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: 14 230 enseignants manqueront à l’appel...

par Jeromec, vendredi 08 septembre 2023, 11:19 (il y a 956 jours) @ Jeromec

Pendant que la KAQ coupe le ruban pour subventionner à coups de centaines de millions de deniers publiques des multinationales... pour créer des emplois lorsque nous sommes déjà au plein emploi ou presque...

https://www.journaldemontreal.com/2023/09/08/on-est-dans-le-mur--plus-de-14-230-enseign...

«On est dans le mur»: 14 230 enseignants manqueront à l’appel d’ici quatre ans

es prévisions de Québec concernant la pénurie d'enseignants, obtenues par «Le Journal», font craindre le pire
«On est dans le mur»: 14 230 enseignants manqueront à l’appel d’ici quatre ans


Photo logo de la journaliste Daphnée Dion Viens du Journal de Québec, lundi le 11 Janvier 2016 à Québec. SIMON CLARK/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI
DAPHNÉE DION-VIENS
Vendredi, 8 septembre 2023 00:00

MISE À JOUR Vendredi, 8 septembre 2023 00:00

La pénurie d’enseignants est déjà criante dans le réseau scolaire, mais elle ne fera que s’aggraver au cours des prochaines années. Québec prévoit qu’il manquera 14 230 profs dans les écoles québécoises d’ici quatre ans, ce qui fait craindre le pire à des acteurs du réseau scolaire et des experts.

Or le portrait réel serait encore plus sombre que celui anticipé, affirment-ils, puisque les prévisions gouvernementales ne semblent pas tenir compte des enseignants qui abandonnent en cours de carrière ni de ceux qui vont enseigner dans les écoles privées.


La situation est à ce point critique que des solutions drastiques sont mises de l'avant pour contrer la pénurie, comme la réduction du parcours scolaire d’une année.

«On n’y arrivera pas»
Le ministère de l’Éducation prévoit, dans un document daté de juin obtenu par Le Journal, que le nombre «d’enseignants manquants» dans le réseau scolaire public s’élèvera à 3600 en moyenne pour chacune des quatre prochaines années, pour un total de 14 230 (voir détails plus bas).

Ce nombre comprend 6000 postes ou contrats, majoritairement au secondaire, alors que les autres besoins sont pour des remplacements et de la suppléance.

Selon nos informations, Québec ne s’était pas livré à un tel exercice depuis au moins 20 ans.

«C’est encore pire que ce à quoi on s’attendait. On le voit, mathématiquement, on n’y arrivera pas», laisse tomber Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement.

«On ne s’en va pas dans le mur, on est dans le mur», lance de son côté Martin Maltais, professeur de financement et de politiques éducatives à l’Université du Québec à Rimouski.

«Avec des chiffres comme ceux-là, le ministre va devoir envisager autre chose» que les solutions mises de l’avant jusqu’à maintenant, ajoute-t-il.

Un portrait «incomplet»
Ces prévisions sont basées notamment sur le nombre de diplômés en enseignement chaque année et le nombre croissant de départs à la retraite, mais ne semblent pas tenir compte de la forte proportion de jeunes profs qui abandonnent le métier, de ceux qui choisissent d’aller travailler dans les écoles privées ou des enseignants, au bout du rouleau, qui démissionnent avant de toucher leur fonds de pension. Il n'a pas été possible jeudi d'obtenir davantage d'informations à ce sujet auprès du ministère de l'Éducation.


«Ça me semble vraiment incomplet comme analyse», affirme Geneviève Sirois, professeure en administration scolaire à la TÉLUQ.

Par ailleurs, les prévisions du ministère concernant le nombre d’élèves dans les écoles québécoises ne sont pas assez élevées compte tenu de l'immigration, ajoute Martin Maltais, alors qu'il s'agit d'une réalité qui est sous-estimée depuis des années par le ministère dans ses projections démographiques.

«Je ne comprends pas qu’on puisse manquer de jugement à ce point-là», laisse-t-il tomber.

Le professeur de l’UQAR souligne par ailleurs que le recrutement de profs non qualifiés sera de plus en plus difficile, parce que ceux intéressés auront déjà levé la main.

Dans son document, le ministère précise toutefois que les «effets potentiels» de l’Opération main-d’œuvre – qui comprend notamment des mesures pour attirer des étudiants en enseignement – pourraient permettre de réduire les besoins de 30%.

Ces projections, «qui doivent être utilisées avec grande prudence» selon Québec, sont jugées irréalistes par les experts consultés.

Où sont les enseignants?
De son côté, Geneviève Sirois estime qu’il faut s’interroger davantage sur les raisons qui poussent les profs à s’absenter, puisque ces chiffres démontrent que les écoles ont surtout besoin de suppléants pour les remplacer.

«Ça nous remet en pleine face le problème de garder nos enseignants en classe», alors que Québec mise plutôt sur des formations qualifiantes plus courtes pour contrer la pénurie, déplore-t-elle.

Or la solution passe plutôt par l’amélioration des conditions de travail, selon la professeure de la TÉLUQ.

À la Fédération des centres de services scolaires, on espère que la négociation en cours avec Québec «saura tenir compte, en toile de fond, de la pénurie».

Sa présidente-directrice générale, Caroline Dupré, presse par ailleurs toutes les universités «d’emboîter le pas» afin de former plus rapidement les profs non qualifiés, dont le nombre augmentera forcément dans les prochaines années.

Du côté des directions d’école, Nicolas Prévost souligne toutefois que le recours à des profs sans formation en enseignement représente un «cercle vicieux» qui alourdit encore davantage la charge de travail des collègues qui leur viennent en aide.

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