QUAND LES ENFANTS QUÉBÉCOIS ACHETAIENT DES PETITS CHINOIS
QUAND LES ENFANTS QUÉBÉCOIS ACHETAIENT DES « PETITS CHINOIS »
AUJOURD'HUI L'HISTOIRE SRC 27 septembre 2023
De 1917 à 1967, les Soeurs de l'Immaculée-Conception ont financé des dispensaires en Chine, et plus tard en Afrique. Ces bonnes oeuvres aidaient les enfants orphelins et les plus démunis tout en répandant l'Évangile auprès d'eux. La professeure de sciences des religions Catherine Foisy nous rappelle l'importance de ces missions à l'époque.
Mgr de Forbin-Janson, l’évêque de Nancy, en France, fonde l'oeuvre de la Sainte-Enfance en 1843. « Elle vise principalement à stimuler la visée missionnaire chez les enfants de France envers les enfants, particulièrement chinois », indique Catherine Foisy.
Au Québec en particulier
L'oeuvre de la Sainte-Enfance s’implante au Québec au 19e siècle, mais c’est vraiment Délia Tétreault, fondatrice des Soeurs de l’Immaculée-Conception en 1902, qui la fait connaître dans les écoles. Ainsi, chaque enfant québécois est encouragé à prononcer « un Je vous salue Marie par jour pour le salut des enfants chinois et également [à donner] 1 sou par mois ».
À leur arrivée à Canton, en Chine, en 1909, les Soeurs de l'Immaculée-Conception s’occupent d’enfants abandonnés. Les dons financent ce travail. De plus, les religieuses tiennent des registres précis de l’évangélisation qu’elles font auprès des enfants chinois.
L’aventure des missionnaires se transforme au gré des changements dans l’Église – à la suite du concile Vatican II – et dans la société en général. À la fin des années 1960, le terme « mission » est remplacé par « développement »; les organisations non gouvernementales (ONG) et les populations locales sont davantage mises à contribution. « On cherche à favoriser une prise en charge par les milieux locaux », précise Catherine Foisy.
À partir des années 1970, des organismes comme Jeunesse du monde font de la coopération dans des pays en développement, en collaboration avec des instituts missionnaires québécois.
À la fin de cette entrevue, Catherine Foisy explique quelle est l’influence des soeurs missionnaires sur la coopération internationale d’aujourd’hui.
https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/aujourd-hui-l-histoire/segments/en...

P’TITS CHINOIS ACHETÉS
QUELQUES SOUS AFIN D’ACHETER UN PETIT CHINOIS…
Aujourd’hui nombreux et riches, les petits chinois pourraient sûrement nous acheter!
Par contre, à une époque pas si lointaine, ils servirent de prétexte afin de venir en aide à la Sainte-Enfance. Combien de jeunes écoliers ont acheté, pour vingt-cinq sous, des petits chinois ???
Adrienne Sirois se souvient : « On avait chacun son petit chinois sur un carton. Il tenait par un fil et il devait monter des marches. A toutes les fois que l’on donnait un sou, notre chinois montait… ça coûtait 25 cents pour se rendre jusqu’en haut!
Les jeunes, dont Adrienne Emond, se privaient afin de faire monter les échelons à leurs petits protégés : « On se privait de gommes pour acheter les petits chinois. […] il faut dire qu’il n’y avait que les plus fortunés qui donnaient vingt-cinq cents… car nous, c’était rare qu’on avait autant d’argent.
«C’était en fait une première sensibilisation au tiers-monde, les jeunes se retrouvaient parrains ou marraines d’un enfant défavorisé sur un autre continent et pouvaient même avoir l’impression de faire vivre un petit chinois pour 25 cents… alors qu’en fait, il en fallait bien davantage pour leur venir en aide… et que ces actions se multiplient encore et encore…
Les jeunes du temps ont toujours eu la ferme conviction que l’argent ainsi versé allait directement aux petits chinois qu’ils avaient baptisés. Le tout peut sembler très naïf à l’aube de l’an 2000 mais dans les années 40 et 50…
Une bonne façon de démontrer sa générosité… mais encore une fois, les moins nantis ne pouvaient suivre la cadence…
Dans les années 1950-1960, à l’école primaire, on pouvait acheter pour 25 cents une image d’un enfant du Tiers-Monde auquel on donnait un prénom. On disait « acheter un petit Chinois ». C’était l’oeuvre de la Sainte-Enfance qui servait à financer les missions en Chine et en Afrique, notamment. Les enfants disaient « petit Chinois d’Afrique » quand l’image représentait un petit Africain.
C’était génial comme marketing. L’idée était de créer un besoin chez les enfants, qui aiment bien collectionner des images, pour qu’ils convainquent leurs parents de financer les missions.
P. S. a dit :
J’aimerais bien y voir quelques objets de cette collecte dans les écoles. Dans ma classe du primaire il y avait un tableau cartonné dans chaque classe avec les noms des élèves avec une ligne rouge pour chacun indiquant sa contribution. Les plus longues des lignes appartenaient évidemment au fils des plus riches et la plus courte à l’étudiant de la famille la plus pauvre. Ce qui fait beaucoup d’humiliés dans une même famille de 14 enfants.
In https://etrechinoisauquebec.net/acheter-un-petit-chinois-a-25-sous-2/
![[image]]( https://3.bp.blogspot.com/_anobD5yZ9aU/StjpH80lpmI/AAAAAAAAB6E/qvuawbJod6g/s400/sainte+enfance.jpg )
In https://laussivieille.blogspot.com/2009/10/petits-chinois-de-la-sainte-enfance.html

AU XXIe SIÈCLE, ACHETEZ UN EXTRATERRESTRE
In https://fr.wikipedia.org/wiki/Petits_hommes_verts#/media/Fichier:Marciano_Gen%C3%A9rico...
Déjà en 1957, le cardinal Léger de Montréal citait des paroles de Jésus :
« Allez par tout le monde et prêchez l’évangile à toutes créatures … ».
In https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/aujourd-hui-l-histoire/segments/en...
