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DIESEL. Le marché mondial au bord du chaos total. 2023

par Jeromec, jeudi 03 novembre 2022, 21:14 (il y a 1267 jours)

https://insolentiae.com/diesel-le-marche-mondial-au-bord-du-chaos-total-inquietudes-pou...

DIESEL. Le marché mondial au bord du chaos total. Inquiétudes pour 2023

Le marché mondial du diesel au bord du chaos ! Et c’est vrai.

« Le marché du diesel est proche du chaos aux quatre coins du monde, relève dimanche l’agence Bloomberg.

Le diesel est toujours le premier carburant pour le transport par camion, train ou bateau. En Europe, la demande largement supérieure à l’offre fait exploser les prix. Cette dernière souffre de la grève qui s’enlise du côté des raffineries françaises et des sanctions visant le diesel russe, qui représente encore 20 % des importations sur le Vieux Continent. Aux Etats-Unis, les réserves sont au plus bas depuis 1982.

L’emballement des marchés est visible. La semaine passée, la tonne importée par bateau en Europe a atteint 160 dollars alors qu’elle se situait à 24 dollars le mois dernier.

L’usage massif du diesel dans les processus industriels et le transport devrait encore nourrir l’inflation. L’importation de tout diesel russe sera en outre interdite d’ici la fin de l’année ».

Aux Etats-Unis, notamment pour maintenir les prix au plus bas, le président Biden fait puiser dans les stocks stratégiques américains, alors que les élections de mi-mandat se profilent dans quelques jours.

Les capacités mondiales de raffinage sont à leur maximum, et ce n’est pas l’arrêt des investissements dans les moteurs thermiques qui va inverser la situation.

Au contraire, plus aucun industriel ou pétrolier ne voudra faire de gros investissements dans les raffineries.

Nous allons donc vers des pénuries chroniques de carburant fossile.

Charles SANNAT

Ma Trottinette électrique fait de plus en plus de JALOUX:-)

https://www.journaldemontreal.com/2022/11/03/le-litre-dessence-a-230--dici-deux-mois

Le litre d’essence à 2,30 $ d’ici deux mois au Québec
C’est le pronostic d’un expert qui prédit également que le litre de diesel coûtera 3 $ au mois de mars 2023

Essence : l'OPEP «réduit la production pour s’assurer que le prix du pétrole soit relativement élevé», déplore Yves Daoust
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JULIEN MCEVOY
Jeudi, 3 novembre 2022 00:00
MISE À JOUR Jeudi, 3 novembre 2022 00:00
Si les Québécois ont eu un peu de répit depuis que le prix de l’essence a atteint son sommet de 2,21 $ le litre en juin, la hausse observée récemment n’est pas près de s’estomper.

À Montréal, le litre d’ordinaire se vendait en moyenne 1,59 $ à la fin du mois de septembre. Hier, c’était 1,85 $ en moyenne, selon la Régie de l’énergie du Québec.


«Et en janvier, ce sera 2,30 $ le litre au Québec», prédit Dan McTeague, analyste du prix de l’essence qui s’intéresse au sujet depuis 1994.

Écoutez l'entrevue avec Dan McTeague, analyste du prix de l’essence et président du Canadians for Affordable Energy à l’émission de Yasmine Abdelfadel diffusée chaque jour en direct 14 h 15 via QUB radio :

Une «tempête parfaite»

C’est donc présentement le calme avant la proverbiale tempête.

«Et la tempête sera parfaite», ajoute le vieux routier du secteur, dont le site web se nomme «Le sorcier du gaz» (Gaz wizard), car il ne se trompe jamais dans ses prédictions.

L’OPEP+ a déjà commencé à réduire sa production d’au moins 1 million de barils par jour. La réserve stratégique des États-Unis, à son plus bas depuis 1982, devra être renflouée.

Et l’hiver s’en vient.

Le temps froid va mettre de la pression sur le prix du mazout, utilisé pour chauffer les édifices, et par extension sur celui du diesel, dont c’est un dérivé.

«Vous n’avez encore rien vu avec le prix du diesel», soutient Dan McTeague. En raison de la forte demande, il prédit qu’il montera jusqu’à 3 $ le litre d’ici le mois de mars.

Le diesel est actuellement vendu 2,61 $ le litre en moyenne à Montréal.

Écoutez le segment économique d'Yves Daoust diffusé chaque jour en direct 9 h 35 via QUB radio :

Nombreux facteurs

De nombreux facteurs économiques et géopolitiques expliquent les chamboulements dans le secteur du pétrole, soutient pour sa part Yvan Cliche, chercheur en énergie au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM).

Oui, les pays de l’OPEP+, notamment l’Arabie saoudite et la Russie, vont réduire leur approvisionnement sur le marché dans le but de faire monter les prix.

«Ils veulent éviter une situation comme en 2008, où le prix du baril était passé de 100 $ à 40 $ en quelques mois», explique le chercheur.

Comme les pays membres de l’OPEP+ craignent une récession mondiale, ils ont aussi la volonté de ne pas se retrouver en surproduction, comme cela a été le cas en 2020, au début de la pandémie.

À ce moment, les prix du baril de pétrole ont plongé dans le négatif, une première.

Volonté d’embêter Biden

Sinon, il y a aussi le fait que l’embargo de l’Europe sur le pétrole russe va entrer en vigueur le 5 décembre.

«L’OPEP+ réplique en retirant du pétrole sur le marché, pour impacter à la hausse les achats de pétrole des Occidentaux», avance M. Cliche.

Pour le chercheur, il est raisonnable de penser que le «timing» de ce geste n’est pas anodin, puisque les élections de mi-mandat se tiennent aux États-Unis dans moins d’une semaine.

«Ils veulent embêter le président Biden, qui a des relations tièdes avec le régime russe», dit l’expert, qui ajoute que la popularité d’un président, et de son parti par extension, est souvent liée au prix de l’essence à la pompe.

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