Éclairage artificiel de nuit et diabète de type 2
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Éclairage artificiel de nuit et diabète de type 2
RICHARD BÉLIVEAU
Lundi, 12 décembre 2022 00:00
MISE À JOUR Lundi, 12 décembre 2022 00:00
Une étude chinoise rapporte que l’exposition à l’éclairage artificiel de nuit est associée à un mauvais contrôle de la glycémie et à un risque accru de diabète.
La vie de la plupart des organismes, y compris les humains, est régie par des rythmes circadiens qui se sont développés en réponse au cycle jour-nuit de la Terre.
Ces rythmes, qui correspondent en gros à notre cycle éveil-sommeil, créent des fenêtres de temps optimales pour l’activité, l’apport en nourriture et le repos : durant le jour, notre métabolisme extrait l’énergie contenue dans les aliments pour subvenir aux besoins de la journée, tandis que durant la nuit, l’énergie excédentaire stockée sous forme de glycogène et de graisses sert à assurer le fonctionnement des organes vitaux pendant la période de jeûne.
C’est un peu l’équivalent de quarts de travail dans une usine : les différentes enzymes et hormones métaboliques actives durant le jour sont au repos durant la nuit, alors qu’à l’inverse, celles qui entrent en action durant la nuit deviennent inactives pendant le jour.
Cycles perturbés
Cette chorégraphie moléculaire peut évidemment être grandement perturbée par l’éclairage artificiel de nuit.
Nous aimons beaucoup l’éclairage de nuit (on prévoit installer cet hiver un demi-million de lumières au centre-ville de Montréal !), mais il est indéniable que cette lumière artificielle a des impacts sur nos rythmes circadiens.
La production de la mélatonine par la glande pinéale, essentielle pour favoriser le sommeil, est évidemment en tête de liste des cibles de la pollution lumineuse, mais il ne faut pas non plus négliger l’impact métabolique qui découle des perturbations des rythmes circadiens.
Par exemple, une méta-analyse de 12 études qui se sont penchées sur cette question a rapporté qu’une exposition élevée à l’éclairage artificiel de nuit était associée à une hausse de 13 % du risque d’embonpoint et de 22 % du risque d’obésité1.
Puisque plus de 80 % de la population mondiale est exposée à la pollution lumineuse2, il est donc possible que ces perturbations puissent être responsables d’une proportion non négligeable des désordres métaboliques observés actuellement.
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