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Canada est-il prêt en cas de découverte vie extraterrestre?

par Jeromec, lundi 08 juillet 2024, 12:48 (il y a 10 jours)

Le Canada est-il prêt en cas de découverte de Vie Extraterestre?

Le Québec, sûrement pas avec la CAq parce qu'ils vont trouver que ça ne parle pas assez français... mais le Canada est-il prêt... ont-il fait leurs devoirs..?

Mais que sait le gouverneMENt du Kanada sur la question, et est-ce que le président des États-Unis pourrait barragouiner quelque chose d'intelligible afin de les accueillir en grande pompe...

TAnt de questions que les Conservateurs du Canada, pour qui vivre au 20ième siècle c'est un pas vers le futur, ne saurait poser....

Canada, Fer de lance dans la recherche de la vie extraterrestre, et la CAQ le bonnet d'âne?

Un dossier hors du commun à suivre avec un intérêt exceptionnel... car en politique le pire est toujours possible....

https://ici.radio-canada.ca/info/long-format/2077652/vie-extraterrestre-canada-preparation

2 de 2] L’existence de vie extraterrestre est source de questionnement depuis des millénaires et a fait l’objet de multiples œuvres qui, à nos yeux, ne sont que de la fiction. Or, la science-fiction pourrait rapidement devenir réalité, selon de nombreux scientifiques. Au Canada, les ministères fédéraux ne semblent pas se soucier d’une telle éventualité.
)
Philippe Granger

Publié hier à 4 h 00 HAE
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Les scientifiques sont de plus en plus nombreux à croire que l’existence de vie extraterrestre pourrait être confirmée dans les prochaines décennies, voire les prochaines années.

Des experts s’inquiètent toutefois du manque apparent de procédures nationales et internationales en cas de découverte de vie extraterrestre.

Dans le cadre de cet article, la vie extraterrestre inclut toutes les formes possibles de vie, de microbes à des civilisations entières. Tout ce qui pourrait être considéré scientifiquement comme des extraterrestres est ici inclus, que ce soit une découverte de vie extraterrestre tombée sur Terre ou existant à des années-lumière de notre planète. Notons que cet article ne porte pas sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (PAN, longtemps appelés OVNI).

Notez toutefois que, tel qu'indiqué dans un premier article, les scientifiques semblent davantage croire que la vie extraterrestre ne sera pas découverte sur Terre et que cette forme de vie ne sera probablement pas humanoïde.

Si certains experts pensent que l’annonce éventuelle de la découverte de vie extraterrestre passera – auprès du public et du gouvernement – comme presque n’importe quelle autre découverte scientifique, ne sera pas source de détresse, de panique ou de tension, et ne nécessitera donc aucune préparation particulière, d’autres experts prescrivent une approche plus réfléchie et structurée en la matière.

Le scientifique John Elliott fait partie de ces experts. Il s’intéresse depuis des décennies à la recherche post-découverte d’extraterrestres.

L’année dernière, le chercheur à l’Université de St. Andrews, en Écosse, a fondé le SETI Post-Detection Hub, une chaire de recherche regroupant des experts des quatre coins du monde spécialisés dans des domaines variés (astronomie, anthropologie, psychologie, etc.).
John Elliott pose et sourit.

John Elliott est coordinateur du SETI Post Detection Hub, chapeauté par l'Université St. Andrews.

Photo : SETI Post Detection Hub

Lorsqu’on lui demande ce qui a déjà été fait à l'échelle mondiale pour se préparer à la découverte de vie extraterrestre, sa réponse est simple : rien.
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"En réalité, il y a des choses sur la recherche, sur la découverte immédiate et sur la transparence… Mais, après ça, comment nous allons procéder, comment nous allons comprendre ce que nous avons trouvé et comment nous allons gérer la réaction du public… Rien n’est là."

À première vue, le Canada ne semble pas faire exception à cette règle.
L’Agence spatiale canadienne limitée dans ses réponses

L'Agence spatiale canadienne (ASC) explique qu'il n’est "pas dans sa mission" d'aborder la question de la réaction du Canada face à à une éventuelle découverte de vie extraterrestre.

Interrogée à savoir comment le Canada réagirait en cas de "découverte de vie faite sur Terre ou dans l'espace", elle nous a plutôt suggéré de nous adresser au Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD) et au ministère de la Défense nationale.

En entrevue, le directeur du développement de l'exploration spatiale à l’ASC, Martin Bergeron, dit ne pas pouvoir se prononcer sur des questions d’ordres politique ou juridique, mais précise tout de même que le Canada "fait rarement cavalier seul" en matière de missions astronomiques. Cela pourrait suggérer qu'il est pratiquement impossible qu’une découverte de vie extraterrestre puisse être exclusive au Canada.
Martin Bergeron.

Martin Bergeron est directeur du développement de l'exploration spatiale à l'Agence spatiale canadienne.

Photo : Agence spatiale canadienne

Le fonctionnaire se fait à la fois optimiste et précautionneux sur la possibilité pour l’humanité de découvrir de la vie extraterrestre.
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"C'est certain que les statistiques sont en faveur de l'existence de toutes formes de vie", juge-t-il.
Des ministères qui se renvoient la balle

À l’instar de l’ASC, la classe politique canadienne semble peu soucieuse de cette probabilité grandissante de découvrir de la vie extraterrestre.

Interrogés au sujet de la réaction du Canada si une telle découverte était annoncée, les ministères expliquent qu’ils ne sont pas en mesure de répondre aux questions ou renvoient la balle dans un autre camp.

Le ministère de la Sécurité publique affirme n’avoir "connaissance d'aucun risque pour la sécurité des Canadiens à ce sujet pour le moment".

Bien que nous ne puissions pas commenter des scénarios hypothétiques, dans toute situation d'urgence potentielle, le Centre des opérations du gouvernement se référerait au Plan fédéral d’intervention d’urgence (PFIU), [un] plan d’intervention "tous risques" du gouvernement du Canada en ce qui a trait aux situations d’urgence.
Une citation de Le ministère de la Sécurité publique du Canada

Le Plan fédéral d'intervention d'urgence est en effet un outil passe-partout utilisé dans des scénarios d’urgence. Son langage est donc général et ne se penche pas sur la possibilité d’une découverte de vie extraterrestre, mais plutôt sur la coordination des communications entre les institutions fédérales.

"Les institutions fédérales sont responsables de l'élaboration de plans d'urgence concernant les risques liés à leurs secteurs de responsabilité", prescrit par ailleurs ce plan.

Dans sa réponse, le ministère de la Sécurité publique mentionne également le nouveau plan Ciel Canada, qui se penche sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés.

Dans une brève réponse adressée à Radio-Canada, le ministère de la Défense nationale explique ne pas se pencher sur la question.

Nous n’avons pas d’expert en cette matière. D’ailleurs, ce n’est pas une chose pour laquelle le [ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes] planifient.
Une citation de Le ministère de la Défense nationale du Canada

Le NORAD, quant à lui, nous réfère… aux ministères de la Défense nationale et de la Sécurité publique, ainsi qu’à l’ASC.

"Malheureusement, cela ne fait pas partie de notre mission", indique-t-il.
La France dans la même situation

L'absence de plan spécifique au sein d'un gouvernement en cas de découverte de vie extraterrestre ne semble pas être unique au Canada.

La France, par exemple, n’aurait pas de plan face à une telle menace. C’est la conclusion à laquelle est arrivé le média Ouest-France dans un article intitulé « La France a-t-elle un plan en cas d’invasion extraterrestre? », publié en 2022.

"Le scénario extraterrestre semble loin des préoccupations de l’armée, qui fait face à d’autres menaces bien plus réelles dans le monde actuel", peut-on y lire.

Même la Red Team n’aurait pas travaillé sur le sujet. C’est pourtant cette équipe, composée d’auteurs de science-fiction et de futurologues, qui est chargée d’imaginer les scénarios des guerres de demain pour l’armée française, peut-on lire dans cet article de Lucie Bras.
Difficile recours au droit international

Outre le plan fédéral d’intervention d’urgence, le Canada – ou d’autres pays – pourrait également avoir le réflexe de se tourner vers le droit international.

Or, les traités sur l’espace ratifiés par le Canada ne mentionnent pas explicitement l’éventualité d’une découverte de vie extraterrestre.

Par exemple, le traité sur les principes régissant les activités des États en matière d'exploration et d'utilisation de l'espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes (plus communément appelé « traité sur l’espace »), ne mentionne pas directement cette possibilité.

Certains articles du traité pourraient, par une certaine interprétation, voire par extrapolation, indiquer une réflexion quant à l'existence possible de vie extraterrestre.
Photo en noir et blanc où plusieurs personnes regardent un homme signer un document.

Le traité sur l'espace a été signé à Londres, à Moscou et à Washington. Dans cette image, le président américain Lyndon B. Johnson (complètement à droite) est notamment en compagnie de l'ambassadeur soviétique aux États-Unis Anatoly F. Dobrynin (assis au bout de la table à gauche), le 27 janvier 1967, à Washington.

Photo : UN Photo

À l’article 5, le traité mentionne que les astronautes sont des "envoyés de l’humanité". Selon des experts, cela pourrait sous-entendre que les astronautes peuvent représenter l’humanité face à une autre espèce dans l’espace.

Quant à l'article 9, il met en garde les 114 pays signataires contre les risques de contamination inhérents aux explorations spatiales, suggérant à nouveau la possibilité de vie hors de notre planète.

Cela dit, ces timides et indirectes allusions à la vie extraterrestre ne permettent pas de tirer des conclusions sur de quelconques consensus internationaux quant au processus qui suivrait une telle découverte.
Les experts se préparent

En dehors du cadre onusien, le Canada pourrait, en cas de découverte de vie extraterrestre, s’inspirer de la Déclaration de principes relative aux activités après la détection du renseignement extraterrestre (plus communément appelée « Premier protocole ») pour établir un plan d’action.

Ce document a été adopté en 1989 par l’Académie internationale d'astronautique, une ONG reconnue par l’ONU qui regroupe des experts du milieu astronautique et des académies de science, comme, depuis 1991, les Académies des arts, des lettres et des sciences du Canada.

Décliné en neuf articles, le Premier protocole donne des directives à la communauté scientifique en ce qui concerne la marche à suivre en cas de possible découverte de vie extraterrestre. Cela inclut notamment des prescriptions en matière de vérification et de partage des données.
Un homme et une femme discutent devant des dessins de cercles noirs.

Dans le film « L'arrivée » (« Arrival ») de Denis Villeneuve, une linguiste et un physicien sont appelés à trouver un moyen d'approcher des extraterrestres arrivés sur Terre.

Photo : Paramount Pictures/Jan Thijs

Or, la portée de ce texte est limitée à la période de découverte et n'aborde pas les procédures à suivre en matières politique ou juridique. De surcroît, le fait que ce traité ne soit pas issu du droit international, mais qu'il ne constitue qu'un document adopté par des experts, diminue sa force et sa légitimité en cas de découverte de vie extraterrestre par un État.

Andrea Harrington, codirectrice de l'Institut de droit aérien et spatial et professeure à l’Université McGill, est toutefois optimiste quant au recours aux experts si l'existence de vie extraterrestre était constatée.

"La première chose qui arrivera si de la vie [extraterrestre] est découverte est que les pays commenceront à chercher qui participe aux activités de recherche [chez eux] et chercheront à leur parler. Ce sera l’étape numéro un, qu’ils suivent ou non les conseils qui en découlent."
Andrea Harrington pose et sourit.

Andrea Harrington est codirectrice de l'Institut de droit aérien et spatial.

Photo : Centre et Institut de droit aérien et spatial

John Elliott et son équipe du SETI Post-Detection Hub sont d’ailleurs en train de concevoir des outils pour les gouvernements. Et la mise à l’écart de ces outils ne semble pas être une option pour eux.

"Notre stratégie est de nous assurer que ce sera implanté. Les [fonctionnaires] savent que nous existons et que nous voulons garder contact avec eux."

John Elliott assure ainsi être déjà en contact avec les Nations unies, la NASA et l’Agence spatiale européenne.

Et le Canada? L’équipe du chercheur n’a pas encore pu discuter avec des fonctionnaires canadiens, mais reste confiante.

"Le Canada est très bien représenté dans la communauté [scientifique] de recherche extraterrestre."

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