Retour à l'index du forum
Fil de discussion
Avatar

La nativité ou la Noël

par Baryton, Au coeur des pays d'en haut, samedi 22 décembre 2018, 17:31 (il y a 2699 jours)

Un « complément » à ce que notre ami Gilles a l'habitude de publier à cette époque spéciale de l'année et à ce que balthazar a déjà publié… ;-)

[image]

LE SYMBOLISME ÉSOTÉRIQUE DE LA NATIVITÉ OU DE NOËL…

Il est bon de connaître l’origine du mot «Noël». Provenant de «Nouel», au temps où le «u» etle «v» ne formaient qu’une seule lettre, ce mot signifie «nouveau». En déclination temporelle ou historique, on obtient diversement «Nouel», «novel», «nouvel», «nouveau», «nouvelle». Il peut tout aussi bien provenir du celtique «new yell» qui signifie autant «nouvelle année», «retour de la Lumière», «nouveau départ». Dans les deux cas, il désigne un appel à s’ouvrir àla nouveauté, à établir quelque chose de neuf, à rénover. Certains symbolistes attribuaient même le nom de Noël à la signification «Nouvel Hélios» ou «nouveau Soleil».


[image]

Il existe quatre fêtes cardinales qui correspondent à des phénomènes cosmiques : Noël, au solstice d’hiver; Pâques, à l’équinoxe du printemps; la Saint-Jean, au solstice d’été; et la Saint-Michel, à l’équinoxe de l’automne. Dans le cas des solstices, on parle alors de la Saint-Jean d’été (Saint-Jean le Baptiste, le Soleil qui décline), de la Saint-Jean d’hiver (l’Initié Christ, le Soleil qui monte) tandis que, dans celui des équinoxes, on parle de la Sainte-Lucie (Fée des étoiles) et du Sol Invictus (le Soleil mystique de minuit). Au cours de ces quatre périodes, il se produit dans la Nature de grands afflux et circulations d’énergies qui influencent la Terre et tous les êtres vivants. Si l’être humain est attentif, s’il se prépare et se met en harmonie pour recevoir ces effluves, des grandes transformations peuvent se produire en lui.

La Saint-Jean du solstice d’été renvoie à l’initiation aux «petits mystères», tels qu’enseignés par le Tarot, produisant un être centré en lui-même et véritablement humain. Les feux extérieurs de la Saint-Jean d’été sont autant de sources de la lumière visible, pâle reflet de la véritable Lumière invisible. Quant à la Saint-Jean du solstice d’hiver fait écho à l’initiation aux «grands mystères» où l’individu a rejoint non seulement son propre centre, mais le Centre du monde. Le feu intérieur de la bûche dans l’âtre symbolise la Lumière supra-individuelle de l’être pleinement accompli ou total.

Les deux fêtes situées aux extrêmes du calendrier, Noël d’un côté et, pour nous, la Saint-Jean Baptiste de l’autre, symbolisent l’espérance de la lumière et le triomphe de la lumière. À un bout de l’année, il n’y a presque pas de lumière donc on espère que ça va revenir et, à l’autre bout, il y a énormément de lumière, on voudrait que ça dure et on fête la lumière. Noël est la fête de la naissance de la lumière. Dans plusieurs traditions religieuses ou spirituelles, on fait naître un ((sauveur)) le soir de Noël ou du solstice: on dit que Mithra et Krishna sont nés ce soir-là, comme le Christ de notre tradition. On les fait naître au solstice d’hiver, au cœur de la nuit la plus longue de l’année, c’est-à-dire au moment où l’on touche le fond de la nuit, au bout de l’année, là où tout semble mort. L’arrivée de la lumière est la promesse de salut. Et, c’est à ce moment que les journées commencent à s’allonger peu à peu. Cela se présente comme si la lumière apportée devait triompher petit à petit jusqu’à ce qu’elle atteigne l’autre pôle de l’année, le solstice d’été, la fête de la Saint-Jean. Le moment du solstice est un moment qui permet de prendre conscience de la présence de l’Esprit dans la matière, comme un éclair de lumière dans l’obscurité, comme l’assurance d’une grande espérance.

Quant à sainte Lucie, elle serait l’ancêtre de la Fée des étoiles. Lucie veut dire «Lumière», provenant du latin «lux» ou de «Lucis via» qui signifie «Chemin des Lumières». Mais, connaît-on l’origine de la Fée des étoiles? C’est un héritage de la fête qu’on célébrait autour du 22 ou 23 décembre, très près du solstice. À un moment, il y a eu tout un décalage du calendrier qui explique pourquoi, chez les orthodoxes, on célèbre la fête de Noël avec un écart de douze jours de la date du Noël chrétien. Cela explique que la Sainte Lucie a été déménagée du solstice où elle se trouvait, pour se retrouver douze jours plus tôt, soit le 12 décembre. Cette dame a hérité de la notoriété d’une déesse antérieure au Christianisme, une déesse qui était associée à l’espérance de la lumière. Le mot fée vient du latin «fata», lui-même dérivé de «fatum», évoquant le «destin». À l’origine, la fée désignait l’entité surnaturelle qui présidait à la destinée des hommes. Elle pouvait être bonne ou mauvaise pour celui sur le destin duquel elle se penchait. On pourrait rapprocher les fées qui présidaient aux destinées des Parques de la mythologie gréco-latine, qui étaient supposées filer le fil de chaque existence, le dévider, puis le couper. Elles étaient généralement représentées sous les traits de dames, et elles revêtaient l’apparence humaine.

Pour sa part, le «Sol Invictus» renvoie à l’Étoile légendaire de Bethléem qui resplendit à nouveau d’année en année. Elle est le soleil mystique de minuit qui pénètre la planète terre au moment du solstice d’hiver. Du point de vue cosmique, c’est donc dans la nuit la plus longue et la plus sombre de l’année que naît le Soleil et qu’à minuit la constellation de la Vierge se trouve à l’horizon oriental pour donner naissance à l’enfant immaculé. Le Soleil «meurt» pendant trois jours le 22 décembre, lors du solstice d’hiver, quand il arrête son mouvement vers le sud, avant de renaître le 25 décembre, lorsqu’il reprend son mouvement vers le nord. Dans certaines cultures, le calendrier commençait initialement dans la constellation de la Vierge, ce qui amenait à considérer le Soleil comme «(né d’une Vierge». À l’opposé, apparaissent les Poissons, et au milieu du ciel on aperçoit la magnifique constellation d’Orion avec, au centre, l’alignement des trois étoiles du Baudrier d’Orion qui, selon la tradition populaire, représentent les trois Rois Mages.

Dans la Tradition, comme Jésus, le Soleil est dit la «Lumière du Monde». Il «vient sur des nuages», et chaque œil est appelé à le voir. Il se lève le matin devenant le «Sauveur de l’humanité»). Il porte une «couronne d’épines» ou halo. Il «marche sur les eaux». Ses «disciples» sont les 12 mois de l’année et les 12 signes du zodiaque ou constellations, par lesquels il doit passer dans son périple annuel. À midi, il est dans la maison ou le temple du «Plus Haut»; par conséquent, il commence le «travail de son père» à l’âge de 12 ans. Il entre dans chaque signe du Zodiaque à 30° ; en conséquence, le «Soleil de Dieu» commence son ministère à l’âge de 30 ans. Enfin, il est tenu sur une croix ou «crucifié», ce qui représente son passage par les équinoxes, celle de Printemps étant Pâques (Easter), époque à laquelle il est ressuscité.

Qu’en est-il maintenant des divers éléments de la symbolique de la Nativité ? La Grotte dans laquelle se réfugie la Sainte Famille représente symboliquement le corps de l’être humain. Les deux triangles inversés du sceau correspondent respectivement à la pyramide de la montagne (triangle du haut) et au schéma de la grotte ou de la matrice (triangle d’en bas). Ce symbolisme exprime autant l’union du monde céleste et du monde terrestre que l’Homme Universel ou le Golgotha. Dans le rocher du Golgotha, presque sous le trou où la croix fut plantée, s’étend une caverne convertie en chapelle dédiée à Adam. Selon une tradition hébraïque, reçue par certains Pères de l’Église, notamment saint Ambroise, on aurait enseveli le crâne d’Adam, que Noé avait conservé, mais que Sem aurait déposé en ce lieu, sachant que le Messie y mourrait. Dans ce Saint Mystère, Marie et Joseph renvoient aux principes féminin et masculin qui agissent de concert pour enfanter le Principe christique. L’hôtellerie où Joseph et Marie se voient refuser un droit d’asile rappelle la société des hommes ordinaires, occupés à travailler, boire, manger, dormir. La crèche, symbole de dénuement, représente les difficultés inhérentes à la Deuxième Naissance, car celui qui naît deux fois n’est pas compris des hommes ordinaires, remettant en question les structures et les croyances établies

Quant à la crèche ou à l’auge, installée dans cette Grotte, elle rappelle le centre Hara, le ventre, le centre des énergies inférieures, le lieu énergétique de la Seconde Naissance, situé entre le foie et la rate. C’est là que l’Enfant fait sa gestation, prend sa forme, avant de naître et d’être déposé entre le bœuf et l’âne, un rappel des deux organes mentionnés. C’est là, dans le centre Hara, que le disciple ou le chercheur doit faire naître en lui la nouvelle conscience : l’Enfant Christ véritable.

La crèche chrétienne, traditionnellement posée dans une grotte, désigne un lieu naturel abrité. Il ne s’agit pas d’une construction humaine, mais d’un espace vide aménagé par les phénomènes naturels. Dans la grande majorité des traditions, la grotte renvoie au lieu initiatique par excellence, illustrant l’intériorité, les profondeurs du ((moi)), le lieu secret ou le cœur de l’être. Son aspect naturel l’oppose aux édifices construits de main d’homme. Ce qui fait pressentir que ce lieu n’est pas celui de la pensée rationnelle, celui des idéologies ou des dogmes. Il s’agit plutôt d’un lieu sauvage et naturel, enfoui dans l’être humain, évoquant un creux, un vide, une vacuité dans le roc des certitudes ou une brèche dans la montagne des savoirs. La grotte illustre aussi le lieu souterrain ou le lieu d’enfouissement où se vit la mort et la renaissance que l’on nomme «résurrection», soit le lieu où la fin d’un cycle en prépare un autre. La présente naissance se produisant au cœur de la nuit, dans la plus grande obscurité, le temps de cet accouchement suggère aussi une absence. Elle se produit encore au cœur de l’hiver, quand rien ne bouge dans la nature, quand tout est enveloppé dans le long sommeil annuel, indiquant que cet événement ne dépend d’aucune activité, mais répond simplement au cœur du manque, absence de lumière, de chaleur et de vie, qui suscite le désir d’une délivrance. Il se produit encore dans un creux, un espace vide du temps, développant le concept psychologique que le désir va porter son fruit. Voilà qui laisse entendre que le vide appelle le plein, que le manque engendre les conditions de la plénitude. C’est le temps où le grand s’est fait petit. C’est le temps de la décroissance absolue, le bas du cycle, le creux de la vague.

La crèche, en fait une mangeoire, est un réceptacle de pierre ou de bois évidé qui reçoit la nourriture des animaux. Mais, en ce jour particulier du solstice d’hiver, elle est vide pour que puisse y prendre place Celui qui est, qui était et qui vient. Mais on n’en est pas encore à minuit. Pour le moment, il n’y a pas de nourriture : dans ce creux du «moi», un vide du temps et de la matière, rien n’alimente encore l’appareil psychologique. La paille et l’enfant devront apparaître pour lancer le cycle de l’opération nouvelle. Pour l’instant la crèche exprime l’attente passive, une quiétude sans intention. La crèche de Noël est en correspondance avec les signes du zodiaque, qui représentent une scène de la vie intérieure de l’être humain. Lorsque l’être humain décide de se perfectionner pour faire naître le Christ en lui, il commence par entrer en conflit avec les forces de sa nature inférieure, entre autre de sa sexualité. Il confronte le bœuf et l’âne, dépositaire de forces d’une grande utilité pour celui qui sait les orienter vers le travail de la transmutation. Ce sont les forces qu’il doit maîtriser pour les mettre au service de l’Enfant divin. C’est pourquoi il est dit que dans l’étable, le bœuf et l’âne soufflaient sur l’enfant Jésus pour le réchauffer de leur haleine. Quand l’être humain réussit à transmuer en lui l’âne et le bœuf, ils viennent réchauffer et alimenter l’enfant nouveau-né.

Dans l’Antiquité, le bœuf a toujours symbolisé le principe de la génération, de la fécondité, de la fertilité. Il est sous l’influence de Vénus. Il représente un taureau châtré, donc la force sexuelle maîtrisée. Quant à l’âne, animal sous l’influence de Saturne, il symbolise la personnalité, soit la nature inférieure, le vieil homme têtu, buté, mais bon serviteur. L’âne, cet animal souvent bâté, symbolise les églises, les religions ignorantes de l’ésotérisme. C’est la bête monture des pauvres ou le cheval inférieur, mieux dit, la cabale inférieure des pauvres, prisonniers de l’exotérisme, de la religion extérieure. Pourtant il sait porter les fardeaux. Ici, il réchauffe l’enfant et, au jour des Rameaux, il saura porter le Christ. Il porte les mystères, les objets du culte et les reliques, les débris des religions antiques. Il porte le fou à la fête des fous, le feu qui dévore l’être humain. Mais il symbolise également Satan, un des témoins de la nativité. Comme il représente la tradition vulgaire et le rigorisme ignare. Quant au bœuf, c’est l’animal des sacrifices. O (le soleil) + le croissant (la lune, une force modique) le taureau, le signe d’exaltation de la Lune. L’âne et le bœuf sont nécessaires : ils désignent respectivement la foi et la connaissance. Le bœuf représente la foi aveugle et naïve.


[image]


© 2012-15, Bertrand Duhaime (Dourganandâ). Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde. Publié sur : www.larchedegloire.com. Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

Vu sur Les Chroniques d"Arcturius

Avatar

La nativité ou la Noël

par baltazar10668 @, Nivelles Belgique, dimanche 23 décembre 2018, 10:48 (il y a 2698 jours) @ Baryton

Merci Baryton de repositionner la fête de Noël dans son symbolisme primaire non dévoyé de la mutation alchimique de l'homme nouveau.

---
Si vous voyez quelque chose
tomber en poussière,
sachez que la lumière approche.
A l'annonce de sa venue, la terre trésaille,
et tout s'écroule,
qui n'est pas rempli du Verbe Eternel.


D A avec l'ange

Noël...Des origines gauloises

par mordicus, dimanche 23 décembre 2018, 23:43 (il y a 2697 jours) @ Baryton

D'après les linguistes, l'origine de ce mot prend sa source de la langue gauloise. Le mot "noël" serait né de la contraction entre le gaulois "noio", qui signifie "nouveau", et "hel", qui désigne "soleil".
A l'inverse de nos voisins européens, il semble donc que le "noël" français se rattache davantage à la fête païenne à l'origine de la célébration du 25 décembre. Chaque année, les Gaulois célébraient en effet le solstice d'Hiver, lors de fêtes appelées les Saturnales.

Et voilà, maintenant vous savez tout !
source : https://www.msn.com/fr-ca/actualites/science-et-techno/pourquoi-no%C3%ABl-sappelle-no%C...
[image] T'sé veux dire

Avatar

Noël...des origines chamaniques également...

par Baryton, Au coeur des pays d'en haut, lundi 24 décembre 2018, 01:36 (il y a 2697 jours) @ mordicus

Noël est une période spéciale dont l’origine a été oubliée. Derrière le phénomène commercial se trouve une tradition chamanique ancestrale dont la symbolique est spirituelle.

Je vous propose, à travers cet article, un amusant voyage à la recherche des possibles origines de la fête de Noël.

La symbolique spirituelle de Noël

Etoile polaire et voyage de cheminée

L’étoile polaire, aussi appelée étoile du nord, est un être central de notre voie Lactée. En effet c’est une des premières étoiles que l’on voit apparaître dans le ciel, la nuit. En plus de cela, elle est le point central de notre référentiel terrestre: c’est à dire que dans notre ciel, elle ne tourne pas, ce sont toutes les autres étoiles qui tournent autour d’elle.

Elle représente en quelque sorte l’axe central de la nuit. C’est l’étoile du pôle Nord, celle qui est alignée avec notre mat, avec l’axe de rotation de notre terre. En quelques sortes, elle représentait dans les cosmologies chamaniques le centre de l’Univers, sur lequel tout le reste était aligné.

Traditionnellement, c’est un esprit puissant du monde d’en haut auquel les chamanes rendaient visite, pour trouver refuge, et pour rapporter abondance, force et présents.

La fumée a toujours été un des moyens d’accès aux mondes d’en haut pour les chamanes. Certains chamanes autochtones se mettaient, dans leur habitation, autour du feu entretenu au centre de leur logis. Après avoir fermé les yeux, ils se visualisaient la fumée et s’envolaient à travers le trou du toit. En Amérique du sud, les chamanes se servaient de la fumée de leur calumet pour voyager dans les mondes d’en haut. En Europe, au moyen-age et jusqu’à la renaissance, cette pratique existait aussi et était appelée « le vol de sorcière ». Les chamanes européens étaient appelés sorciers et sorcières… Des gravures du XIIIe siècle ont été retrouvées représentant de telles pratiques : le sorcier ou la sorcière passant par la cheminée…

Il ne s’agit en fait qu’une représentation métaphorique de la personne faisant un voyage chamanique dans les mondes d’en haut.

Lorsqu’ils allaient dans les mondes d’en haut, les chamanes tchouktches de Sibérie rendaient visite à l’étoile polaire, qu’ils appelaient aussi « Être d’en haut » ou « Créateur ». De manière traditionnelle, le voyage vers l’étoile polaire avait pour but de donner un refuge et du réconfort aux voyageurs, et puis de les faire repartir chargés de présents et de provisions.

Autre fait : le rennes est un esprit très puissant chez les peuplades nordiques, et il n’est pas rare qu’ils utilisent des traîneaux dans leur voyage dans la réalité non-ordinaire pour ramener des cadeaux dits subtils de ces fameux voyages vers l’étoile polaire.

Le père noël est-il un chamane ?

La symbolique du passage par la cheminée, des cadeaux et du voyage avec les rennes est bien plus ancienne que les siècles derniers.

Le mot « chaman » employé aujourd’hui a ses racines dans le mot Toungouse Saman qui signifie « celui qui sait ou connaît (les esprits) ». Le voyage de l’âme, ou voyage chamanique est une clé de voûte dans la pratique chamanique et en particulier dans la culture sibérienne ancienne. Afin d’interagir avec les esprits, et ramener de la puissance, le chaman quitte ce monde et entre dans le leur, en projetant son esprit dans le monde immatériel non ordinaire.

Saint Nicolas était un évêque établi en Turquie au IVe siècle. Il était célèbre pour ses voyages magiques à travers les airs, à ramener des présents. La Turquie était connue pour ses pratique du chamanisme. Fait non étonnant alors, car « le voyage magique » n’est qu’une métaphore du voyage chamanique : le voyage dans les mondes non ordinaires de la réalité. L’étoile polaire était le guide des marins, mais aussi comme nous l’avons vu une source d’abondance du point de vue des chamanes. C’est peut-être pour sa capacité aux « voyages magiques » que St Nicolas fût nommé patron des marins. Il était donc le guide des marins Néerlandais qui firent le voyage jusqu’à La Nouvelle-Amsterdam (qui deviendra ensuite New York) au XVIIe siècle. Les néerlandais firent de St Nicolas le saint patron de La Nouvelle-Amsterdam, et importèrent aussi la tradition hollandaise de distribution de cadeaux dans les logis par Saint Nicolas à la période de Noël.

Lorsque La Nouvelle-Amsterdam fut rebaptisée New York par les Anglais, ils gardèrent la traditionnelle visite et les cadeaux de St Nicolas qu’ils renommèrent selon son nom néerlandais : Sinterklaus (le « r » ne se prononce pas). Sinterklaus deviendra plus tard, par de naturelles modifications de la langue Anglaise, « Santa Claus », alias le père Noël. Tout cela laisse à penser que le célèbre Santa Claus n’est que l’ambassadeur métaphorique du « chamane qui voyage à l’étoile polaire chercher des cadeaux », premièrement originaire des peuplades chamaniques de Sibérie…

Plus tard, le nom de père Noël sera inventé par un romancier, Clement Moore.

Sapin et centre du monde

L’arbre a été pendant longtemps un symbole sacré au centre des habitats. Dans les peuplades chamaniques, l’arbre était souvent mis au centre de la maison, du tipi ou de la yourte. Il était utile pour les grandes cérémonies et représentait le centre de l’Univers mais aussi le lien entre les mondes.

De manière technique, ils servaient de point pour relier les mondes du milieu aux mondes d’en haut : ils servaient d’échelle pour ascensionner et rejoindre les mondes d’en haut lors de voyages chamaniques accompagnés du tambour.

L’arbre représentait alors le mat, l’axe, le pivot autour duquel le monde tourne : il s’agit du pilier du Monde reliant les trois mondes : mondes du bas, du milieux et d’en haut. Dans de nombreuses traditions, cet arbre représentait le centre de l’Univers mais aussi le mât personnel du chamane. L’étoile polaire représente alors le sommet de cet arbre puisqu’elle est le centre de son axe de rotation. Le sapin de Noël semble être un reflet de cette tradition. Un arbre à feuilles persistantes (Evergreen en Anglais) sert de symbole pour le solstice d’Hiver dans les traditions scandinaves. L’étoile traditionnellement placée en haut de l’arbre rappelle la symbolique de l’étoile polaire. Quant aux bougies autrefois placées autour de l’arbre, elles représentaient les étoiles qui gravitent autour de l’étoile polaire. Les anges accrochés aux branches évoquent la tradition des chamanes Sibériens comme quoi leurs esprits alliés et leurs guides s’asseyaient sur les branches de l’arbre dans leur habitat. Les guirlandes représentent tous les autres points lumineux de la Voie Lactée.


La métaphore de Noel

Noël est une fête dont la symbolique profonde est la lumière dans l’obscurité. Nos fêtes et traditions sont souvent un mélange entre les traditions du passé. Bien que Noël ait des origines Judéo-Chrétienne, il apparaît que c’est aussi l’héritage d’une tradition chamanique de plusieurs horizons. Il faut se rappeler que l’Empire Romain a excellé dans l’art réduire en esclavage les peuples dits barbares, chasser les sorcier et sorcières (chamanes), de convertir tout le monde à la religion Chrétienne et ses traditions. Au point que nous avons souvent oublié nos réelles origines et d’où viennent les traditions.

Noël et ses traditions peuvent nous rappeler un héritage chamanique dont la magie est toujours actuelle :

Le père Noël est un chamane qui voyage à l’aide de la fumée, par la cheminée, à destination de l’étoile polaire et revient chargé d’abondance et de cadeaux. L’arbre de Noël, au centre du logis, orné de la fameuse étoile polaire, de ses étoiles, et de ses êtres magiques.

Remerciements :
à Laurent Huguelit pour ce rappel inspirant.
à Michael Harner pour ces informations (Caverne et Cosmos, chapitre 7).

Source : Symbolique spirituelle de Noël

Fil RSS du sujet
201635 messages dans 41228 fils de discussion, 1279 utilisateurs enregistrés, 79 utilisateurs en ligne (0 enregistrés, 79 invités)
Temps actuel sur le forum : 13/05/2026, 08:33
Fil RSS des messages  Fil RSS des discussions | Contact
powered by my little forum