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Infirmières obligées de travailler temps supplémentaire

par Jeromec, vendredi 24 septembre 2021, 15:41 (il y a 1686 jours)


https://www.journaldemontreal.com/2021/09/23/infirmieres-obligees-de-travailler-tranche...

Infirmières obligées de travailler, tranche un juge

Héloïse Archambault_003.jpg
HÉLOÏSE ARCHAMBAULT
Jeudi, 23 septembre 2021 12:46
MISE À JOUR Jeudi, 23 septembre 2021 22:34
Un tribunal a ordonné à des infirmières de continuer à travailler malgré l’épuisement, mercredi soir, à la salle d’accouchement d’un hôpital de Longueuil.

• À lire aussi: Tout un défi de ramener les infirmières au public

«Le refus concerté des infirmières [...] constitue un moyen de pression illégal», a tranché le juge administratif Guy Blanchet, du Tribunal administratif du travail.


Écoutez l'entrevue de la présidente du syndicat local des infirmières (FIQ) du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est, Brigitte Petrie, avec Benoît Dutrizac, sur QUB radio:

À 16h mercredi, la vingtaine d’infirmières de l’unité de natalité de l’hôpital Pierre-Boucher, à Longueuil, ont toutes refusé de faire du temps supplémentaire obligatoire (TSO).

«Elles ne se sont pas concertées, elles sont juste toutes à bout!» déplore Brigitte Petrie, présidente du syndicat local des infirmières (FIQ) du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est.

«Il y a des infirmières qui faisaient juste pleurer, elles sont au bout du rouleau, elles ne pouvaient plus travailler», dit Mme Petrie.

Devant le manque de personnel, les infirmières de soir ont aussi refusé de travailler, craignant une surcharge de travail dangereuse pour la qualité des soins, selon le syndicat. Malgré le transfert de deux patientes vers un autre hôpital, la pénurie de personnel persistait.

En soirée, le Tribunal administratif du travail a été appelé par la direction du CISSS, dans l’objectif d’obliger les infirmières à rester en TSO.


Dans le jugement rendu en fin de soirée, on peut lire que les infirmières doivent «cesser immédiatement de refuser de façon concertée d’effectuer du temps supplémentaire obligatoire».

«Huile sur le feu»

Le syndicat déplore que la qualité et la sécurité des soins ne soient jamais évaluées dans ces ordonnances.

«Ç’a été une onde de choc, avoue Mme Petrie. Il y a eu beaucoup de départs dans les derniers mois, ç’a rajouté une bonne dose d’huile sur le feu.»

«Il nous fallait assurer une continuité des services pour les mamans se présentant à notre unité de natalité, répond le CISSS par courriel. De plus, l’acuité des soins des patientes et bébés hospitalisés nécessitait pour certains une surveillance constante de proximité de professionnels détenant une expertise de pointe.»

Par ailleurs, Mme Petrie souligne que la pénurie d’infirmières est répandue à travers la province dans les départements de natalité.

L’unité de néonatalogie de Saint-Hyacinthe est fermée jusqu’au 9 octobre, et des transferts sont faits à l’occasion pour des accouchements, indique le CISSS. ''

PS : Les infirmières qui vont passer du temps partiels au temps pleins et qui vont avoir du temps supplémentaires obligatoires.... combien vont démissionner, non sans avoir reçu le vaccins...

Et les prime$ en APPARENCE aléchantes ne sont pas un ''pîège'' parce qu'auront-elles à les REMBOURSER celles qui démissionnent...

Faut bien lire les CONTRATS, surtout avec le Diable, avant de les Signer...

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1826447/quebec-infirmieres-retour-reseau-public

Des primes de 15 000 $ pour les infirmières à temps plein au Québec
Les trois politiciens en conférence de presse.

Téléjournal Montréal
Des primes de 12 000 à 18 000 $ pour faire du temps plein

Les trois politiciens en conférence de presse.
La présidente du Conseil du Trésor Sonia LeBel, le premier ministre François Legault et le ministre de la Santé Christian Dubé ont annoncé un plan de réorganisation du travail pour contrer la pénurie de main-d'oeuvre dans le réseau de la santé.

PHOTO : RADIO-CANADA / SYLVAIN ROY ROUSSEL


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Mathias Marchal (accéder à la page de l'auteur)
Mathias Marchal
2021-09-23 | Mis à jour aujourd’hui à 10 h 52
Pour combler la grave pénurie de main-d'œuvre dans le réseau public de la santé, François Legault promet « une petite révolution » qui passera notamment par des primes allant de 12 000 $ à 18 000 $ pour les infirmières à temps plein.

Les infirmières sont épuisées et ont quitté le réseau, ce qui a aggravé le problème pour celles qui restent, a souligné le premier ministre François Legault lors de la présentation du plan censé ramener dans le réseau public 4300 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes.

Ce qu’on vous annonce aujourd’hui, ce n’est rien de moins qu’une petite révolution dans la gestion du réseau de la santé.

Une citation de :François Legault, premier ministre du Québec
Le défi qu’on a, c’est de réorganiser le travail pour introduire plus de prévisibilité, une meilleure conciliation travail-famille et leur donner une vie personnelle raisonnable et surtout, surtout, arrêter de leur demander de faire du temps supplémentaire obligatoire, a-t-il expliqué.

Pour y arriver, le gouvernement compte dépenser près de 1 milliard de dollars, principalement en bonus :

15 000 $ pour les infirmières qui travaillent à temps plein dans le réseau;
15 000 $ pour les infirmières actuellement à temps partiel (40 %) qui passeraient à temps plein;
12 000 $ pour les infirmières du privé ou à la retraite qui reviendraient à temps plein au public;
Des primes majorées de 3000 $ dans cinq régions où la pénurie est plus grave, soit l'Outaouais, l'Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, le Nord-du-Québec et la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine;
La formation de 3000 agents administratifs qui aideront les infirmières à remplir la paperasse, afin qu'elles puissent se consacrer davantage aux patients;
Les horaires défavorables (soir, nuit et fin de semaine) seront d'abord offerts au personnel issu des agences privées.
Le gouvernement espère ainsi faire passer de 60 % à 75 % le taux de personnel de la santé travaillant à temps plein. Afin que ces retours soient pérennes, le versement des primes sera étalé sur une période d'un an.

Ce plan vise en quelque sorte à être une passerelle en attendant que la convention collective, signée cet été avec le personnel de la santé, ait été mise en place.

En temps normal, cette convention-là aurait pris quelque temps à s'implanter, mais on veut lui donner du gaz pour que les gens en ressentent les effets plus rapidement.

Une citation de :Sonia LeBel, ministre responsable de l’Administration gouvernementale


En direct avec Patrice Roy
Infirmières : entrevue avec Christian Dubé


Infirmières : entrevue avec Christian Dubé

Le ministre de la Santé du Québec Christian Dubé n'a pas mâché ses mots pour expliquer les bonus plus importants consentis à certaines régions. On se bat contre l’Ontario, qui est venu chercher du personnel de la santé en Abitibi-Témiscamingue et en Outaouais en donnant des primes de 10 000 $, a-t-il rappelé.

Par ailleurs, au 23 septembre, 7700 employés du réseau de la santé n'étaient pas adéquatement vaccinés et risquaient donc d'être suspendus sans solde à partir du 15 octobre. Parmi eux, environ 5000 sont en lien direct avec des patients. Les nouvelles mesures risquent-elles alors d'être insuffisantes?

On est loin d'avoir lancé la serviette, a répondu Christian Dubé, indiquant qu'il y a 8000 infirmières parties récemment qui se sont inscrites sur la plateforme JeContribue et que l'ajout d'agents administratifs permettra de réduire les tâches administratives des infirmières qui représentent actuellement 30 % de leur temps de travail.

Au Québec, ce ne sont pas les infirmières qui manquent. On en compte 7,6 pour 1000 habitants, soit plus que la moyenne canadienne de 6,6. En outre, leur nombre a augmenté de près de 7 % en cinq ans.

Téléjournal Montréal
Personnel infirmier : une profession attrayante malgré la pandémie


Personnel infirmier : une profession attrayante malgré la pandémie

Un chèque sans garanties, selon l'opposition
Si les syndicats semblent mitigés vis-à-vis de ces mesures, il en va de même au niveau politique. Le député solidaire Vincent Marissal souligne, à propos de l'annonce, que les principes sont bons, mais qu'elle ne comporte pas d'échéancier.

En gros, ce que le gouvernement a dit, c'est : "Revenez, je vais changer". Mais il n'y a pas d'engagement précis, a-t-il souligné, avant d'ajouter qu'il n'y avait ni de plan ni d'échéancier pour mettre fin aux heures supplémentaires obligatoires ou au recours aux agences privées.

Le chef parlementaire du Parti québécois, Joël Arseneau, a lui aussi critiqué l'absence de plan pour en finir avec le recours aux agences privées. Le gouvernement dépense 1 milliard de dollars pour concurrencer le secteur privé, qui lui coûte 1 milliard de dollars par an, c’est le serpent qui se mort la queue.

On n'avance pas là-dedans, c'est un système qui est complètement absurde et qu'il va falloir casser une bonne fois pour toutes.

Une citation de :Joël Arseneau, chef parlementaire du Parti québécois
Au cœur du problème, on retrouve le fait que les infirmières ont de plus en plus tendance à délaisser le réseau public pour s’en aller au privé. Au cours de la dernière année, environ 1000 infirmières ou infirmiers sont passés du public au privé, soit 300 de plus que les années précédentes, soulignait récemment le Rapport des commissaires sur les états généraux de la profession d’infirmière.

On parle d'incitatifs monétaires, mais il n'y a pas véritablement de plan par rapport aux conditions de travail. Pas d'engagement que les heures supplémentaires obligatoires allaient être abolies ou que le nombre de patients par infirmière allait être modifié pour que ce soit acceptable, note pour sa part Dominique Anglade, cheffe du Parti libéral du Québec.

Ancien ministre de la Santé, entre 2012 et 2014, Réjean Hébert montre du doigt les mégastructures qui nuisent au sentiment d’appartenance, les salaires, mais surtout les heures supplémentaires obligatoires.

Ça fait en sorte que les infirmières ne peuvent même pas planifier leur vie personnelle parce qu’elles ne savent pas quand elles vont sortir [du travail].

Une citation de :Réjean Hébert, ex-ministre de la Santé
Outre le fait de limiter le recours aux agences privées, l’ancien ministre péquiste croit notamment que l’utilisation de quarts de travail de travail de 12 heures (plutôt que de 8) pourrait être favorisée. Cette pratique répandue dans le réseau anglophone offre plus de journées de congé durant la semaine tout en simplifiant le travail des gestionnaires.''

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1826447/quebec-infirmieres-retour-reseau-public

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