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De l'alchimie sans le dévoiller

par ReR @, samedi 28 août 2010, 07:42 (il y a 5765 jours)

Coralie Trinh Thi a écrit un livre sur le cunnilingus qu'elle décrit comme "La Voie Humide"! Elle dit également du cunnilingus, "qu'il faut apprivoiser la bête"!

L'expérience qu'elle a accumulée l'a directement conduite à l'imaginaire alchimique!

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La vie est une longue marche funèbre où les blessures déambulent derrière l'âme habitant son cercueil de chair.

De l'alchimie sans le dévoiller

par ReR @, samedi 28 août 2010, 10:33 (il y a 5765 jours) @ ReR
édité par ReR, samedi 28 août 2010, 10:55

Un jolie poème qu'elle a écrit, purement alchimique!


Ton derrière est ma déesse
Il s'ouvre comme ta bouche
Je l'adore comme le ciel
Je le vénère comme un feu

Je bois dans ta déchirure
J'étale tes jambes nues
Je les ouvre comme un livre
Où je lis ce qui me tue

---
La vie est une longue marche funèbre où les blessures déambulent derrière l'âme habitant son cercueil de chair.

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De l'alchimie sans le dévoiller

par konrad ⌂, samedi 28 août 2010, 12:02 (il y a 5765 jours) @ ReR

Bonjour,

Ce sujet très intéressant m'a remis en mémoire un livre passionnant, écrit par Pierre Dujols (savant libraire 1862-1926) dont on dit qu’il se dissimula avec Julien Champagne sous le pseudonyme de Fulcanelli.
[image]

Uploaded with ImageShack.us
A lire pour entrevoir la richesse de la langue...

Quelques extraits :

" La langue d’amour proscrite par Rome n’était pas proprement le provençal vulgaire, mais le provençal littéraire fellibris, saphiste ou lesbien. Il était anathème, non à cause de son obscénité, mais pour sa perversité philosophique, de (mot grec que je ne peux reproduire sur mon claver), la subversion du discours, car saphiste n’est qu’une variante de sophiste.
La belle poétesse de Lesbos, qui chantait l’amour ainsi que les lesbiennes, auxquelles on a prêté des mœurs contre nature, ne sont qu’un mythe pris à la lettre, sous lequel se dissimule la langue impure seulement au point de vue philosophique, la « langue fourrée » ou couverte. Chafourer, pour saphourer , c’est défigurer, écrire dans la langue du grimoire ou de la grime. La langue amoureuse – la fleurette-, le joc (ou jeu de léchade).
Cet idiome avait encore reçu le nom de « lèche », c'est-à-dire de piège, parce qu’il fallait l’entendre à rebours anathématiquement. L’hébreu « lechor », « leuchor », « lechar » signifient à l’envers, ce qui valait à ceux qui l’employaient la réputation d’invertis. « Lécher » dans notre vocabulaire correspond à « tromper » ; un lécheur est un menteur, un perfide, et un lèche cul est un fourbe.
La « lèche » était l’argot, l’art goth, goétique, la langue du bateau, des Argonautes, qui lui avaient donné pour attribut un drapeau, o ou draperie, dit « beaucent », de (mot grec), la « parole voilée », devenue par la suite l’étendard des templiers, appelé Beauséant, le « beau derrière », le bel envers de la vérité.
Le baiser obscène figure parmi les chefs d’accusation de l’Ordre du temple. L’utilisation métaphorique du cul ou du dos es classique dans la langue ésotérique pour désigner l’envers des choses : leur sens caché, et le baiser dans le dos symbolise un rituel d’accès aux secrets de l’Ordre.
La « lèche », qu’on écrivait encore « laiche », était la « laïche », « laïque », de (mot grec). « prostituée », la langue de Vénus, des courtisanes, des cours d’amour, des rites païens.
La volupté (voluptas) de la chevalerie amoureuse n’était que la volute (voluta), l’enroulement sur soi-même, l’art d’éluder (elusio), le jeu, la jongle, l’illusion, la Maïa hindoue, le dérobement, la féria, la féerie et, en un mot définitif, l’arcane des Mystères d’Eleusis, la mystification."

Félibrige se réclame de felis, « miauler », « employer la langue féline ».
Félibre, ce mot fut emprunté par Mistral en 1854 à un récit populaire : Les sept félibres de la loi.
Aujourd’hui dénommée : Académie des jeux floraux.

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De l'alchimie sans le dévoiller

par konrad ⌂, samedi 28 août 2010, 12:43 (il y a 5765 jours) @ ReR

Je mets mon vit contre ta joue
le bout frôle ton oreille
lèche mes bourses lentement
ta langue est douce comme l’eau

ta langue est crue comme une bouchère
elle est rouge comme un gigot
sa pointe est un coucou criant,
mon vit sanglote de salive

ton derrière est ma déesse
il s’ouvre comme ta bouche
je l’adore comme le ciel
je le vénère comme un feu

je bois dans ta déchirure
j’étale tes jambes nues
je les ouvre comme un livre
où je lis ce qui me tue.

Georges Bataille (1897-1962)

Se dévoiler

par Contact @, samedi 28 août 2010, 12:56 (il y a 5765 jours) @ ReR
édité par Contact, vendredi 10 septembre 2010, 16:02

C

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par Hypophyse, samedi 28 août 2010, 14:51 (il y a 5765 jours) @ ReR
édité par Hypophyse, mardi 01 novembre 2011, 01:47

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De l'alchimie sans le dévoiller

par ReR @, samedi 28 août 2010, 22:43 (il y a 5764 jours) @ konrad

Georges Bataille (1897-1962)

Merci de la recherche. La partie du poème provenait du site de Coralie, sans référence. Je croyais que c'était d'elle!

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La vie est une longue marche funèbre où les blessures déambulent derrière l'âme habitant son cercueil de chair.

De l'alchimie sans le dévoiller

par ReR @, samedi 28 août 2010, 22:51 (il y a 5764 jours) @ konrad

Bonjour,

Ce sujet très intéressant m'a remis en mémoire un livre passionnant, écrit par Pierre Dujols (savant libraire 1862-1926) dont on dit qu’il se dissimula avec Julien Champagne sous le pseudonyme de Fulcanelli.
[image]

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A lire pour entrevoir la richesse de la langue...

Quelques extraits :

" La langue d’amour proscrite par Rome n’était pas proprement le provençal vulgaire, mais le provençal littéraire fellibris, saphiste ou lesbien. Il était anathème, non à cause de son obscénité, mais pour sa perversité philosophique, de (mot grec que je ne peux reproduire sur mon claver), la subversion du discours, car saphiste n’est qu’une variante de sophiste.
La belle poétesse de Lesbos, qui chantait l’amour ainsi que les lesbiennes, auxquelles on a prêté des mœurs contre nature, ne sont qu’un mythe pris à la lettre, sous lequel se dissimule la langue impure seulement au point de vue philosophique, la « langue fourrée » ou couverte. Chafourer, pour saphourer , c’est défigurer, écrire dans la langue du grimoire ou de la grime. La langue amoureuse – la fleurette-, le joc (ou jeu de léchade).
Cet idiome avait encore reçu le nom de « lèche », c'est-à-dire de piège, parce qu’il fallait l’entendre à rebours anathématiquement. L’hébreu « lechor », « leuchor », « lechar » signifient à l’envers, ce qui valait à ceux qui l’employaient la réputation d’invertis. « Lécher » dans notre vocabulaire correspond à « tromper » ; un lécheur est un menteur, un perfide, et un lèche cul est un fourbe.
La « lèche » était l’argot, l’art goth, goétique, la langue du bateau, des Argonautes, qui lui avaient donné pour attribut un drapeau, o ou draperie, dit « beaucent », de (mot grec), la « parole voilée », devenue par la suite l’étendard des templiers, appelé Beauséant, le « beau derrière », le bel envers de la vérité.
Le baiser obscène figure parmi les chefs d’accusation de l’Ordre du temple. L’utilisation métaphorique du cul ou du dos es classique dans la langue ésotérique pour désigner l’envers des choses : leur sens caché, et le baiser dans le dos symbolise un rituel d’accès aux secrets de l’Ordre.
La « lèche », qu’on écrivait encore « laiche », était la « laïche », « laïque », de (mot grec). « prostituée », la langue de Vénus, des courtisanes, des cours d’amour, des rites païens.
La volupté (voluptas) de la chevalerie amoureuse n’était que la volute (voluta), l’enroulement sur soi-même, l’art d’éluder (elusio), le jeu, la jongle, l’illusion, la Maïa hindoue, le dérobement, la féria, la féerie et, en un mot définitif, l’arcane des Mystères d’Eleusis, la mystification."

Félibrige se réclame de felis, « miauler », « employer la langue féline ».
Félibre, ce mot fut emprunté par Mistral en 1854 à un récit populaire : Les sept félibres de la loi.
Aujourd’hui dénommée : Académie des jeux floraux.

ici on fait référence à la langue des oiseaux (langue bois eaux = cunnilingus) si précieuse aux alchimistes.

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La vie est une longue marche funèbre où les blessures déambulent derrière l'âme habitant son cercueil de chair.

De l'alchimie sans le dévoiller

par ReR @, samedi 28 août 2010, 22:53 (il y a 5764 jours) @ Hypophyse

Coralie Trinh Thi a écrit un livre sur le cunnilingus qu'elle décrit comme "La Voie Humide"! Elle dit également du cunnilingus, "qu'il faut apprivoiser la bête"!

La Voie Humide est la voie ordinaire qui convient à la majorité.

C'est quoi la voie ordinaire et comment la réalise-t-on ?

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La vie est une longue marche funèbre où les blessures déambulent derrière l'âme habitant son cercueil de chair.

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