proximité de l’écluse située à Saint-Lambert, lundi.

Selon M. Rivest, c’est à l’automne que l’on stocke le sel de déglaçage acheminé depuis les Îles-de-la-Madeleine et l’Ontario, notamment. Sans accès aux écluses, il est impossible de ravitailler des sites névralgiques comme les ports de Salaberry-de-Valleyfield et de Sainte-Catherine, ajoute-t-il. Un vraquier achemine l’équivalent de ce qui peut être transporté par « entre 400 et 500 camions », affirme le dirigeant de Desgagnés Logistik.

« Il y a énormément de sel transporté pendant cette période où l’on effectue de la mise en pile avant la distribution hivernale », explique M. Rivest.

Si la grève perdure, les navires ne pourront pas rattraper le temps perdu. Il va y avoir des baisses de stocks. Pendant l’hiver, la marchandise est transportée dans les différentes réserves du ministère des Transports du Québec (MTQ).

David Rivest, PDG de Desgagnés Logistik

Un navire peut acheminer jusqu’à 25 000 tonnes de sel de déglaçage, explique la directrice des opérations et du développement au Port de Salaberry-de-Valleyfield, Isabelle Viau. Au cours d’un entretien téléphonique, elle n’a cependant pas voulu chiffrer l’ampleur des réserves que l’on retrouve habituellement sur le site.

« C’est expédié par camions aux municipalités environnantes, dit-elle. Ça peut se rendre jusqu’à certaines municipalités dans la région de Montréal. »

Au moment où ces lignes étaient écrites, le MTQ n’avait pas répondu aux questions de La Presse concernant l’approvisionnement en sel de déglaçage.

Un casse-tête
Pour les exploitants de vraquiers et laquiers, la grève a déjà des allures de casse-tête. Quelque 15 navires du Groupe CSL sont coincés dans les Grands Lacs. Chez Fednav, c’est une quinzaine de bateaux, quelque 10 % de la flotte totale de l’entreprise, qui sont bloqués.


PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Navire circulant sur la Voie maritime du Saint-Laurent, près du pont Samuel-De Champlain

« C’est déjà un énorme problème, souligne la directrice des relations externes, Nicole Trépanier. C’est comme si on jouait à Tetris. On essaie de bouger les morceaux pour que tout rentre. Si la grève persiste, on aura une dizaine d’autres navires qui seront affectés. Les contrats sont donnés à l’avance. Il y en a certains que l’on ne pourra pas honorer. »

Chez les Armateurs du Saint-Laurent, plusieurs membres annulent déjà des voyages prévus en fin de saison sur la Voie maritime. En moyenne, huit jours sont nécessaires pour effectuer un aller-retour d’un bout à l’autre du corridor, explique M. Dubreuil.

« On approche trois jours de grève et on compte entre quatre et cinq journées pour rattraper le retard », dit-il.

On ne peut pas faire de voyage partiel. Nous sommes déjà en train d’éliminer des voyages en fin de saison. Il faut s’assurer de sortir de la Voie maritime avant la fermeture. S’il nous manque deux jours en décembre, on ne fera pas le voyage.

Guillaum Dubreuil, de Groupe CSL

À l’Association du camionnage du Québec (ACQ), le président-directeur général, Marc Cadieux, appréhende aussi des retombées négatives sur son industrie, surtout si la grève se prolonge.

« Nous, du moment où [la marchandise] est en transformation, on est impliqués, donc les gens chez nous craignent que quand le goulot d’étranglement va serrer en deuxième phase, surtout dans les matériaux de construction et d’acier, on va manger un vrai coup dans les reins », illustre-t-il.

Dans une lettre envoyée au ministre fédéral du Travail, Seamus O’Regan, le président de l’ACQ dit même appréhender une « cascade de délais qui créeront une demande accrue de notre industrie, augmenteront les coûts et imposeront une pression sur notre secteur grandement perturbé par la pénurie de main-d’œuvre ». Après la crise de la COVID-19, « l’économie canadienne et nos chaînes d’approvisionnement ne peuvent pas se permettre une autre perturbation », dit M. Cadieux.

Avec Henri-Ouellette Vézina, La Presse

PEU DE PROGRÈS

Malgré les appels à la négociation, rien ne laissait présager un rapprochement entre l’employeur et Unifor, lundi. Les salaires sont au cœur de l’impasse. La Corporation de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent a demandé au Conseil canadien des relations industrielles d’obtenir une exception à la grève pour le transport de céréales. Lundi après-midi, le cabinet du ministre du Travail du Québec, Jean Boulet, a invité Ottawa à « intervenir afin d’accélérer le processus de recherche de solution ». La déclaration ne faisait pas mention d’une loi qui forcerait les grévistes à retourner au travail.

LA VOIE MARITIME DU SAINT-LAURENT EN BREF

Ouverte à la navigation en eau profonde depuis 1959

Quinze écluses : 13 du côté canadien et 2 aux États-Unis

Il faut environ 45 minutes pour traverser une écluse.

Plus de 36 millions de tonnes de marchandises y sont transportées.

Les produits agricoles (céréales) et miniers (minerai de fer, sel et pierres) représentent environ 80 % du commerce.

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Le sel de déglaçage pourrait manquer

par Ammabaoth ⌂ @, mardi 24 octobre 2023, 14:07 (il y a 910 jours) @ Jeromec

Les Trottoirs de Montréal n'y verront guerre de différence, mais le reste du Québec va peut-être devoir d'habituer avec la méthode Montréalaise c'est à dire ''ça va fondre au printemps)_:-)

https://www.lapresse.ca/affaires/2023-10-24/greve-a-la-voie-maritime-du-saint-laurent/l...

Le sel de déglaçage .

Casse toi pas la tête, c'est un problème juste pour les chialeux et les journalistes qui aime faire réagir.

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☆AMMABAOTH☆
7ième Conférence Mondial des Religions
https://youtu.be/IbmCooXRuLw
Ammabaoth@gmail.com

Les chutes extérieures, un problème de santé publique

par Jeromec, mardi 24 octobre 2023, 14:17 (il y a 910 jours) @ Ammabaoth

Les Trottoirs de Montréal n'y verront guerre de différence, mais le reste du Québec va peut-être devoir d'habituer avec la méthode Montréalaise c'est à dire ''ça va fondre au printemps)_:-)

https://www.lapresse.ca/affaires/2023-10-24/greve-a-la-voie-maritime-du-saint-laurent/l...

Le sel de déglaçage .


Casse toi pas la tête, c'est un problème juste pour les chialeux et les journalistes qui aime faire ré

désolé de te contredire.... et le Sel n'est qu'un item parmis une loooooooongue liste dont les céréales....

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2018362/chutes-exterieur-rues-trottoirs-montreal-a...

Les chutes extérieures, un problème de santé publique à Montréalagir.

Les chutes extérieures, un problème de santé publique à Montréal


Une femme marche sur le trottoir.
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Une passante peine à garder son équilibre sur un trottoir verglacé.

PHOTO : RADIO-CANADA

Stéphane Bordeleau (Consulter le profil)
Stéphane Bordeleau
Publié le 16 octobre à 12 h 07 HAE
Les services d’Urgences-santé ont répondu à près de 14 000 appels pour des chutes survenues à l’extérieur, de 2016 à 2020, sur l’île de Montréal, révèle la première étude menée sur le sujet par la santé publique.

Initiée à la demande de Piétons Québec, qui réclamait davantage de données sur les chutes se produisant sur les trottoirs, dans les rues, les escaliers et autres lieux publics, cette étude a été menée par la Direction régionale de la santé publique du CIUSSS du Centre-Sud-de l’Île-de-Montréal.

En scrutant les archives d’Urgences-santé sur le territoire de l’île de Montréal, les chercheurs ont répertorié 13 598 chutes survenues à l’extérieur qui ont nécessité un appel aux ambulanciers entre 2016 et 2020. De ce nombre, 63 % ont nécessité des traitements à l’hôpital.

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Dans la mesure où il ne s’agit que des cas où un appel a été fait aux services d’urgence, il est permis de penser qu’un nombre beaucoup plus élevé de gens chutent chaque année sur la voie publique.

Un problème de santé publique
Des piétons marchent dans la rue.
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De nombreux Montréalais préfèrent marcher dans la rue que sur les trottoirs glacés lors d'épisodes de verglas.

PHOTO : RADIO-CANADA / CHARLES CONTANT

Les chutes sont un problème de santé publique qui est appelé à s'accentuer au cours des prochaines années, notamment en raison des changements climatiques, souligne le rapport.

En croisant les données d’Urgences-santé et les données météorologiques, les chercheurs ont découvert sans surprise que même si des chutes se produisent sur l'ensemble de l’année, c’est en hiver qu’on chute le plus à Montréal.

Elles se produisent principalement dans les stationnements et sur les trottoirs. L’augmentation des épisodes de gel-dégel occasionné par les changements climatiques accroît également les risques, peut-on lire dans le rapport.

Consulter le Portrait des chutes extérieures sur le territoire montréalais (Nouvelle fenêtre)

Un fléau pour les aînés
Outre les épisodes de verglas et de précipitations, le vieillissement de la population fait aussi partie des facteurs aggravants. Selon l’étude des données d’Urgences-santé, la forte majorité des personnes qui ont dû être secourues par des ambulanciers à la suite d’une chute dans la période étudiée étaient âgées de plus de 50 ans.

Un facteur des plus importants, dans la mesure où une personne sur quatre dans la population sera âgée de plus de 65 ans en 2031.

Qu’elles surviennent à l’intérieur ou à l’extérieur, les chutes sont déjà un fléau chez les personnes âgées. Plus du tiers de cette population vivant à domicile fait au moins une chute chaque année dans les pays industrialisés, souligne la santé publique.

Une personne marche avec une canne sur un trottoir enneigé.
Ouvrir en mode plein écran
Les trottoirs glacés peuvent se révéler fort dangereux pour les personnes à mobilité réduite.

PHOTO : RADIO-CANADA / MICHEL NOGUE

Au Canada, les chutes sont la principale cause d’hospitalisation et de décès par blessure chez les personnes âgées de 65 ans et plus.

Une citation deExtrait du Portrait des chutes extérieures sur le territoire montréalais
Il est d’autant plus urgent pour les pouvoirs publics d’agir dans ce dossier dans la mesure où les hospitalisations attribuables aux chutes (intérieures ou extérieures) ont augmenté de 47 % chez les 65 ans et plus de 2009 à 2020, apprend-on dans le document d’une douzaine de pages.

Avec le vieillissement, le nombre d’hospitalisations dues aux chutes chez les aînés va continuer de s’accroître progressivement, préviennent les auteurs de l’étude.

En 2020-2021, 6575 Montréalais ont été hospitalisés en raison d’une chute. De ce nombre, 5399 avaient plus de 65 ans, et de ceux-ci, 2624 étaient âgées de 85 ans et plus. C’est donc 82 % des personnes hospitalisées qui sont âgées de plus de 65 ans.

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Les chutes représentent un enjeu important de santé publique en raison des conséquences qui s’ensuivent, ainsi que par la population qui en est la plus affectée, soit les personnes aînées.

Une citation deExtrait du Portrait des chutes extérieures sur le territoire montréalais
Des coûts financiers et sociaux importants
Outre leur nombre et leur gravité, les chutes représentent également un coût élevé pour le système de santé, mais également pour les proches des personnes blessées lors de ces chutes.

Chez les personnes de 65 ans et plus, les chutes entraînent en général des conséquences plus graves et à plus long terme que chez les personnes plus jeunes.

Des abrasifs semblent avoir été déposés en vain sur le sol gelé.
Ouvrir en mode plein écran
Une situation avec laquelle les piétons devront composer de plus en plus souvent en raison des cycles de gel et de dégel plus fréquents pendant l'hiver.

PHOTO : RADIO-CANADA / JÉRÔME LABBÉ

Au-delà des blessures qu’elles occasionnent chez cette population, les hospitalisations qui s’ensuivent entraînent souvent un déconditionnement physique, cognitif, psychologique et social, explique-t-on.

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Ceci diminue la qualité de vie de la personne qui a chuté et augmente la charge de travail des aidants naturels et du réseau de la santé. Pour cette population, la chute précipite une admission en soins de longue durée.

Pour la santé publique, cette situation interpelle directement les pouvoirs publics, notamment les municipalités, qui sont les principales responsables de l’aménagement et de l’entretien des rues, des trottoirs et d'autres lieux publics empruntés par les piétons.

En plus de faciliter les déplacements aux personnes vivant avec des limitations ou des incapacités, les infrastructures piétonnes permettent de limiter les chutes causées par un aménagement inadéquat ou mal entretenu, plaide le rapport qui formule une dizaine de recommandations dont voici un aperçu :

Prioriser les piétons dans les politiques municipales afin qu’ils soient mis de l’avant dans la conception des aménagements de l’espace public;
Bonifier la vision de quatre saisons du déplacement actif, surtout en favorisant des mesures spécifiques pour la saison hivernale;
S’assurer que l’aménagement intègre les principes d’accessibilité universelle dès la planification, afin de favoriser les déplacements actifs pour toute la population;
Prioriser les quartiers défavorisés et les quartiers centraux afin de réduire les inégalités;
Amplifier les opérations de déneigement et de déglaçage des trottoirs;
Prioriser les zones de forte affluence piétonne, dans les quartiers centraux, à proximité des axes de transports collectifs et où il y a de fortes densités de personnes aînées qui résident en ménage privé ou en milieux de vie collectifs;
Prévoir un volume d’équipement de déneigement des trottoirs en cohérence avec la quantité de trottoirs.
Assurer un aménagement favorable à la santé dans une perspective de sécurité, convivialité et d’accessibilité universelle doit être une priorité pour les municipalités.

Une citation deExtrait du Portrait des chutes extérieures sur le territoire montréalais
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Outre de meilleurs aménagements piétonniers, les auteurs du rapport recommandent plus globalement d’offrir aux personnes âgées, qui seront de plus en plus nombreuses, des possibilités de pratiquer de l’activité physique accessible et adaptée à leurs besoins afin de s’assurer du maintien de leurs capacités physiques et de leur inclusion au sein des communautés et ainsi de limiter les risques de chuter.

Des milieux de vie conviviaux et sécuritaires permettent le maintien d’une bonne santé physique mais aussi mentale en favorisant l’autonomie et l’inclusion, rappelle-t-on.

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Les chutes extérieures, un problème de santé publique

par Ammabaoth ⌂ @, mardi 24 octobre 2023, 14:41 (il y a 910 jours) @ Jeromec

Les Trottoirs de Montréal n'y verront guerre de différence, mais le reste du Québec va peut-être devoir d'habituer avec la méthode Montréalaise c'est à dire ''ça va fondre au printemps)_:-)

https://www.lapresse.ca/affaires/2023-10-24/greve-a-la-voie-maritime-du-saint-laurent/l...

Le sel de déglaçage .


Casse toi pas la tête, c'est un problème juste pour les chialeux et les journalistes qui aime faire ré


désolé de te contredire.... et le Sel n'est qu'un item parmis une loooooooongue liste dont les céréales....

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2018362/chutes-exterieur-rues-trottoirs-montreal-a...

Les chutes extérieures, un problème de santé publique à Montréalagir.

Les chutes extérieures, un problème de santé publique à Montréal


Une femme marche sur le trottoir.
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Une passante peine à garder son équilibre sur un trottoir verglacé.

PHOTO : RADIO-CANADA

Stéphane Bordeleau (Consulter le profil)
Stéphane Bordeleau
Publié le 16 octobre à 12 h 07 HAE
Les services d’Urgences-santé ont répondu à près de 14 000 appels pour des chutes survenues à l’extérieur, de 2016 à 2020, sur l’île de Montréal, révèle la première étude menée sur le sujet par la santé publique.

Initiée à la demande de Piétons Québec, qui réclamait davantage de données sur les chutes se produisant sur les trottoirs, dans les rues, les escaliers et autres lieux publics, cette étude a été menée par la Direction régionale de la santé publique du CIUSSS du Centre-Sud-de l’Île-de-Montréal.

En scrutant les archives d’Urgences-santé sur le territoire de l’île de Montréal, les chercheurs ont répertorié 13 598 chutes survenues à l’extérieur qui ont nécessité un appel aux ambulanciers entre 2016 et 2020. De ce nombre, 63 % ont nécessité des traitements à l’hôpital.

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Dans la mesure où il ne s’agit que des cas où un appel a été fait aux services d’urgence, il est permis de penser qu’un nombre beaucoup plus élevé de gens chutent chaque année sur la voie publique.

Un problème de santé publique
Des piétons marchent dans la rue.
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De nombreux Montréalais préfèrent marcher dans la rue que sur les trottoirs glacés lors d'épisodes de verglas.

PHOTO : RADIO-CANADA / CHARLES CONTANT

Les chutes sont un problème de santé publique qui est appelé à s'accentuer au cours des prochaines années, notamment en raison des changements climatiques, souligne le rapport.

En croisant les données d’Urgences-santé et les données météorologiques, les chercheurs ont découvert sans surprise que même si des chutes se produisent sur l'ensemble de l’année, c’est en hiver qu’on chute le plus à Montréal.

Elles se produisent principalement dans les stationnements et sur les trottoirs. L’augmentation des épisodes de gel-dégel occasionné par les changements climatiques accroît également les risques, peut-on lire dans le rapport.

Consulter le Portrait des chutes extérieures sur le territoire montréalais (Nouvelle fenêtre)

Un fléau pour les aînés
Outre les épisodes de verglas et de précipitations, le vieillissement de la population fait aussi partie des facteurs aggravants. Selon l’étude des données d’Urgences-santé, la forte majorité des personnes qui ont dû être secourues par des ambulanciers à la suite d’une chute dans la période étudiée étaient âgées de plus de 50 ans.

Un facteur des plus importants, dans la mesure où une personne sur quatre dans la population sera âgée de plus de 65 ans en 2031.

Qu’elles surviennent à l’intérieur ou à l’extérieur, les chutes sont déjà un fléau chez les personnes âgées. Plus du tiers de cette population vivant à domicile fait au moins une chute chaque année dans les pays industrialisés, souligne la santé publique.

Une personne marche avec une canne sur un trottoir enneigé.
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Les trottoirs glacés peuvent se révéler fort dangereux pour les personnes à mobilité réduite.

PHOTO : RADIO-CANADA / MICHEL NOGUE

Au Canada, les chutes sont la principale cause d’hospitalisation et de décès par blessure chez les personnes âgées de 65 ans et plus.

Une citation deExtrait du Portrait des chutes extérieures sur le territoire montréalais
Il est d’autant plus urgent pour les pouvoirs publics d’agir dans ce dossier dans la mesure où les hospitalisations attribuables aux chutes (intérieures ou extérieures) ont augmenté de 47 % chez les 65 ans et plus de 2009 à 2020, apprend-on dans le document d’une douzaine de pages.

Avec le vieillissement, le nombre d’hospitalisations dues aux chutes chez les aînés va continuer de s’accroître progressivement, préviennent les auteurs de l’étude.

En 2020-2021, 6575 Montréalais ont été hospitalisés en raison d’une chute. De ce nombre, 5399 avaient plus de 65 ans, et de ceux-ci, 2624 étaient âgées de 85 ans et plus. C’est donc 82 % des personnes hospitalisées qui sont âgées de plus de 65 ans.

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Les chutes représentent un enjeu important de santé publique en raison des conséquences qui s’ensuivent, ainsi que par la population qui en est la plus affectée, soit les personnes aînées.

Une citation deExtrait du Portrait des chutes extérieures sur le territoire montréalais
Des coûts financiers et sociaux importants
Outre leur nombre et leur gravité, les chutes représentent également un coût élevé pour le système de santé, mais également pour les proches des personnes blessées lors de ces chutes.

Chez les personnes de 65 ans et plus, les chutes entraînent en général des conséquences plus graves et à plus long terme que chez les personnes plus jeunes.

Des abrasifs semblent avoir été déposés en vain sur le sol gelé.
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Une situation avec laquelle les piétons devront composer de plus en plus souvent en raison des cycles de gel et de dégel plus fréquents pendant l'hiver.

PHOTO : RADIO-CANADA / JÉRÔME LABBÉ

Au-delà des blessures qu’elles occasionnent chez cette population, les hospitalisations qui s’ensuivent entraînent souvent un déconditionnement physique, cognitif, psychologique et social, explique-t-on.

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Ceci diminue la qualité de vie de la personne qui a chuté et augmente la charge de travail des aidants naturels et du réseau de la santé. Pour cette population, la chute précipite une admission en soins de longue durée.

Pour la santé publique, cette situation interpelle directement les pouvoirs publics, notamment les municipalités, qui sont les principales responsables de l’aménagement et de l’entretien des rues, des trottoirs et d'autres lieux publics empruntés par les piétons.

En plus de faciliter les déplacements aux personnes vivant avec des limitations ou des incapacités, les infrastructures piétonnes permettent de limiter les chutes causées par un aménagement inadéquat ou mal entretenu, plaide le rapport qui formule une dizaine de recommandations dont voici un aperçu :

Prioriser les piétons dans les politiques municipales afin qu’ils soient mis de l’avant dans la conception des aménagements de l’espace public;
Bonifier la vision de quatre saisons du déplacement actif, surtout en favorisant des mesures spécifiques pour la saison hivernale;
S’assurer que l’aménagement intègre les principes d’accessibilité universelle dès la planification, afin de favoriser les déplacements actifs pour toute la population;
Prioriser les quartiers défavorisés et les quartiers centraux afin de réduire les inégalités;
Amplifier les opérations de déneigement et de déglaçage des trottoirs;
Prioriser les zones de forte affluence piétonne, dans les quartiers centraux, à proximité des axes de transports collectifs et où il y a de fortes densités de personnes aînées qui résident en ménage privé ou en milieux de vie collectifs;
Prévoir un volume d’équipement de déneigement des trottoirs en cohérence avec la quantité de trottoirs.
Assurer un aménagement favorable à la santé dans une perspective de sécurité, convivialité et d’accessibilité universelle doit être une priorité pour les municipalités.

Une citation deExtrait du Portrait des chutes extérieures sur le territoire montréalais
Début du widget . Passer le widget ?
Fin du widget . Retourner au début du widget ?
Outre de meilleurs aménagements piétonniers, les auteurs du rapport recommandent plus globalement d’offrir aux personnes âgées, qui seront de plus en plus nombreuses, des possibilités de pratiquer de l’activité physique accessible et adaptée à leurs besoins afin de s’assurer du maintien de leurs capacités physiques et de leur inclusion au sein des communautés et ainsi de limiter les risques de chuter.

Des milieux de vie conviviaux et sécuritaires permettent le maintien d’une bonne santé physique mais aussi mentale en favorisant l’autonomie et l’inclusion, rappelle-t-on.

PôÔôvre ! le grand Montréal.
Toujours pire qu'ailleurs.:-D

---
☆AMMABAOTH☆
7ième Conférence Mondial des Religions
https://youtu.be/IbmCooXRuLw
Ammabaoth@gmail.com

Montréal...

par Jeromec, mardi 24 octobre 2023, 14:56 (il y a 910 jours) @ Ammabaoth

PôÔôvre ! le grand Montréal.
Toujours pire qu'ailleurs.:-D


Non si tu veux une liste pire que Montréal... il y a le choix

Toronto, Vancouver, Détroit, Chigaco, Los Angeles, Miami, Buffalo, Cleveland... Paris.... Philadelphie, New York, Dallas, etc, etc....

à peu près toutes les métropoles américaines sont pires que Montréal... destination très prisée par les gens de l'étranger... tellement qu'il n'y a plus de place...

Ceci étant dit, les grèves du mois d'octobre risquent de changer nos habitudes d'emplettes du temps des fêtes.... et peut-être manquer de produits de premières nécessité....

grève Enseignants: une grève dès la mi-novembre?

par Jeromec, mardi 24 octobre 2023, 15:39 (il y a 910 jours) @ Jeromec

Tant qu'à continuer dans le sillage des grèves....

https://tvagatineau.ca/enseignants-une-greve-des-la-mi-novembre/

Enseignants: une grève dès la mi-novembre?


Étienne Malouin | 23 octobre 2023

Des milliers d’enseignants et d’enseignantes de l’Outaouais pourraient se retrouver en grève générale illimitée plus tôt que tard. Un vote important se tiendra le 2 novembre prochain. La grève pourrait être déclenchée la semaine suivante.

Une assemblée de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) aura lieu le 2 novembre. La fédération représente 60 000 membres, dont 10 000 en Outaouais.

Les membres décideront s’ils veulent déclencher la grève ou non. Selon la loi, le déclenchement d’une grève doit se faire dans un délais de 7 jours ouvrables. Donc, cette grève pourrait avoir lieu dès la mi-novembre.

Le syndicat mentionne que la partie patronale et la partie syndicale sont loin d’une entente à l’heure actuelle. Les demandes syndicale ont été déposées il y a maintenant un an.

Rappelons qu’en juin dernier, les enseignants de la région se sont positionnés en faveur d’un mandat de grève à la hauteur de 97,2%. Du côté du syndicat, il est conscient qu’une grève aurait un impact sur les parents des jeunes qui fréquentent les différentes écoles. Il mentionne même temps qu’il faut prendre des actions si les négociations stagnent.

Les conditions sont lamentables. C’est vraiment très difficile. Il n’y a rien qui avance. […] On comprend que le gouvernement ne souhaite pas améliorer les conditions d’exercice des enseignants/enseignantes, donc qui n’accepte pas non plus d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves.

-Nathalie Gauthier, présidente du Syndicat des enseignants de l’Outaouais
C’est une grève qui toucherait l’ensemble des centres

Grève Mc Gill Et Concordia!

par Jeromec, mardi 24 octobre 2023, 16:56 (il y a 910 jours) @ Jeromec

Bon ''enfin!'' une grève de prévue pour le 30 octobre!

J'Espère que les étudiants ne se laisseront pas.... f....rer aussi facilemetn par la CAq quand même....

https://montreal.ctvnews.ca/quebec-tuition-hike-students-planning-day-of-protest-in-dow...

Published Oct. 21, 2023 7:07 p.m. EDT
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Potentially thousands of students from Montreal's two English universities are expected to skip class and march through the streets on Oct. 30 to denounce the Quebec government's plan to hike tuition for out-of-province students.

The one-day strike action, dubbed the "blue fall protest," will see students march from Dorchester Square in downtown Montreal at 1 p.m. to McGill University's Roddick Gates.

McGill student Alex O'Neill told CTV News he is organizing the student-led movement alongside Noah Sparrow, a student at Concordia University. The pair is spreading the word on social media(opens in a new tab) and has reached out to the student unions at both universities to get their support, as well as the Université de Montréal and Université du Québec à Montréal.


Earlier this month, the higher education minister, Pascale Déry, announced Quebec would nearly double the tuition fee for Canadian out-of-province students(opens in a new tab) from roughly $9,000 to $17,000 beginning next fall. Under the measure, the provincial government would also collect the first $20,000 from international students and reinvest that money in the French university system.

The ruling CAQ government justified the plan as a way of reversing the decline of French, saying that out-of-province students largely come to study in English institutions and leave after graduation, and that Quebec taxpayers shouldn't be subsidizing students from the rest of Canada.

Quebec's three English universities — McGill, Concordia, and Bishop's University in Sherbrooke, Que. — are poised to be disproportionately affected by the tuition hikes as they receive the highest numbers of students from outside the province than French universities.

"It's really quite disheartening for myself to see just the same cards being dealt and then played again by the Quebec government to these same groups of people," said O'Neill, who said he sees the move by Quebec as an attack on access to education.

"We typically perceive American universities as being unattainable education on the basis of how expensive they are. But in the Quebec government doing this, they very much communicate to not only their people, i.e. the Québécois, but to everyone else who wishes to attend university in Quebec, that education is a privileged institution that is, through this plan, stratified. I think that's something that I am ultimately trying to counteract."

Criticism of the measure, announced on Oct. 13, has come from various levels of government, as well as the business community(opens in a new tab), which raised concerns it would be counter-productive to solving Quebec's labour shortage. Federal Liberal MP Anthony Housefather(opens in a new tab), members of the provincial Liberals(opens in a new tab), and Montreal Mayor Valérie Plante(opens in a new tab) have all publicly denounced the tuition hike plan.

"We need workers. We need students. We want our economy to grow," Mayor Plante said last Wednesday. "[If the CAQ wants] to reduce the gap between Ontario and Quebec, I have to say, this measure, what it will support is more people going to Toronto universities."

Indeed, some students outside Quebec have said they are no longer considering Montreal for their post-secondary studies in light of the CAQ's announcement.

Calgary teen who dreamed of studying at McGill now looking elsewhere after Quebec's new tuition policy(opens in a new tab)
Quebec's post-secondary tuition hike for out-of-province students has some reconsidering options(opens in a new tab)
Concordia's director of student recruitment Savvy Papayiannis told The Canadian Press that her office is already seeing an effect from the tuition hike, with many prospective applicants cancelling campus tours and withdrawing from recruitment events.

Several high school students attended a fall open house at Concordia on Saturday. They told The Canadian Press the increase in tuition will influence their decisions about university.

Gage Crouchman, 17, from Ottawa, said it might mean giving up on going to school in Quebec.

"It's a shame," he lamented in an interview. "(For) a lot of students, it's going to take Montreal off as an option."

O'Neill said he is also reaching out to Liberal politicians to join the students in the strike action, which will be held in ridings held by the party at the provincial and federal levels.


On Saturday, interim Quebec Liberal Party leader Marc Tanguay published a critique of the CAQ plan on his Facebook page, calling it an example of the party's "petty nationalism."

"We don't see Canadian and foreign students as an imaginary threat. We propose a nationalism that is inclusive, proud and confident. We believe that Canadian and foreign students who come to study in Québec are a source of wealth, that their presence alongside Québec students fosters mutual understanding, openness to others, and a wealth of knowledge and research, and that their presence in Québec is a wonderful opportunity to share our French language with them," the post read.

"We are currently experiencing a labour shortage that is stifling our economy and compromising the delivery of public services to which Quebecers are entitled. The government's efforts should focus on retaining [these students and teaching them French], rather than trying to drive them out of Quebec."

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Machia'h ☆ Machialélique

par Ammabaoth ⌂ @, mardi 24 octobre 2023, 18:23 (il y a 910 jours) @ Jeromec

Ceci étant dit, les grèves du mois d'octobre risquent de changer nos habitudes d'emplettes du temps des fêtes.... et peut-être manquer de produits de premières nécessité....

Je ne comprend pas la méchanceté des gens qui nous dirige.

Les plans "machiavélique".

Machiavélique veut dire "rusé,perfide".

Machia'h veux dire aussi "Messie"!?

---
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la poursuite du bonheur....

par Jeromec, mardi 24 octobre 2023, 18:38 (il y a 910 jours) @ Ammabaoth

Ceci étant dit, les grèves du mois d'octobre risquent de changer nos habitudes d'emplettes du temps des fêtes.... et peut-être manquer de produits de premières nécessité....


Je ne comprend pas la méchanceté des gens qui nous dirige.

Les plans "machiavélique".

Machiavélique veut dire "rusé,perfide".

Machia'h veux dire aussi "Messie"!?

c'est assez simple la poursuite du bonheur....

Chacun essaie du mieux qu'il peut d'être il y a plusieurs voies, certaines saines d'autres plus malsaines...

Le pouvoir, l'argent stimule presque exactement les mêmes zones du cerveau que la cocaïne... ce qui fait que certaines personnes, pas qu'en politique je dois le mentionner sont toujours à la recherche d'une dose supplémentaire de pouvoir... si on prend Warren Buffet par exemple, malgré ses dizaines de milliards ce n'est jamais assez, donc toujours faire davantage d'argent même pas pour le dépenser, mais avoir une dose supplémentaire sans fin...

Plusieurs humains disfonctionnels ont souvent eut des carences en enfance, notamment soit environnement, la famille, les gênes, l'éducation... pour pallier à diverses carences, ils peuvent utiliser certains moyens fort discutable...


''Le gouvernement le meilleur est celui qui gouverne le moins.” · “Il n'y a qu'un remède à l'amour : aimer davantage.''

Thoreau

Je dois mentionner qu'il y a des banquiers beaucoup, beaucoup plus fortunés que nos politiciens, eux sont à l'abris des regards mais on un pouvoir considérable sur nos sociétés.... Banque Mondiale, FMI, les banques Privés, paradis fiscaux et j'ajoute le Vatican... tout sont à la recherche du pouvoir infini....

Mais le Coffre fort ne suit pas le corbillard...

Bonne journée..

Jim Morrison étudiant en cinéma UCLA

par Jeromec, mardi 24 octobre 2023, 18:44 (il y a 910 jours) @ Ammabaoth

Ceci étant dit, les grèves du mois d'octobre risquent de changer nos habitudes d'emplettes du temps des fêtes.... et peut-être manquer de produits de premières nécessité....


Je ne comprend pas la méchanceté des gens qui nous dirige.

Les plans "machiavélique".

Machiavélique veut dire "rusé,perfide".

Machia'h veux dire aussi "Messie"!?

Voici l'extrait du film de Jim Morrison à l'UCLA sur la recherche du pouvoir...ça peut ajouter un éclairage poétique sur la question....

The Doors - Jim's short film made at UCLA

https://www.youtube.com/watch?v=V-wcq0tD2Us

:-D

La recherche névrotique du pouvoir chez les hommes

par Jeromec, mardi 24 octobre 2023, 18:51 (il y a 910 jours) @ Ammabaoth

Une réponse plus scientifique, pourquoi les hommes veulent autant le pouvoir..

la plupart des milliardaires, chefs militaires, empereurs, à part quelques exceptions ça été des hommes.... à part madame Tatcher évidemment... :-D

https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/2019/10/04/la-recherche-nevrotique-du-pouvoir-ch...

La recherche névrotique du pouvoir chez les hommes

4 octobre 2019 Stephen Vasey Lifestyle, Société
Tous mes nouveaux blogs depuis juillet 2023, sur mon site ici: https://therapie-de-couple.ch/blog/#

Déf : Le pouvoir est la faculté, la capacité, la possibilité matérielle ou la permission de faire quelque chose.

Acquérir et développer des pouvoirs, être capable, contrôler et maitriser…

Mais il y aussi abus de pouvoir, luttes de pouvoirs, le pouvoir corrompt…

De manière saine et naturelle, l’enfant développe des pouvoirs, une quête incessante où il découvre tout ce qu’il peut. Il veut pouvoir comme la grande sœur, comme le père ou la mère. Puis adolescent, pareil, comment trouver sa place, avoir le pouvoir d’être vu, reconnu, exister et être défini par ce qu’il peut… “il est fort en informatique, époustouflant !“, ou “tu l’as vu rapper, incroyable ?!“. A mon école primaire de Pully, dans nos vieux pissoirs muraux de l’époque, un camarade arrivait à pisser jusqu’au plafond. On a bien rigolé et il avait gagné tout notre respect !

Le jeune adulte, pareil, va faire beaucoup pour se prouver, prouver aux autres, avancer dans sa carrière, en compétition, gagner en pouvoir et en contrôle.

En tant qu’homme concerné, mais aussi en tant que psy, je reconnais le besoin légitime de passer une partie de sa vie à gagner en pouvoir. Cela s’appelle aussi la construction d’une personnalité, d’un égo nécessaire.

Mais si cela ne se se relaxe pas dans une vie, si cela devient compulsif ou addictif, il y a un problème.

Dans les thérapies, il est clair que cette recherche sans fin a un impact sur les couples, sur les familles sur la qualité de vie. Si l’homme, (et certaines femmes aussi bien-sûr) dans cette recherche excessive, donne la plus grande part de sa vitalité et de ses belles énergies masculines la journée, de manière naturelle il aura besoin de ne rien faire, d’être mou et passif, dormir et récupérer le soir et le weekend.

Mon ami Luis Ansa, donnait une description assez simple du pouvoir : « c’est la recherche de l’avoir, du savoir ou du pouvoir ».

Réfléchissez, pourquoi avons-nous besoin de posséder et d’accumuler tant de pouvoir, tant d’argent, tant de connaissances mentales ?

L’ombre de ce sport féroce et souvent sans pitié, révèle une faille.

L’image de moi est-elle si déficiente ? Ai-je une sensation d’un manque, d’un abysse sans fin jamais ? Une insécurité pathologique ? Un complexe qui s’est inscrit dans l’adolescence et auquel j’obéis sans répit encore aujourd’hui à 50 ans?

Exemples pour nous les hommes :

Lorsque j’observe les politiciens (presque tous !?), cela me parait flagrant : petit homme frustré veut devenir grand, petit roquet déclame ses démonstrations habiles, jeux de pouvoir, recherche de pouvoir, démagogie, promesses, alliances et coups bas. Bref la matière journalière dans notre presse de tous les matins !

En parallèle, dans les entreprises, la lutte violente pour faire sa place au sommet, écarter sans conscience morale des collègues etc.

Dans les organismes et institutions, mêmes pratiques. En sociologie des organisations, celui qui a le plus de pouvoir, c’est celui qui accumule le plus d’informations.

Chez nos militaires, etc.

Cette recherche effrénée et excessive du pouvoir ressemble clairement à une compensation

Le profil de “l’assoiffé de pouvoir“ (powermonger en anglais) consiste à :

Se rassurer en dominant ses collègues, sa femme, ses enfants, en accumulant plus de savoir, en étalant ses connaissances, en développant à outrance ses valeurs monétaires, en renforçant sa position, en développant des stratégies et des manipulations légales et illégales. Il veut se battre, faire la guerre, gagner sans fin…

Cela pose la question d’ailleurs, pourquoi protégeons-nous, soutenons-nous, permettons-nous à ces personnes de prendre le pouvoir dans nos couples, nos familles, nos institutions professionnelles et politiques ? Sommes-nous trop faibles, ou pressentons-nous leur immense fragilité et que de les remettre en question pourrait les mettre en péril, perdre la face, les surprendre dans leur profonde vulnérabilité. Comprenons-nous que quelqu’un qui doit absolument décider, avoir le pouvoir et être fort, n’a pas le choix et est donc un être humain dans le besoin, blessé et faible ?

Dans mon regard compassionné, j’aperçois un homme pathétique, dissocié, sacrifié, handicapé de son humanité, de son cœur et de sa sensibilité. Ce qui est donc d’abord grave pour lui-même.

Par opposition, un homme qui est dans la maturité de son pouvoir, le donne, en redonne, le partage, aide ses pairs à en gagner. Sa quête, ses aspirations, ses valeurs se situent enfin ailleurs. Vous savez ce héros du film, qui est devant son miroir, et qui se dit : « mais au bout de cette vie, si je veux pouvoir me regarder en face, pour que mes enfants soient fières de moi, alors j’arrête de faire ce travail de pu…

Les addictions, le record des suicides chez les hommes, c’est encore le pouvoir. Le pouvoir de se détruire, de « s’auto-médiquer » sans demander d’aide, de trouver la solution tout seul, même si elle est toxique ou terminale.

Alors s’il n’y plus la recherche du pouvoir, il y a quoi d’autre ?

Dans les études qui s’occupent de notre fin de vie, il semble que ce qui subsiste au dernier instant, ce qui a encore une valeur, ce n’est pas nos victoires, notre fortune, notre carrière, nos accomplissements matériels. C’est étonnamment l’amour, celui qu’on a donné, celui qu’on a reçu.

Alors, s’agit-t-il de l’amour guimauve ? Romantique ? Risible ?

L’amour prend de nombreux visages, comme soigner la relation, la présence, la disponibilité, ne rien faire ensemble, partager des petits moments de vie, de folie, parler de son cœur et pas de sa tête…

Pour la petite histoire, en thérapie lorsqu’un homme admet avoir consacré la grande partie de sa vie à gagner en pouvoir, en sacrifiant sa vie familiale – à la question … mais pourquoi tout ça, il avoue… « Oui, mon père ne m’a jamais reconnu, ne m’a pas vu, je ne me sentais pas aimé, au contraire rabaissé. »

Derrière toute quête de pouvoir, y’a t-il un cœur blessé, une recherche d’amour désespérée, terriblement maladroite et bien-sûr inconsciente ?

Dans les 5 regrets exprimés chez les vieux messieurs sur leur lit de mort, c’est parait-il, celui de n’avoir pas pu voir leurs enfants grandir qui est en tête de liste.

C’est ce que révèle la fille de Steve Jobs.[1] Son père, sur son lit de mort, regrettait d’avoir été non seulement cruel, mais trop souvent absent durant son enfance. “Je n’ai pas passé assez de temps avec toi quand tu étais petite”.

J’ai entendu Guy Corneau, se référant à un livre collectif [2] dans lequel il parle du moment de sa mort clinique (NDE – expérience de mort imminente), et il dit une chose bouleversante : “La seule chose qui me restait à ce moment du passage, c’était l’amour… l’amour que j’ai donné“.

Une amie thérapeute m’avait posé il y a bien longtemps une question directe et “éveillante” : “dans ta vie aujourd’hui, tu choisis quoi : le pouvoir ou l’amour?“

Oui, dans notre vie et le développement de notre maturité, il y a un moment enfin où il est judicieux de se poser cette question (ou de la poser à un proche), Nous avons le pouvoir et la chance de choisir la réponse, de prendre une décision qui nous amènera à un engagement conscient, au contraire d’être peut-être l’esclave d’une compulsion antique…

Clin d’œil, tous les Sages parlent de l’amour comme d’une force. Le pouvoir de l’amour transforme les relations et le monde, le guérit etc.

Et vous, dans votre vie, à ce jour, vous optez pour quoi ? Le pouvoir ou l’amour ?

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La recherche névrotique du pouvoir chez les hommes

par Ammabaoth ⌂ @, mercredi 25 octobre 2023, 03:23 (il y a 910 jours) @ Jeromec

Une réponse plus scientifique, pourquoi les hommes veulent autant le pouvoir..

la plupart des milliardaires, chefs militaires, empereurs, à part quelques exceptions ça été des hommes.... à part madame Tatcher évidemment... :-D

https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/2019/10/04/la-recherche-nevrotique-du-pouvoir-ch...

La recherche névrotique du pouvoir chez les hommes

4 octobre 2019 Stephen Vasey Lifestyle, Société
Tous mes nouveaux blogs depuis juillet 2023, sur mon site ici: https://therapie-de-couple.ch/blog/#

Déf : Le pouvoir est la faculté, la capacité, la possibilité matérielle ou la permission de faire quelque chose.

Acquérir et développer des pouvoirs, être capable, contrôler et maitriser…

Mais il y aussi abus de pouvoir, luttes de pouvoirs, le pouvoir corrompt…

De manière saine et naturelle, l’enfant développe des pouvoirs, une quête incessante où il découvre tout ce qu’il peut. Il veut pouvoir comme la grande sœur, comme le père ou la mère. Puis adolescent, pareil, comment trouver sa place, avoir le pouvoir d’être vu, reconnu, exister et être défini par ce qu’il peut… “il est fort en informatique, époustouflant !“, ou “tu l’as vu rapper, incroyable ?!“. A mon école primaire de Pully, dans nos vieux pissoirs muraux de l’époque, un camarade arrivait à pisser jusqu’au plafond. On a bien rigolé et il avait gagné tout notre respect !

Le jeune adulte, pareil, va faire beaucoup pour se prouver, prouver aux autres, avancer dans sa carrière, en compétition, gagner en pouvoir et en contrôle.

En tant qu’homme concerné, mais aussi en tant que psy, je reconnais le besoin légitime de passer une partie de sa vie à gagner en pouvoir. Cela s’appelle aussi la construction d’une personnalité, d’un égo nécessaire.

Mais si cela ne se se relaxe pas dans une vie, si cela devient compulsif ou addictif, il y a un problème.

Dans les thérapies, il est clair que cette recherche sans fin a un impact sur les couples, sur les familles sur la qualité de vie. Si l’homme, (et certaines femmes aussi bien-sûr) dans cette recherche excessive, donne la plus grande part de sa vitalité et de ses belles énergies masculines la journée, de manière naturelle il aura besoin de ne rien faire, d’être mou et passif, dormir et récupérer le soir et le weekend.

Mon ami Luis Ansa, donnait une description assez simple du pouvoir : « c’est la recherche de l’avoir, du savoir ou du pouvoir ».

Réfléchissez, pourquoi avons-nous besoin de posséder et d’accumuler tant de pouvoir, tant d’argent, tant de connaissances mentales ?

L’ombre de ce sport féroce et souvent sans pitié, révèle une faille.

L’image de moi est-elle si déficiente ? Ai-je une sensation d’un manque, d’un abysse sans fin jamais ? Une insécurité pathologique ? Un complexe qui s’est inscrit dans l’adolescence et auquel j’obéis sans répit encore aujourd’hui à 50 ans?

Exemples pour nous les hommes :

Lorsque j’observe les politiciens (presque tous !?), cela me parait flagrant : petit homme frustré veut devenir grand, petit roquet déclame ses démonstrations habiles, jeux de pouvoir, recherche de pouvoir, démagogie, promesses, alliances et coups bas. Bref la matière journalière dans notre presse de tous les matins !

En parallèle, dans les entreprises, la lutte violente pour faire sa place au sommet, écarter sans conscience morale des collègues etc.

Dans les organismes et institutions, mêmes pratiques. En sociologie des organisations, celui qui a le plus de pouvoir, c’est celui qui accumule le plus d’informations.

Chez nos militaires, etc.

Cette recherche effrénée et excessive du pouvoir ressemble clairement à une compensation

Le profil de “l’assoiffé de pouvoir“ (powermonger en anglais) consiste à :

Se rassurer en dominant ses collègues, sa femme, ses enfants, en accumulant plus de savoir, en étalant ses connaissances, en développant à outrance ses valeurs monétaires, en renforçant sa position, en développant des stratégies et des manipulations légales et illégales. Il veut se battre, faire la guerre, gagner sans fin…

Cela pose la question d’ailleurs, pourquoi protégeons-nous, soutenons-nous, permettons-nous à ces personnes de prendre le pouvoir dans nos couples, nos familles, nos institutions professionnelles et politiques ? Sommes-nous trop faibles, ou pressentons-nous leur immense fragilité et que de les remettre en question pourrait les mettre en péril, perdre la face, les surprendre dans leur profonde vulnérabilité. Comprenons-nous que quelqu’un qui doit absolument décider, avoir le pouvoir et être fort, n’a pas le choix et est donc un être humain dans le besoin, blessé et faible ?

Dans mon regard compassionné, j’aperçois un homme pathétique, dissocié, sacrifié, handicapé de son humanité, de son cœur et de sa sensibilité. Ce qui est donc d’abord grave pour lui-même.

Par opposition, un homme qui est dans la maturité de son pouvoir, le donne, en redonne, le partage, aide ses pairs à en gagner. Sa quête, ses aspirations, ses valeurs se situent enfin ailleurs. Vous savez ce héros du film, qui est devant son miroir, et qui se dit : « mais au bout de cette vie, si je veux pouvoir me regarder en face, pour que mes enfants soient fières de moi, alors j’arrête de faire ce travail de pu…

Les addictions, le record des suicides chez les hommes, c’est encore le pouvoir. Le pouvoir de se détruire, de « s’auto-médiquer » sans demander d’aide, de trouver la solution tout seul, même si elle est toxique ou terminale.

Alors s’il n’y plus la recherche du pouvoir, il y a quoi d’autre ?

Dans les études qui s’occupent de notre fin de vie, il semble que ce qui subsiste au dernier instant, ce qui a encore une valeur, ce n’est pas nos victoires, notre fortune, notre carrière, nos accomplissements matériels. C’est étonnamment l’amour, celui qu’on a donné, celui qu’on a reçu.

Alors, s’agit-t-il de l’amour guimauve ? Romantique ? Risible ?

L’amour prend de nombreux visages, comme soigner la relation, la présence, la disponibilité, ne rien faire ensemble, partager des petits moments de vie, de folie, parler de son cœur et pas de sa tête…

Pour la petite histoire, en thérapie lorsqu’un homme admet avoir consacré la grande partie de sa vie à gagner en pouvoir, en sacrifiant sa vie familiale – à la question … mais pourquoi tout ça, il avoue… « Oui, mon père ne m’a jamais reconnu, ne m’a pas vu, je ne me sentais pas aimé, au contraire rabaissé. »

Derrière toute quête de pouvoir, y’a t-il un cœur blessé, une recherche d’amour désespérée, terriblement maladroite et bien-sûr inconsciente ?

Dans les 5 regrets exprimés chez les vieux messieurs sur leur lit de mort, c’est parait-il, celui de n’avoir pas pu voir leurs enfants grandir qui est en tête de liste.

C’est ce que révèle la fille de Steve Jobs.[1] Son père, sur son lit de mort, regrettait d’avoir été non seulement cruel, mais trop souvent absent durant son enfance. “Je n’ai pas passé assez de temps avec toi quand tu étais petite”.

J’ai entendu Guy Corneau, se référant à un livre collectif [2] dans lequel il parle du moment de sa mort clinique (NDE – expérience de mort imminente), et il dit une chose bouleversante : “La seule chose qui me restait à ce moment du passage, c’était l’amour… l’amour que j’ai donné“.

Une amie thérapeute m’avait posé il y a bien longtemps une question directe et “éveillante” : “dans ta vie aujourd’hui, tu choisis quoi : le pouvoir ou l’amour?“

Oui, dans notre vie et le développement de notre maturité, il y a un moment enfin où il est judicieux de se poser cette question (ou de la poser à un proche), Nous avons le pouvoir et la chance de choisir la réponse, de prendre une décision qui nous amènera à un engagement conscient, au contraire d’être peut-être l’esclave d’une compulsion antique…

Clin d’œil, tous les Sages parlent de l’amour comme d’une force. Le pouvoir de l’amour transforme les relations et le monde, le guérit etc.

Et vous, dans votre vie, à ce jour, vous optez pour quoi ? Le pouvoir ou l’amour ?

Bien merci Jéromec.
Bien interessant et réconfortant de voir qu'il y a du monde qui comprennent et savent bien expliquer. ;-)

---
☆AMMABAOTH☆
7ième Conférence Mondial des Religions
https://youtu.be/IbmCooXRuLw
Ammabaoth@gmail.com

Frais de scolarité : des jeunes ayant appris le français...

par Jeromec, mercredi 25 octobre 2023, 11:08 (il y a 909 jours) @ Ammabaoth

Une réponse plus scientifique, pourquoi les hommes veulent autant le pouvoir..

la plupart des milliardaires, chefs militaires, empereurs, à part quelques exceptions ça été des hommes.... à part madame Tatcher évidemment... :-D

https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/2019/10/04/la-recherche-nevrotique-du-pouvoir-ch...

La recherche névrotique du pouvoir chez les hommes

4 octobre 2019 Stephen Vasey Lifestyle, Société
Tous mes nouveaux blogs depuis juillet 2023, sur mon site ici: https://therapie-de-couple.ch/blog/#

Déf : Le pouvoir est la faculté, la capacité, la possibilité matérielle ou la permission de faire quelque chose.

Acquérir et développer des pouvoirs, être capable, contrôler et maitriser…

Mais il y aussi abus de pouvoir, luttes de pouvoirs, le pouvoir corrompt…

De manière saine et naturelle, l’enfant développe des pouvoirs, une quête incessante où il découvre tout ce qu’il peut. Il veut pouvoir comme la grande sœur, comme le père ou la mère. Puis adolescent, pareil, comment trouver sa place, avoir le pouvoir d’être vu, reconnu, exister et être défini par ce qu’il peut… “il est fort en informatique, époustouflant !“, ou “tu l’as vu rapper, incroyable ?!“. A mon école primaire de Pully, dans nos vieux pissoirs muraux de l’époque, un camarade arrivait à pisser jusqu’au plafond. On a bien rigolé et il avait gagné tout notre respect !

Le jeune adulte, pareil, va faire beaucoup pour se prouver, prouver aux autres, avancer dans sa carrière, en compétition, gagner en pouvoir et en contrôle.

En tant qu’homme concerné, mais aussi en tant que psy, je reconnais le besoin légitime de passer une partie de sa vie à gagner en pouvoir. Cela s’appelle aussi la construction d’une personnalité, d’un égo nécessaire.

Mais si cela ne se se relaxe pas dans une vie, si cela devient compulsif ou addictif, il y a un problème.

Dans les thérapies, il est clair que cette recherche sans fin a un impact sur les couples, sur les familles sur la qualité de vie. Si l’homme, (et certaines femmes aussi bien-sûr) dans cette recherche excessive, donne la plus grande part de sa vitalité et de ses belles énergies masculines la journée, de manière naturelle il aura besoin de ne rien faire, d’être mou et passif, dormir et récupérer le soir et le weekend.

Mon ami Luis Ansa, donnait une description assez simple du pouvoir : « c’est la recherche de l’avoir, du savoir ou du pouvoir ».

Réfléchissez, pourquoi avons-nous besoin de posséder et d’accumuler tant de pouvoir, tant d’argent, tant de connaissances mentales ?

L’ombre de ce sport féroce et souvent sans pitié, révèle une faille.

L’image de moi est-elle si déficiente ? Ai-je une sensation d’un manque, d’un abysse sans fin jamais ? Une insécurité pathologique ? Un complexe qui s’est inscrit dans l’adolescence et auquel j’obéis sans répit encore aujourd’hui à 50 ans?

Exemples pour nous les hommes :

Lorsque j’observe les politiciens (presque tous !?), cela me parait flagrant : petit homme frustré veut devenir grand, petit roquet déclame ses démonstrations habiles, jeux de pouvoir, recherche de pouvoir, démagogie, promesses, alliances et coups bas. Bref la matière journalière dans notre presse de tous les matins !

En parallèle, dans les entreprises, la lutte violente pour faire sa place au sommet, écarter sans conscience morale des collègues etc.

Dans les organismes et institutions, mêmes pratiques. En sociologie des organisations, celui qui a le plus de pouvoir, c’est celui qui accumule le plus d’informations.

Chez nos militaires, etc.

Cette recherche effrénée et excessive du pouvoir ressemble clairement à une compensation

Le profil de “l’assoiffé de pouvoir“ (powermonger en anglais) consiste à :

Se rassurer en dominant ses collègues, sa femme, ses enfants, en accumulant plus de savoir, en étalant ses connaissances, en développant à outrance ses valeurs monétaires, en renforçant sa position, en développant des stratégies et des manipulations légales et illégales. Il veut se battre, faire la guerre, gagner sans fin…

Cela pose la question d’ailleurs, pourquoi protégeons-nous, soutenons-nous, permettons-nous à ces personnes de prendre le pouvoir dans nos couples, nos familles, nos institutions professionnelles et politiques ? Sommes-nous trop faibles, ou pressentons-nous leur immense fragilité et que de les remettre en question pourrait les mettre en péril, perdre la face, les surprendre dans leur profonde vulnérabilité. Comprenons-nous que quelqu’un qui doit absolument décider, avoir le pouvoir et être fort, n’a pas le choix et est donc un être humain dans le besoin, blessé et faible ?

Dans mon regard compassionné, j’aperçois un homme pathétique, dissocié, sacrifié, handicapé de son humanité, de son cœur et de sa sensibilité. Ce qui est donc d’abord grave pour lui-même.

Par opposition, un homme qui est dans la maturité de son pouvoir, le donne, en redonne, le partage, aide ses pairs à en gagner. Sa quête, ses aspirations, ses valeurs se situent enfin ailleurs. Vous savez ce héros du film, qui est devant son miroir, et qui se dit : « mais au bout de cette vie, si je veux pouvoir me regarder en face, pour que mes enfants soient fières de moi, alors j’arrête de faire ce travail de pu…

Les addictions, le record des suicides chez les hommes, c’est encore le pouvoir. Le pouvoir de se détruire, de « s’auto-médiquer » sans demander d’aide, de trouver la solution tout seul, même si elle est toxique ou terminale.

Alors s’il n’y plus la recherche du pouvoir, il y a quoi d’autre ?

Dans les études qui s’occupent de notre fin de vie, il semble que ce qui subsiste au dernier instant, ce qui a encore une valeur, ce n’est pas nos victoires, notre fortune, notre carrière, nos accomplissements matériels. C’est étonnamment l’amour, celui qu’on a donné, celui qu’on a reçu.

Alors, s’agit-t-il de l’amour guimauve ? Romantique ? Risible ?

L’amour prend de nombreux visages, comme soigner la relation, la présence, la disponibilité, ne rien faire ensemble, partager des petits moments de vie, de folie, parler de son cœur et pas de sa tête…

Pour la petite histoire, en thérapie lorsqu’un homme admet avoir consacré la grande partie de sa vie à gagner en pouvoir, en sacrifiant sa vie familiale – à la question … mais pourquoi tout ça, il avoue… « Oui, mon père ne m’a jamais reconnu, ne m’a pas vu, je ne me sentais pas aimé, au contraire rabaissé. »

Derrière toute quête de pouvoir, y’a t-il un cœur blessé, une recherche d’amour désespérée, terriblement maladroite et bien-sûr inconsciente ?

Dans les 5 regrets exprimés chez les vieux messieurs sur leur lit de mort, c’est parait-il, celui de n’avoir pas pu voir leurs enfants grandir qui est en tête de liste.

C’est ce que révèle la fille de Steve Jobs.[1] Son père, sur son lit de mort, regrettait d’avoir été non seulement cruel, mais trop souvent absent durant son enfance. “Je n’ai pas passé assez de temps avec toi quand tu étais petite”.

J’ai entendu Guy Corneau, se référant à un livre collectif [2] dans lequel il parle du moment de sa mort clinique (NDE – expérience de mort imminente), et il dit une chose bouleversante : “La seule chose qui me restait à ce moment du passage, c’était l’amour… l’amour que j’ai donné“.

Une amie thérapeute m’avait posé il y a bien longtemps une question directe et “éveillante” : “dans ta vie aujourd’hui, tu choisis quoi : le pouvoir ou l’amour?“

Oui, dans notre vie et le développement de notre maturité, il y a un moment enfin où il est judicieux de se poser cette question (ou de la poser à un proche), Nous avons le pouvoir et la chance de choisir la réponse, de prendre une décision qui nous amènera à un engagement conscient, au contraire d’être peut-être l’esclave d’une compulsion antique…

Clin d’œil, tous les Sages parlent de l’amour comme d’une force. Le pouvoir de l’amour transforme les relations et le monde, le guérit etc.

Et vous, dans votre vie, à ce jour, vous optez pour quoi ? Le pouvoir ou l’amour ?


Bien merci Jéromec.
Bien interessant et réconfortant de voir qu'il y a du monde qui comprennent et savent bien expliquer. ;-)


ça me fait plaisir... ce qui est le plus délirant avec la CAQ dans le dossier linguistique, c'est que des jeunes anglophones des autres provinces sont venus au Québec ont appris le français dans certains cas et songent à quitter... la CAQ doit préférer la main d'oeuvre unilingue francofun qui dans 50% des cas ne maîtrise pas la langue de Molière...

Frais de scolarité : des jeunes déçus risquent de quitter le Québec - reportage de Jasmin Dumas

https://www.youtube.com/watch?v=OsSR8fGC4wo

Cons comme la CAQ!

bon heureux ça va mobiliser les étudiants et étudiantes pour dire ensemble Dehors la CAQ| Le CAQUISTHAN non Merci!

Et l'UQAM se jete dans la mêlée (Grève

par Jeromec, mercredi 25 octobre 2023, 12:30 (il y a 909 jours) @ Ammabaoth

et nos amis de l'UQAM l'ULniversité la plus à gauche du Québec se joint à la mêlée... le SPVM va sûrement adorer les manifs... en espérant que ça soit assez gros pour faire le tour du monde afin que le monde entier voit ce que devient la république anti démocratique du CAQUISTHAN:-)

Des ateliers de pancartes s'organise à l'UQAM:-) Normalement un gouvernement pour avoir le pouvoir Divise pour mieux conquérir, la CAQ a réussit tout un tour de force, réunir les troupes ''contre'' elle en multipliant les gaffes et les boulettes....

https://montrealgazette.com/news/local-news/mcgill-concordia-uqam-students-to-protest-a...
McGill, Concordia, UQAM students to protest against tuition hike
"We need to take action in order to maintain Montreal’s diversity and inclusivity," said organizer Noah Sparrow, a third-year creative writing student at Concordia University.

McGill, Concordia, UQAM students to protest against tuition hike
"We need to take action in order to maintain Montreal’s diversity and inclusivity," said organizer Noah Sparrow, a third-year creative writing student at Concordia University.

Author of the article:Katelyn Thomas • Montreal Gazette
Published Oct 25, 2023 • Last updated 2 hours ago • 3 minute read
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Two men are standing in front of school gates. One is wearing a cardigan over a t-shirt and has blonde hair. The other is wearing a t-shirt, glasses and a bandana. Both are staring directly at the camera, standing straight in front of it.
Concordia student Noah Sparrow, right, and McGill student Alex O'Neill outside McGill's Roddick Gates in Montreal Monday Oct. 23, 2023. The two are mobilizing peers at both schools to protest Quebec's decision to increase tuition for out-of-province students. PHOTO BY JOHN MAHONEY /Montreal Gazette
Article content
Students at English universities in Montreal aren’t planning to sit idly by as Quebec moves to nearly double tuition fees for out-of-province students.

In fact, students at French universities aren’t either.

Article content
On Monday, McGill University, Concordia University and Université du Québec à Montréal students will skip class to take to the streets in protest of tuition hikes announced by the Quebec government earlier this month. The change, which will apply to students from outside Quebec attending English universities in the province, is part of an effort to reduce the amount of English spoken on Montreal streets and increase funding for French-language universities. For local students, it’s seen as a discriminatory move that will drastically affect the very character of their city

Électricité On augmente les tarifs, M. Sabia? « Oui!

par Jeromec, mercredi 25 octobre 2023, 13:44 (il y a 909 jours) @ Jeromec

ça fait un beau cocktail de mauvaises nouvelles pour la KAQ...
Les nouvelles à piles électriques vont gruger des tonnes d'énergies et la signatures des contrat$ à perte$ avec les États-Unis appauvrir les québécois au lieu de les enrichir... Power Corp vont être ben content$ eux ainsi que le super ministre de l'énergie.


https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2020930/augmentation-tarifs-electricite-michael-sa...

On augmente les tarifs, M. Sabia? « Oui! Prochaine question… »

« Il faut ajuster des prix pour mieux refléter la réalité que l’électricité est devenue maintenant un actif précieux », plaide le patron de la société d'État.

Le visage de Michael Sabia émerge entre des personnes floutées.
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Michael Sabia, président-directeur général d'Hydro-Québec. (Photo d'archives)


Olivier Bourque
Publié à 4 h 00 HAE
L’époque des surplus d’Hydro-Québec est révolue. L’électricité est devenue un « actif précieux » et les coûts des nouveaux approvisionnements seront plus élevés. Les tarifs de la société d’État devraient donc être augmentés dans les prochaines années, assure le patron de la société d’État, Michael Sabia, dans un enregistrement dont Radio-Canada a obtenu copie.

La scène se déroule à la fin de septembre dernier. Le Québec profite d’une chaleur inhabituelle, mais Hydro se prépare à un automne et à un hiver chargés avec la présentation du plan de Michael Sabia, début novembre, qui jettera les bases de l’action de la société d’État.

En chemise pâle, assis derrière une petite table, celui qui tient à ce qu’on l’appelle tout simplement Michael participe à une rencontre de type Zoom avec les employés, sa première depuis sa nomination. Il détaille ses priorités et se prête aussi au jeu des questions et des réponses.

Choisissez les questions auxquelles je suis capable de répondre, lance-t-il, amusé.

Plusieurs sujets défilent, et vient l’épineuse question entourant les tarifs d’Hydro-Québec. Est-ce qu’il faut augmenter les tarifs pour mieux consommer au Québec? lui demande une vice-présidente, Julie Boucher, qui joue le rôle de la modératrice.

Oui, répond avec fermeté M. Sabia. Prochaine question!, ajoute-t-il en souriant, ce qui provoque les rires de certains employés choisis pour assister à la rencontre.

Le patron de la société explique alors pourquoi les Québécois devraient payer plus cher pour leur électricité. Selon lui, l’époque des surplus est derrière nous et l’électricité est devenue rare, un bien recherché.

L’électricité n’est plus une commodité. Au Québec, il y a, depuis des années et des décennies, la perception que l’électricité est abondante avec des surplus importants […] Il faut ajuster des prix pour mieux refléter la réalité que l’électricité est devenue maintenant un actif précieux.

Une citation deMichael Sabia
Actuellement, la loi limite toutefois l'augmentation des tarifs résidentiels à 3 %. Dans le futur, le gouvernement pourrait décider qu'Hydro-Québec soumette à nouveau ses causes tarifaires devant la Régie de l’énergie de façon plus fréquente, comme c'était le cas auparavant.

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Selon le dirigeant, l’augmentation de la production et la hausse des coûts d’approvisionnement auront aussi un impact à la hausse sur la facture des clients. Est-ce qu’il y aura une tendance d’une augmentation [de tarifs]? Je pense que oui, dit-il.

Attendre après l’inflation?
Michael Sabia constate toutefois que la période actuelle n’est pas nécessairement la meilleure pour envisager une hausse tarifaire en raison de l’inflation. Étant donné la situation inflationniste, il faut faire attention, prévient-il.

Également, il y a une autre dimension de la question de la tarification. C’est comment encourager une meilleure efficacité énergétique, poursuit le dirigeant en évoquant la tarification dynamique.

Si nous sommes en mesure d’améliorer l’efficacité de la consommation, ça va libérer, entre guillemets, certains mégawatts pour contribuer à la prospérité et à la croissance économique du Québec, indique-t-il plus tard dans la rencontre.

Le Québec est un endroit prisé par la grande industrie en raison de son énergie bon marché. Le gouvernement a déjà octroyé tout près de 1000 mégawatts d’électricité pour 11 projets industriels. À terme, la méga-usine de Northvolt au sud de Montréal pourrait nécessiter à elle seule 360 mégawatts.

Appelée à préciser les propos de M. Sabia, Hydro confirme que le développement de nouveaux projets, éoliens, barrages ou autres, aura nécessairement un effet sur la facture.

Le coût global de nos achats d’électricité augmentera progressivement et exercera une pression à la hausse sur les tarifs, a dit la porte-parole Caroline Des Rosiers qui rappelle que les hausses des tarifs résidentiels sont limités par la loi.

Un pylône d'Hydro-Québec.
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Selon Michael Sabia, l’augmentation de la production et la hausse des coûts d’approvisionnement auront aussi un impact à la hausse sur la facture des clients dans le futur. (Photo d'archives)

PHOTO : RADIO-CANADA / DANIEL THOMAS

Une position dénoncée
Cette idée d’augmenter le prix de l’électricité pour modérer la consommation est dénoncée par des groupes de défense des consommateurs.

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Les tarifs vont augmenter de toute façon avec les nouveaux approvisionnements. Le réseau est en mauvais état, les actifs sont vieillissants, il faut s’adapter aux changements climatiques. Juste pour remettre le réseau dans un état acceptable, ça va coûter plus cher. On n’aura donc pas besoin d’augmenter les tarifs de façon artificielle, constate Jean-Pierre Finet, analyste en régulation économique de l’énergie.

Selon lui, les ménages à faible revenu ont déjà coupé dans le gras, certains vivent dans des logements mal isolés et ne peuvent baisser leur consommation.

M. Sabia est à des années-lumière de comprendre leur situation. Ça va prendre des mesures pour aider ces gens afin qu’ils soient en mesure de faire face à ces hausses, assure M. Finet.

Dans un mémoire déposé dans le cadre de consultations sur le développement des énergies propres, l'Union des consommateurs avait torpillé l’idée d’augmenter les tarifs pour dissuader la consommation.

De nombreux ménages (souvent les moins nantis, mais aussi les ménages de la classe moyenne) n’ont plus de marge de manœuvre pour diminuer leur consommation d’électricité. Augmenter les tarifs n’aurait pas d’impact sur leur niveau de consommation, souligne l’organisation.

Les clientèles industrielle et commerciale pourraient aussi subir une hausse de tarifs, mais le prix serait encore attractif, croit M. Sabia.

Les tarifs ici au Québec sont parmi les plus bas, pas juste en Amérique du Nord, mais mondialement. Donc, pour la question de compétitivité de l’économie québécoise ou même pour les entreprises du Québec, malgré peut-être une certaine augmentation dans le temps, parce que ce n’est pas quelque chose qu’on va faire prochainement […], on va rester concurrentiel, assure-t-il.

Revoir les contrats avec les États-Unis?
Questionné à savoir pourquoi Hydro-Québec exporte son électricité alors qu’on pourrait en manquer au Québec, M. Sabia a admis avoir considéré abandonner les contrats avec New York et le Massachusetts, respectivement signés par les anciens PDG, Sophie Brochu et Éric Martel.

J’ai demandé : "Est-ce que nous devrions trouver une façon d'essayer de reculer?" Et honnêtement, on a décidé de ne pas faire cela, a-t-il affirmé.

Il croit que si Hydro avait fait marche arrière, il y aurait eu beaucoup de dommages avec la relation entre la société d’État, le Québec, mais aussi le Canada et les États-Unis.

Après mûre réflexion, le dirigeant croit qu’il y a un sens à intégrer les différents marchés au Québec. Il ne serait pas une bonne idée de sacrifier le potentiel de ces échanges à l’avenir.

Hydro-Québec n’a d'ailleurs pas l’intention d’augmenter ses exportations aux États-Unis.

Dans l’avenir, je pense que, de plus en plus, il faut considérer le spot market, le marché de gros, dit-il, ce qui va augmenter davantage le bénéfice net.

Un travailleur d'Hydro dans une nacelle regarde les fils.
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Hydro-Québec croit qu'il faut améliorer le réseau pour diminuer le nombre de pannes. (Photo d'archives)

PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / GRAHAM HUGHES

Jamais autant de pannes en 25 ans
M. Sabia veut procéder à un changement de culture à l’intérieur de la société, la rendre plus agile sans nécessairement procéder à des suppressions de postes. Simplifier, se concentrer sur les choses qui comptent.

Le dirigeant regarde toutes les options : l’éolien, le solaire, le stockage, les barrages hydroélectriques. Le nucléaire est encore à l’ordre du jour, quoique le dossier n’est pas très actif.

Il avoue que l’année en cours a été difficile au niveau du service à la clientèle qui a dû subir le plus grand nombre de pannes en 25 ans, notamment en raison du réseau qui est de plus en plus mal en point.

Est-ce que nous avons sous-investi dans la robustesse et la résilience de notre réseau? Je pense peut-être que oui. Donc, il y aura une augmentation de notre niveau d'investissement, car c’est une façon d’améliorer le service à la clientèle, souligne M. Sabia.

Au cours des prochaines années, Hydro aura besoin d’une main-d’œuvre pour travailler sur ces différents chantiers, ce qui inquiète M. Sabia en cette période de pénurie. Nous avons besoin d’une main-d'œuvre, c’est bien connu par tout le monde que c’est pas facile de trouver des gens.

grève public 420 000 travailleurs grèves 6 nov

par Jeromec, mercredi 25 octobre 2023, 17:23 (il y a 909 jours) @ Jeromec

C'est peut-être l'occasion de demander poliment au gouverneMENT de démissionner en bloc? à force de mentir, de magouiller et d'insulter l'intelligence des gens et de s'attaquer aux universités anglophones, etc....

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2023-10-25/negos-du-secteur-public/420-000...

Négos du secteur public 420 000 travailleurs en grève le 6 novembre

(Québec) Le front commun syndical réunissant 420 000 travailleurs des secteurs public et parapublic sera en grève le 6 novembre, un premier moyen de pression lourd depuis le début des négociations. Le premier ministre François Legault promet de « bonifier » ce dimanche l’offre.

La proposition mise sur la table jusqu’ici pour renouveler les conventions collectives est largement insuffisante selon le front commun et a mené à l’adoption d’un mandat de grève générale illimitée, un recours ultime. Le mandat adopté prévoit le recours au préalable à des journées de grève isolées. Le front commun passe maintenant de la parole aux actes. Il représente 420 000 travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation, notamment. Il regroupe la CSN, la FTQ, la CSQ et l’APTS.

En vertu de la loi, le front commun syndical doit envoyer son avis de grève 10 jours ouvrables avant le débrayage, une opération qui est en cours.


Dans le milieu de la santé, les syndicats sont tenus d’assurer le maintien de services essentiels, ce qui n’est pas le cas dans les écoles. Dans les institutions prodiguant des soins, le Tribunal administratif du travail a rendu en juillet dernier des dizaines de décisions touchant les services essentiels à maintenir en cas de grève des infirmières. Il était entre autres défini que les services d’urgence et de soins intensifs devaient être maintenus à 100 %, les services opératoires dans une proportion de 70 à 80 %, selon les centres, et que les unités de soins dans les hôpitaux devaient maintenir 85 % des services.

Mercredi matin, François Legault a argumenté avec des travailleurs syndiqués à son arrivée au Parlement, alors que des manifestants de la Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ) étaient réunis devant l’édifice Honoré-Mercier, où se trouvent les bureaux du premier ministre.


François Legault

Dans un premier temps, M. Legault a réitéré qu’il serait ferme sur son intention de donner des augmentations salariales plus importantes et des primes bonifiées « dans les quarts de travail qui sont plus difficiles à combler », notamment la nuit, les fins de semaine et dans les régions éloignées des grands centres.

« Dans l’histoire du Québec, c’est toujours difficile de donner des augmentations de salaire différenciées. […] On va bonifier notre offre dimanche », a-t-il promis aux manifestants.

Selon le premier ministre, « on ne peut pas dire : je donne 21 % d’augmentations à tout le monde et en plus, je donne des primes de nuit. Il faut trouver un équilibre ».

En mêlée de presse, la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, a refusé de préciser si l’offre qu’elle déposera dimanche modifiera le cadre financier du gouvernement pour le renouvellement des conventions collectives.

La hausse du salaire des élus suit Québec
Un représentant syndical de la région de Laval, Déreck Cyr, a répondu à M. Legault que les députés de l’Assemblée nationale se sont votés en juin des augmentations de salaire de 30 %. Le gouvernement a également proposé aux policiers de la Sûreté du Québec (SQ) des hausses de 21 % en cinq ans, une offre rejetée par le syndicat.

Pour sa part, le front commun syndical demande des augmentations salariales d’environ 20 % sur trois ans, alors que Mme LeBel a mis sur la table des hausses de 9 % sur cinq ans, le versement forfaitaire de 1000 $ et des bonifications de 2,5 % pour certaines catégories de travailleurs.

Au cours des dernières semaines, le premier ministre Legault a affirmé qu’il s’attendait à ce que des syndicats du secteur public et parapublic déclenchent des grèves prochainement. Le front commun, qui représente 420 000 travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation, a récemment annoncé qu’il avait obtenu un appui « historique » de 95 % de ses membres en faveur d’un mandat de grève qui prévoit le recours à la grève générale illimitée.

Avec La Presse Canadienne

Don't take patients hostage' in labour disruptions, Legault

par Jeromec, jeudi 26 octobre 2023, 16:12 (il y a 908 jours) @ Jeromec

De la part de celui qui a pris toute une population en otage et qui a menacé jusqu'à la dernière minute les infirmières...


https://montrealgazette.com/news/quebec/dont-take-patients-hostage-in-labour-disruption...
Don't take patients hostage' in labour disruptions, Legault tells nurses

Representatives of the unions said the only way they will cancel their strike action is if the fresh government offer Sunday is "substantial."

Author of the article:Philip Authier • Montreal Gazette
Published Oct 26, 2023 • Last updated 28 minutes ago • 2 minute read
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Quebec Premier François Legault gestures as he answers reporters' questions at the National Assembly in Quebec City.
"Negotiating collective agreements is never easy. I remind you that we are offering, on average, a 13-per-cent increase," said Premier François Legault, seen in a file photo. PHOTO BY JOHN MAHONEY /Montreal Gazette
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QUEBEC — Premier François Legault said Thursday that he hopes the province’s nurses don’t take Quebecers and especially patients in hospitals “hostage” in their planned labour disruptions Nov. 8-9.

But confirming 470,000 health, education and social workers will walk off the job Nov. 6, the common front of unions issued a statement saying a second day of disruptions are planned.

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One day after personally talking to public-sector workers on the sidewalk outside his office, Legault used his morning encounter with the media to turn up the heat on the unions and, in particular, members of Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) representing 80,000 nurses, nursing assistants and other workers.

On Wednesday, the FIQ became the latest public-sector union to announce it is joining in on strike action. The FIQ has chosen Nov. 8-9.

“Negotiating collective agreements is never easy,” Legault said, arriving for question period. “I remind you that we are offering, on average, a 13-per-cent increase. The offer is differentiated. For example, there is more for nurses on night shifts.

“Now, we will improve this offer. (Treasury Board president) Sonia LeBel will improve this offer Sunday.

“We really want to settle. I hope the nursing unions won’t take Quebecers, Quebec patients hostage with the strike they are planning.”

Legault made the comment moments after the common front issued a statement confirming their Nov. 6 strike action.

Essential services will be maintained during the strike, and the FIQ said Wednesday that Quebecers “can count on the professionalism of health-care professionals in the health network.” The Administrative Labour Tribunal has already approved the lists of essential services to be maintained.

“We have been clear on our intention to exercise the strike mandate voted on by the workers we represent to attain a satisfactory agreement,” the statement said. “Beyond the exchanges at the sectorial tables, in reality talks are blocked at the central table on salaries. Nothing is moving.”

At a news conference in Montreal, representatives of the unions said the only way they will cancel their strike action is if the fresh government offer Sunday is “substantial.”

But at the same time, they expressed doubts that the offer will be solid enough to make them back down.

There was no immediate comment on Legault’s remarks about the nurses.

La Presse Canadienne contributed to this report.

Plus de 200 organisations dénoncent...

par Jeromec, jeudi 26 octobre 2023, 16:31 (il y a 908 jours) @ Jeromec

Plus de 200 organisations dénoncent...
https://www.facebook.com/LaCSN
'.'Réforme du réseau de la Santé et des Services sociaux : Une absence évidente de consensus! ⚠
Plus de 200 organisations des milieux coopératif, communautaire, médical et syndical demandent au ministre de la Santé de s’assurer que l’ensemble de son projet de réforme du réseau, qui ne fait pas l’unanimité, soit débattu démocratiquement. ✊''

c'est des pros de la négo, diplomate en plus...

Négociations du secteur public: Legault déplore la menace de

par Jeromec, jeudi 26 octobre 2023, 16:45 (il y a 908 jours) @ Jeromec


S'est-il rendu compte qu'il y en avait déjà une dans le transport maritime ?

https://www.journaldequebec.com/2023/10/26/negociations-du-secteur-public-legault-deplo...

Quebec
MARC-ANDRÉ GAGNON
Jeudi, 26 octobre 2023 10:52

MISE À JOUR Jeudi, 26 octobre 2023 10:52

Les syndicats devraient attendre de voir l’offre que leur fera Sonia LeBel dimanche avant de menacer de prendre les Québécois en otage en annonçant des journées de grève, croit le premier ministre François Legault.

• À lire aussi: Les syndiqués du Front commun en grève le 6 novembre


• À lire aussi: La FIQ vote massivement en faveur d’une grève

«J’espère que les syndicats d’infirmières ne vont pas prendre les Québécois, les patients québécois en otage avec la grève qu’ils annoncent», a déclaré M. Legault, jeudi matin, avant de se rendre au Salon bleu.


Les quelque 80 000 membres de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) viennent de se prononcer à 95% en faveur d’une grève qui aura lieu les 8 et 9 novembre prochains.

Après une longue journée de consultation mercredi au cours de laquelle au moins 70% des membres se sont fait entendre, la FIQ a obtenu un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève illimitée, a appris TVA Nouvelles.

«C’est un mandat fort pour dire au gouvernement que les propositions qu’on reçoit à la table de négociation sont inacceptables. [...] Que les gestionnaires d’établissement se préparent: la grève s’en vient», a prévenu la présidente de la FIQ, Julie Bouchard, dans un communiqué.

· Écoutez-la au micro d’Alexandre Dubé, disponible en balado via la plateforme audio QUB radio:


Le Front commun, qui représente plusieurs organisations syndicales, entend lui aussi mettre en application, le 6 novembre, le mandat de grève récemment obtenu auprès de ses membres. Cela ne représente pas moins de 420 000 travailleurs, en éducation ou en santé et services sociaux, partout au Québec.

«On veut vraiment régler»
«Ce n’est jamais facile, des négociations de conventions collectives, a commenté le premier ministre. Je rappelle que déjà on offre 13% d’augmentation en moyenne. C’est une offre qui est différenciée. Par exemple, il y a plus pour les infirmières de nuit.»


La prochaine offre gouvernementale qui sera déposée par la présidente du Conseil du trésor, dimanche, sera encore plus généreuse.

«Sonia LeBel, dimanche, va bonifier cette offre-là, on veut vraiment régler», a signalé M. Legault.

Quatrième offre
Il s’agira de la quatrième offre gouvernementale, a souligné Mme LeBel, en rappelant que la négociation doit se faire dans les deux sens.

Or, c’est de «peine et de misère» que certains syndicats ont accepté de réduire leurs demandes aux tables sectorielles, a-t-elle souligné.

Négociations du secteur public: Legault déplore la menace de grève
PHOTO D'ARCHIVES SIMON CLARK
«Moi, je continue d’avancer dans un objectif qui est très clair, c’est-à-dire d’avoir des ententes le plus rapidement possible. Je vise la fin de l’année, d’ici décembre, et pour moi, c’est important que dans ces discussions-là, on ne perde jamais de vue le fait que l’organisation du travail est une priorité.»

«C’est sûr qu’un conflit de travail dans les écoles, c’est une très mauvaise nouvelle pour les enfants, pour tout le monde, a commenté pour sa part le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville. [...] Il n’y a pas de gagnant avec une grève, surtout pas les enfants, surtout pas les élèves.»

–Avec l’Agence QMI

L'ÉQuipe de foot Bishop s'en vient à Montréal... ;0)

par Jeromec, jeudi 26 octobre 2023, 17:06 (il y a 908 jours) @ Jeromec

Mon seul et unique but actuellement c'est que la CAQ démissionne, les mensonges les magouilles et les manoeuvres dolosives c'est assez... (!)et de nous prendre pour des imbéciles... quand même!

https://www.iheartradio.ca/cjad/news/thousands-of-students-set-to-march-monday-against-...

THOUSANDS OF STUDENTS SET TO MARCH MONDAY AGAINST TUITION FEE HIKES IN QUEBEC

CTVNEWSMONTREAL.CA DIGITAL REPORTER
Rachel Lau
Published date: 8:06 AM
Modified date: 10:05 AM

About 400 to 600 students from Bishop's University in Sherbrooke, Que. are planning to travel by bus to Montreal on Monday to attend a large protest against tuition hikes for out-of-province and international students.

One of the protest organizers, McGill University student Alex O'Neill, confirmed that Bishop's students would be in attendance following a town hall meeting Wednesday night to discuss demonstration logistics.

He said he felt it was essential to include students from Bishop's in the movement.

"[We had] a long discussion hearing from everyone and their concerns, [with] emphasis on the access to education issue," O'Neill told CTV News. "We had everyone discuss amongst themselves how to mobilize the in-province students. [It] was very much framed as something that students saw as an attack on English as a language of academic exchange."

Plans to protest ignited after the provincial government announced that out-of-province and international students would be charged more to attend university in Quebec.

The Coalition Avenir Québec (CAQ) government states that tuition for out-of-province students will jump from $8,992 to $17,000 starting next fall.

International students will have to pay a minimum of $20,000, and the money collected is slated to be reinvested in the French university system.

Wednesday evening, O'Neill says the students also discussed what they wanted to do should the Quebec government rescind its proposal -- or not.

"Posters went up today, and the word has gotten out fast," he said.

Though the CAQ insists the hikes are not an attack on English speakers, it did say it wants to protect the French language, particularly in Montreal, by making it more expensive for students who, according to the government, come to Quebec to study in English only to leave after graduation.

Some students will be exempt from paying higher fees, such as those covered by international agreements, including France and Belgium.

The measure also does not apply to medical or PhD students, but it does apply to all undergraduate and graduate programs, including Master's programs.

The one-day strike action, dubbed the "blue fall protest," is expected to see thousands of students march from Dorchester Square in downtown Montreal at 1 p.m. to the front of McGill University's Roddick Gates.

Les PM Doug Ford et François Legault appelle la fin grève

par Jeromec, jeudi 26 octobre 2023, 17:15 (il y a 908 jours) @ Jeromec

ça leur a pris 3 jours à écrire ça...pendant que l'oppositions ne s'en rendait même pas compte qu'il y avait une grève névralgique...

https://www.quebec.ca/nouvelles/actualites/details/les-premiers-ministres-doug-ford-et-...

Les premiers ministres Doug Ford et François Legault appellent à une résolution rapide de la grève

26 octobre 2023, 12 h 35

Publié par : Cabinet du premier ministre

TORONTO et QUÉBEC, le 26 oct. 2023 /CNW/ - Aujourd'hui, le premier ministre de l'Ontario Doug Ford et le premier ministre du Québec François Legault ont fait conjointement la déclaration suivante au sujet de la grève sur la Voie maritime du Saint-Laurent :

« Le conflit de travail ayant entraîné la fermeture de la Voie maritime du Saint-Laurent présente des risques importants pour nos économies. L'an dernier seulement, ce sont près de 17 milliards de dollars en marchandises qui ont transité par ce couloir maritime névralgique. Si le conflit persiste, ce sont les entreprises et les gens de tout le pays qui en subiront bientôt les conséquences.

Nous nous réjouissons que les parties retournent à la table de négociation plus tard cette semaine, mais il faut un accord sans tarder, sans quoi le gouvernement fédéral devra intervenir avec les leviers dont il dispose pour trouver une solution qui est juste pour les travailleurs et qui met fin à la grève le plus rapidement possible.

Nous ne pouvons nous permettre que se répète le scénario de la grève des ports de la Colombie-Britannique qui a eu lieu plus tôt cette année. Les enjeux économiques sont trop importants, chaque jour de fermeture de la Voie maritime entraînant des pertes de dizaines de millions de dollars. Le gouvernement fédéral se doit d'agir immédiatement pour protéger nos chaînes d'approvisionnement et en garantir le bon fonctionnement, notamment la circulation des biens essentiels à la frontière canado-américaine. »

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