La treizième heure
Le jour naît sur l’amnésie du temps
Comme bien d’autres, engourdi et languissant
La chambre se parle à elle-même, hébétée
Le somnambule rampe hors du lit, éméché
Les murs semblent se refermer sur l’oubli
Le temps, ou ce qu’il en reste, s’enfuit
Le vide, rien que le vide, habite les pensants
Qui avancent en titubant, au bord du néant
Le sort devient le complice aguerri
De hordes de nains à la mine abrutie
S’affairant dans des tranchées tonitruantes
D’où s’élèvent des clameurs ahurissantes
Des regards jetés avec nonchalance
Vont du côté de la rade tenter leur chance
Ils n’y rencontrent que désolation et fiel
Alors qu’on leur avait promis mer et ciel
Un navire s’avance en pleurant sur le fleuve gris
Ses passagers l’ont abandonné, pauvres malappris!
Une pluie froide se met soudain à tomber
Plus rien ne bouge que les vagues plombées
L’après-midi s’ouvre sur l’amère corvée
Du peuple fourbu, attendant fébrilement l’arrivée
Du moment tant espéré de la treizième heure
Comme une éclaircie, comme un fugace bonheur!
La treizième heure
J'ai rêver justement ce matin que j'étais amnésique seul dans ma chambre d'hôpital,les infirmières me demandais comment je pouvais faire fonctionner un ordinateur avec des pièces des années 70 et de la techno moderne.Fouille moi comme dirais Arafat :))