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Prise en charge de patients: Legault mine le peu de motivati

par Jeromec, lundi 01 novembre 2021, 13:00 (il y a 1647 jours)

De plus en plus de voix s'élèvent pour dire que les autorités au pouvoir AGGRAVENT les problèmes au lieu de les améliorer...

https://www.journaldemontreal.com/2021/10/31/prise-en-charge-de-patients-legault-mine-l...

Prise en charge de patients: Legault mine le peu de motivation qui reste, dit un médecin

Prise en charge de patients: Legault mine le peu de motivation qui reste, dit un médecin


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«Le peu de motivation qu’il nous reste, le premier ministre la remet à zéro», dit un médecin. Entrevue de Simon Benoit, médecin responsable du GMF Sud-Ouest de Verdun.
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TVA NOUVELLES
Dimanche, 31 octobre 2021 18:56
MISE À JOUR Dimanche, 31 octobre 2021 18:56
Un médecin responsable d’un groupe de médecine familiale (GMF) déplore l’intention du premier ministre, François Legault, d’imposer des pénalités aux médecins omnipraticiens qui ne prennent pas assez de patients.

• À lire aussi: Accès aux médecins de famille: Legault se trompe de diagnostic, selon une médecin

• À lire aussi: «On a perdu 450 médecins à cause du fouet»

«Quand je regarde dans les deux dernières années de pandémie, tout ce à travers quoi on est passés, tout le monde a mis les bouchées doubles, tout le monde a la langue à terre, tout le monde a les yeux cernés et on se fait dire encore une fois qu’on n’en fait pas assez», dénonce Simon Benoit, médecin responsable du GMF Sud-Ouest de Verdun en entrevue à LCN.


La menace du premier ministre, selon lui, en décourage plusieurs.

«Le peu de motivation qu’il nous reste, disons que notre charmant premier ministre en ce moment, il vient pas mal remettre ça à zéro», lance le médecin.

Ce dernier doute du fait que certains médecins feraient le strict minimum ou ne prendraient pas suffisamment de patients en charge volontairement.

«Il y en a qui vont travailler plus rapidement que d’autres. Il y en a des plus efficaces que d’autres comme dans n’importe quelle profession. Mais des médecins qui, volontairement, font le minimum ou essaient de passer en dessous de la couverte, personnellement, je n’en connais pas», argumente Simon Benoit.


Temps plein à trois jours semaine

Si certains critiquent le fait qu’un temps plein en médecine d’urgence est de trois jours, M. Benoit explique que les médecins en font souvent plus.

«Ce qu’on considère un temps plein d’urgence, c’est 12 périodes de garde par mois où, là-dedans, il y a des nuits, des soirs, des jours, des jours, des nuits, des soirs...», explique le médecin.

Bien que ça corresponde à trois jours semaine, le responsable du GMF précise que plusieurs éléments ne sont pas calculés.


«On doit faire de la formation continue, on doit faire de la paperasse, on doit faire les suivis qui vont avec ça», plaide-t-il.

Simon Benoit ajoute que les médecins qui, comme lui, font «du bureau» et de la médecine d’urgence travaillent entre 22 et 25 jours par mois.

«Moi, par exemple, je vais faire une dizaine de gardes d’urgence par mois, plus une journée par semaine de bureau, plus des gardes de sans rendez-vous, plus des journées d’enseignement, plus des journées de paperasse. Ça commence à faire beaucoup de journées de façon générale, ça va tourner autour de 22-23-24-25 jours de travail par mois», décrit-il. [/i]

Où sont les 3000 adjointes promises aux infirmières

par Jeromec, lundi 01 novembre 2021, 13:30 (il y a 1647 jours) @ Jeromec

Crise du Covid, et si on sacrait des milliers de personnes à la porte pour améliorer la situation?

Con comme la CAQ!!!!!

https://www.lavoixdelest.ca/actualites/le-fil-groupe-capitales-medias/ou-sont-les-3000-...


Où sont les 3000 adjointes promises aux infirmières par le gouvernement Legault?

31 octobre 2021
Mis à jour le 1 novembre 2021 à 0h24
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Où sont les 3000 adjointes promises aux infirmières par le gouvernement Legault?
JOCELYNE RICHER
La Presse Canadienne
Le mystère plane autour de la promesse faite en septembre par le gouvernement Legault d'embaucher à très court terme 3000 adjoints administratifs chargés de seconder les infirmières dans le réseau de la santé.
Le pari semble d’autant plus risqué quand on sait que le travail de bureau fait partie des secteurs les plus touchés par l’actuelle pénurie de main-d’œuvre.

Sur le terrain, des voix se font entendre pour estimer que, dans ce contexte, cet engagement paraît complètement irréaliste.


À ce jour, personne n’a encore été embauché et le processus de recrutement de ces adjointes - la très grande majorité sont des femmes - n’est même pas amorcé.

Pourtant, la contribution attendue de ces 3000 adjointes, auxquelles on confierait diverses tâches de bureau normalement confiées aux infirmières, dont la gestion de la «paperasse», est au cœur du projet du gouvernement de ramener dans le giron du réseau public 4000 infirmières. L’idée consiste à dégager du temps pour les infirmières qui pourront ainsi se consacrer davantage à leurs patients.

Le projet, présenté par le premier ministre François Legault et le ministre de la Santé, Christian Dubé, et qualifié de «majeur», consiste à embaucher «rapidement» et former 3000 personnes, dès cet automne, pour faire en sorte qu’elles soient au travail le plus tôt possible dans les hôpitaux.

Depuis, au cabinet du ministre de la Santé, on refuse de fournir quelque information que ce soit à ce sujet. De son côté, la direction des communications du ministère se contente de dire que le projet est à l’étape de «l’élaboration» et qu’il est encore «trop tôt pour préciser les différentes modalités» de cette mesure. Le ministère n’a aucun document à fournir sur le processus de recrutement, les qualifications requises ou le salaire offert.

En comparaison, le ministère fait chaque semaine une mise au point, pour dire où en est rendu le programme de rapatriement de milliers d’infirmières dans le réseau public.


Les gestionnaires du réseau n’ont pas été consultés sur la façon d’intégrer ces nouvelles ressources aux équipes de travail, les infirmières non plus, et encore moins les organismes qui représentent les adjoints administratifs.

Sur le terrain, on se demande bien où Québec trouvera ces 3000 personnes prêtes à court terme à faciliter la vie des infirmières? D’autant plus que d’éventuelles recrues risquent de s’enfuir à toutes jambes, devant la perspective de devoir travailler la nuit et le week-end dans un milieu de travail constamment sous tension.

Selon les plus récents calculs de l’Institut du Québec, faits à partir des données de Statistique Canada, le travail de soutien de bureau figure sur la liste des 10 emplois affichant depuis deux ans la plus importante hausse du nombre de postes vacants, une hausse de 66,4 % de 2019 à 2021.

La présidente de l’Association des gestionnaires des établissements de santé et de services sociaux (AGESSS), Chantal Marchand, s’interroge sur le réalisme de l’annonce. Elle fait valoir que c’est devenu un véritable défi dans le réseau de la santé d’attirer et de « fidéliser » du personnel, qu’il s’agisse de gestionnaires, d’infirmières ou d’adjoints administratifs. Dans cette dernière catégorie, il y a déjà présentement quantité de postes qui ne sont pas comblés dans les hôpitaux.

«Le réseau a de la misère à garder ses gens», déplore Mme Marchand, sans compter que Québec a coupé ces dernières années 1500 postes de gestionnaires dans le secteur de la santé.

En entrevue téléphonique, elle se demande dans ce contexte comment le gouvernement fera pour attirer et retenir ces milliers de nouvelles ressources, et comment il s’y prendra pour que le réseau soit perçu par elles comme «un employeur de choix»?

«Faut vraiment vouloir»

Des horaires de travail de soir ou de week-end, « personne n’est à la recherche de ça », renchérit la présidente de l’Association du personnel de soutien administratif du Québec (APSAQ), Vanessa Mongeau, qui rappelle en entrevue que ses membres sont en général des femmes à la recherche d’un équilibre entre vie personnelle et professionnelle.

Les femmes qui exercent ce métier ont l’embarras du choix, alors travailler en milieu hospitalier, «il faut vraiment vouloir», selon elle.

Mme Mongeau estime que le projet du gouvernement, surtout dans les délais prévus, n’est «pas réaliste» et «n’a aucun sens», car des postes vacants d’emplois d’adjoint administratif, il y en a déjà « à la tonne ». En ce domaine, elle qualifie la pénurie d’«extrême».

«Ils vont les trouver où?» ces 3000 adjointes, s’interroge-telle, craignant que Québec fasse appel aux agences de placement privées, alors qu’il s’est engagé à y recourir le moins possible dans le cas des infirmières.

Même si l’objectif ultime de la mesure gouvernementale consiste à séduire un plus grand nombre d’infirmières, la fédération qui les représente, la FIQ, n’a jamais été informée ou consultée sur sa pertinence et ses modalités.

La présidente par intérim de la FIQ, Nathalie Lévesque, qualifie le projet de «très ambitieux», au point de ne pas être certaine du tout qu’il pourra devenir réalité.

Sur le fond, elle confirme que la gestion des tâches administratives alourdit la tâche des infirmières et qu’un coup de main à ce chapitre sera bienvenu. Elle estime que jusqu’à environ 30 % du temps de travail des infirmières peut devoir être consacré à diverses tâches de bureau, comme le fait de remplir des formulaires, soit « une perte de temps considérable ».

Personne au gouvernement n’a voulu estimer le coût de la mesure.

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