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Le producteur de cinéma Rock Demers est décédé à 87 ans

par Jeromec, mardi 17 août 2021, 22:43 (il y a 1724 jours)

Le producteur de cinéma Rock Demers est décédé à 87 ans

Radio-Canada
17 h 57 | Mis à jour à 18 h 29
Les enfants, jeunes et vieux, sont en deuil. Le grand-père des films jeunesse est décédé, a annoncé sa famille mardi. L’ex-président des Productions La Fête avait 87 ans.

Le producteur québécois laisse un riche héritage de films, dont l'inimitable série des Contes pour tous.

Avec sa disparition c’est un monde de cinéma qui s’éteint et une conception de l’art cinématographique qui animait son action non seulement pour les cinéphiles, mais aussi pour tous les hommes et femmes de bonne volonté, a déclaré sa famille dans un communiqué.

Inspiré dès son enfance
Né en 1933 à Sainte-Cécile-de-Levrard, un petit village qui ne comptait pas plus de 500 habitants, Rock Demers a découvert le cinéma par l'entremise de son oncle Henri.


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Radio-Canada
17 h 57 | Mis à jour à 18 h 29
Les enfants, jeunes et vieux, sont en deuil. Le grand-père des films jeunesse est décédé, a annoncé sa famille mardi. L’ex-président des Productions La Fête avait 87 ans.

Le producteur québécois laisse un riche héritage de films, dont l'inimitable série des Contes pour tous.

Avec sa disparition c’est un monde de cinéma qui s’éteint et une conception de l’art cinématographique qui animait son action non seulement pour les cinéphiles, mais aussi pour tous les hommes et femmes de bonne volonté, a déclaré sa famille dans un communiqué.

Inspiré dès son enfance
Né en 1933 à Sainte-Cécile-de-Levrard, un petit village qui ne comptait pas plus de 500 habitants, Rock Demers a découvert le cinéma par l'entremise de son oncle Henri.


C'était une comédie musicale et le jeune Rock avait été si impressionné qu’il s'acheta des souliers à claquettes pour devenir un Fred Astaire.

Les claquettes prendront la poussière, mais le cinéma, lui, ne sortira plus de la tête du futur producteur de La guerre des tuques.

Son père est agriculteur, sa mère, institutrice. Il lit son premier roman avant d'entrer à l'école.

Il déménage à Montréal pour étudier la pédagogie. Le cinéma n'est jamais loin. Il installe des ciné-clubs à l'école, à l'hôpital Sacré-Cœur, où il est infirmier, ainsi qu'à Bordeaux, la prison voisine.

Au début des années 50, il part en France avec ses économies et une petite bourse pour étudier les techniques audiovisuelles à Paris.

Sa passion pour le cinéma jeunesse prend une nouvelle tangente lorsqu'il fonde Les productions La Fête en 1980.

C’est un article sur le suicide chez les jeunes, paru dans La Presse en 1982, qui l'amènera à entreprendre Les contes pour tous. Les films, pour lui, devaient insuffler aux jeunes un appétit pour la vie.

La vie, faut pas se raconter d’histoires, c’est pas facile, mais ça vaut la peine d’être vécue, disait-il.

D'autant plus que les films de la série rafleront des dizaines de prix, mentions et mises en nomination dans le monde entier.

Le premier de la liste, La guerre des tuques, remportera un succès phénoménal avec les savoureuses répliques d’André Melançon comme : La guerre, la guerre, c’est pas une raison pour se faire mal. Et : T'as un trou dans ta mitaine.

Rock Demers voulait tisser des liens entre les générations et entre les cultures. Il se plaisait à dire que Bach et Bottine, le troisième conte, avait obtenu 40 millions d’entrées en URSS et que La grenouille et la baleine, faisait rire les Chinois de Shanghai aux mêmes endroits que les Québécois de Longueuil.

Cinq des films de la série seront réalisés par des cinéastes d'Europe de l'Est, dont Bretislav Pojar.

Outre Les contes pour tous, Rock Demers a aussi produit plusieurs films, dont Le silence des fusils d'Arthur Lamothe et La vie d'un héros de Micheline Lanctôt.

Il vend Les productions La Fête en 2016.

Il a reçu le prix Albert-Tessier, le prix François-Truffaut et le titre d'officier de l'Ordre du Canada.

Lorsqu’il faisait le décompte de son immense travail pour le cinéma, il voyait son plus grand legs dans Les contes pour tous.

L'appétit de vivre, il a su qu'il l'avait transmis le jour ou deux punks l'ont remercié.

C'était rue Saint-Denis, le producteur marchait lorsque deux jeunes coiffés « en dents de scie » se sont lancés vers lui… pour l’embrasser.

Fierro... l'été des secrets leur avait redonné le goût de miser sur la vie.

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